II. TOBO
ÀpjU’ttdice. •
Nous plaçons la lin de ce chapilce l'indicalion d'une roche éminemment Irachytique , qui £orme un Ilot éloigné de onze milles marins du Çnp Teulada, vers l’ouest, et qui SC trouve au sud de l'Ile de S. Antioco. .Ce rocher isolé, suf lequél nous fîmes dans le temps notre station trigonométrique, peut avoir 200 méircs 'd'altitude ot un raille marin de circonférence; on lui donne le nom do Torô (le taureau). Il n’est accessible que du côté du NE, par où l’on monte même avec difficulté; il est totalement nu , à peine trouve-t-on de la chicorée sauvage dansées nombreuses fissures. La roche, dont il est uniquement formé, au lieu de varier de nature à chaque instant (ce qui est un des caractères des trachytes anciens de l’Ile de Sardaigne), est, au contraire, homogène partout et elle ne repose pas sur le lufà; èUe se décompose à l’air et elle forme de pelilcs grottes dont le sol se couvre d’un sable fin feldspalhique.
C’est un trachyté grisâtre essentiellement feldspathiquc et très-cristallin; il contient des crislaux de feldspath vitreux gris et de très-petits grains noirs,- que nous avions pris d'abord pour du pyroxêne, mais qui paraissent devoir être du fer titane. Cette roche figure dans notre catalbgue sous les numéros b 68.- 69.
Le Toro parait être en rapport avec deux autres Ilots voisins, dits la Vocro et le Vitrllo (la vacKe et le veau); mais comme ceux-ci sont formés d’un conglomérat volcanique, pareil à celui de la partie méridionale de l’Ile de S. Antioco, dont il sera question dans le chap. XIV, nous nous réservons d’en parler ci-après et nous nous abstiendrons de rechercher l’àge géologique du Toro, qui ne figure ici qu’à cause de sa composition essenlicllement Irachylique.
Trarliyli* du Joru»
Sa com|Hikiliatt.
Sfi raproil»
avec U rttcca «t le yUelto.
niAP. \II. — TBAr.HVTKS
.Son an.iU(;ie Au reste, il ne sérail -pas impossible qu’on vienne à 'itvrr la GalUa. reconnatlre tin jour un rapport d'oripine cl do composition entre l’ilol du Toro et une tle un peu plus considérable cl plus méridionale, placée non loin de la côte d’Afrique et qui porte Je nom de Gàlila. Toutes les données que nous avons pu recueillir sur cette tle , que nous avons vue nous-méme d’un peu loin, en navipanl de Bonr veCs Tunis, noos portent à la regarder comme composée de trachyte; mais comme ses formés, que cette distance ne nous a pas émpôché d’obsen'er; diffèrent eSsenliellemenl des Irachytes anciens de l’tle de S. Pirtro el de S. Antioco, nous serions portés à croire que sa composition minéralogique se rapproche moins de celle de ces deux lies que celle du. Toro (t).
(1) Voici, an resle, 'des rcnscigncmenU sur la Galila, qui nous Tarent obligeamment communiqués par M. .le baron Banda, conseiller d’Etat et, auteur d'un ouvrage remarquable sur V.-t{gerie , qui a bien voulu interpeller sur ce sujet feu le colonel Uory de Saint-Vincent, alors clief d'une commission scientifique en Algérie , et voici ce que nous tranémettait à ce sujet M. Baude, de la part do H. Bory de Saint-Vincent, par sa lettre du 96 mars 1849.
« La Colite (dit M. Bory de Saint-Vinccnl) n’avait jamais été •I visitée par aucqn .naturaliste ; le conymandant Bérard o'avait Tait « qu’en donner une carte excellente dans son travail Sur les côtes s de Barbarie , et les geologiies se demandaient (|uellc était la « constitution physique do celte île. Jb résolus de me mettre en s état de répondre et pour cela je profilai de l’occasion que m'oTs fraient mes explorations de Boue et de La Calle, Je débarquai « donc à la Goiite le 97 octobre 1840, et y demenrai jusqu'au lit. « C’est une terrq élevée, courant de l’est à l’oucsl, sur une lon- II gueur do phis d'une liéue et large d’un quart de lieue; le point « cniminant est de 476 mètres au-dessus du niveau de la mer; à a l’extrémité orientale est un antre sommet coupé a pic du côté s de la mer, haut de .777 mètres el complètement dépouillé de « terre végétale.
