CH*P. X?. — «OCHES BA8ALTI0DBS
dirigés lîans un sens perpen(\iculaire à l'axe tle la partie principale de la montagne r en général leur allure va N 30* E>- S 30“ O., Bien souvent ces dykes sont binaires, c'est-à-dire, que ce sont deux filons assez élevés, voisins,, parallèles entre eux, pa'rcouran'l à égale distance la même surface de terrain et prenant alors l’aspect de restes de murs d’enceinte fortifiée. Ils se composent d'un basalte brun-noiràtre péridotique d divisé naturellement en prismes irréguliers posés borizontalement les uns sur les antres ; ces prismes ont environs O™- 30'- de diamètre sur 0” 70'- de longueur; ce qui donne celle largeur poyenne pour celle des murs yerliçaux, qui en sont formés. La hauteur de ces murs au-dessus dji sol varie d'un point à un autre; nous ep vîmes qui pouvaient atteindre jusqu’à 8 mètres d'éiévalion verticale. 11 est bon d'ajouter que ces dykes se rencqillront deS deux côtés de celle curieuse montagne, qu’ils traversent de part en part. C’est ce dont nous avons réussi à nous conx’aincre en 'suivant quelques-uns de ce* murs de la base occidentale du mont jusqu’à la crête et en les accompagnant sur •la descente ^ versant opposé.
Rrny.,i ' Dans la fig. < , pl. V de l’allas de ce volume nous don- ‘ '' ''' nons un dessin à-pen-tprès général dd vorsan» occidental
de rdrcuen/n el’de la plage de Fontanapcià. Nous l’avons pris de la mer; et quoique nous aypns* déjà parlé de celle localité intéressante- dans- les chapitres précédents, nous avons pcn^c qu’une vue gi^crale de toute celte région pourrait faciliter l’intelligence de loul-ce qui .a' été, dégril et de ce qui reste encore à décrire sur les terrains qu’on y rencontre.
Chemin Le géologuc , qui aura visité la cinte de rdrcuenlu. et sera de -retour au point où il a' commencé son ascension sur celle montagne, doit compléler l’élude de celle intéressante contrée par celle de la baie de Fontanaccio. Pour s’y rendre, il trouvera un chemin presque toujours encaissé et il foulera à plusieurs reprises, selon les ac-
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VONTANAÇCIO. . 599
ciijents du terrain, 1an (61 le. lufà pqnceux, tanl6l le terrain tertiaire sùbapennin et enfin le conglomérat, ou la brecciole volcanique, qui. perce par-ci par-là au-dessous de ces deux dépôts. Ce même chemin est traversé plus d'une fois par des filons basaltiques, dont la 'direction. la plus commune est celle E 36°, N - O 36" S; ils sont formés ^
d'un basalte noirâtre, tirant sur le bleu-ardoise, qui contienl du péridot. Ces Glons ne se divisent pas en prismes, ils sont, au contraire, irréguliers et compactes dans toute |eur, étendue. Il parait que cette substance ne se divise en prismes horizontaux et qu’elle ne prend la forme de murs verticaux, ou de dykes, que dans les points où ces filons percent à travers le conglomérat volcanique. Dâns les autres terrains et surtout lorsque ces filons coupent le sol tertiaire, ils prennent une structure différente.
Le lieu le plus intéressant de cette région de Fonlanaccio pii^ir a. <e nom. et, nons oserions dire,, un des points les pins instructifs dé toute nie pour le géologue, se trouve prés de la plage; il est représenté par le premier plgn de notre planche V, fig. En partant du point, qui' est le plus ^eptèntrionaf , où disparaît sur la côte le terrain silurien , on voit d’abord un lambeau de grès quaternaire 9 ^t), qui sé repose . horizontalement sur le terrain tertiaire incliné 4"; ce grès quaternaire 'renferme, à sa partie inférieure q', de grosses pièces de roche basaltique (2); mais eji ce même point dn voit deux Glons verticaux 1 et 2, dont un a traversé tout le terrain tertiaire et s’est arrêté à la base du grès quaternaire; l'autre a monté un peu plus haut, mais il n’a pas dépassé ce mêm» grès, qui parait s’être adapté sur son extrémité supérieure.
La même matière* est sortie "près de là et elle s’est
^ . » * !• Il I cl formé
déversée dans un ravin , en le remplissant de haut en bas ; <>• r»Hcr<.
. (I) l’Itnche V.'.tiR. 1 à gauchr ,1a iBcIrur
(3) Voyez pa){e 850 .ci-ilessu«.
