CHAPITRE Xy
Hochet battUiquet.
• En conmiençanl ce chapitre d'après l’ordre que nous 'avons' adopté précédemment, nous prendrons de nouveau notre point do départ de la ville do Cagliari, pour nou; rendre directement au village de Guspini distant de cette capitale de l'ile de 60 kilomètres vers le NO. A célé dece village s’élève une butte dite le .Wonto Cepera, formée inférieurement d'un calcaire jaunâtre', qui repose sur le granité et que nous- avons rangé dans le terrain tertiaire éocène (voyez page 253 ci-dessus); mais vers le haut ce monticule est formé de- plusieurs rangées horizo/itales de prismes basaltiques, comlne l'indique la G^re suivante.
Fig. 107.
èc csicairo jaunâtre compacte, rcndillé; b prismes basaltiques.
Le basalte dont il est question , est de couleur cendrée un peu* foncée d 1 ; il contient du-péridot verdâtre; les prismes qui- en sont’ formés ne sont pas tous semblables entre eux; leur plus (ÿand -nombre est pentagone, mais
Momêf Cepera de Gttsptmi,
Batalle
pntmatû|ue.
596 CBAr. XV. — BOCHES BA'SALTIOTES.
il y en a anssi d'exagones. (.eur diamètre varie de 0'"-20'- à 0™ 30' et leur élévation au-dessus du stfl de O"’- 80'- à nous en avons remarqué un, au pied
de la colline, qui avait été placé en guise de borne à l’entréq dû village ; il n’avait que quatre faces de 0“- 16'- chacune, ayant 0”-63' *de hauteur.
Müdinrüiiüi, Le calcaire, qui se trouve en contact aTec le basalte du Monte Cepera, est tout crevassé et il a pris une structure presque brecciolaire (voyez le n° G 34 du catalogue); eelpi qu’qn voit à l’entrée du pays près des fours & chaux affecte une structure presque cristalline et i) prend mêmé .une leinfe rdugeâtre G 35. • • . ’ • * .n.
Montixeddu. En sortant de Guspini pour se. rendre k la .mine de ' MonU Vecchio, on voit sur la gauche du ofaemin uhrmon- ' ticnle dit Monlixeddu (le petit mont), dont le' flanc laisse voir une masse de prismes basaltiques verticaux, ou inclinés de diverses façons,- qui paraissent sortir du- granité,‘-ou. du conglomérat volcanique voisin; ces prismes sont moins réguliers -que ceux du Jlfonle 'G«peni; il y en a de cinq et de'6 pans, et même de sept;- mais Ils sont plus' longs et ils présentent en quelque façon l’image d'un faisceau de canons d'orgue; leur nature .est celle d’un basalte gris-foncé, contenant' db péridol.
Mmu ^rcneniu. Lorsqü’on entre dans la vallée qui conduit à la mine' de Monte Vecchio, on ;rencontre d’abord le conglomérat ,du Monte. Arcuentu , dont nous ayons fait'nfention dans le chapitre précédent. Si .de là op se dirige vers Fonianaccio, on ne quitte le .terrain silurien qu’au bout d’une démi-beure de chemin de la mine veh le nord, mais bientôt l’on commence à voir des lambeaux de tufà ponceux. et quelques assises de dépôt snbapennin. On rencontre également de temps en temps le conglomérat de V Arcuentu et quelques filons basaltiques, qui percent toutes ces roche.s et' qui traversent le chemin que l’on parcourt-. •
• , Quand- le voyageur sera arrivé â la première maison-
nette rurale' de la région de F^tanaccio,' qui se trouve
MORTE âaCOBNTIJ. . 59'7
à gaoche du petit chemin, qui conduit à la b<tie de ce nom, il sera parvenu au pied ^0 de la montagne de YAreMHtii\ et c'est de ce. point que nous avon^ pria le croquis suivant. ■
Fig. 10«.
J terrain silurien j t tuTà pnnceux.i l' terfain tertiaire subapenninj t> conglomérat Tolcaniqne Ae V Jreunilu ; /"filons djkc» basalliquês qui traversent t'ous ces tefrains. ^
' C'efet par ce nit'me point qu’on peut" 'entreprendre U pénible ascension de cette, montagne, que nous gravfmes & plusieurs reprises’ (i). On traversé d’abord quelques bancs de tufà ponceux , qbl supporte- les assise^ du terrain shbapennin; célui-ci consiste, comme* il a déjà' été dit, en utr calcaire marneqx disposé en ba"ncs presque horizontaux; mais on rencontre bientôt le congloAiérat volcanique , qu’oB ne quitte -plus jusqu’aii sommet du
Alcensioii lur la oiunlaKne.
mon}.
• 'Lqs dybefi basaltiques qui coupent tous les terrains de culte région, moins le grès quaternaire, sont presque tous
Dykct
Uataltitiur*.
■(I) La premi^e Toia qao noos fûmea sur cette cime, en 1897, noos étions ca compagnie de -notre excellent ami et. eollêgpo lé' proresMur Morts, qni fui téigoinido la catastrophe d'nn cheval, qne nons.iviona pris à Guspini ponc porler nos inslrumenls géodésiques. Cette pauvre bêle roula comme une pierre du sommet jasqu'au fond d’un affreux précipice placé au bas de la montagne. La dernière fois ce fut en 1847- avec notre collahoraleur M; de’ Vecehi.