PI. VII
ALGÆ.
Fucus antarcticus. TV. Sp.
Railix discoidea, petram incrustans. Stipes ( vel singulas, vd duo ex eadem radice J teres , crassus, semipedalis , peripheria quinquepol-
licari ; in frondeni ( lamiiiam? ) abiens snbrotundo-//abe/liformein , complanatam , crassitie digiti, enervem , inox digitatam. Laciniæ numerosœ erectœ , f pnnianœ 8-io ), mfernè coinpressœ , plune.s inordinate divisœ et ramiferæ, axülis rotandaüs, supernè sùnpiicis.simœ , flagelliformes , teretes , crassitie digiti, longitudine inœquales , longissimæ , a.kitudinem orgyalan sesquiorgyalemve attmgentes , apice obtusœ. Fructifîcatio ignota. Substaiitia cellulosa. Color olivaceus.
Ai.ga dubiœ afjinitatis , et Jbrsitan , fructificatione recognita, siii generis, a Laminariis Laiiix, Ag. l^yngb. siibstantia, cellulosa abhorrens , alioqidn LAMiNAHr.E digitatæ siibsimiHs.
Habitai wia cum Fuco pyrifero Lin. et auct. (Fucus gigantiiiiis Peron , Jt. macrocystis pyrifera Ag. ') in man promontorium Hornii alluente , nec non ad httora Regni Chdensis eu en Talcaguano , quo loco ah incolis pauperioribiis comeditiir.
A LGUES.
Fucus antarctique. Esp. Nouv.
Par A. DE ClIAMISSO.
La racine de cette algue est un disque calleux qui adhère fortement au rocher. Sa tige cylindrique et épaisse a environ six pouces de hauteur sur cinq de circonférence. La même racine en produit quelquefois deux. La tige .s’évase et se comprime à son sommet en un éventail sans nervure, lequel a à peu près l’épaisseur du doigt et se divise bientôt en huit ou dix lanières également comprimées , dont chacune se subdivise et se ramifie irrégulièrement dans la partie inférieure. Les sinus des divisions sont arrondis. Les lanières sont parallèles, cylindriques et simples dans leur partie supérieure, où elles sont à peu près de l'épaisseur du doigt. Leur longueur est inégale mais considérable et donne à la
plante (l’niie toise à une toise et demie de liauteur. Leurs sommets sont arrondis. La l'ructification de cette jrlante est inconnue , sa substance offre une texture cellulaire, sa couleur est vert d’olive.
La ])lace que cette algue doit occuper dans le système est douteuse et peut-être en faudra-t-il former un genre particulier quand .sa fructification sera connue. La texture cellulaire de sa substance semble l’éloigner du genre Laminaria Lamx. Ljngb. quoique d’ailleurs elle ressemble par son port à la Laminaria digitata. digitée Dec. Jl. franc.')
On la trouve conjointement avec le Fucus pyriferus Lm. (Fucus gigantinm Peron. voj. Macrocystis pjrifera A g.) dans la mer qui baigne le cap Florn et sur la côte du Cbili aux environs de TalcagiianOjOii elle sert de nourriture à la classe indigente du peuple.
Dr. Adelbert de Chamisso.
Les Espagnols nous firent un très-bon accueil; ce ne furent que bals, festins, et réjouissances; ils étaient enchantés de voir flotter, pour la première fois, le pavillon russe dans leur port.
Le 2Ô février (q mars) nous dîmes adieu au Cbili, qui mérite réellement l’épithète de pays délicieux.
Le 27 février (10 mars) nous étions déjà éloignés de cent milles de la côte, lorsque l’agitation de la mer nous fit connaître qu’un tremblement de terre avait lieu.