, 600 «AP. XV. ~ XOCnS bASALTIOTBS.
elle paratl y avoir' coulé asseZi librémont, de façon que celle lave a pris une struclurc rosacée; c’esl- à-dire globuleuse,-à couches concenlriques, avec des contours .en lous ^e8.sens. Les parties supérieure et inférieure de celle lave sont Irés-scoriées et ces scories ouf leurs cavités la- ^ pissées et inôrae complètement remplies de carbonate de
chaux trés-blaftc. Nous envisageons celle roche comme étant de la même nature quo celle des filons verticaux de celle même localité, seulement elle a pu se déversdr sur le terrain tertiaire après l’avoir traversé. Elle devait se trouver alors dans un étal de fluidité convenable pour roulçr sur elle-même et f prendre cèlle structure globuleuse à couches concentriques, qui fait le principal caractère de ce filon déversé. ' •
Fiinn a,ke Un peu plus loin vers le sud, on -voit surgir du sol un i>.!rcai. tertiaire un autre filon à l’état de dyke; il peut avoir deux mètres d’épaisseur; son aspect est tout dilhérenl de celui qué nouk venons de décrire; la roche qui le cbmpose, est compacte ou légèrement poreuse; ses vacuoles sont petites et bien moins aboUdanfes que dans le filon pi^céden(; sa couleur est. d’un noir-verdàtre ; on y voit pas de traces de péridot «I 3.* Le- grès tertiaire qu’elle à Ira- > versé a été légèrement rougi cl modifié à son contact; elte affecte, en se décomposant, une tendance à la divisfon tabulaire, ou en plaques,- et fort rarement celle à une décomposition sphérique. ' i V ' '
Filon <i,kt "Plus au aud se . trouvent également deux autres' liions tonipKi.. ijo jjn plutôt un seul, qui se bifurquq au sortir
de la mer; celui que nous avons examiné sort verticalement du sol de la falaise; il peut avoir ’SO on .3.1 ceh- ’limèlres d’épaisseur; en s’élevant de près de deux mètres; la roche, dont il -se compose-, est la-mérae que celle du filon précédent, mais eHe est dépourvue de vacuoles d 3 ôû; sa division est en plaques disposées dans le séns de l’allure du filon, qui va à-peu^près de l’ouest à l’est; dans les intervalles de ces plaques ou gros feuil-
PONTAiriiOCIO. 601
lets , se (roHveiü <le très - minces filets de carbonate- de
chaux. . . •
A quelques pas plus au sud, 1c lon^ de la falaise, on Autres liions
voit un cinquième lilon vcrlical, analogue auxdeuvpnv diverses, cédents, et ensuite une masse de mi'me matière, qui prend une structure globuleuse et rosacée, comme celle décrite ci-dessu$. Celté structure est en rapport avec la largeur de la fente, par laquelle la matière est venue au jour.
' -L’bisloiro' de ces liions est, à notre avis, fort instmc- R.pport tire, puisqu’elle nous dévoile comment une même ma- i» slrucluru
Itère en fusion peut varier de structure et d aspect selon ri i-rpiiurur les conditions dans lesquelles elle se trouve en venant an jour au milieu des terrains qu'elle traverse. Là, où elle a pu sortir librement et même tfc déverser ensuite et couler de haut en bas, elle a pris une structure globuleuse, ou celle en guise de rose à couches concentriques; les gaz qu’elle contenait, en se dégageant libtejnent, ont produit eles nombreuses cellules, que le contact de la roche avec le calcaire (dans uii. liquide probablement) a rempli *de carbonate de chaux. Voilà pour ce qui regarde Tes deux .grands filons 2 et 6 de.uotre pf. V,
6g. t. Pour cepx dont la matière s’est -injectée par une crevasse d’«n à deux mètres de laégeur au plus, cette matière basaltique se trouvant déjà plus'sccrée à sa sortie que ne- le fuj’ celle des filons décrits précédàmment, ses vacuoles soqt devenues moins nombreuses et plus petites, le carbonate calcaire n'a pû les remplir que dans quelques 'points près du bord extérieur et il n’a plus pu po- •nétrer dan» la masse intérieure du lilon, qui est devenue coifipacle. Quant aux filons de moindre épaisseur, comme la fente par laquclje i|s ont passé était fbrt étroite, la matière basaltique a pris une structure plus serrée, privée de vacuoles; en se refroidissant presque subitement,, ce basalte s’esl%un peu crevassé en plaques longitudinatVs, dans l'intervalle desquelles, a pu . pénétrer la substance calcaire' qui y a formé des veinules dans celte même di-
6(X CHAP. XV. — BOOBE9 BA8ALTIQDE8.
rcclion. Nous |iensons qu'il esl dilTicilc jclc trouver dans
une localité de si peu d’étendue un point qui soit plus
propre que celui-là à Fétude des filons basaltiques.
