BERG AME
dont le coloris gris et la pâte solide sont aisément reconnaissables, et que Brescia, dans ses églises et dans ses deux galeries, Martinengo et Tosi, permet d’étudier à fond. Un de ses élèves, Moroni (t 1 rj?$), fut un grand portraitiste. Aux Offices, nous enavions noté un portrait; à Milan, ilaunchefd'œuvre, et à la National Gallerv à Londres, d'oxeellentes toiles. En somme, Brescia, pour le milieu du xvi* siècle, est bien supérieure à Florence.
BERGAMK
Entre Brescia et le lac de Cùme, pittoresque exquisement, elle se compose de deux villes séparées : la moderne, commerçante et animée, s’étend dans la plaine, tandis que l'ancienne ville occupe une colline élevée où l'on parvient aujourd’hui par un funiculaire. Les remparts ont été transformés en promenade avec, comme toile de fond, le paysage charmant des Alpes bergamasques.
Bergamc est riche d'art (je ne parle pas des deux monuments élevés à la gloire de l'aborigène Donizetti). A la cathédrale, je ne vois guère qu’un Giovanni Bellini; à SantaMaria Maggiore, romane, il y a de belles tapisseries, des stalles de chœur en marqueterie célèbres, et, au portail, des lions lombards. Mais toute voisine est la chapelle Colleoni, fondée par le grand condottiere, Bart. Colleoni qui sut non seulement gagner des batailles, mais rendre son nom immortel en l'associant à de