‹ Voyage en SardaigneChapitre 59 sur 84 · I.r SaniUu rt Ir Inriiÿl* tir Ploa^^hp · texte numérisé non relu

I.r SaniUu rt Ir Inriiÿl* tir Ploa^^hp

,Voroi.'A^ i/<* sa Pitlada.

Santa Sal>*lia.

Qualité du trachjle.

534 Cinp. \ll. ~ TK4CHYTBH AKCIEKS.

poinl de départ, or rencontre un autre plateau semblable, dit le Sassitlu (ou petit S<u«u); il est également formé de trachyte porphyrique. La même roche forme encore une espèce de chaîne qui domine le village de Plmglie et qui arrive pYesqu’au pied de la Scala di Ciocca, près de Saxlari, où elle se cache sous une puissante assise de'terrain tertiaire.

De l’autYe côté, c’est-à-dire vers la mer, le trachyte continue, à se montrer, depuis Castel Sardo , jusqu'aux villages de Sorso et de Sennuri, toujours sons le terrain tertiaire; ce qui- a lieu' aussi au Naraghe de sa Patada, dont il a été question dans le chapitre VIII, page 314.

A une demi-;heure de chemin de Sassari, vers l’ouest, SC trouve une colli'né -dite di Santa Nalolia, dont le manteau est fait de terrain tertiaire, mais dont la base est trarhytique. Le lieu le plus intéressant pouf étudier cette dernière roché est celui connu sous le nom de Montana del Corvo (la fontaine du corbeau); c’est là le poinl où un géologue qui commencerait ses excursions dans l’Ile de Sardaigne, en partant de la ville de Sassari, devrait d'abord se rendre, pour lier connaissance avec les trachytes anciens de l'îlc. Ce sont absolument les mêmes roches que celles de l’ilc de S. Pietro, que nous avons prises pour notre poinl de départ au commencement de ce chapitre; à Santa NaUdia, ce sont des porphyres trachytiques associés à du rétinitc et superposés qu tufà, qui contient lui-même des fragments de trachyte.

Malgré l’extrême . variété que cette roche fait yoir à chaqüe instant, nous croyons pouvoir )a regarder comme un trachyte porphyrique rougeâtre, à cristaux de feldspath blancs; elle passe insensiblement à un rétinite (t) porphy-

(1) O rvlinilc fui l'objet d'une savante et intéressante disserla< lion de M. Délessc , insérée dans le Bulletin de la Socirtr grologtqur' de France, Tome II, pape l(H», séance du il novembre 1853

t’RI. *l.(JHBRO. PORTO TOBRBK. 535

riqufi brunàlrc b 65, ^ui lanliM paraît se fondrf a^ec la roche principale et lanlftl en renferme des débris fracturés et altérés b. 66. En examinant avec attention les rapports qui existent entre ce rélinite et la roche Iraclivliquc, proprement dife, de la Fonlana drl Corvo, on serait' tenlé de croire que le rélinite est ilrt à une action qui a eu lieu postérieurement <t l'éjection on à l'expansion du porphyre trachytique. Ce qui pouijait venir ii l’appui de celle opinion , c’est que ée rélinite ' semble passer dans la môme localité à une roche brune poreuse, dont les vacuoles un peu alongées et très nombreuses sont tapissées d'une mince couche de substance jaune; celle couleur est d’un Irés-bel effet; elle donne à celle pierre l'aspect d'une amygdaloïde b 67.

Ces roches Irachjliques de Santa NaloUa 3e lient presque sans interruption aux collines de même nature des contours d’f/rf, et plus loin aux Irachyles des environs d’dlrjliern et (VOlnwh, qui en sont les derniers termes vers l’Ouest , tandis que vers le nord on les snil prés de la Crurca jusqu’à la mer, ou plutôt au pont romain de Porto Torrei, comme il a déjà été' dit d-dessus page 520.

Nous voici au terme de celle longqe cl mônotonc'énuméralion des principales localités de la Sardaigne où Ton rencontre les roches que nous avons désignées par le nom de Irachyles anciens, pour les distinguer d’uno autre espèce de Irachyte, qui parait appartenir à une époque postérieure. Nous dirons , ën nous résumant :

T' eue l’uqiformité à-pen-près constante de composition et de relation réciproque , qui existe entre la partie .supérieure et l’inférieure de ces terrains, est, à. nos yeux, une preuve, sinon de leur simullaméilé d’apparition, du moins de leur identité d’origine.

2“ Que la direction à-peu-près parfaite dans le sens N-S, que présente en général l’ensemble de ces Irachyles, nous porte à croire que leur apparition à la surface du sol sarde peut être rapportée au mouvcnienl de la croule

Tnrlijtei iVVri, ••I dr

Porto ‘i'ovrr$.

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53« ClUP. XII. — TRXCHYTE8 AKCIEXS.

du globe, qui s'est opéré dans cette direction et qui est connu dans la science sous le nonr de Sysiéme Sardoforxe.

3® Que la circonstance de ne rencontrer ces roches que dans l'ouest de l’tle et pre&que toujours au pied de la grande niasse granitique, peut, indiquer un certain rapport entre la cause, qui a donné à cette grande masse granitique sjin relief actuel et celle qui a fait surgir les trachytes à sa base occidentale.

4° Qu'il parait ‘résulter de tout ce que nous venons d’expqser, que le tufà Irachytique, qui se trouve presque toujours sous le Irachyle porphyriquc, s’est déposé mécaniquement et presque toujours en bancs- parallèles entre eux; ce qui, conjointement aux nombreux fragments de trachyte qu’il renferme, indique la présence d’un fluide aqueux.

5" Enfin, que les caractères tout-à-fait laviques de la plupart des trachytes cristallins qui constituent la nappe superposée au tufà et que les différentes conditions de refroidissement que nous avons cru reconnaître dans les divers états de cette roche,* nous portent à croire que cette partie supérieure des trachytes anciens de la Sardaigne est le produit d’un épanchement, qui se serait opéré lorsque la matière, dont ils sont composés, se trouvait dans un état quelconque de fluidité ignée. •

Quant à l’âge géologique, qu’on peut a.ssigner à l'apparition de ces trqchytcs anciens, nous ne balançons point à les. déclarer postérieurs au terrain tertiaire éocine à cérites et à millioHlet de Gontiesa et du Monte Sirai,- et antérieurs aux dépôts miocènes et pliocènes qui leur sont superposés, ou bien qui renferment, dans leurs assises inférieures , des fragments de roche trachytique ancienne.

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