Leur iltrrcUoii. - En général,. tous ces filons de la céta de. Fonlanaccio vont dans une direction movenne de l'O à l'E, d'autres sont dirigés NO-SE; nous n'en observâmes aucun allant * dans le sens de la côte, qui court paratlèlcment à l'axe principal de la chaîne de r/trcuentii; or, comme cette chaîne parait se rattacher à une ancienne ligne de frac-, ture {{)., le fait seul de la diiïérencc de direction, qui existe entre l'allure du conglomérat de l’>trcuen<u et .celle des filons qui le traversent de part en part, nous, indique que ces filons doivent appartenir à un autre ordre de chose, qui a pu avoir lieu à une. époque postérieure à oelle de . la formation de ce cungloméraL • .
Fiiunniarf,,,. Après avôir dépassé le territoire de Tonlanaceio , en
Itoles. ^ I /»» 1 n
suivant le sentier qui conduit à . la Tonnara de Flumentorgiu, on perd bientôt de vue le cônglomérat volcanique et même le terraiit tertiaire, et l’on ne. marche plus que sur des schistes siluriens, accompagnés ‘de grauwaehes, jusqu'à la Tpnnara; à peine on sort de çcl établissement pour aller vers le nord,.ppr un chemin qui se trouve un peu plus loin du rivage de la mer, on voit. d'abord, au bout de cinq, minutes dé marche,. le spl couvert d'une multitude 4e galets d.e (jilférenlps espèces de roches, mais P principalement de roche calcaire; ils recouvrent les schis-
tes, parmi lesquels .nous avons vainement cherché le cal- V Caire* silurien en place. Ces, galets calcaires ont dône été transportés d'une- certaine distance; aussi nous crûmes reconnaître en celte localilé-le même /ait que nqus avons signalé au l‘escelli de l'tle de. S. Ptelro (2j, à Gorniesa-sous
(I) Voyez les lignes R F de nos planclies 11 a , ^g. 4, cl planche Il b , 7. '
(5) \*bycz page 176. ;,1 . •
FLiiMBirroicii;.
le Noraghe de ta Sarooca (I) -el au bas de la roine^dr (^ , savoir, que ces ^alels calcaires ont l'aif d'avoir subi une mOdificalioi) et une espèce de dolomisatlon, à partir de la circonférence de chaque pièce pour aller vers son centre, qui a cuiiservc son état primitif. Nous avons déjà dit, page 177, que nous ne serions pas éloignés d'attribuer la modification extérieure de ces galets à l'apparition des roches 'plutoniqucs dans la mer où ils étaient déposés.
Lorsque du lieu où sont ces galets on arrive au sommet du sentier, qui conduit dans la région de Sanladi et à 10 minutes de l'établissement de la Tonmra d'où, l'on est parti,, on voit reparaître sur le terrain silurien le mémo tufà ponceux que nous avons observé à Fonlànaecio. Ce tufà est également blanc et pulvérulent; il contient des paillettes de mica noir et des impressions, de plantes,. comme nous l'ayons dit chap. Xlll, page 542. Là il est traversé par un filon basaltique, qui lui a fait subir, 'ainsi qu'aux schistes siluriens, une singulière raodificatiqn. Le tulîl, qui porte dans-le calaloguo de nûtre collection le n** b*3, a été vitrifié et il a pris l'apparence d'^in rétinite gris maculé de taches longitudinales blanches b.*4; ce qui rappelle l'envefoppe vitreuse que prennent souvent certains cailloux q'uarhteux ou granitiques qu'on rencontre, dans les fours à chaux refroidis ; mais ce qu'il y a encore de singulier, c'est que dans ce même endroit, àcôlc de ce filon, .on voit une lirèchc formée de débris de schistes siluriens transfom'iés eri une espèce de jaspe rouge et jaune, unis à des fragnients de roche schisteuse plus ou moins altères d 4. Toutes ces substances ont évidemment été arrachées des .terrains sous-jacents et modifiées par le filon basaltique qui les souleva. . >
(1) Vrtyei page S49. .
(?) Voyet page S5S.
Modiricatimib
sinf>uUèrei.
Compotilion du 6lon.
Plag<>
«abloiiiieuar.
Lm Fr^sca»
ij> Sthiavome.
G04 CHAP. XV. — lOCBES BABALTrODBS. .
Ce filoti Bc compose 'U’uii Itasalle noirâtre peu riche en péridot d 5; il petit avoir '50 centimètres de largeur et on peut (è suivre pendant un certain* espacé de temps dans la direction CH5"^-E I5”S. Noüs . engageons les géologues à visiter cette localité pour y voir les eflets produits par Tapparilion do ce filon, dont les résultats sont re,présentés dans notre collection par les pièces b * 3 , b «4 et d 4..
