‹ Voyage en SardaigneChapitre 62 sur 84 · AP DB MIL · texte numérisé non relu

AP DB MIL

MH

après son expansion;, ceux-ci paraissent circonscrits à des espaces limités cl ils semblènl n’avoir subi que des dégradations provenantes de causes purement atmosphériques; en outre, ils s’alignent entre eux le long de certaines lignes particulières et ils prennent plutôt l'aspect de roebes soulevâtes et épanchée» que celui de matières venues au jour ô travers le so] préexistant et répandues sur lui.

Enfin, des zéoliles de différenles variétés, que nous ZifoUlcs et filons n'avons jamais rencontrées dans les Irachyteé anciens, abondent bien souvent dans ceux dont il va être question, ainsi que des veinés de carbonate de chaux et même de quartz , qui manquent complètement dans les premiers Irachjles.

En suivant l'ordre de localité que nous avons généra- c^p n,/». lemenl adopté jusqu’ici, bous commencerons l^indication dcu'ïochr. des terrains qui font l’objet de ce chapitre, par le cq> de Pula, qui se trouve à l’cxtrémilé orientale du golfe de Cagliari. Cfe cap, ou pour mieux dire, ce promontoire en presqu’île, surmonté d’une tour dite du CoUellazz», est élevé de 53 mètres au-dessus du niveau de la mer, qui en circonscrit en grande partie le contour. Il se compose d’une roche IrachiUqbe à base de feldspath gris-violacé, toute poinlillée de petites taches également feldspathiques * 1 ; elle exhale, à l’action de l’haleine, une odeur argileuse très-prononcée et elle renferme également plusieurs crislahx d’amphibole de couleur bran&lre ; sa texture est celle d'une masse formée ‘de plusieurs pièces irrégulières, angulaires ou arrondies, cimentées par une pôle de même nature ; c’est ce que nous, n’oserions pas nominer une structure breccrolairc ; mais,, dans les points où cette roche est exposée à l’action érosive des agents atmosphériques, elle se. décompose supcrficieHement , en laissant en saillie de$ noyaux arrondis sur sa surface; ce qui lui donne tout-à-fail l’air d’un conglomérai. Celle aj)parence de conglomérol est à -peu -près générale dans

550 CHAP. XIV. — mACHYTBS AMPIIIOL. BT PIOHOL.

toutes les roches de l'IIe, que nous plaçons dans cette catégorie et auxquelles nous avons consacré ce chapitre.

Phunulilr. Le trachyte du promontoire de Pula semble alterner avec des espèces de bancs ou de nappes d'une substance plus compacte, d'un brun noirâtre, qui est très*amphibolique, ayant la structure et l'aspecl du phonolite (<). Cette' roche est disposée en assises, ou du moins, elle se divise en plaques parallèles. Du côté de l'est , cette espèce de stratibcatiorn parait alterner avec le trachyte à rognons à-peu-près de la .manière suivante.

Fig. 98.

(' cunglbniéril' trachylique j p phonotile ?

Direction L’inclinaison de cette stratiticalion apparéhte ne' nous

et iaclinamu. '♦ i i

a pas parue constante.; de façon que le promoirtoire de la tour du CoUellasto,.vu par un observateur qtii serait placé au SE, laisserait voir la roche allant dans la direction ENE-OSO, avec une inclinaison de 26* pu- NNO; tandis

(1) L’échantillon de Celte roche manqne dans notre catalogue; meii on pent y inppléer par les pièces e 10. 35. 37. 34.. 37, qui sont de même nature.

DMi'i.-tjd by ..jorp Je

CAP DS PCLA.

que, sur la face qui regarde le NE, celle incimaisoii irait dans^un sens opposé, c’esl-à-dirc vers le SSE. Voici un croquis du promontoire, pris de ce côté NE..

Fig. 99.

c- Conglomérat de trach^tc amphibolique avec de la slylliile ,

P roche phonolitique.

Ces roches sont fortement fendillées et leurs fentes, sont rj.iir.-.

toutes remplies de Sljlbile,. qui -présenle plusieurs variétés, .parmi lesquelles nous citerons la variété blanche radiée et. ' . •

Le roém^ terrain continue à se montrer sur la côte et siyiinKsur la falaise de la Sardaigne, qui fait face au promonloire de la tour. C’est dans les remplissages dés fissures de cette c6lc que nous avons recueilli les échantillons de la slylbile compacte, qui figure dans notre catalogue avec Ic' n* • t bis.

A trois 'kilomètres de là, vers le nord, et au-dessus ouic du rhiinu du village de P»la, s’élève dans -la plaine une butte* au sommet de laquelle se' voient encore quelques traces d’un vieux château du moyen-àge. Ce moirticule, qui a 73 mètres d’altitude, est formé d’uhe roche trachylique rougeâtre,. portant les signes d'une grande altération ; on y voit de petits points blancs, probablement de stylbitc, qui ont plutôt l’air de remplir les vacuoles infiniment petites de la roche, que de cristaux faisant partie de lu

Pbiiir dr Puh,

Prnta v Sut*".

Filon

amphiboliqur.

