VOYAGE UTILITAIRE
Pliéva vers celui de Gheul-Hissar. La descente est ra* pide et la Pliéva très-encaissée. En sortant de Gheul- Hissar, la Pliéva, plus libre dans sou cours, se déploie en une belle nappe d'eau , et roule ensuite de cascades en cascades jusque dans la vallée profonde du Verbaz. Les cascades de la Pliéva sont aussi renommées dans la Bosnie , que celles de la Cettina et de la Kerka le sont dans la Dalmatie. C'est au bruit de ces cascades que Ton descend de Gheul-Hissar à Yaïtza, située au confluent de la Pliéva et du Verbaz.
Cette route est très - pénible , parce qu'elle traverse les contre-forts de la chaîne illyrique vers leur origine, tandis que celle de Banialouka les traverse vers leur extrémité. I^e chemin est mou et fangeux dans les basfonds, âpre et couvert d'épais taillis sur les lieux élevés; mais les forts de Vacoup et de Gheul-Hissar ne sauraient arrêter une armée dans sa marche, parce que ce ne sont que de simples carrés, flanqués de tours, incapables de résister à de l'artillerie. Celui de Gheul-Hissar est le mieux entendu: il est situé au débouché des montagnes et à l'embranchement de la route, qui vient de Bihatz, par Bilaï et Kliouk, déboucher avec les eaux de la Pliéva dans ta vallée du Verbaz. On passe à un quart de lieue d'Yaïtza le Verbaz sur un pont de pierre; et remontant l'Ulasich, un de ses affluents, on s'élève sur le plateau de Karaula , pour descendre dans la vallée de la Laschva à Traunik, où l'on rejoint la route de Scopia, la principale ligne de communication entre la Bosnie et la Dalmatie.
On va ensuite de Traunik à Bosna-Seraï en descendant la Laschva jusqu'à son confluent avec la Bosna ,
DANS LEMPIRE OTHOAf AN. 4<>3
et en remontant la Bosna jusqua son confluent avec la Migliaska; mais on y va plus directement encore par le bourg de Boussovatz et. par celui de Visoka, où l'on rejoint la route venant de l'Herzégovine, à travers le mont Ivan , par les débouchés de Fognitza et de Tarkin. Le plateau, que Ton traverse, est trèsélevé, mais agréablement coupé, et parsemé de bouquets d'arbres et de villages : il est riche en mines de fer et en eaux minérales : une infinité d'usines et de hameaux embellissent le paysage; et à trois lieues en avant de Bosna -Sera!, on traverse sur un pont de pierre la Bosna, qui naît à trois cents pas sur la droite, au pied d'un coteau boisé, et qui sort tout- à -coup de dessous terre avec une telfô abondance d'eau, qu'on ne peut la guéer. C'est la plus belle source de la Bosnie , et celle qui a donné son nom à tout le pays. .Puis on remonte la Migliaska, que l'on passe deux fois à cause de ses nombreux détours, et l'on débouche enfin par une vallée , qui s'ouvre insensiblement, sûr la haute et belle plaine, au fond de laquelle s'élève la ville de Bosna -Serai', comme un vaste amphithéâtre, où le vert foncé des arbres se mêle agréablement aux dômes et aux minarets blanchâtres des mosquées. La belle et riante prairie, qui s'étend comme un immense glacis devant la ville et où les eaux affluent de toutes parts, les collines qui entourent ce bassin et qui l'embellissent par la variété de leurs aspects, donnent à ce tableau un air de vie et de grandeiv, qui fait du site de Bosna-Seraï un des plus beaux de la Turkû*.