. Si de ce même endroit on voudra se diriger vers le nord, sur la côte occidentale, en laissant à gauche la tour de Flumenlorgiu , on perdra de vue le terrain silurien dès qu'on sera au bas de la descente et on arrivera à une Ipngue plage couverte de sable et do grès quaternaire; mais à peine on aura dépassé celte plage, en se trouvera au pied occidental du plateau de la Frasca (voyez planche V, fjg. 2). • '
La roche, qui recouvre horizontalemept ce grand plateau! est un basalte gris-noiràtre poreux, qui enveloppe des fragments’ de 'quartz blanc fritté d 6; elle forme une nappe très-étendue, qui v.arie çn épaisseur selon les dépressions du terrain subapennin suc lequel elle a roulé; cette' épaisseur peut être évaluée à 3 mètres sur les escarpements visibles; à sa partie inférieure le basalte est fort boOrsouiné et scor>né; sa couleur > passe ensuite du gris-noiràtre au rouge-brique-eale , tandis qu'à la surface du plateau, où la roche est plus compacte, sa. couleur oixlinaire est, comme bous l'avons” dit, d'un gris noiràtrefoncé: A son point dé' contact avec les bancs tertiaires qui supportent cette lave, ceux-ci prennent à leur tour une teinte rougeâtre , tandis que les vacuoles du basalte sont tapissées et même entièrement remplies de carbonate calcaire blanc.
Le Srliiavonc, qui est plutôt un rocher, ou une près- ' qu'tle en miniatOre, qu'un véritable Ilot, est formé d*un filon' de roche basaltique noire, sortant verticalement de la mer; il se rattache à la côte par une espèce* d'istlime.
LO «OBUVOIIB. LA FmAKA.
OU de* traînée d'Ilots de celle même substance. On voit également, au point dn rivage où ürrivenl ces rochers,- un lambeau de conglomérat volcanique,' que le filon basaltique du Sehiatone parait li'averser; ce conglomérat, que dans notre catalogue nous avons placé dans les terrains basaltiques, aurait peut-être dit figurer avec le conglomérat, ou la brecciole de l'vlrcucritu c 38. 38 bis. Celui dont il s’agit maintenant est dans le fond un amalgame non stratifié de fragments angulaires de basanile gris , cimentés par une pâle cinériformc d'un blanc jaunàtresalc d 7 ; mais ce qui nous fait pencher pour réunir ce conglomérat à celui de Fonlanacdo et du Monte Aimetilu, c’est qu’il est traversé, comme en ces licuv, par le filon dé basalte noirâtre qui forme les Ilots du Sehiatone; preuve évidente que ce dernier est postérieur à l’apparition du conglomérat ou de la brecciole. Ce même filon .s’injeclë également à travers le lufà punceux et le terrain tertiaire ()ui reçouvre ce dernier, comme on feut le voir par la coupe suivante. •
Fig. 109.’ ’ ' ’ ■
La Frasco.
P (ufà ponceox; t sablons tertiaires sabapenoins ; é calcaire marneux tertiairn; v conglomérat ou brecciole volcanique ; «'partie inférieure de la coulée basaltique de la Fratca, scpribée; basalte du ptaleau de la Frasca^ partie supérieure j bbb filon basaltique du Schiamu.
Ce plateau de la Frasca, que nous avons également visité, soit à son exlrémik* septentrionale, soit le long de
Coatinoalioa de la Frmsem.
Promontoire de S. Marco.
Tour ,
de J>'. Gtovomai di SimU.
I«r CmtaLiao.
606 CH*r..XV. — BOCHES BASALTIQUES.
SCS deux flancs, à l’estel à l'ouest, est entièremént recouvert d’une nappe basaltique, hormis dans un lieu dit SoHladi, on celle roche cesse de se montrer; on y rencontre-une dépression du sôl dans le terrain tertiaire, qui parait reposer sur les schistes siluriens.
“En face du promontoire de la-friwca, de l’autre côté de l’entrée du golfe d’Oristano, s’élève la presqu’île de S. Marco, dont il a été question dans les chapitres précédents, à propos des terrains tertiaire subapcnnln et quaternaire (t). Nous ne reviendrons pas sur .ee que nous avons dit sur ces terrains, dont la position relative est si bien caractérisée en cet endroit^ nous rappellerons seulemctit au lecteur que c’est la coulée basaltique qui recouvre le promontoire de S. Marco, el que ce sont Ses débris, qui forment la séparation Iranèhée entre la parlie supérieure du lcrrain subapennin et la base du grès quaternaire ;• ce qui démontre que l’apparition de ce basalte a eu lieu lorsque le premier de ces dépôts était accompli, el avant que l’autre commençai; ou, en d’autres termes, nous pouvons en conclure que l’apparition du basalte mit tin à la période tertiaire, après laquelle se St le dépôt d'un terrain, que, pour nous faire comprendre, nous nommons quaternaire. •
' La même nappe basaltique a laissé des- témoins bien visibles sur la bulle voisine du cap de S. Marco; où s’élève la tour de S. Giovanni de 'Sinis et sur les monticules de la région du Sîhm proprement dite, qui sont formés de dépôts tertiaires slralifiés, recouverts par-ici par-là de débris d’une coulée de lave basaltique, que tout annonce avoir 6lé très -étendue jadis el qui fut ensuite dénudée el fractionnée.