Ilot

dr S. JHocario,

55i CHAP. XIV. — TRACHTTK» AMPtflBOL. ET PUOXOL.

masse; celle-ci conlienl bien visiblement de Irès-pelils cristaux d’amphibole. On peut à la rigueur (Jistingucr, dans la roche du cbiteau de Piiia, la partie supérieure de' l’inférieure ; une moins compacte que l’autre e 2. 3.

Quoique la région de Pula doive plutôt être considérée comme une plaine, bordée d’un côté par la mer et de l’autre par un grand cordon de montagnes granitiques siluriennes, elle ne laisse pas d'ôtre accidentée vers l'est, où de petits monticules de trachyte amphibolique finissent par passer à des monts de même nature, mais d’une certaine élévation, qui divisent le territoire Ae.Pulh de celui de Sarroc.'. -

Parmi ces monticules intermédiaires, nous citerons ceux d’une région dite Perdu è Sale (pierre du sel) probablement ainsi nommée à causé des cristaux de stylbite qu’on Y renoontre. En effet , la roche qui constitue ces terrains, se présente sous l’aspect d’un porphyre Irachy tique pseudo-fragmentaire, d’un brun rougeâtre, tout parsemé de points blancs microscopiques , qu'on prendrait d’abord pour des cristaux de feldspath, mais qui, vus à la loupe, ne sont que de la stylbito e 4. Celle dernière subs'lance remplit également les fissures de la roche en question; elle est tantôt blanche, tantôt rou^e.

Sur le chemin qui va de Ptila au petit hameàu voisin de S. Pietro, ce môme terrain est traversé par un véritable filon d’une roche noire, ayant aussi l'apparence d'un porphyre trachyliqué; elle est remplie de gros cristaux noirs d'aniphibole c 5. On peut suivre cé lilùir depuis le bord du torrent jusqu’assez loin vers la mer, où, avant d’arriver à la côte, if se perd sous, la culture et spus les broussailles.

Mais une variété bien remarquable de celle même roche se voit de nouveau non loin de là et elle constitue un Ilot assez considérable, dit Isola di S. Macario, sur lequel se trouvent la, tour de ce nom et les ruines d’une ancienne -Tminara. La teinte de cette pierre est d’un beau

Digilized by GoogU

SAftjiOC. M0W4STIR. - . :>53

brun sur lequel ' se. dessÎRcnt de',^ros el de nombreux cristaux d'amphibole noirs, dont elle est «n quelque sorte .lardée • o'&û. Ses..nOmbreftse$ fissures sont, comme les précédentes, tapissées du slylbilf.

Si, de la région, de fitrda è Sale, on se dirige vers nom <i< r<m>c. Sarroc, on trouve le mfémo trachyle, qui. y forme des monts assez élevés, baignés |>or lu mer, où sont les tours del Diavolo et delta Zavorra. La roche au-dessus de Sarroc se présente sous l’aspeet d’un porphyre trachytique à fond blanchâtre violacé, parsemé de crislanx blancs de feldspath et d'aùtres cristaux plus nnmbrfinc d’amphibole, souvent .noir, quelquefois brunâtre e 6. tes veines de stylbite sont moins fréquentes dans ce trachyte; mqis il renferme en abondance des filoivs -de carbonate calcaire blanc saccaroïde ou JanieHaire , que nous n’avons jamais rencontrés dans, lé trachyte ancien! On y voit aussi du quartz en veines plutét qu’en filons. À 1<0 minutes de Sorroc, pour, aljer.vers Çagtiari, ce trachyte se perd toutàtfalt sous le terrain diluvien et contre le granité, qui, près d'drn, paraît ‘de nouveau sous le 'terrain silurien (voyez. p.ago 415).

Nous allons maintenant passer la grande plaine du tam- cnmpr pijano, au nord de Cagliari, où s’élèvent'dilTérents groupes do monticules, qui par leur nature appartiennent aux roches de Pu/a et de Sarroc. Nous commencerons par celui -de " ces groupes, qui* est lo plu» rapproché de la capitale de l’Ile et auquel nous donnerons le nom de groupe dn Bonaslir.

Pour s\ rendre on n’a qu’à suivre la route royale qui r„uic conduit directement de Cagliari.k Satsari., en passant ‘ d’aburd'par le village de Mouastir, qui est lé premier qué l’on rencontre. Avant d’y arriver, le géologue, qui voudra visiter l’ensemble do monticules qui forment le groupe en question, devra laisser la' roule royale à la hauteur de l’église de Santa Lucia, qu’il verra sur sa droite et vers laquelle il se dirigera pour se rendre sur le Monte

554 CHAP. XIV. — TBACnirTBS AMPRIBOL. ET PHONOL.

OUadirif <\ui est le monl je plus central et le plus imporlarfl du gronpe.

