AVANT-PROPOS
H fout rendre cette juslice à l’Angleterre, qu’il n’est pas rare de voir chez elle un simple particulier se vouer à l’éclaircissement d’une question, s’y acharner, y prodiguer son temps et ses ressources, et, après une laborieuse exploration, communiquer à son pays le résultat de ses recherches et de ses efforts. C’est ce qu’a fait Laurence Oliphant.
Il y a une grande variété dans son livre. Après nous avoir donné d’intéressantes descriptions de Saint-Pétersbourg et de Moscou, M. Oliphant visite successivement Nijni -Novgorod et sa foire si célèbre, Kasan et ses villages tartares, Simbirsk, Samara et les montagnes de Saratov. Il explore les bords du Volga, visite les Cosaques du Don et les pays riverains de la mer d’Àzof. Le littoral de la mer Noire est ensuite l’objet de ses investigations industrielles, commerciales et politiques.
Nous avouerons qu’en lisant et en traduisant M. Oliphant, nous avons été quelquefois tenté de l’accuser d’exagération. Il a peint énergiquement les désordres de l’administration, les causes de