Maintenant, quittons pour qn instant la côte au cap de S. Marco et portons-nous à 13 milles de distance dans
(I) Voyci ci-<lrs5us‘piu;p!i iOI cl; .1,57.
■ CATALANO. TACCO.. 607
la mer, vers l'ouesl; nous y verrons sprgir un pelil Ilot nommé, lanlôl le Catalano, tantôt Coscia'di Donna. Cel Ilôt, qui compte à peine, un demi mille de circonférence, sur tO mètres tout au plus d’altitude, .nous a servi de point trigonomélrique (1); il se compose d'une roche basaltique très-péridotique, noirâtre d 8, qui a moins l’apparcnoe d’être le produit d’une coulée , comme serait le basalte de la Frasco et celui du cap de S. Marco, que celle d’être venue au Jour d’un seul jet, de bas en haut, en puise d’un filon. Cette particularité et la différence de-structure, qui caractérise la roche du Catalano, nous portent à rap- ‘prochcr, quant à sa composition et à son origine , cet tlol de la rqche noire du Schiavone. Tout autour du Catalano on voit des écueils de même nature , les uns à fleur d’eau, les autres latents; mais à cent mètres de distance, la mer n’a pas moins de 35 mètres de profondeur; de façon qu’on peut considérer ce rocher comme isolé èl formant un dyke, dont les 'parties basses sont submergées.'• .
Si après avoir visité les localités de la côte occidentale NwTaiu du sud de la Sardaigne, où l’on rehcontre la roche hasaltique', nous voulons la retrouver dans le restant de nie, nous nous dirigerons 'd’abord vers l’est et le nord Aa Campidano de Cagliari; maisT pdur cela nous prendrons de nouveau cette ville pour point de départ. Le géologue qui voudra nous suivre à la recherche des nouveaux lambeaux de ce terrain, pourra', en partant de la capitale de nie,' se rendre en voilure, sans s’arrêter, au village de Mandan; là il pourra quitter la route royale, dite de Cesl ou dOgliaslra cl se mettre en campagne, en suivant l’ancien chemin, qui conduisait de Mandas à Nurri par la vallée du Rio -Mulargia.
(I) Voyez la carte irigoooméirique de l’allas ilc noire première partie, raiis, 1839.
Digiîi;:.-.:
6ü8 CHAP. IT. — BOCUS BASALTIQOBS.
Tacco. Lorsqu'il se trouvera à-peu-près à. égale dislaoce de ces deux villages, notre voyageur observera un monticule étroit, alongé cl un peu saillant au-dessus du sol schisteux; sa surface, est pl^nc et horizontale; il porte dans le pays ce même nom de Tacco, que nous avons vu donner à des plateaux isolés d’une autre nature. Le Tacoo, dont il est maintenant question, fait exception à cette. règles car sa surface;’ au lieu de se composer, comme celle des autres Tatxhi, de roche calcareo-magnésicnne jurassique, est au contraire formée par une nappe de lave basalUqûe louUà-fail semblable à celle des plateaux de la Frd*ca et du cap. S. Blareà, dont nous venons de parler.
Sun uriiioi. Sur les deux. versants de ce plateau étroit et alongé on ne voit aucune trace du passage de la lave basaltique à travers les terrains qu’elle, recouvre en plateforme; ce n’est pas non plus un filon ou un dyke, comme ceux de l’Arcuentu et du Fontanaecio ; on ' doit en conclure que ce n’est autre chose qu’un réste de coulée de lave basaltique, venue de plus loin, qui est maintenant isolé. Nous trouverons dans le courant de ce chapitre d’autres exemples encore plus curieux de cet isolement eide ce morcellement dq nappes- basaltiques; ce qui annonce qu’une grande révolution et une. énorme dénudation eurent lieu après ' l’émission dos basaltes de la Sardaigne.
C0ii« baull^ar On ne retrouve plus celte roche qu’en eutraut dons de yum. qijj ggj Ijjjj partie sur une pareille lave et en
partie $|ir le terrain tertiaire subapennin, recouvert par le basalte. La forme de la colline qui domine le village, vue (k loin du c6lé du nord (I), est celle d’-un cône à pente douce, comme un las de blé; .élle a sur sa cime une petite dépression flanquée de deux'proéminences arrondies, d'où parlent les pentes latéralés. Le baSalle, qui
(f) Voyez U conpe iig. S4, page 141 ci-deSsos, a'iosi qne la vue n* 3G, page 147, de la miinlagnc dcaignée par un C, vne du Tesnii.
