‹ Voyage, où Il vous plairaChapitre 20 sur 26 · IG · texte numérisé non relu

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vu en si belle humeur, ne cessait de répéter aux jeunes gens et aux jeunes filles qui nous accompagnaient :

o Regardez bien ce chemin, mes enfants, et comme autrefois le petit Poucet dans la forêt, semez-le de cailloux blancs et de bons souvenirs pour être sûrs de le reconnaître; car c’est un chemin où il vous plaira de revenir. »

— Ainsi soit- il, répondaient tout haut les jeunes gens.

— Ainsi soit -il, disaient tout bas quelques jeunes filles.

Notre noce, dit-on, fut superbe. L'IIe dura trois longs jours : on y dansa, on y valsa, il y fut tiré un grand nombre de coups de fusil, et il s’y lit tout ce bruit qu’à tort ou à raison, on a coutume de faire autour des gens qui se marient ; mais enlin, Dieu merci, chacun rentra chez soi.

Je m’arrête ici, cher lecteur. Il faut cent pages pour raconter un chagrin , mais le bonheur ne se raconte pas, et ne se doit pas raconter. Il en est de lui comme

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\OYAGh OL IL VOUS PLAIRA.

«l’un secret : celui qui le garde le mieux, c’est celui qui se lait.

J'aimais Marie, et j’étais son mari, — ceci est tout à la fois la suite et la fin de mon histoire.

Au moment de nous quitter, Walter nous montrant l’horizon qui s'étendait à l’infini devant nous : « Mes fions amis, nous dit-il, le monde est si grand, qu’il est dur d’y être seul; — c’est pourquoi sans doute on s’y marie — et rien de mieux, car le nom d’épouse est le plus doux qu on puisse donner à une femme; et il n’y a de durable amour que celui qui a pour frère aîné le devoir, de façon que si l’un sommeille — l’autre veille, et qu’ainsi l’honneur puisse rester. Vous voilà deux, et dans les conditions les plus favorables au bonheur, les seules — j’en atteste tous ceux, sans exception, qui l’ont cherché, qui le cherchent ailleurs — les seules où on puisse le fixer. Ménagez le vôtre, mes amis, et que le ver ne se mette jamais dans cette fleur de votre Yie; — il faut au honheur lui-même un régime. Quoi de [dus triste qu’un bonheur perdu?

« Pour loi, Franz, me «lit-il, regarde devant loi et non derrière; — plus de voyages, et n'oublie pas ceri : c'est que souvent l’amour meurt parce qu'on ne fait pas, pour le conserver, tout ce qu’on avait fait pour l'inspirer. »

Et, ayant alors serré la main du vieux major, dont il était le favori, et nous avoir bien promis de revenir, il nous dit adieu.

*ès quoi, — obéissant à sa destinée, —

Jean s'en alla connue il était venu.

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