Malgré la beauté de son site et la fertilité de son territoire, Bosna-Seraï est une ville, où l'on ne trouvé aucun vestige d'antiquités, et il paraît que
son bassin n'était autrefois qu'un grand lac. En sortant de la ville, la vallée de la Migliaska, très-évasée vers ce point, se resserre de nouveau, et Ton s élève eu côtoyant les flancs de la montagne , qui encaisse la rive droite de la rivière, sur un plateau fourré, pour descendre au village de Pratza, situé au fond d'un vallon boisé, où aboutit la route venant par 13 loch de l'Herzégovine; et après avoir successivement gravi deux hautes montagnes, dont la principale est un des points culminants de cette région élevée, on descend dans la vallée de la Drina vers le bourg de Gorosdé.
Il y a un chemin qui va de Gorosdé par Foccia, en remontant la Drina, traverser la chaîne bosniaque vers son origine, pour descendre dans la vallée de la " Narenta vers Névésin : c'est le chemin de Raguse. Un autre descend la Drina jusqu'à Yitchgrad, et va à travers la Servie par Usitza à Nissa. La route <le Macédoine traverse la Drina à Gorosdé; et remontant un de ses affluents jusqu'au bourg de Tchaïnitza, elle s'élève sur la montagne de Kovatch, pour descendre par un talus assez doux sur un autre affluent de la Drina, où l'on voit la petite ville de Tazlitza, peuplée de trois à quatre mille habitants, presque tous Turks, et les Turks les plus féroces de la Bosnie.
Tout le pays, depuis Bosna*Seraï jusqu'à Tazlitza, est âpre, fourré, et paraît triste et sauvage; mais il s'ouvre ensuite peu à peu, et change d'aspect. Les montagnes, qui vont se grouper à la chaîne bosniaque, s'éloignent sur la droite, et l'horizon n'offre bientôt plus à l'œil qu'un immense plateau, sillonné par des ravins profonds.
On monte en sortant de Tazlitza sur un contre-fort
DANS l'ëMPIRë OTHOMAN. ^o5
couvert de taillis; d'où l'on descend par le village de Strana au bourg de Priépol sur le Lîm, un des deux affluents de la Drina, que l'on passe en entrant dans ce bourg sur un pont de bois.
Le chemin de la Servie en Albanie se croise à Priépol avec celui de la Bosnie en Macédoine. Le premier se dirige au sud, traverse la chaîne illyrique vers le bourg de Plava et descend par celui de Clémenti, avec les eaux du Zem ou avec celles de la Drinassa, à Scoudari.
Le chemin de Macédoine fléchit plus vers Test et fait un grand coude pour éviter l'énorme saillie de ce massif de montagnes, qui lie la chaîne illyrique à la chaîne mœsique. On défile en sortant de Priépol dans une gorge, au fond de laquelle coule un affluent du Lim; et laissant à gauche, sur un rocher de forme conique, le fort d'Hizardgik, qui plonge sur le chemin , on gravit une montagne ici nue, là couverte de broussailles; d'où Ton débouche, à travers quelques légères ondulations du terrain, sur une plaine élevée, sillonnée par un autre affluent du Lim, et au milieu de laquelle est la petite ville de Siénitza , défendue par un fort carré, flanqué de tours aux angles et environné de flaques d'eau. La ville, où l'on compte trois à quatre mille habitants, est dispersée autour du fort en plusieurs groupes de maisons, séparées les unes des autres par une verte prairie et par des eaux dor7 mantes, qui après s'être long -temps égarées sur ce terrain uni, vont s'écouler enfin dans le Lim audessous de Priépol. Le plateau est nu vers son centre; mais au sud on aperçoit quelques villages adossés aux coteaux qui l'entourent. Le chemin est mou , crevassé
4o6 VOYAGE MILITAIRE
de distance en distance, et Ton ne peut y faire les transports qu'avec des buffles.
En sortant de Siénitza, on parcourt d'abord un terrain plat et nu, puis ondulé et couvert de broussailles; et lorsqu'on a couronné le coteau de Dopogog et franchi le col qui sépare les eaux de la Drina de celles de la Morava, on descend par upe pente rapide dans une gorge , au fond de laquelle coule la Rasca et qui s'élargit insensiblement en approchant d'Yéui- Bazar.
