‹ Voyage idéal en ItalieChapitre 24 sur 99 · LE MOYEN AGE · texte numérisé non relu

LE MOYEN AGE

Le soleil couchant incendiait les rocs déchires; les pics dénudés s’élevaient en citadelle; pas un arbre, pas un coin de verdure, mais des pierres et encore des pierres, bossuées. anguleuses, ou plates, jaunes, brunes ou crayeuses, sur lesquelles tombaient de brusques coups de lumière dans l’ombre montante du fond étroit des vallées. Et. presque tout au long de la roule, une petite rivière, si bleue entre des rives de sable si blanc, évoquait en nous le souvenirexquis d'une eau toute pareille entre les bancs clairs de ses bords, que peignit à S. Francesco d'Arezzo. dans une inoubliable fresque, un maître du xv* siècle, Piero délia Franccsca. né dans les Apennins et dont, l'enfance se passa, sans doute, à courir le long de rivières, comme celle-ci, chantantes.

Assise, petite, ville perchée au sommet d’une colline, est restée telle en ses ruelles étroites et escarpées qu’elle était lorsque le lils de Pielro di Bernardone renonça le monde, se dépouilla de ses habits sur la place près de l'église, et. fiancé de la Pauvreté, partit pour porter la bonne nouvelle aux simples et aux malheureux. Lisez, près de l'église qui porte son nom, la vie de saint François. Prenez le Sain/ François de Sabatier, qui est fort intéressant, encore qu'on lui ait reproché, peut-être avec raison, de tirer un peu saint François en dehors de l'Eglise. Lisez surtout les Finirri/rs de saint François et le recueil des légendes

franciscaines.

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