ttoiu onaMri. La fUrinc de fctle btiUë, dont l'àlliltide ne dépasse pas 360 mètres et sur laquelle nous plaçâmes notre signal trigonomètriquc , est pècsqu'cnlièrement conique; ce qui la fait distinguer de loin des aiïtrcs monticules qui l'entourent; ceux-ci, au contraire, sont arrondis et ils forment une espèce de ceinture autour do câne principal (t), mais ils sont séparés, soit du Monte Olladiri, soit entre eux, par de petites- dépressions ou des espèces de vaL Ions, ce qui permet d'arriver au cône du milieu sans être forcé de gravir les crêtes et les cimes de, s mamelons environnants.

n^chp dont ' Le cône intérieur est formé d'nna roche qui a la pins

M cgpipoM. analogie avec celle que nous avons déjà signalée

au promontoire de S. Effisio de Pdla; nous en rencontrerons «ne iout-â-fail semblable au château cf Osifs , près de Sassari; c’est une espèce de porphyre Ifacfaytique, de couleur brun-foncé, contenant des cristaux noirs d’amphibole; il prend tellement -l’aspect du basalte que nous crûmes reconnaître des traces d’oiivine dans des cristaux qu’if renferme et qui ne sont peut-être que du pyroxène. La similitude de* celle roche au basalte est encore augmentée par la division prismatique irrégulière qu’elle âffccle, surtout au sommet du mont, où elle sort d'un à deux mètres du sol en guise de filon ou dÿke. C’est sur ce filon que se trouve encore un reste de mur d’un ancien fort, qui nous a servi à placer notre signal' à quelques pas du signal , la roche se divise en assises parallèles, comme an cap de Pu/a; elle est très-sonore sous le marteau c't elle prend tout-à-fait l’aspect d’un phonolite e 7;

HoniKuin Lcs monticulcs, qui entourent le cône- principal, sont

rentourenL ' , ,

(I) Vo\CTt plaiivlic V, 'fig\irc5 6 et 6 f/ij.

MOKABTIR.

cil général Tonnés de la môme, espèce de Iracliyle porphyriiiue, qui compose la masse principale du cap Pula et des monts de Sarror. Sa structure est également approchante d’un conglontéral' formé de pièces arrondies ou angulaires, cimentées par. une pâle de même nature; de. façon que la surface de ces mamelons, qui a été, par la suite des temps, exposée à l’elTel destructeur des agents atmosphéri(|ues, présente l’apparence, d'un véritable conglomérat, dont les parties cimentées restent en saillie.

Il faut dire cependant que cette qualité de roche se

■ ■ • aiupbu>olu|Uv.

Irouvc de préférence dans les monticules qui lient le Monte OUadiri avec le village de Monastir ; elle y est traversée par un filon de la même substance noire dont est formée la cime du signal; or,^ comme ce filon va à-peuprès dans la direction N-S^ on peut supposer que c’est un filon unique, qui se montre à différentes reprises.

Du reste, la. masse principale de ces monts est trèsfendillée et ses fentes- sont remplies de cristaux d’anal- <ir «^rbitF cyrae, de.stylbile et de chabasie, d’aragonite et d’heul^ndite; en d’antres points elle est traversée, comme à Sarroc, par des veines calcaires et môme quartzeuses.

Celte roche peut se définir pour un porphyre Irachytique brun-roussàtre, avec de nombreux cristaux d’amphibole noirs ou' bruns c 8. 9. 9 bis.

Les monticules méridionaux de ce môme groupe sont formés plus spécialement d’une espèce d’amygdalo'fdc , à base de porphyre trachytique, dont les vacuoles sont tapissées de mesotype nacrée ou de slylbité blanche radiée c ip. On y rencontre également de l’analcyme et de la chabasie ; mais seulement dans les fissures d^ la roche, tahdis que les autres substances ont pénétre , ou bien elles se sont formées, dans les eavités intérieures de l’araygdaloïde.

Nous n’entreprendrons pas d’exposer ici une théorie sur la foripalioil de ce groupe singulier,, évidemment composé de roches d’origine plulonique ; nous nous bornerons pour

Criftaui

d’analcTiMK,

.fbi

dt châlMtie, etc.

Aniygdalolde remplie de tlylbite.

Action

pluU»nir|Ue.

Anrlii»

phouoli1i(|U«*-

Monli

de ^umminii.

N.ilul^

<<e U rwrhf.

55U CHAP. XIV. — TIAClirrBS AMPHHOL. ET PHONOL.

lo momciU à faire observer qüc ces monts éloignent, par leurs formes et surtout par l’absenee complète de coulées en cet endroit, l'idée d’une action volcanique telle que nous la font connaître les autres roches pyrogënes, 'dont nous nous occuperons .dans les chapitres suivants, et telle que nous la montrent nos volcans en activité.

Il parait, au reste, que le porphyre noirâtre ’ainphiholique e 7. qui passe au phonolite et qui se rapproche beaucoup du basalte, joue, dans le groupe de Monastir, le rèle le plus important; comme la même roche joue un rôle absolument semblable au promontoire de Pula et an château d'Osilo, dont il sera question ci-après.