Yeni- Bazar ou Novi- Bazar, ainsi nommée, parce qu'elle est le marché ou l'entrepôt du commerce de la Macédoine avec la Bosnie et la Servie, est une ville de dix à douze mille habitants , Turks ou chrétiens , formée de plusieurs groupes de maisons, jetées comme au hasard sur le penchant des coteaux, auxquels elles sont adossées. Au milieu et sur une éminence , dont la Rasca baigne le pied, s'élève une enceinte carrée, flanquée de tours aux angles et couronnée par une plate-forme, où l'on a disposé quelques pièces de canon en batterie et où réside un pacha à deux queues, qui commande dans toute la Rascîe. La Rascie est un canton enclavé entre la Bosnie, l'Albanie, la Macédoine et la Servie : il paraît que c'est la Dardanie illyrique, aussi célèbre par la bonté de ses pâturages que par le courage de ses habitants.
La Rasca, qui lui a donné son nom moderne, naît au pied de la chaîne illyrique, reçoit l'Ibar près de Novi-Bazar el va se jeter dans la Morava à Raranovalz. Le plateau, qu'elle arrose et qui s'étend d'un coté jusqu'à la Urina, et de l'autre jusqu'à la Morava, forme au pied de la chaîne illyrique une haute ter-
DANS L'EMPIRE OTHOMAN. 4^7
rassè qui unit cette chaîne à la chaîne mœsique ; et Novi-Bazar, un des points les plus élevés de cette terrasse, peut être regardée par sa position comme la triple clef de l'Albanie, de la Servie et de la Macédoine. C'est dans cette ville que se croisent les trois routes dé Nissa, de Scoudari et d'Uscup.
La première se dirige à l'est, à travers les montagnes qui séparent l'affluent occidental de la Morava de son affluent oriental, et va par Précopia à Nissa, située sur la Nissa va , l'un des affluents de la Morava orientale; mais elle pourrait descendre avec la Rasca/ sur la Morava occidentale; d'où elle remonterait en-; suite la Morava orientale jusqu'à son confluent avec la Nissava. Ce chemin serait plus facile, mais plus long, et il décrirait un arc, dont l'autre suit la corde.
Le chemin de Scoudari et celui d'Uscup sont plus difficiles. Le premier traverse la chaînre illyrique vers le point où elle se pyramide au mont Scardus, et descend par Pékia à Scoudari. L'autre longe la' chaîne eu se dirigeant au sud, et s'élève au-delà de Novi-Bazar sur les montagnes dont on avait jusque là côtoyé les. flancs, pour descendre par un ravin profond au village de Bagniska , où il y a des eaux thermales et un fortin carré, flanqué de petites tours et situé sur une éminence, qui domine le village et qui est elle-même dominée des hauteurs environnantes. Le chemin reprend ensuite sa direction au sud -est; et laissant à droite un autre petit fort, posé sur un pic si élevé, que le canon ne pourrait y porter, il descend par une pente rapide au bourg de Mitrovitza sur Tlbar, torrent, impétueux qui se précipite des plus hautes sommités de la chaîne illyrique et va se jeter avec la Rasca dans
4o8 VOYAGE MILITAIRE
l'affluent occidental de la Morava. Mitrovitza est le dernier bourg de la Rascie, et lTbar forme de ce coté la limite de la Bosnie, de la Servie et de l'Albanie.
Quoique l'on n'ait pas encore atteint à Mitrovitza la crête de la chaîne qui sépare les eaux du Danube de celles de la Méditerranée, on s'aperçoit, à l'aspect du terrain et à la température de l'air, que l'on a changé de pays. La vigne, que l'on ne voyait plus depuis l'Herzégovine, commence à reparaître, les toits des maisons sont moins inclinés, les buffles ont remplacé les bœufs dans les charrois, et à la langue esclavone, parlée dans toute la Bosnie, a succédé la langue albanaise. Tout paraît nouveau, et les plantes et les animaux : ce sont d'autres hommes , une autre terre et une région nouvelle.
