‹ Voyage en terre sainte (volume 2)Chapitre 81 sur 85 · V-.vi?» i exj.lorqfj.-n de V. T i' ■•:.i:'v · texte numérisé non relu

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Talai.r et forieresse i/'/lcrw/e.

/'a lais inférieurs.

Grande Piscine.

rime d'un tombeau, peu t-êt/r ce/ni d//c/vde.

7rrnrftfeiru- tut terrasses.

Tombeau .

Mu toi fie sur lu quelle s'appuya il probablement te

,/itind escalier montant au palais.

Talus

Habitation d'Ilèrade panée en ipv.ee,' mosaïaue.

Kchelle de ( 46 oo )

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Etfuidi.Hance de .'>

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Josèphe nous donne une description très-détaillée et parfaitement exacte de ces différentes constructions, dont le centre est un château fort élevé sur une colline artificielle. J'ai cherché à comprendre pourquoi on persiste à croire que le sommet de cette colline est factice, ou plutôt quel est le motif qui a pu accréditer cette croyance. Le fait est que, de loin comme de près, le Djebel-Foureïdis, la montagne des Francs, comme on appelle encore ce monticule aujourd'hui, frappe par sa forme régulière. C'est un cône, il est vrai, dont la base n'est pas rigoureusement circulaire. Dans l'origine, la colline était plus élevée et se terminait en pointe; pour établir une fortification d'une certaine étendue sur son sommet, il a fallu aplanir ce dernier de manière à former un plateau; de plus, en évidant légèrement celui-ci en forme d'entonnoir, on se ménageait un remblai en terre pour lequel on a élevé un iîiur d'enceinte. Les terres provenant du travail de déblai et de l'aplanissement du cône ont dû être rejetées tout autour de celui-ci. On arrivait ainsi à atteindre le double but que se proposaient ceux qui voulaient fortifier cette position : gagner le plus d'espace possible pour y établir un ouvrage de défense; rendre plus sensible l'escarpement du talus. Ce travail, en donnant au sommet de la montagne une forme presque régulière, et des côtés lisses, a pu faire croire que toute cette partie du Djebel-Foureïdis avait été élevée par la main de l'homme.

La fortification proprement dite, quoique d'une extrême simpli- ' ¥ cité, n'est pas sans importance. Elle consiste en un mur circulaire flanqué de trois bastions demi-circulaires et d'une tour ronde ou donjon. La tour avait probablement plusieurs étages et renfermait des chambres.

L'une d'elles est encore parfaitement visible. Elle était pavée en mosaïque formée de gros cubes blancs et noirs.

Le niveau du plateau est, comme je l'ai dit, plus bas à l'intériêBÈ^y jv

qu'à l'extérieur du mur d'enceinte. Dans l'épaisseur du talus inlfc rieur sont ménagés des magasins et des logements pour la garnison. Un de ces magasins, dans lequel nous avons pu pénétrer, est voûté en coupole aplatie, en petit appareil, mais d'un travail très-soigné. Sur Tesparties du talus fui correspondent aux trois tours,- on * remarque des traces de gradins.

D'autres ouvrages de défense complètent cette fortification du côté

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stid-ouosi. Sur li ilanc nord on voit une large muraille qui, partant de l'enceinte Au château, vient aboutir m dn>kc lij;iie un pied de l,i colline, où il se relie à d'autres constructions. 11 n'y a pas longtemps, nous ont «lit les Arabes, que l'on voyait encore, le long ia celle muraille, les traces d'un escalier.

A pariir de la base du cône, du coté ouest, se trouvent trois terrasses superposées. Elles sont flanquées d'ouvrages de déf.-iw qui protégeaient les édifiées el les maisons d'bnbilation qu'elles supporlaient. L'ensemble de Imites CM constructions donne l'idée d'une Villa royale, lorliliée et défendue par une forteresse qui la dominait.

Je crois que nous pouvons, sans hésitation tncutie, considérer Hérodium comme un spécimen complet et inrontesiable it l'architCOttira hérudienne 1 . !\nns avions le plus haut intérêt à bien étudier ces ruines, car de cetlr élude devait ivsnller pour nous In possibilité d'établir un point d'appui certain, une base infaillible pour l'appréciation de l'origine et d» l"4gC des différents monument* que mm-, venions éindier dans la ville sainte.

Le vallon qui se trouve au pied des terrasses dont nous venons parler es? barré, j sa naissance, par une digue en terre qui h verse de l'est à l'ouest de manière à former un bassin dont le pourtour a été régularisé par un mur de snutè.rBhnenl.

Ce bassin, dont la description exKW nous a été laissiV par Josèphe. a fiO^^O de longueur sur une largeur de d6",i|0. Au centre se trouve un Ilot formé par les débris d'une construction qne nous avons étudiée et fait déblayer avec le plus grand soin. Noua y fions une large tranchée, qui fut poussée jusqu'à i",50 au-dessous du niveau du sol du bajnp. A cette profondeur le terrain était vierge et se composait de couefies calcaires veinées d'argile ferrugineuse. Les résultats de ce travail furent les suivants :

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il appareil irtcnlique * celui d'Hérodium dans le» si lions vomies sous l'angli! sud-est de l'enceUte duJtemple de Jérusalem. Menudimension des pierres, même coupe et même bloraee dans le» intervalles des voûtes. Les piliers carrés qui supportent ces voûtes sont formel de pierres énormes, taillées avec soin sur (rois de leurs faces; la quatrième n'est souveM que ilêgraaeie. Les pierres protJWnent du grand mur d'eocajple; par leur dimewRjii el leurforme elles ramenaient parfaitement a la construction de ces piliers. H suffisait d'en superposer bout ft'hout trois nu quatre, quelquefois dei^ seulement, pour

APPKNIHCES. 33o

— .Nous pûmes constater qu'il y avait autrefois, au centre du bassin, un petit édifice circulaire appareillé comme les autres constructions d'Hérodiuni.

— Cet édifice avait été fouillé longtemps avant notre arrivée (les Arabes ne savent rien à ce sujet).

— H ne reste pas trace de débris sculptés.

— Le massif visible aujourd'hui présente, y compris les pierres . éboulées sur son pourtour, un développement de 17 m sur 3 de hauteur.

Au sommet de ce massif nous avons trouvé le sol d'une chambre et des traces d'ut* pavage en mosaïque formé de gros cubes noirs et blancs, semblables à ceux trouvés dans le donjoft.

— Enfin nous pûmes constater l'existence de deux pieds-droits

d'une porte donnant accès dans cette chambre. iS&

Que pouvons-nous réédifier avec ces éléments? Un château d'eau? Une fontaine monumentale, comme on l'a cru? Nous n'avons trouvé trace d'aqueduc ou de tuyaux ni autour de l'îlot , ni dans ses fondations. ~f Un lieu de repos pendant les chaleurs de l'été? L'ehdroit eût été bien mal choisi et d'un accès bien incommode. Ne serait-il pas plus naturel de voir un tombeau dans cet édicule isolé au milieu d'un étang et protégé par lui? Les exemples sont nombreux de tombeaux construits dans ces conditions. Dans ce cas, ne pourrait-on pas supposer -gôe ce tombeau fut celui qu'Hérode se fit construire à HérodiumjjSc^s n'avons pas trouvé d'autres traces d'édifices de cette nature à Hérodium, ni dans ses environs. Rien n'empêche donc cette identification. Nous l'acceptons jusqu'à ce qu'on nous en présente une meilleure.

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