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Entr'autres prières et exhortations, les religieux chantent ce qui suit :
“ Que notre bouche, notre langue et notre cœur célèbrent sci les mystérieux trophées de la croix, et que notre cœur, en suivant les traces du Christ, les arrose de ses larmes.” On rappelle à cette station ce qui se passa à cette colonne :
“ Pilate se saisit de Jésus et le fit flageller, et puis il le livra aux Juifs pour être crucifié.”
A la prison.
En se rendant à cette station, les religieux chantent, entr'autres choses, les paroles suivantes :
“ Le souverain Maitre du ciel et de la terre [12
est renfermé dans un cachot, il est là garrotté et étendu sous le poids de lourdes chaines.
“ C’est en consacrant ici les fers dont on l’& “ chargé, qu’il devient le modèle des martyrs, et les martyrs, soutenus par son exemple, s'empressent de porter joyeux cette noble croix qui nous mérite la vie éternelle,
“ O mon peuple, c’est moi qui t'ai tiré de la “
captivité de l'Egypte. et toi, tu m'as livré: “ aux horreurs de cette obscure prison.”
Au lieu du Partage des Vétements.
Ecoutez les paroles que l’on chante ici :
“ Le voilà maintenant ce Joseph mystique “ retiré de la citerne pour être vendu et livré “ aux gentils qui le dépouillent de ses habits.
“ Sur le Thabor, ses vêtements parurent blancs “ comme la neige, voyez-les ici souillés de sang, “et les soldats se les partagent sur ce Calvaire ! ”
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La procession continue et, après avoir descendu une trentaine de marches, on se trouve
A la chapelle où la sainte Croix fut trouvée.
Qu'il suffise de citer les prières suivantes que l’on chante ici en vue de la citerne où les trois
croix furent trouvées.
“ O croix, notre unique espérance, croix retrou- “ vée ici par Hélène, je te salue. Par elle, à mon “ Dieu, redressez et sauvez par votre miséri- “ corde les cœurs égarés, par elle augmentez la “ foi comme l'espérance dans les âmes pieuses, et “ accordez aux coupables indulgence et pardon.
“ O croix bénie, vous seule avez été jugée “ digne de porter le roi des cieux, Notre-Sei- “ gneur !
‘“ Ce signe adorable paraîtra dans le ciel, “ quand le Seigneur viendra juger le monde.”
LE PET is ne ©
VOYAGE EN TERRE-SAINTE. 171 Dans la chapelle de Sainte-Hélène.
Les paroles suivantes que l’on récite à cette station n'ont besoin d'aucun commentaire :
“ Hélène, mère de Constantin, se rendit à “ Jérusalem pour chercher la croix de Notre- “ Seigneur. Alleluia.
“ Priez pour nous, bienheureuse Hélène, afin “que nous soyons dignes des promesses de “ Jésus-Christ.”
Remontons de la chapelle de Sainte-Hélène ; nous voici de nouveau dans la Basilique proprement dite. La procession se dirige vers le Calvaire et s'arrête à
La Colonne des impropères.
Cette colonne, (voyez plus haut) transportée de la cour du prétoire dans l’église du Saint- Sépulcre, occupe actuellement, suivant la légende, l'endroit où Abraham, près d'immoler son fils, aperçut un bélier pris par les cornes au milieu des ronces, image touchante de Jésus- Christ couronné d’épines, assis et outragé sur ce même pilier. Ecoutez les paroles de la liturgie :
“ Figuré par Isaac, le voilà près d'être im- P # molé.
“ Prions le Christ avec larmes, par la vertu “ du manteau de pourpre, des épines, des fouets “et du roseau, de nous couronner au jour de “ gloire. Ainsi soit-il !
“ O mon peuple, moi, je t'ai donné le sceptre “ royal, et, toi, tu m’as enfoncé dans la tête une “ couronne d’épines |”
La procession étant montée au Calvaire s'arrête
A l'Endroit du Crucifiement,
Les yeux fixés sur le cadre en marbre qui couvre l'endroit où la croix fut étendue, le pèlerin écoute avec émotion les paroles de la liturgie, il semble entendre les coups du pesant marteau et voir jaillir des ruisseaux de sang des pieds et des mains de l’Agneau de Dieu, qui va mourir pour nous sauver. Ecoutons !
“Voici l'arbre précieux, resplendissant, décoré “ de la pourpre royale qui, ici, a reçu le corps du “ Seigneur tout livide et meurtri de coups.
“ Heureux arbre... qui a porté dans tes bras
6 r Q x ‘la rançon du monde et a arraché sa proie à “ l'enfer !
“ Salut, 6 croix, notre unique espérance, qui “tiens ici étendus les bras du Christ, rends le
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“ juste plus juste encore, et obtiens au pécheur “ le pardon.
“ Ji, ils ont percé mes mains et mes pieds, et + ils ont compté tous mes os !”
À quelques pas seulement du lieu du crucifiement, la procession s'arrête
Au Lieu où la croix fut plantée.