« La Colite est d’origine ignée ; c'est un immense rocher de Ira- • chjle; c'est un soulèvement volcanique appartenant au système de s la Si'ci/c el delà Panlellerir, qui surgit en son lemps, par l'elTel de
LA GALITA.
X la meme force, t|tii de dos jours a fait apparailre Julia. Seule- X ment la composée d’élements solides, a résisté; les frai*-
M ments, les parties friables, ont disparu sous l'otlion des météores N cl il n’ea résto que la cliarpcnle. On Irmive au fond du mouillage « de reaii potable; elle \ient des infillralions qui ont lieu à Ira* <1 vers les couches de ce grès Ircs-grosslcrs (I ), qui est exposé an « midi, et qui fut évidemment scmlorc par la lave au milieu de la «i révolution physique dans laquelle elle a paru au jour.
n Les dominateurs de PAfrique ont eu, à diverses reprises, des H postes sur la Calite. >'ous y avons reconnu des traces de ruines X antiques; on y a lâché. des lapins et des chèvres, qui vivent à « Pétat sauvage. Noos 'avons tué plusieurs de ces animaux ; ils X ont détruit certaines familles de’planles; lea légumineuses, par X exemple, ont à*pcu*près disparu de la surface du sol et Pon n*y X compte plus guère que qnalro-viogl espèces. On y voit des X oiseaux de proie (3) épiant les oiseaux de passage , dont les H bandes nombreuses viennent s*y reposer à deux époques de X Pannée.
X A quclt|ue distance au NE et au SO, sont des amas de rochers « appelés Galitons^ egalement . d'origine volcanique; ils sont eniic* X rement dépouillés do terre et de’ végétation. La Galite offrirait X un peu, de terre propre an jardinage et d'excellentes expositions X pour la vigne. » ^ •
(I) Si ce grck gfoisîcr oil tertiaire raojen ou supérieur, le.traclivte de la 6a/</x cit bicD poftéricur à celtli «les îles de S. et de S. ^niioeo.
(iVofe </e t’Autntr.')
• (Z) Parmi ces oiseaux do proie se trouve en abondance Ix Falco EttoHorac^ e«pêce nouvelle, que nous atons fait connaître en 1858, après notre première cseiuatOD au Tbro, où c«^ oiseau est Tort commun et où tf niche aü moins dent fois de rannée. Noua t'avons <‘galeiflent va en grand nombre snr lo rticher de hraltnr, (iVo/e Je f'^HreNr.)
Ciracli'rrx <lu luf^ |K>iicrui.
Tuf^ drs envtruas A'Atai
^40 CHÂP. \lll. TI'FAft P0!«(:F.1A.
CIIANTRK Xm.
Tulès ponceux.
En suivant l’ordre que nous .avons dlabli dans la classification des roches de Sardaigne, de notre collection el de notre catalogue, nous consacrerons un chapitre spécial aux tufàs ponceux, qui paraissent devoir être regardés comme indépendants des- Irachjtes anciens, que nous venons de décrire. Les terrains dont il est maintenant question, se distinguent - essentiellement des tufàs trachytiques -décrits dans le chapitre précédent: 1" parce qu’au lieu de servir de première assise aux argilolites el aux porphyres trachytiques, ils forment, au contraire, des ceintures à leurs piêds, ou bien ils en sont loul-à-fail indépendants; 2" par leur gisement; car ils sont presque toujours associés aux dépôts du terrain tertiaire supérieur, qui leur sont, dans -ce cas, toujours superposés, quoique souvent discprdanls en stratification ; 3" par leur composition, qui consiste essentiellement en un détritus de matières ponceuses ordinairement Ipanchcs oü grisâtres el friables ; 4° par des traces de végétaux fossiles qu’ils renferment, ce qui n’a pas lieu dans les autres tufàs; b" enfin par l’abondance dc très-petits cristaux de mica noir, qui ne se rencontrent que fort accideiTtellemenl dans les tufàs trachytiques anciens.