A la descente de Monastir vers lo nord, le terrain trachytique cesse de sç mcAiIrer et l’on sé trouve de nouveau dans la plaine alluviale du Catjtpidano; mais sitôt que l'on arrive au village de Nuraminis, on voit la roche pyrogène percer sous le terrain tertiaire. Nous donnons un nom générique à cette roche, qui .se lie évidemment avec celles de Monastir et de Srrrenti , parce que nous ne saurions trop comment la définir à cause de son extrénic variabilité.

Celle que l’on rencontre en entrant dans ^'uraminis, lorsqu’on y arrive du côté de Monastir, a pénétré eq quelques endroits dans le calcaire tertiaire qu’elle a modifié et dont elle a enlevé et enveloppé des fragments; elle prend en d'autres points tellement l’aspect d’une lave basaltique qu’on Serait tenté de la placer dans la cati'gorie de celle dernière roche ; mais l’absqnce de péridot cl cet air de conglomérat, qui est ô nos yeux un des caractères principaux des roches dont il s’agit; et surtout la certitude où nous sommes d’avoir vu cette substance passer graduellement des Irachyles de Monastir à ceux de Serrnnli, qui sont identiques entre eux et dont la roche de NitrmninLs forme un intermédiaire topographique; toutes ces raisons nous engagent à ranger celte rochè avec celles qui font l'objet de ce chapitre ; d'ailleurs . la pierre noire

flOMMINIS. VILLAMBCA.

iIcl Nuramiiiis est plutôt amphibolique que pyroxénique, dp raçoD qu’elle ne saurait être séparée des trachytes aniphiboliques et pbonolitiqaes du cap Pula et de -la cime du Monte Olladiri de Monoitir. A Nuramiitis cette roebe se trouve tout contre la roule royale; elle s’y présente en guise de Wake noire, plutôt caverneuse que boursoufllée; et elle est pénétrée de la substance calcaire du terrain tertiaire, avec lequel elle se trouve en contact immédiat.

A la sortie de Nuraminis vers Serrénti-, la roebe dont Son rapport arec il s’agit, disparaît tuut-à-fait; elle cède la place à jgg collines formées de terrain silurien , dont on voit un rocher presqu'isolé, qui s’élève du sol contre la roule royale à la hauteur du village de Villarirera, comme il. a été-dit *

ci-dessus chapitre II, page 65. Nous allons donner cidessons une coupe, faite par M.'de’ Vecchi, des environs 4e ce dernier village ; elle démontre les rapports qni existent entre les trois terrains, qui forment le sol de celle région; celle coupe a été prise dans le sens perpendiculaire à la roule royale, à une petite distance de . <

Vülagreca. . . b ,

Fig. 100.

I terrain lilarien; ( terrain tertiaire supérieur; c congtoniérat traebytique; a terrain alluviat..

On voit que le territoire compris, près de la grande oiiurmirr route ^ entre Nuraminis et Yillagreen, est composé de trois terrains différents, savoir, le silurien, le tertiaire pliocène et la roche pyrogène, de l’àge des trathyles amphiboliques et phonoliliques. Dans la coupe ci-dessus, fig. 100,

55R CHAP. XIT. — TIAOirrEfl AHPHIBOL. BT PHOHOl..

ccttc- roche se vbil placée sous les schistes siluriens , qu’elle a soulevé conjointement au terrain tertiaire qui leur était superposé; mais à Nuraminis, où le terrain silurien ne parait pas au jour, la roche -amphiboji'que se trouve au contact du dépôt tertiaire, dans lequel elle s’est infiltrée; c’est ce que l’on observe dans le pays même, tandis qu’un peu plus loin elle a soulevé ce même terrain et l’a porté a une certaine élévation, en ldi faisant subir des modifications à son point de contact.

Gr*apc Lorsqu’on entre dans le village de Serrenti , en venant <ir \rrmiL VUloffreca , on se trouve de nouveau transporté sur le même sol qu’on a quitté en sortant de Monaslir; ou plutôt c’est le même que celui de Sarroe et des monticules voisina. 11 y a entre la roche de cette dernière localité et celle de Sttrenli une identité si parfaite que les échantillons recueillis dans ces deux points assez éloignés, ne sauraient se distinguer sanh le secours des étiquettes (1), malgré les changements que les deux roches présentent à chaque instant.

Utumu. Pour uous arrêter à une de ces variétés, nous pren- , drons pour type de la composition minéralogique du • ' groupe de Serrenti la roche, dont est formé le Monte Mannu (grand), qui domine le village vers le nord; c’est une butte conique, un peu émoussée sur sa cime, qui compte 218 mètres d’altitude; cette cime est assez difficile à atteindre, soit à cause des^ irrégularités de la roche; devenue très-raboteuse par l’effet de la décomposition de sa surface et de son fendillement, soit par le nombre et par la qualité des plantes épineuses qui recouvrent le sol. On n’y rencontre pas cependant ces crevasses remplies de stylbite, d’analcyrae et d’autres substances de cette espèce , qu’offrent les monticules de Pula, de Sarroe et de Motuutir. Celte remarque est assez importante, car elle pqurrait

(t) Voypx lc!( échantillons rC et f 11 dn cauloffoc.

