I. tîescriplion anaiomiqtie des débris vsseus
11 reste du squelette, qui (tout entier) offrait une taille de 5 pie< français à peu près, les épiphyses fémorales qui composent l'articulation du genou et une troisième phalange digi taire. Toutes ces pièces sont trop petites pour avoir appartenu au sexe maie. On reconnaît d'ailleurs sur ces débris, qui ont conservé leur couleur naturelle, la trame cellulaire là où ils sont détachés de leur corps, tlbdis que les surfaces articulaires sont lisses. La légèreté extrême des os s'accorde avec leur désagrégation rapide lors de leur exposition à l'air.
Pour sauver la mâchoire inférieure, le seuros qui reste du crâne, on l'a trempée dans la gélatine. Par conséquent elle offre , à sa face externe, une cquleur brunâtre et un aspect filamenteux, par suite de gerçures parallèles aux branches horizontales; la face interne est plus lisse et d'un blanc mat tirant sur le gris.
Cette pièce est petite, comparativement aux mâchoires inférieures ■ appartenant à d'autres individus de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique. Malheureusement elle est incomplète; outre le corps il eMxisle la branche horizontale gauche, jusqu'à la seconde dent molafr^faclusivement, et, de la branche droite, la portion qui contient les cinq premières dents.
On remarque à la face antérieure du corps maxillaire, sous la forme d'une saillie arrondie. réminence, et, par une forte dépression de chaque côté, les fossettes mentonnières. Plus en dehors, les tubercules sont tout aussi bien dessinés. Il en résulte un menton légèrement accidenté, proéminent, triangulaire et pointu, tel qu'on l'observe de préférence chez les femmes sémitiques et quelquefois chez les Égyptiens qui tiennent de cette souche, tandis que le Sémite mâle peut avoir aussi le menton carré. La ligne oblique externe est peu prononcée, et, comparativement au volume, le trou mentonnier est large. Au bord inférieur un bourrelet léger nous indique la limite de l'éminence mentonnière.
A la face postérieure, les branches forment une belle courbe avec la symphyse du menton. Ici, les apophyses geni supérieures sont placées haut, très-petites et émoussées; les inférieures, à peine visibles, sont séparées par une fine rainure verticale. Rien d'anguleux sur cette face. Fosses digastriques très-peu apparentes; dépression pour la glande sous-maxillaire assez profonde, mais à bords arrondis.
Les treize dents appartenant à la pièce sous nos yeux paraissent v avoir toutes existé au moment de la découverte. Il en reste encore dix dans un état plus ou moins parfait de conservation. Du plus grand nombre une partie de l'émail s'est détachée par des éclats qui ont laissé à nu le pivot osseux, tout aussi filamenteux et presque aussi friable que les restes des autres ossements. On observe, sur la couronne des prémolaires et de la première molaire, des traces légères de cariç. Ceci mérite d'être noté , parce que les dents d'une autre nation fort anciennement civilisée, à savoir, des momies égyptiennes, présentent aussi cejte particularité. Quant au volume des dents, il existe une disproportion entre les incisives, qui sont très-petites, et les molaires, qui sont relativement larges. La couronne des prémolaires est ronde, et leurs tubercules sont très-peu saillants. Tous ces caractères se rencontrent aussi chez les momies d'Egypte, où les incisives ont quelquefois môme la forme cylindrique. Mais, tandis que chez le type pur de l'ancienne Egypte l'usure des dents est ordinairement à plat, ^1 le est, quoique peu avancée, oblique aux bords Intérieurs sur la mâchoire de Jérusalem.
La seconde dent molaire, la seule qui soit entièrement conservée, est fort large, et ses tubercules antérieurs sont peu séparés.**;
• ^ ; Ajoutons a cette esquisse on mot sur la forme dn crâne taite que
*,. M. de Saulcy pot l'observer,, nul la deugrégalion da ■qneèette-.
C'était an aîné rapproché, par ses contours, jÉÉ lwliy éplulu
Faisons remarquer, à cet égard, que les Sémit» «a général et Im
Juiù dans ta majorité, sont dolichocéphales. ..-.
Toutefois j'ai pu constater, en ce qui concerna ce» derniers , Air les vivant*, l'existence de quelques, brachyeéphtJes, sans o^ cependant cette forme soit identiqne avec celle des 9m et des Allemand* .
* dûMidi, dont lecrine, bien qu'appartenant à la même catégorie,** ■ plus volumineux et plus arrondi. Il existe «TaiHeurs des crin» nra» cbycéphales appartenant à la nation juive, dans la galerie; do Muséum. M. de Quatre&ges en a recueilli d'un aMâfin.dinetière 4«ne Parjs, d'une date an térieure au xu* siècle, et quelques antres de li même catégorie proviennent de l'Algérie. Ce sont de fort béant crâne»
* qur, bien que peu volumineux, dénoncent une origine empreinte d'une . " fj-kmgue civilisation. On y. admire surtout le peu de développement du
■y ■" visage par rapport à là boite cérébrale. Les mcii ; i^yptiens ont aussi
dhfâftf% iecrtne, bien qu'ovale, assex raccourci. A part les Hicsos sémitiques, ^ les -enfants d'Israël ont mêlé de bonne heure leur sang avec celui
\ des Egyptiens. Faut-il, attribuer au mélange l'apparition sporndique.
chez les premiers, de Informe an crâne dont je viens d'établir l'exii stenceT J'incline a le croire. Todterois le squelette de Jérusalem dont
je viens d'étudier la mâchoire n'était guère d'origine égyptienne pur sang. Car, avant tout, la petitesse de l'os, même en tenant compte de •*. l'âge , l'orthognathisme absolu, -Informe du menton et enfin l'usure
oblique des dents dans leur ensemble, s'opposent à une pareille conjecture.