La présence dc ces cristaux de mica el ces indices de végétaux carbonisés nous engagent à placer dans ce chapitre le lufà des environs d'.4/(i», par lequel nous allons commencer l’énuméralion des dépôts de celle catégorie. C’est dans le fond une esjièce de conglomérat trarhyti(|ue
AI.AI. MOKTB AKCtIBNTi;. PONTAXACCIO. 341
alléré, blanchâtre; cl si d'an côté il contient, comme nous venons de le dire, des petites paillettes de mica et des traces de végétaux carbonisés, de l'autre, il enveloppe des fragments de Irachyte porphyrique et môme de pegmalitc b*!. On le rencontre tout près du village d’il/a» au pied oriental du Moule Ghirghiui; il parait associé à la fois à la pcgmalite , qui perce à la base de celle montagne, et et la grande masse trachylique de Samuÿheo et d’/4suni, à laquelle.il sert de peinture. 11 pourrait se faire que ce terrain doive de préférence être encore classifié dans la formation des traebytes anciens. Nous regrettons de n’avoir plus visité ces lieux depuis un grand nombre d'années; alors nou$ n'avions pas encore adopté notre classification définitive des terrains de la Sardaigne; c'est pourquoi nous engageons les géologues, qui visiteront cette Ile après nous, à mieux étudier que nous n'avoiis pu le faire, les rapports de ce lufà d'.4/ai avec les terrains trachyliques qui l'environnent.
Nous avons annoncé dans le chapitre précédent, page b».,- 498;. que le Capo AUano et les environs de Purlo Poÿlio forment la limite septentrionale du groupe trachylique de toute celte partie de la côte occidentale de la Sardaigne; il n’en serait point ainsi, si nous devions comprendre, dans la classe .des Irachyles anciens, des dépôts de lufà ponceux, qui sé rencontrent au pied occidental du Monte Arcuentu et un peu plus loin, vers Flumentorgiu et à la Froica; mais la distinction, que nous avons cru devoir établir entré le lufii ponceux proprement dit et le lufà trachylique inférieur du chapitre précédent, nous engage à placer, dps la catégorie dont il s’agit, le dépôt de .lufà poncèux du pied de YArcuenlu.
Ce dépôt devient visible lorsque de la mine de-.Wo«/e Fontanacfio^ Vecchio, près de Guspini, on se dirige vers la région de l'nnlaiMerio, dont nous avons déjà parlé page 287 et sur laquelle nous reviendrons dan» le chapitre suivant. C’est un lufà blanchâtre tendre et même pulvérulent en quel-
54i CHAP. \UI. — TDFA8 PONCEUA.
ques points; il se présente en assises parallèles superposées au terrain silurien, comme on peut le voir dans nos coupes 5i. 55. pages 287 et 290; il renferme une inlinité de très-petits- points noirs , qui ne sont que des cristaux de mica, ainsi que des restes de plantes fossiles carbonisées b 2. Ce tufà n’est pas d'une épaisseur éifgle en tous les points, mais il a cela de remarquable, gtAl accompagne presque constamment le terrain tertiaire subapennin , qui lui est superposé , sans que les assises (Tes deux dépôts soient toujours disposées en stratification parfaitement concordante (voyez les figures 54 et 55 citées ci-dessus; voyez aussi notre planche V, fig. t).
Ihimrntorf’ >" Le même tufà se montre de nouveau près de celte
côte, à 10 minutes de distance de la Tonnara (ou pêcherie) de Fltimeitiorgiu, vers le nord; il présente absolumeDl tous les caractères de celui de Foiitunoccto b •* 3 , seulement il contient une -plus grande quantité de végétaux carbonisés; et malgré cettç abondance, nous ne pûmes recueillir des écliarrtillons de ce tufà, dont les plantes fussent déterminables. Nous nous rappelons d’y avoJr vu des tiges cannelées et nodulcuscs, d’une certaine dimension, assez analogues aux calamites, mais nous n’avons pu les recueillir ni les conserver entières, à cause de la grande facilité qu’a ne tufà à se réduire en' poussière.
Moiliûcaltoii Ce deruicr repose, comme à Fonlamccià, sur le schiste silurien et il supporte le terrain tertiaire. C’eSl près de Flumenlorgiii et, dans cet endroit, au nord de la Tondra. qu’un des liions basaltiques, qui traversent fous ces terrains, a singulièrement ' modifié le tufà ponceux et l'a changé, au point de contact des de'ux roches, en une espèce de rétinite b *i. Nous reviendrons sur ce fait, en parlant de ce filon basaltique dans le chapitre XV.
to Schiavone. Plus au nord de Flumctilorgiu , à un point de la cûte dit Lo Schiarone, un tufà ponceux tout-à-fait semblable au précédent, se montre de nouveau près de la mer; i! y est au^si recouvert par des depots tertiaires et H se
Digilized by Gi
CAUPO CUVKSV; M. SANTO. üAliPO MKLA. PLOAUHE. 54:(
trouve en conlacl avec la roche basaltique, comme oa U voit dans la planche Y, hg. 3, et dans, notre lig. 109.
