AMAS DE CENDRES
aucune affirmation, quelque plausibles que paraissent ces hypothèses.
Enfin, dans le deuxième livre des Macchabées, nous trouvons encore le passage suivant, qui pourrait, à la rigueur, être invoqué en faveur de l'opinion qui placerait aux grands amas actuels de cendres le dépôt sacré des cendres des holocaustes (II, cap. xm ) :
« 1. Ànno centesimo quadragesimo nono cognovit Judas « Ântiochum Eupatorem venire cum multitudine adversus « Judaeam.
« 2. Et cum eo Lysiam procura torem et praepositum « negotiorum, equitum quinque millia, et elephantos viginti « duos, currus cum falcibus trecentos.
« 3. Commiscuit autem se illis et Menelaus et cum multa u fallacia deprecabatur Antiochum , non pro patriae salute , u sed sperans se constitui in principatum.
« 4. Sed Rex regum suscitavit animos Antiochi in pecca- « torem, et suggerente Lysia hune esse causam omnium « malorum, jussit (ut ibi est consuetudo) apprehensum in « eodem loco mactari.
« 5. Erat autem in eodem loco turris quinquaginta cubi- « torum , aggestum undique habens cineris ; haec prospectum a habebat in praeceps.
« 6. Inde in cinerem dejici jussit sacrilegum, omnibus ce eum propellentibus ad interitum.
« 7. Et tali lege praevaricatorem legis contigit rnori, nec « terrae dari Menelaum.
« 8. Et quidem satis juste. Nam quia multa erga aram « Dei delicta commisit , cujus ignis et cinis erat sanctus , ipse ce in cineris morte damnatus est.
« 13. Ipse vero cum senioribus cogita vit quod prius-
m quam rex admoveret exercitum ad Judaeam, et obtine- « ret civitatem , exire , et domini judicio committere exitum « rei. »
Le verset 8 est des plus explicites : « Nam quia multa « erga aram Dei delicta commisit, cujus ignis et cinis erat « sanctus , etc. , etc. » Si les cendres étaient saintes, elles devaient infailliblement être déposées dans un endroit consacré. Dès lors, qui empêche que les amas étranges de cendres que nous trouvons à Jérusalem soient considérés comme le dépôt des cendres des holocaustes? Rien certainement. Toutefois, le dernier mot n'est pas encore dit sur ce point, et l'analyse chimique peut seule nous édifier d'une manière définitive.
Je n'ai aucun sujet de suspecter l'assertion de Tobler sur l'appréciation de Liebig, mais je tenais à faire recommencer à Paris , sur des échantillons rapportés par moi , cette analyse décisive. Une note, placée en appendice à la fin de ce volume, en fera connaître les résultats.
Hâtons-nous d'ajouter , pour terminer , que dans tous les cas les amas de cendres dont il est question dans le livre des Macchabées ne sont certainement pas ceux de Jérusalem, puisque Josèphe nous dit fort explicitement que le grand prêtre Onias, qui avait pris le nom grec Ménélas, fut mis à mort par l'ordre d'Antiochus Eupator, à Berœa, la moderne Alep (Anl.jvd., XII, ix, 7).
J'avais conservé le souvenir, très-vague d'ailleurs, d'un sépulcre à inscription, excavé dans le roc, et vu par moi jadis à gauche du chemin du Tombeau des Juges. J'avais donc grandement à cœur de le revoir et de copier l'inscription. Il ne nous a pas été difficile de le retrouver.
La porte d'entrée est à crossettes, mais celles-ci sont surmontées d'un petit fronton. Le dessus de la porte est orné