Digilized by Coogic

MONTE MANNV.

nous induire à croire que la présence de ces crevasses et leur remplissage par des matières zéolitiques se lieraient avec l'apparition postérieure de la reehe phonolilique, qui manque dans les monts de Serreiili. Nous aurons occasion de signaler l'absence du phonolite et des zeolites dans le groupe de Siliqua, dont il sera bientôt question.

La roche de Monte Mannu est un véritable trachytc porphyrique à pâte de feldspath, d’un blanc sale violacé; il contient des cristaux de feldspath et d'amphibole; les premiers blancs, les autres bruns-café e 11 , ce qui établit sa parfaite identité avec le trachyto amphiboliquo de

Son idrntitë #

avre le traclijlc du Aorror.

Sarroc.

Mais le Mirnte Mannu (\) n'est en quelque sorte qu’un Form< avant-poste, un monticule détaché du groupe voisin; ce groupe se'fait remarquer de loin, soit par les formes pyramidales qu'alTcctent ses différentes cimes, soit par uoc teinte rouge de brique, que prennent en général ces terrains; cette teinte est probablement l’effet d'une espèce de cuisson, opérée sur les roches préexistantes à, l’époque de l’apparition de ce trachyte , ou bien elle est due à la présence du fer en ces lieux. Au reste, cés monts, qui vers l’ouest prennent des formes aigués si remarquables , se perdent vers l’est sous des assises de terrain 'tertiaire marneux; ce qui leur donne, lorsqu’on les voit de loin >

de ce c^té, un a.spect de plateaux réguliers.*

Le groupe trachytique de Serrenti mériterait une étude Leur urîgiue. spéciale pour le mode de formation' des monticules qui le composent; Ce ne sont plus ces assises tufacées de l'tle de S. Pietro et des envirqns de Samuglieo -et de Neoneli, formées apparemment dan^ un liquide, sur lesquelles otfl coulé de^ nappes de porphyre Irachytiqué, dans un état fort probable de fluidité ignée; ce ne sont pas encore ces remarquables coulées basaltiques, qui se répàn-

(1) Voyez pUnche V, fig, V

Ap|tar<‘nc«'

de

560 CHAP. XIV. — nACHTTES AMPHIBOL. ET PHONOL.

dirent plus lard d’une manière si iinirormc sur les terrains tertiaires èl qui se présentent à nos yeux en forme de plateaux et de coulées, comme nous le verrons ci-après. Ce sont des espèces de conglomérats, dont les nodules sont formés de la même matière, que le -ciment qui les unit et qui sont apparemment venus tous ensemble du sein de la terre,. à l’état p&lcnx, lorsque les. dépôts subapennins avaient pris à-peu-près tout leur développement; de façon que celle substance semble en quelque sorte avoir réagi, d’abord sur elle-ménic, en prenant l’aspect d’un conglomérat, puis sur les roches qu’elle a traversées, en les modifianl à leur point de contact et bien souvent en portant à des hauteurs variées celles qu’elles ont soulevées.

Quelquefois ces Iracbyles ont seulement traversé, en guise de vrais Qlons, les rocht^s préexistantes; mais en général ils ont pris une forme toute particulière, .comme serait celle d’un grand nombre* de cônes tous réunis à leur base cl séparés è leur partie supérieure. On dirait aussi que certains enfoncements, que l'on voit aux pieds de ces masses irrégulières, se présentent comme des fonds * de bassins, autour desquels se déposèrent circulaircmenl les parties montueuses. Ces espèces de bassins né sont ^ ^ certainement pas des restes de cratères proprement dits ,

puisqu’il n’p a pas eu de coulées, mais la fuijme et la - • .disposition générale do toutes leurs parties si variées pour- * rail indiquer des soulèvements autour de certains centres

particuliers. Ces soulèvements se seraient dérangés iiHituellemenl, de façon .que dans le groupe de Serrenli il n’y en aurait aucun de contplel, comme est en quelque sorte l’ensemble des monts de ilonastir; mais la tendance des Iracbyles de celle -région à se former en bassins circulaires cl circonscrits s’est manifestée .à nos yeux et à ceux (io M. de’ Vecchi, qui a visité après nous ces localités.

Moûts de l'jliin. Parmi les monticules du groupe lrachyli(|uc de Setrenli,

MORTS OB L'ALDR.

Kis--'

nous signalerons spéuialenienl ceux «les grolles de l'alun, qui apparliennenl an torriloire de Segariu; la roche dont ils sont formés, est .absolument semblable à celle du Monte JUaimu; elle prend une apparence plus fragmentaire e 13^ en outre, elle est moditiéc en plusieurs points e| elle passe alors à une alunite, ou bien elle se couvre d'une couche de sulfate d'alun e 13. 13bt.\-. Ceci a lieu presqu'à la sommifé du mont, près du point d'union entre le trachyte ampbibolique cl la marne tertiaire, qui parait en quelques endroits avoir étd muditiée. Cette modification s’annonce par une teinte rouge- que prend la marne, au point de ressembler à do la brique cuite avec des veines blanches- « 1 4. • -

Nous citons ce fait, moins pour l'importance géologique, que nous attachons à un changement assez fréquent dans ' ' * les dépôts de sédiment .tqcreux, qui se trouvent en contact avec des roches ignées( que pour avertir -le lecteur que ce changement nous parait tout-à-fait indépendant de celui qui s’est opéré sur -le trachyte amphiboliquc/en produisant l’alunite. Ce dernier changement pourrait avec plus de raison être ‘ attribué à l’influence de certaines sublimations, où si l’on veut, h des émanations de gaz, » *

analogues à celles de la Solfalara di Jhizzolo.