Une localité de l'inléricor de l’tle. ou nous avons cru tuo >iu
reconnaître le tufà ponceux, c'est un endroit du Campo Ciavesu supérieur, vers l'ouest; il y prend une teinte d'un blanc jaunâtre et il contient aussi des paillettes noires de mica; en quelques points il semble passer plutôt à la véritable ponce que constituée un tufà ponceux. Sa pcA sition au-dessus du trachyte ancien et au-dessous du terrain tertiaire supérieur ne nous permet pas de le placer dans une autre catégorie.
La base du .1/onte Smlo de Torralba est également formée d'un grand dépôt de tufà ponceux blanc et friable,
(|ui parait avoir jadis rëmpli un grand bassin, dans lequel se sont déposés ensuite les grès, les sables et les caléaires marneux pliocènes, qui recouvrent ce tufà en |)lusiëurs points (1). On retrouve celui-ci sous le calcaire tertiaire du village de Mores. .
Le même gisement d'un dépôt de tufà ponceux blan- Cmmpo JUfta. châtre se voit dans la plaine dite le Catni>o Mêla. En ce point les coupures faites dans le terrain pendant l'ouverture de la grande route royale, en 1824, mirent à découvert des couches de tufà ponceux d'un blanc verdâtre, ainsi qu'une espèce de marne ; ces bancs se trouvent sous le terrain tertiaire pliocène. C'est dans ce tufà et dans ces itiarnes que nous rencontrâmes alors ces gestes d<T végétaux carbonisés^ dont nous avons fait' mention dans le chapitre VII, page 366.
Lorsqu'on quitte la route royale au .point indiqué cidessus, pour se diriger vers le village voisin de Ploaghe, soit que l'on prenne par la vallée .de Saccarifta, soit qu'on passe de l'autre côté de la coulée basaltique dite le Colora, on voit à plusieurs reprises paraître le tufà ponceux,
Giemiu de Ptomghe,
(t) Voyez plaiiclie VI, ligures I. 2. .1 cl bis.
CHAP. XIIU — TOPAS PONCEOX. ,
analogue à celui de la ba^e du Monte Santa. Celui, donl il est mainlenanl question, est blanc et friable; il recouvre le tracbytc ancien et il supporte le terrain tertiaire; il contient des rognons arrondis de miitiëre ferrugineuse k 6. 7. Peul-ôtre ces rognons sont-ils dus à des sources chargées '* de fer, qui surgirent près de là, comme cela a encore
lieu à la fontaine acidulée de iS. Marlino, lerrKoire de Codruni/ianus , qui sort de ce tufà.
rionhr. Plus vers Ploaghe, à l’entrée du village, vere l’ôuesl, on rencontre dans ce tuHk et dans les sablons tertiaires qui le recouvrent, ces troncs verticaux de bois pétrifié siliceux et bitumineux, dont nous avons déjà fait mention ci-dessus chapitre Vil, page 306. .
Tuo potu^rui Transportons-nous maintenant sûr1ë canal de Corse, entre ' ' ' Castel Sardo et le rivïtgé de Sorso, non loin de l’embouchure du Rio di Perdus de Fogu (des pierres à feu), et nous fencontrerons ad pied des monts traebytiques de cette région une ceinture de tufà blanchâtre stratifié qui va jusqu’à la mer.
D«brn >ég<!i*ai. Ce tufà est essentiellement ponceux et très-léger b 8 ;
il contient dans quelques-uns de ces bancs des fragments de bois silicifié et opalisé, ainsi que des tiges de végétaux. Parmi celles-ci domine ce môme Tiphàelopium Phitonis, que nous avons également signalé dans le calcaire d’eau douce à silex du village A'Osebiri (1). Ce dépôt ponceux est traversé, comme à Martis, par des couches et môme par. des filorts de silex pyromhque b *9 et de résinite passant à la Calcédoine. La coüpc ci-contfc donne iHie idée approximative do ce terrain ; nous l’avons prise non loin de la mer, sur le. chemin de Castel Sardo à Sorsà.