Toute la route depuis Bosna- Serai jusqu'à Mitrovitza peut être regardée comme un long défilé, de plus de 5o lieues, creusé dans les flancs de la chaîne illyrique et coupé tour-à-tour par les contre-forts qui se détachent de cette chaîne et par les ruisseaux qui courent dans leurs intervalles : ce qui le rend très-difficile à traverser; mais le terrain s'ouvre ensuite, et le chemin devient plus uni.
On monte, en sortant de Mitrovitza et en suivant la rive droite de l'Ibar, un coteau peu élevé, et l'on arrive insensiblement sur la haute et belle plaiue de Cassova , dont l'horizon sans borne semble se confondre avec le ciel; et qui paraît encore plus belle par son contraste avec le terrain âpre et tourmenté de la Bosnie : elle a été ainsi nommée du fort et du bourg de Cassova, situés à une de ses extrémités, sur le chemin de Vrana.
Ce superbe plateau, l'un des points les plus élevés de la Turkie européenne, est sillonné par deux petites rivières, la Cidnitza et le Lap, qui vont se jeter toutes deux dans l'Ibar, et il est bordé par des coteaux agréablement arrondis, derrière lesquels on aperçoit au sud, dans le lointain, comme une ligne noire, la crête des montagnes, dont les unes en se courbant à l'ouest vont fonner la chaîne illyrique, tandis que les autres, en se prolongeant à l'est, vont former la chaîne racesique : c'est le sommet d'un angle, qui s'avance au sud vers la Grèce, et qui s'ouvre au nord, en s'abaissa nt vers la Servie, Une riche pelouse couvre les terrains bas, les arbres reparaissent sur la pente des coteaux, et des plants de vigne se montrent dans tous les lieux bien abrités. Partout la végétation annonce une latitude plus tempérée et le voisinage de la Grèce.
Dès qu'on a traversé la Cidnitza, on entré dans le bourg de Voutzitrin , et l'on voit au-delà du Lap, à deux cents toises du chemin sur la droite, le tombeau du soultan Mourâd, petit édifice carré, de dix à douze pieds de coté, couvert en tuiles, et sans aucun ornement ni inscription. Une simple lampe éclaire le cercueil , où le corps est enfermé. Ou dirait que le monarque veille encore de ce point élevé du globe sur tout son empire.
C'est sur ce plateau que le soultan turk vainquit les petits rois chrétiens de la .Bosnie et de la Servie ligués entre eux, et qu'il périt au milieu de son triomphe sous le poignard d'un assassin.
Il n'y a plus du tombeau de Mourâd à Pristina qu une lieue : le chemin est uni ou légèrement ondulé. Pristina est une ville de sept à huit mille habitants, à
4lO VOYAGE MILITAIRE
moitié cachée dans un pli de terrain, où coule un ruisseau. Le site, qu'elle occupe, se relève vers ses bords et paraît dominé de toutes parts : ce qui n'a pas empêché de l'environner, d'un fossé et d'une palissade, comme si on avait eu le dessein de la défendre. Il faudrait établir tout autour un camp retranché, ou y construire un de ces grands carrés avec des forts aux angles, dont on a donné dans ces derniers temps le modèle, et dont la ville. actuelle pourrait être le noyau ou le réduit. Ce grand polygone servirait alors tout à la fois de forteresse et de camp retranché.