C'est ici l'endroit où Notre-Seigneur expira. Ici nous avons trois croix : celle du centre occupe la place de celle du Sauveur ; les deux autres nous rappellent les croix des deux larrons. Impossible de décrire les sentiments du pèlerin qui s’agenouille sur le rocher sanctifié par le sang du Sauveur. Les religieux de Saint-François vont pourtant enflammer sa foi et son amour en chantant ici, avec une gravité solennelle, des hymnes, dont voici quelques extraits :
“ Il languit ici, abreuvé de fiel et de vinaigre, + couvert de crachats, percé par les clous et la “ lance. Le sang et l’eau coulent abondamment # de son côté ! Et c'est dans ce bain salutaire # que seront lavés et la terre et les mers, et le ‘“ monde et les cieux.
Dés . Et la Vierge sa Mère a sous les yeux ce “ douloureux spectacle. Par la vertu de ce dou-
“ ble martyre, à Père, nous vous prions de nous ‘accorder une fin heureuse.
“ O Christ, nous vous adorons et nous vous ‘“ bénissons, parce que vous avez racheté ici le “ monde par votre sainte croix.”
La procession descend du Calvaire et va bientôt arrêter à l'endroit où le corps du Sauveur fut embaumé. Les paroles que l’on chante en s’y rendant sont maintenant des chants de joie et de triomphe, car
“ Le Christ a, par sa mort, conquis la mort, le “ démon et l’enter ; il descend aux limbes pour “ y consoler les âmes des justes. Que les anges “ s'äbprêtent à ouvrir les portes du ciel à Jésus “ Je Roi de gloire.”
Nous nous arrêtons avec la procession
A la Pierre de l'Onction.
Contentons-nous de nous rappeler ici le texte suivant de l'Evangile que les moines y répètent :
“ Joseph et Nicodème prirent le corps de “ Jésus et l’enveloppèrent ici dans des linges “ avec des aromates, selon la coutume d’enseve- “ lir chez les Juifs,
“ Votre nom est comme une huile de senteur
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“ qu’on a répandue ; voilà pourquoi les âmes “ candides vous ont aimé.”
HAâtons-nous de nous rendre à la station suivante :
Au glorieux Tombeau de Notre-Seigneur.
Ici les chantres racontent ce qui se passa en ce lieu le saint jour de Pâques : le tremblement de ierre, la résurrection du Sauveur, sa victoire, la visite des anges. Durant le temps de Pâques, la procession fait trois fois le tour du tombeau. On rappelle aux pèlerins qu'ayant été sauvés dela captivité par le sang de l’Agneau, ils sont unis intimement à Lui par la réception de son corps et de son sang : qui pourrait contempler ce spectacle sans s’écrier avec l'Eglise : “ Gloire. soit à vous, Seigneur, qui êtes ressuscité d’entre les morts.”
Ce fut ici qu'un ange dit aux saintes femmes : “Ne craignez pas. Vins cherchez Jésus de “ Nazareth qui fut crucifié : il est ressuscité, * il n’est point ici. Voilà le lieu où on l'avait “ déposé. Le Seigneur est ressuscité de ce tom-
“ beau, alleluia, lui qui, pour nous, fut attaché “ au gibet de la croix. Alleluia.”
Un sentiment de profonle émotion remplit le cœur du pèlerin qui, dans ce lieu mille fois
saint, contemple en quelque sorte de ses propres yeux le mystère de la glorieuse résurrection du Sauveur. Mais séparons-nous du saint Sépulcre. Suivons la procession qui va s'arrêter au
Lieu où Jésus-Christ apparut à Marie-Madeleine.
L'hymne que l'on chante à cette station est une belle relation de l'apparition (Voyez St Jean, XXV, 11, 18.) Les chantres ensuite récitent l’antienne :
“ Or, après sa résurrection, le matin du pre- “ mier jour de la semaine, Jésus apparut ici à “ Marie-Madeleine, de laquelle il avait chassé “ sept démons.”
Le célébrant recommande lui-même et les assissants à la protection de Marie-Madeleine qui, par sa prière, obtint du Sauveur la résurrection de son frère Lazare, mort depuis quatre jours, et à laquelle il voulut bien se montre vivant dans cet endroit après sa résurrection
Jette procession qui se fait tous les jours dans la silique du Saint-Sépulcre se termina dans la chapelle de l’Apparition de Notre-Seigneur la très Sainte- Vierge, d'où elle était partie
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À la chapelle de l'Apparition de Notre-Seigneur à sa Mère.
Après le chant d’un hymne en l'honneur de la sainte Vierge, et la récitation de ses litanies, suit l’admirable dialogue, qu'on va lire, entre les chantres et le chœur des religieux ;
LES CHANTRES
Réjouissez-vous, Vierge Mère du Christ, Jésus, que vous avez vu condamné,
LE CHŒUR
Est ressuscité comme 1l l'avait dit.
LES CHANTRES
Réjouissez-vous, lumière éclatante, celui que vous avez vu cloué à une croix
LE CHŒUR
Est ressuscité comme il l'avait dit
LES CHANTRES
Réjourssez-vous, océan de larmes, celui que vous eZ li expirer LE CHA a st ressuscité comm l'avait dut