(I) Voyez ci-ilcssus cliap. Vil, pa(?e S63. On voit celle piaule rcprcFcnlrr Hany la planche H <lr noire alla*, C|;. I.
Fig. 07.
T tufa avec de. grog fragments de trachyle ancien r conches de silex rcsinite et pyromaque; p tufà poilceux léger, blanchâtre;
V le mémo, avec les tiges Avi'TiphatUipium; k le même lurà, avec •
des fragments de bois pétrifié et opalisé (de pdlmier?); s autre couche de silex pyromaque, formant des veines dans le tpfa..
Il pourrait sc faire que dans Ja vallée dii rùisfieau voi- tuo de hohu. sin, dit de Perdas de ’Fogu, que nous n]avons pas pu explorer, U tufà ponceùx dont il s'agit, reparaisse encore; car nous le* retrouvons, également disposé en ceinture, sur le trachyle ancien de l’autre côté de la montagne, dans le bassin de Marlis. Le village de ce nom est, ainsi que nous l'avons dit (1),.^li sur le tuFa ponceux, qui' y prend une teinte d’an blanc grisâtre et qui renfenne, comme celui de' Fontanaccio, des paillettes de mica noir |i *10; il contient également des débris de bois agalisé 1^*11 Nous y avons même vu quelques restes de plantes analogues à celle du dépôt des environs de Castel Sardn:
(1) Chapitre VIII, page .lîl.
Pierre» i feu.
54(i. ClUP. XIII. — TDPA POKCEVX.
Le village de Marlis faisait, il y a quelques années, le commerce des pierres à feu, à l’usage des habitants de la Sardaigne; mais cette industrie est lout-à-fait tombée depuis l’introduction des capsules, fulminantes et des allumettes chimiques , qui ont pénétre même dans les mohls de la Sardaigne. Lé silex, qu’on exploitait à cet effet, présente de nombreuses variétés et il pa^se, soit à la calcédoine et à la cornaline b "”12, soit à une véritable pierre à fusil. Parmi les variétés de cette dernière qualité de silex, nous en recueillfmes une de natufe pseudofragmentaire, avec des taches brunes sur un fond rose, qui est d’un fort bef effet b *13. \ Nartis ces pierres siliceuses se présentent dans le tufà ponceux, soit en guise de>couckes, soit en forme de filons; mais plutôt de celte dernière manière v.iiée Nous ne reviendrons pas ^r ce que nous avons déià
rfv PfffiiKtU' *
exposé, page 264; sur le dépôt de calcaire d’eau douce à couches de silex de Perfugas, qui semble se lier d’une manière intime avec le silex ‘de ’Martii; nous ajouterons seulement que les nombreux blocs de celle substance, que l'on voit épars sur le chemin de Marlis à Tempio , au bas de la vàllée du fleuve' Coghinas, nous paraissent provenir des filons analogues è ceux de Marlis, que la successive décomposition du tufà ponceux a'ura mis 'à 'découvert, ■ plutôt que de la dissolution des couches silièeuses d'eau douce, qui ferment le sol de Perfugas (1). • siiM A’oirUri Nous avons parlé ailleurs des 'rapports qui existent et lu IH.UCCUI. terrains de ce dernier village et ceux d'Oschiri,
sur lesquels nous ne reviendrons 'point; mais nous ne pouvons nous empêcher de noter la présence à Oschiri du tufà ponceux. qui complète la similitude des dépôts de ces deux baésins.
conciuiiuii. Il nôus suffit pour le nioraent de conclure; 1" qu'il
(I) Voyez ci-dessus pîi|;e îHl.
CONCL08R)N.
existe en Sardaigne des traces' d’un dépôt fprmé <le débris ponceux , qui est postérieur à l'apparition ' des tracbytes anciens et antérieur aux terrains subapenOins ; 2® que ces tufàs ponceux pourraient représenter, en cette tie, cette classe de terrains tertiaires qu'on est convenu jusqu'ici de nommer Miocènes; puisqu’ils renferment des végétaux quj paraissent se rapporter à la flore de l’époque tertiaire moyenne; et surtout, parce que dans leurs rapports à-peu-près constants avec les dépôts subapennins ces tufàs ponceux, quoique stratifiés, ne sont pas toujours disposé^ en stratification concordante avec ces terrains, qui leur sont superposés.
je
:>ift CIIAP. XIV. — TIUC.HTTKS AMPHIBOL. ET PHOSOL.