Di; ■ by Cfxjgk
• • NDMI. OUOLI. 609
c£l infailliblement sorti de celle dépression , a coule vers le nord-ouest par-dessus lé lorrain jurassico-magnésicn, qui fornu' le, véritable support de' la colline volcanique , puisqu’on le retrouve tout autour de la montagne, comme on pleut le voir dans notre figure 34, page 141 ci-dessus; mais lorsqu'on examine cette même montagne du côté .du sud, c’est-à-dire, en se rendant de Niirri à un village voisin, dit Orroli-, on ne voit plus que la section du cône, dont toute la moitié méridionale a disparu entièrement.
Celte epupure perpendiculaire et naturelle d’une -montagne ' volcanique est une bonne fortune pour le géologue qui désire s’initier aux secrets de la nature.
En'cel endroit la roche bàsallique forme un mur ver- Le même,
, . . * , . , , • . • • àn d' Orroli.
lical semi-ciroulaire, pose sur le terrain tertiaire, quj'ne cesse do- se montrer au-dessus du calcaire magnésien jurassique; mais ce terrain tertiaire s’élève , à Orro/i, à un niveau bien plus considérable que dans le village.de Nurri , de façon qu’il paratt avoir été soulevé , tandis que le basalte qui le recouvre, ne constitue qu'un manteau.
Nous crûmes cependant recontaatlrc, dans la partie centraje du mur vertical de celle espece de cirque, ‘une trace de la manière basaltique., qui aurait passé par la cheminée volcanique, pour arriver au sommet du mont, avant de ae répandre ensuite sur ses flancs (1). Le basalte en cet endroit descend jusqu’au niveau du sol; il y est boursoufilé et ne paratt pas avoir subi une grande pression latérale.
En général, dans celle partie centrale du mont d’Orro/t Forme et de ATiiiri , cette roche affecte de préférence des formes de cc £anl(c. prismali(|ucs verticales ; elle est scorifiéc et déchiquetée à sa base , tandis que sa structure devient plus compacte à mesure qu’on l’observe à la partie supérieure; elle est noirâtre, avec des taches vertes de péridol. qui est assez
(l) Voyez, planche I, la coupe 7 qui passe par le .V. Ortura.
Tuaiéfactiuti du trrraiti tertiaire.
Altitude ilu lUOUl.
Autre coaldr.
GIO CHIP. — AOCRES ■AS.ILTIQCBS.
commun ; à son point de conlacl avec le terrain tertiaire, ses bulles sont tapissées- et niémc remplies de carbonate calcaire blanc. On voit que ce sont les- mêmes accidont» que celte roçhc nous a déjà fournis aux plateaux de la Frasca et de S. Viwanni di Siiiis; nous les retrouverons dans les basaltes que nous décrirons .ci-après; mais nous pensons que la roche dV>rro/« se trouve près du point d’où elle est sortie de l'intérieur du sol, ce qui se voit rarement ailleurs. -
Il parait, au reste, que la forme bombée et arrondie de cette montagne est plutôt l'elTet d’une espèce de ‘tuméfaction du sol tertiaire sous-jacent, que celui de l’écoulement de la lave par un orifice supérieur;, cèlie-ci n’aurait fait que couvrir la vessie tertiarre, en s’épanchant du sommet et en remplissant los .depressions du'sol; c’est ce 'qui a donné aux pentes du cône cette douceur ei celle hoipogéneité apparente de surface, que-l’on croit reconnaître de loin’ dans les formes de Celle uiontagne^ Nous parlons ainsi, car celle homogénéité disparaît lorsqu’on veut gravir le mont; le lorrain pris en détail est au cou- Iraire très-scabreux. • • . .
On ‘donne à la cime de cette montaguc le nom dé Pinila Orhira; elle a 776 mètres d’altitude, c’est-à-dire, 1 66 mètres de plus que le niveau de la paroisse de iVUrri, qui en compte. 610. Nous;y plaçâmes, comme déraison, noire signal Irigonomclriqùo. ■ . ' .
Le. sol, sur joquel est bâti le village d’Orfo/i; est exclusivement tertiaire; mais il est couvert par une' quantité de débris de masses basaltiques, qui paraissent* provenir de celle partie du mur vertical (|ue nous avons cm envisager comme la trace de la cheminée. Si l’on' sort du pays pour aller vers le Flumetidosa, qui. non loin- de là coule daiis une étroite et. profonde crevasse dirigée du nord au sud, on rencontre bientôt une autre nappe basaltique. venue probabicmciil aussi du sommet du mont de Nurri; mais elle est beaucoup plus étendue en largeur
AlCO 01 S. 8TBFANO. MONTS GUSSINI.
Àrco
di S. Sttfanô,
Livo
et en longueur que celle que nous avons signalée du cùté de ce village. Celle dont il est niaiijlenanl question, borde à L’est tout j'escarpeiuent de la rive droite xlu Flumendosa et elle dépasse même le point oü cç fleuve fait un coude vers. le SE. • .