Cette localité porte dans le pays le nom de sa Üoia de Grottei —J ê’Alumma .(la vallée -de l’alun); on y volt, sur le» deux ?w‘h“»or«. vorsents, des 'grottes naturelles creusées dans la roche trachy tique décomposée; elles pcu\ent avoir été -ensuite agrandies par la main de l'homme, puisqu’elles ont été exploitées jadis pour l’extraction de l’alun. Nous avons , remarqué dan^ ces mêmes grottes de minces inflltralious vertes, d’apparence cuivreuse, sous la croûte du sulfate d’alumine qui en tapissait les^parois. La marne tertiaire, qui se trouve en contact du trachyte aluminifère, observée sur te versant vers Segariu, parait à-ppu-près dirigée du nord au sud e| ejlc .incline de 9° à l’E. Ce lieu compte 275 mètres d’altitude. ^ •

Ptnin tuHp^

df Scrrrnli.

Son oricint prubable.

Groupe des nionU de Silùfua,

GHAP. XIV. — nUCHYTBS AKPHnOL. ET PHONOL.

U nous reste encore à faire 'mention d'un petit rocher isolé de même nature que la roche trachylique de Serrefüi, que l'on voit surgir à droite et non loin de la. route royale, dans une petite plaine, lorsqu'on descend de ce village pour aller vers Sanluri. Celte roche isolée, mais en place, sur laquelle est implantée une croix, est connpc dans Ic' pays souS le nom de Perda Lunga (pierre longue); elle düTère des autres pierres de ce nom, dont nous avons parlé dans la seconde partie de ce Voyage (1), par sa plus -forte dimension; d'ailleurs celle-ci n'est pas, comme les autres, posée là par la main de l’homme, c'est un simple accident naturel, qui ne laisse pas d’offrir de l'intérêt au géologue, par rapport à son origine.

Il nous est impossible d'admettre que la plaine, au milieu de laquelle surgit ce rocher isolé, soit formée par une dénudation du terrain traohytique, qui aurait existé en ces lieux à une époque reculée et dont la Penh Lunga ne serait plus qu'un témoin; nouâ croyons , an contraire, que lorsque Iq trachyle amphibolique, qui forma les collines voisines, se trouvait encore à l'état pâteux, il existait en .ce lieu une cavité, par laquelle la matière encore molle de ce trachyte vint au jour à travers, le- sol de la plaine, pour former ce mont en miniature. Ce -rocher peift fort bien avoir, subi, depuis son apparKion.^ des dégradations notables, qui auront diminué considérablement son volume; mais il nous est impossible.de cfoire que. son isolement actuel au ipilieu d'une espèce de plaine, soit l'elfel d'une déuudation du sol, telle qu'on l’cntcud en géologie. • .

Avant de poursuivre vers le nord de i;tle .l'indication des autres localités., où nous croyons avoir à signaler des roches qui, d’après -nbtre manière de voir, doivent

(I) Voyei'noiro volume éestiué 'aux anliqaiUw de file, page 2 el suivante et la plancho II de l'atlas^ de oette seconde pkrlie.

MOim DB saïQU*.

entrer dans ta catégorie de celles de ce chapitre, nous traverserons la vallée du Campidano, vers l'ouest, pour nous rapprocher du village de Siltijm, où se trouve un groupe de monticules analogues à ceux de Serrenti. A cet effet nous supposerons que le géologue partira de nouveau de la ville Ae Cagliari, pour se diriger vers cette localité par la nouvelle route royale qui conduit, à Iglesias.

Lorsqu'il aura dépaésé le village de Decimo Mannu , MoDiirui» il verra, un peu avant d'arriver à celui de Siliqua, un groupe de monticules coniques, qui surgissent de la plaine • d'une manière uni^ortnc, de façon qu’ils ont l'air d'être isolés. Cette espèce, d’isolement des distingue de ceux de Monaslir et de Setrenli, sans* qn’ils' pehlent cet air de famille., qu'ils ont incontestablement avec ceux-là et qui est confirmé pat leur composition minéralogique. Au reste, l’isolement que ces monticules ‘ présentent à leur base, est plus apparent que réel, puisque la même roche, dont ifs se composent, se laisse également voir partout où le sol prend l'aspect d’une plaine ; même «n quelques points, cette plaine est ondulée.

Nous allons donner ci-dessous une esquisse de la vue i,„„ générale des monts dont il s’agit; elle reproduit ledrs formes principales; quelques-uns sont comme bifurqués à leur sommité , d'autres so'nt parfaitement coniques; mais ont peut les considérér comme des cènes indcpcrKlants les

uns des autres • ...

.■*, Pig. 101.

