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LES MOSAÏQUES

duos un lointain lumineux et, plus sacré et divin dans son attitude conventionnelle, assiste impassible du fond des cicux à la renaissance quotidienne de sa chair et de son sang. Il n'a rien d’humain. Ce n est pas encore le Christ, (ils de l'homme, c’est le Messie, lils de Dieu. Sur l'arc triomphal les Prophètes l'annoncent et les Apôtres disent ses paroles.

L’Eglise ne trouvera jamais de décoration polychrome qui serve mieux ses intentions sacrées. Avec les fresques, nous nous rapprochons du réel. Ce que le Christ gagne en vérité plastique et humaine, il le perd en vérité divine et transcendante. De plus Limité de la mosaïque, donnée par un fond uni. est absolue. Les fresques, divisées par bandes et compartiments, ne peuvent y atteindre, car chaque fresque isolément veut arriver à une espèce de vérité locale pour la scène représentée, et cela au grand détriment de l’effet d’ensemble. La mosaïque ne connaît pas ces recherches: elle est avant tout décorative.

C'est à tort qu'on lui reproche son manque de réalité, de pittoresque, d’invention. C’est précisément dans l'application de règles strictement décoratives quelle trouve sa raison d'être et sa

grandeur.

Les mosaïques de Rome sont de dates assez éloignées. A S. Costanza. d'un charme spécial, rintluence antique est très sensible. Parmi les mosaïques vraiment chrétiennes, il faut dire celles

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