C’est dans cette' nappe légèrement incfinéo vers le sud qu’est ouvert, 'de l’est à l’ouest; le curieux passage naturel, dit Arco di S. Slefatto, qui est une crevasse par laquelle passe le. chemin qui va vers Escalaplanu; ç* passage forme une gorge très-étroite et profonde, flanquée de deux mui^ verticaux, qui sont même en quelques points en sûr|)lomb et .qui sent couronnés de chaque côté, par une- portion .de la même nappe basaltique.
Deux autres fanibeaux de cette demièrt roche, qui sont maintenant isolés, se voient, un sur > la rive gauche du fleuve, vers Ksealaplanu, et l’autro sur fa rive droite au point où le Flumendosa a déjà reçu les eaux du Rio Mulargia sur le .ctiemin de Goni (voyez chap. II, page 60J.
Or, comme en tenant compte de la pénte du sol et des antres circonstances, ^ocale8, il eht évident nos yeux que . là lave basaltique dont sont formés ges deux lambeaux, maintenant isolés, n’a pu sortir que du mont qui domine les villages ^’Orroli'et de Niirri, nous avons daUs ce fail une preuve irrécusable que, le cours du Flumendosa , tel • qu’il SC trouve dirigé aujourd’b'ui , ne date que d’une époque postérieure à celle de l’épanchement des basaltes ; ceux-ci' ont subi en cet endroit, comme en bien d’autres , points de l’ilc, une forte dénudation et des morcellcmenls, qui annoncent une grande et importante perturbation générale.
En partant de Nurri pour aller vers l’ouest, après avoir uomt guju»,. dépassé la chapelle de S. Antonio, qui repose sur un porphyre rouge passant à une pegmatite rouge syénitique (f).
(1) Voyez rliip. X, pa(;c i}.%.
Kchancrnre l'I pituii.
Coupe.
Démoli»! raliup.
Pjttir
orcKli'uuli .
€19 CBAP. IV. — ROCHES SASALTlOIMUIv
un se trouve bientôt au pied oriental d'une colline arrondie, dite le JfoNte £uMini; elle est formée de calcaire marneux tertiaire, recouvert par une nappe basaltique, àpeu-près comme à Nurri; mais le basalte du Guttini étant ‘ probablement sdrti.du sein de la terre dans un état plus visqueux qu’à Aurri, il n’a pas pu sé déverser en courants. étendus et il a formé une surface un peu l)ombée sur la marne tertiaire. • , >
Dan.s U pariie de cette colline qm regarde vers le NO, ou voit' une forte dépression , du milieu de laquelle s’élève un piton vertical, qui de loin fixe l’attention' du géologue; nous avons tâché de figurer cet accident du sol' dans notre grande ciute de l'tle, autant que' sqn échelle a pu nous le permettre. En y renvoTOnt le 'fecteur, nous lui offrirons ici la coupe démonstrative de cette Iqcalité, que nous devons à la complaisance de M. de' Vecchi. . •
. Fig. HO
( 'terrain calcaire marneux tertiaire; 6 rocKe basàltiqM'.
Il est aisé de voir, à la simple inspection de cette coupe, que le culot ou piton, qui surgit de la masse calcaire, doit avoir percé à travers les dépôts tertiaires, lorsque ces derniers étoienl déjà couverts par la nappe basaltique; celle-ci était probablement déjà sortie par la* même ouverture; mais elle fut soulevée depuis avec le terrain qui la supporte. La sortie de ce culot parait par conséquent postérieure à l’expansion de la lave qui recouvre le Monte Gussini.
La partie occidentale de cctic colline, qui regarde vers
MONTB ÇCOCSSI. Gl\>4 DI SBBBI.
Jsili, est couverte tic lave, qui forme une nappe’ légèrement inclinée de ce côté et relevéc'vcrs le point que. nous venons d’indiquer et tjuc nous avôns Heu de regarder ■ comme celui d’où s’est réellement faite- l’émission de celle coulée.
• Du c6té du sud cette même colline se lie à un autre Uome cuçutu. monticule arrondi, dit Munie Cuguxsi, que nous n'avons
pas eu le loisir de visiter; mais nous avons recueilli à sa base des scories basaltiques rouges; en le regardant de JVurri avec la lunette, nous l’avons reconnu formé d'un amas de scories, qui dans leur ensemble donnent au monticule la forme d'un tas de blé.