Quant à leur' composition minéralogique, quoique, en uur la prenant dans* un sens général, elle soit la même pour

CIAP. XIV. — TRACHVTB8 AHPHOOL. ET PHONOL.

tous ces loonlicules, elle ne varie pas moins de l’un à l’autre au point qu’il serait diflicile de décrire minutieusement toutes leurs variétés. Nous avons cependant remarqué que les collines les pkis orientales de ce groupe sont formées d’une roch^ beaucoup plus dure que «elle qui constitue .le sol du village méule de SUiqm; celle dont sont composés les premiers monticules que l'on rencontre en ■venant de Caifliari, contient une plus grande quantité d’amphibole «t elle passe même quelquefois à une espèce de syénite $ c’est ce qui l’a fait exploiter pour les ponts do la nouvelle roule qui traverse. ces régions; mais si, d’un .cété, son extrême' dureté fait présager une longue durée adx ouvrages d’art qui sont faits avec celte pierfc; de "l’autre , on a pu se convaincre que son emploi ne tourna pas au profit des entrepreneurs de la roule, à cause ^e la' diflicullé de .la travailler. Celle variété de roche, qui figure dans nôtre catalogue avec le n° e 15, peut être définie eomme un tracltyt^ porpltyri^ passant au porphyre Iraeliyliqtie-, à fond gris-clair, pétri de cristaux d’amphibole luisant. ,

U furnic A ‘mesure, que l’on approche .du village, la roche de-

rit rii ra|iport 'vient moins dure, aussi Ips monticules s’arrondissent et “aruroi'w. slabaissenl, et ils iinissebl par constituer, un terrain Jégèrement accidenté. JLés raouvemehts de ce sol trachylique sont en rapport direct avec le' nombre et la variété des cristaux d’amphibole, que la roche renferme. La forme conique élancée des premiers monts’ cirt probablement due en partie à la dureté, que. la pierre a acq,urie par la plus grande abondance de l’amphibole; les contours plus arrondis des collines les plus rapprochées dû villaq;e.seraient au contraire l’eiïet d'une moiris grande, densité de la roche, dans laqucHe les cristaux de feldspath augmentent en proportion que ceux d'amphibole diminuent ou deviennent plus ternes et plus tendres, v.ri.iu dr ccii. Telle est la .variété' de la pierrq ,. qui- 'forme le sol, du .village de Siliqm et (|ui finit par devenir un porphyre

• ftlLIOFA. .

tracbyliqnc ioul-à-fail identique avéc celui de Sarroc et de Serrent*; celte roche passe du grisâtre au brun-roussàlre c 16. 17. Enfin nous noterons, commê une conséquence de sa composition , que ce porphyre trachylique prend cette structure presque frapmcntairc approchante d’un conglomérat, que' nous avons déjà signalé dans les localités où se rencontrent de semblables terrains.

Dans ce groupe trachy tique, comme dans celui de Serrenti,. on ne voit pas de jxaCcs de ces zéolites qui tapissent les crevasses des roches du cap Pnla et de Moiiaslir, ce qui semble confirmer ce que nous avons avancé cidessus page 558, savoir, que la présence de cés zéolites pourrait être l'effet de l’apparition de |a roche phonolitique' qui u'existe pas dans le groupe de Siliqua.

Le porphyre trachylique amphih'oiique continue à se montrer vers le nord, au pied de la grande masse des schistes siluriens, qui domine de ce côté Ig vallée du Sixerri; 'on en voit àussi un lambeau à un lieu dit VAcqua Colla vers le village de Villacidro, dans la plaine du Campiàttno, près il'unc source thermale. Cette source parait sortir dû terrain paléozoïque et même du Irachytc qui l’a soulevé. ' . •

En face de. Cliqua ou voit vers le sud, de l'autre côté du Rio Sixerri, un monticule isolé conique , ayant ilk mètres -d’altitude^ sur lequel sont encore debout les ruines d’un château du moyen-àge, connu jadis sôus le nom de ch&leau d’Aequa Fredda. La roche dont celle bptlc est Tormée .el dont on 'voit des blocs dans le village niêmc de Siliqua, sc présente sous l’aspect d’un porphyre traebytique grisâtre, contenant des nodules ou des cristaux irréjguliers de feldspath -orthesc blanc d'un certain volume; ellè est en 'outre toute parsemée' de irèsrmenus cristaux d’amphjbole «18; ce qui lui-donne sous, le marteau une grande dureté et la rapproclte ,du diorilc. Celle roche affecte en quelques endroits uno> structure grossièrement prismatique.

de phattulil^ ri die id«ifQt«à

Trirliyli»

dr V j4cifua

Chltraii dr .Sihtfmi.

Dluiii' :>-l by Cl'- "

5«i CBAP. ira. — nACBTTEa AMPHIBOL. BT PBONOL.

Voici un croquis' de celle c.olUne, pris dp villagc.de Siliqua. ■ ' ; ■ .