Pristina est le chef-lieu d'un pachalik , formant avec ceux de Nissa et de Belgrade les trois gouvernements militaires de la Servie. Cette province, séparée de la? Bosnie par la Drina et de la Bulgarie par le Timok, s'abaisse depuis le plateau de Casso va jusqu'au confluent des deux Morava d'une manière peu sensible, et présente une espèce de plate -forme, hérissée de montagnes, qui s'étend depuis la Drina jusqu'à la Morava orientale et qui u'est qu'un prolongement du plateau de la Bosnie; mais la zone de terrain, au nord de ce plateau, s'abaisse brusquement vers le Danube et borde ce fleuve depuis l'embouchure de la Save jusqu'à celle du Timok. Pristina est le point dominant de ces deux, zones, et en même temps le point militaire le plus important de la ïurkie européenne : c'est aussi celui qui nourrit la plus belle race d'hommes et les meilleurs soldats. Dans un temps ou le trône ét^it le prix de la valeur, le canton de Pristina, le cœur de la Darda- 11 m; , donna plusieurs maîtres à l'empire romain.
On franchit les derniers cols des montagrtes, qui Unissent la chaîne illyrique à la chaîné niœsique, quand
DANS L'EMPIRE OTHOMAN. ^11
on va directement de Pristina en Macédoine; mais on peut y aller par un chemin moins difficile, en tournant ces, montagnes à Test par le bourg de Ghilan. Le plateau, où ce bourg est situé, n'est séparé de celui de Cassova que par quelques mamelons couverts de broussailles, qui en se prolongeant du nord au sud divisent les eaux des deux versants : les unes coulent vers l'ouest par l'Ibar dans la Morava occidentale, les autres vers l'est dans la Morava orientale , et elles vont se réunir dans un canal commun au-dessous de Kruschovatz, après avoir embrassé dans leur cours le plateau de la haute Servie. Le bourg de Ghilan , situé vers le point de partage, n'est composé que de quelques groupes de maisons : la plaine, qui l'entoure, est nue vers son centre, mais elle paraît cultivée vers ses bords, où l'on aperçoit quelques hameaux. On sort de cette plaine, pour traverser une chaîne de petits coteaux, et l'on descend vers le village de Tavisda sur une autre plaine, arrosée par la Morava orientale: c'est la plaine de Vrana, au milieu de laquelle on voit la petite ville de ce nom; d'où Fon va par Précopia à Nissa en suivant le cours de la Morava; mais le chemin de Macédoine quitte la plaine en sortant de Tavisda, passe la Morava orientale vers ses sources ; et tournant à l'ouest le mont Giouboutin, qui termine la plaine au sud, il descend avec un affluent de l'Axius à Katchianik, ou le tournant à l'est, il descend avec un autre affluent à Comanova. Katchianik et Coraanova sont aux deux principaux débouchés de la Macédoine, et l'on va de Katchianik par Uscup à Thessalonique en côtoyant l'Axius, ou de Comanova par Guestendil à Constantinople , en côtoyant la chaîne mœsique.
La plaine de Ghilan se confond d'un côté avec la plaine de Cassova et de l'autre avec celle de Vrana, et présente un des plateaux les plus élevés de la Turkie européenne; mais le terrain y est si uni, et les pentes y sont si peu sensibles que les eaux semblent s'y égarer : c'est cependant ce plateau qui sépare le bassin du Danube de celui de la mer Egée; et si on voulait unir un jour les deux bassins par un canal, il faudrait en établir le réservoir commun autour de Ghilan. Le mont Glouboutin est le seul point environnant qui marque nettement le partage des eaux : sur tous les autres points la crête , où se fait ce partage, est inaperçue, et aucune élévation du terrain ne semble l'indiquer.
Le mont Glouboutin est une des sommités de ce groupe de montagnes qui se couronne au mont Scardus et qui lie la chaîne illyrique à la chaîne grecque et à la chaîne mœsique. Le chemin de Macédoine traverse la dernière à son origine. Le col, par oii on la franchit, paraît schisteux, mais le granit s'y montré par intervalles eu dentelures. Les pentes peu sensibles du côté du nord sont abruptes du côté du sud, et sillonnées par de profondes crevasses : en sorte que l'on paraît descendre à Katchianik, comme dans un puits. Telle est la principale route qui conduit des frontières de l'Autriche en Macédoine et qui traverse la Bosnie.
BANS L'EMPIRE OTHOMAN. 4*3