Du versant occidental du Gussini il n’y a qu’à- traverser Giam c/i Serti. une vallée, où une espèce de plaine, pour arriver à un autre plateau basaltique , connu dans- le pays sous le nom de Giara di Srrri; ce plateau .n'est séparé que par un , fort petit vallon presque insignifiant du Monte Trempu, dont nous avons d^jà fait nierition chàp. Il , page 78;
• Il est inutile de décrire minutieusement le plateau ba- ^ c|uiiii< saltique, sur lequel est bâti le village dç Serri, qui -lui ' ^
a donné son nom, puisque nous ne ferions que nous répéter; d'autant plus que le basalte, dont se compose cette nappe • horizontale , varie -un peu d’un point à l'autre. L’échaptillon , qui porte dans notre collection le ii®d 9, fot recueilli au-dessus du viflago de Gesluri; il est formé . d’un basalte gris, altéré, tout maculé de petites taches étoilées de couleur verdâtre. Nous aurons occasion d’en signaler d’analogues, provenants d’autres régions basaltiques'de’ l’jlè. Du reste, ce basalte est en d'autres, points de cette Giara', tantôt noirâtre, tantôt rougeâtre; le premier est ordinairement compacte et se trouve â la partie supérieure, le second est boursoulllé et rempli de scories; il forme alors la base de la coulée, qui en quelques en- 'droits a aussi donné la teinte de brique cuite à la marne tertiaire qui la supporte.
Cette coulée ne parait avoir, au village de Serri, qu’une crcvasiirniont.
Échancrure
d'tscoica.
PtaHU è Oila.
(>I4 CHAP. W. — ROCHES kASAI,TH>OBS.
médiocre épaisseur, puisqu’elle ?'y trouve moins à l'élal de nappe continue qu’à celui de fragnients détachés ayant d’un à deux mètres de surface sur un métré au plus (répajsseur. Ce fendillement est probablement dû au mode tout particulier dont se serait opéré le Tcfroidissemenl de la -matière, qui était encore douée d’un certain degré- de chaleur; entré ces pièces, qui sont détachées entre elles de .quehpies centimètres,, on voit paraître le sol tertiaire sur lequel elles reposenl. .* * ■ ' .
Du càté de Gergei, mais surtout au-dessus du Village (i'EsfoUm, bâti au pied de la Giara di Sarri ve'rs le sud. on voit la nappe basaltique s’élever graduellement autour d’une -échancrure sën\i-cirtulaire , qui est fort probablement le resta deTorilicc par lequel la matière en fusion a coulé sur la marne et sur le calcaire tertiaire. Nous sommes d’autant *plus pprtés- à le croire que la’ roche basaltique parait plus tourmentée en Cet endroit que dans les endroits où elje semble avoir coulé sur une surface presque plane et horizontale; on ce» points* elle est beaucoup, plus compacte. • • ^ .
Au nord de la Giara di Serri on veit, entre Isili et la chapelle de S. Antonio di Sarcûlano^ surgir un autre |ilateau isolé', éUeit et alengé, analogue au Tacco que nous avons'signalé entre Maïuias et, l'on appelle celui-ci le^fanué O/fa (plan d'O/fa), .nom.dans lequel les étymologisles saedes croient reconnaître une corruption de celui d'iolaus, ancien héros et. *colonisateur de l’tle (1). Cette colline ne nous a pas laissé voir sur ses flancs, qui sont très-rapprochés des deux côtés, de trace dé la matière basaltique, qui se serait injectée à travers la marne tertiaire pour s’étendre ensuite en forme de nappe horizontale; de façon que nous croyons voir également, dahs le Planu é Olla, un autre témoin d’une plus large coulée
(I) Voyei prunièrr parlio, cbap. I, paKP 5.
CIAB* DI «BATIJDI. 615
basaltique, qui aura été ènsuile réduite à celte fraction par une forte dénudation, ou par quelque autre Cause analogue. '• • ■ «. .
Pour trouver une plus grande Giara, il faudra se rendre cw™ c/l non loin de là, sur le plateau isolé (|ui domine le village de Gesliiri, dont elle, porte le -nom. Cette espèce d'Ilot basaltique, à surface horizontale, ou légèrement inclinée, . s’élève' autour de basses collines marneuses; il n’a pas moins de 38 à- 40 . kilomètres de circonférence, mesurés sur le bord dn -pourtour supérieur; de façon que par son aire il dépasse en eurlace l’ile de S. Pieiro. Il aurait à-peu-près le double de circonférence, si on le .mesurait à sa base,àoause des pentes douces de ses flancs, ipii se perdent dans la plaine environnante.
Ce curieux plateau présente la forme d'un polj^ronc in»er irrégulier, avec des angles saillants et rentrants ; les talus ' “ ' “ unifornick qui l’entourent, concourent- à donner à son ensemble-un certain air d'onvrage de fortification. Cette si- -mililuilc est- éneore augmentée par la présence , dans chaque angle ‘saillant, d'espaces de tours en ruine, qui ne sont aulce chose que les restes de ces anciens monuments dit Noraglies, ou Nar-llags, dont nous avons longuement parlé dans la seconde partie de bet ouvrage (voyez surtout la planche VIH, figr 5 de l'aHas de celte seconde partie où nous avOns donné le plan de celle Giàra.
Les pentes de tout le pourtour cie ce plateau sont for- p<-n«- ; naliin*