' Ch&lean é’Acquà .Fred^a.

uontr ruioni. Plus bus , tiiais loujours sur la rive droile du Sixerri, on voil également s’élever, du sol de la vaUée , une lulle beaucoup plus pclile que la précédente, dite Jfotila Tujoni; elle est formée d’un porphyre tetchy tique analogue à celui du ‘village de Siliqua « 1 9.

Mont du ciiiiw Le mont du château de Siliqua nous conduit, nalurel- Gioion c;,<on/i<.lement à parler d’une autre bulle coniqqe -de la même vallée, qui se trouve a l'ouest, sur laquelle- surgissent également les restes d’un chaieau du moyen-âge. Ce château, qui s’élève de 418 mètres au-dessus du biveau de la mer, s’appelait Castello di Giaiosa Guardia-, il prend maintenant, comme le précédent, le nom du village voisin et il. est connu sous le nom de château de Villamauargià.

Comme nous avons déjà parlé de ce château dans notre chap. V,l, page 238, nous nous bornerotis maintenant à ajouter que le monticule, qui le, supporte, est toul-â-fait isolé vers le nord, du côté de la plaine et que vers le sud il lient aax montagnes voisines de la chaîne du Monte Vent. Celle butte se compose, comme nous. l’avons dit, d’une masse de.-gris et de puddingues, qui ' forment' là partie supérieure du terrain tertiaire éocène et qui ont été Mulevés par une ro.chp un peu analogue à celle du rocher sur lequel se trouve le .château de Siliqua.

La roche dont il s’agit, peut être regardée comme un

Sa noâitîi^ vert la pUiue*

fUltirt»

l« rnclie.

VILLAMUSABSU. «• stàl

- * ■ ^ pAiphy^c trachytiqne verdàlrc, tout yarscmû de peliU cristaux noirs, qui paraissent de l’amphibole et même du pyroxène c 20; dans le premier cas, la roche pourrait, comme celle du château de Siliqua, être assimilée au diort/e; .dans le -second, elle s’approcherait plutôt de la doUrik. Pour ériter toute confusion à cet égard, nous lui donnerons le hom dei/Vpm, qu’elle porte dans le pays, à cause de scs -nombreux petits cristaux noirs^ que l’on a assimilé à des grains de poivre ; de là ‘ce nom de Peperif qui veut dire roche poivrée'. Quelquefois cette pierre passe du verdâtre au grisâtre, ses cristaux noirs sont alors plus petits • 20 hù. Cette variété contient une quantité remarquable d’eau. '

.Voici une coupe de cette butte, prise dans le sens N-S.

Fig. 403.

t (cbiilei litnrieai avec gninrsebe; c calcaire semi-criitalliR ; P puddingnes éecènesi g grès éocënea; ( tracliyle dit Prptri.

• Cette derpière roche s’est, comme on le voit, injectée ruon dr jv^r<.en forme de filon oblique , qui a percé à la fois le terrain silurien, les grès et les pnddingues éocènes; elle parait même s’être un peu épanchée vers le sud sur ces derniers; vers le nord, le P^eri arrive aux deux tiers de la hauteur de la colline. \ son point de contact avec les schistes.

Défection

•queute.

i/omtc Sxù

588 CB4P. Xnr. — TRAGnTTBS %«PIIIBOL. ET Pti050l..

ceux-ci prcrincnt une Icinlc violacée; on observé aussi un changement analogue dans le grès cl les puddingues qui SC trouvent proches du filon (voyez chapitre VI page ^39)..

Nous ne reviendrons point sur ce que nous avons également dit dans le même chapitre, sur cette bande de terraip argileux blanchâtre G 4, qui enveloppe des rognons de fer oligiste G 5, et qui se trouve au -pied oc*^ cidenlal du m'ont du château; nous nous bornerons à déclarer que nous sommes toujours plus portés à regarder ce terrain comme ayant «té produit par une éjection aqneose, sortie avec le fer oligiste dés flancs de cetté montagne, lorsque le filon du Pejten a traversé les terrains préexistants. -RêmWquqns bien que cette déjection aqueuse coïneiderait assez bien avec la* présence d'une grande quantité d’eau, que nous avons reconnu exister dans le- Peperi (t).

Au sud de YtUamassarfiia, on voit s’élever une autre ■ butte conique tout-à-fait pareille à celle du château; elle porte le nom de Monte Exi. La roche, qui en forme la principale partie est aussi un Peperi, qui se présente également en guise de filon incliné à travers les mêmes terrains; mais la position relative de ces derniers à l’égard du filon est absolument inverse de celle que nous avons' signalée dans la colline précédente, c’est-à-dire, le Peperi parait à découvert vers le sud, ou si l’on veut, du Cété des monts *voisins, tandis que celui du château fait face au nord vers la plaine. Voyez ci-contre la coupe • du Monte Exi.

(1) Voyez U aot« 1 de la page 939 citée .ci-detaos, conoerpant l’analyse du fer oligisle-de celle localité G-5, dans lequel M. l’ingénieur Q. Sella a trouvé une quantité notable d’eau, dans une proportion approximative de 4 pour 0|o; ce qui concorde parfaiteoient avec l’eau que renferme lé Prperi en abondance.

VILLIMAiMMU.

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