‹ Voyage pittoresque dans le TyrolChapitre 12 sur 16 · C. brachystachys · texte numérisé non relu

C. brachystachys

capillaris -f- ,

ferruginea -f-.

Salix incana, retusa , arbuscula.

Aspidium alpinum j,

montanum -\-, aculeatum o.

Scolopendrium qfficinarum O.

Lycopodium selaginoïdes o , annotinum O , inundatum o, radicans O.

Liûbaria nivalis.

D'après l'énumération ci-dessus des plantes trouvées dans une seule excursion de quelques heures et recueillies par mon ami le professeur Duval et par moi seulement, on peut se faire une idée de ce que l'on pourroit découvrir

NOTES

ea parcourant à diverses époques de l'année, et pendant plusieurs jours de suite, les diverses parties de cetle belle montague. Honneur soit rendu au savant aimable et bon, M. le professeur Scbranck, qui le premier a signalé ces lieux favoris de Flore aux amateurs de la botanique.

] 9 Les poissons du Cochelsée sont la carpe ( cyprinus carpio) ; le renken (salmo renhe), la lotte (qadus Iota), la truite saumonée ( salmo trutta ) , le brème (cyprinus brama), la perche (perça fluviatilis ), le hucben (salmo hucho), le barbeau (cyprinus barbus), le rothaugen (cyprinus critlirothalmus) , le kaulkopf (cottus gobio), le nase (cyprinus nasus), le brochet (esox lucius), l'ombre de rivière (salmo iliymallus) , la tanche (cyprinus tinca), l'hemburge (cyprinus carassius) , l'orfe (cyprinus orf us).

Un petit lac voisin, nommé le Karpfsée, ne contient que le Silurus glanis. — (Schranch, bot. Reisen, 1786).

Le Cochelsée , quoique beaucoup plus petit que le Wallersée, est beaucoup plus poissonneux. Ses eaux sont plus douces , et il est dans la plaine exposé à l'action du soleil. Ses rives marécageuses d'un côté offrent aussi plus de nourriture aux poissons.

20 C'est un bourgmestre de Munich, nommé Barth, qui a ouvert cette route en 1492, ainsi que l'indique une inscription placée vers la moitié de la hauteur.

21 Le comté de Werdenfels appartenoit aux évoques de Freysing, il a été dévolu à la Bavière, par le recès de l'empire en i8o5. Outre Mitlenwald , il y a encore deux assez grands bourgs, savoir : Parlhenkirch et Garmisch, et dix villages. Les évêques de Freysing avaient à diverses époques, acheté, de plusieurs seigneurs, les domaines composant le comté de Werdenfels, et cela pour des sommes très-médiocres. Tout ce petit pays ne consiste qu'en quelques vallons assez étroits, et en hautes montagnes. Le Zugspitz, qui en est la plus haute, a 7,700 pieds d'élévation au-dessus du niveau de la mer. Ces montagnes forment la première ligne de ce vaste amas d'immenses hauteurs , qui s'étendent depuis les confins de la Provence jusqu'aux rives de la Drave, et dont les points les plus élevés sont le Mont-Blanc , le Mont-Rosa, le Glockner, l'OErtlerspitz.

22 Les habitans de l'Appenzell paient une maison pareille, 600 a 800 florins.

23 Ceci a été écrit avant les dernières guerres.

2 4 Cette taxe se lève uniformément d'après des principes fixes, et s'appelle impôt commun. ( Gemein-Steuer). Elle porte sur les terres , d'après une estimation très-modérée , et sans considération du propriétaire. Il y a une autre taxe noble ( Adel-Steuer} qui porte sur les dîmes, rentes , etc. La division se fonde ici sur la différence de l'impôt , et non sur celle de la personne. (Ceci a été écrit en i8o4. )

2& Pendant que le Tyrol a appartenu à la France et à la Bavière, les couvents ont été sécularisés , et les prélatures abolies. Depuis que cette province a de nouveau passé sous la domination de l'Autriche , l'empereur a rétabli autant que possible les anciennes formes. Les prélatures n'ont à la vérité pu être rétablies, mais les êvêques et les principaux ecclésiastiques en dignité sont admis dans la composition des Etats.

26 Depuis que cet ouvrage a été écrit, les impositions du Tyrol ont été augmentées ; et par suite du système prohibitif, les bénéfices du transit et du commerce ont sensiblement diminué ; ce funeste système a entraîné une baisse dans les valeurs des produits, qui est extrêmement accablante pour le cultivateur : d'après cela, il ne faut pas s'étonner si la prospérité et l'aisance ont diminué dans cette province, comme dans tons les états environnants.

2 7 D'après Posselt , la totalité de la surface du Tyrol , y compris Trente , Brixen et le Voralberg , est de 5 1 q milles carrés, savoir: 427 pour le Tyrol et le Voralberg, de <jb pour Trente , et de 17 pour Brixen. Voy. Statist. Umriss. Brunswick , i8o5.

2 8 La. famille actuellement régnante en Bavière, doit son origine à des princes qui sont les descendants de ces mêmes Agilolfinges.

2 9 MARGUERITE avoit épousé en premières noces Jean, prince de Bohême, fils du fameux roi Jean de Luxembourg, qui joua un si grand rôle sous Louis de Bavière. Jean avoit été un des amis les plus chauds de l'empereur- il devint un de ses ennemis les plus acharnés; et abusant honteusement de la bonne foi de ce prince il feignit à diverses reprises de se rapprocher de lui, pour le trahir avec plus d'avantage. Jean étoit parvenu à assurer à son fds, le comté du Tyrol, en obtenant le consentement de l'empereur pour le mariage du prince de Bohême avec Marguerite, héritière unique du duché de Carinthie et du comté du Tyrol. Mais cette princesse ne trouva point dans son époux toutes les qualités qu'elle avoit droit d'en attendre. Elle se plaignoit, dit Zschokke, d'être depuis dix ans restée pucelle à ses côtés. Le prince attribuoit ce malheur à quelque sortilège. De là désunion et trouble dans le ménage. Elle ne craignit point de s'ouvrir sur les défauts du prince envers l'évêque de Freysing, Ce dernier lui fit entend que, dans un cas pareil, le mariage pourroit être annulé. Louis de Bavière , justement irrité contre le beau-pè; de Marguerite , songea à profiter de cette circonstance pour assurer à sa maison cette belle province ; et comme il

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NOTES

«e pouvo.t compter sur le pape pour prononcer l'annulation de ce mariage , puisque tout le temns à, ' *h ' ne fut qu'une longue et pénible lutte contre les papes Jean XXII, Innocent X I et Sta TT lVvT , T ^ étant mort par accident, il prit le parti d'évoquer la cause à son prome tfibun ,1,^ ? 1 ^^

peu™ d e a r ePta T, 1 '?* • ^"r •" MargUCrîte ^ ^ Ce d6Uxième maria S e Meinnardt, P aui X ut

P ndant un r ' ÏT 'f ' , '^ *"**" ** ""^ P UÎSSe -P™her à Lou s e Bavière

pendant un règne de plus de trente années , fut sans résultat pour la puissance de sa maison. A la vérité l'électeur de Brandebourg, par les conseils de l'empereur son père, avoit pu réparer ce cu'il v avoit ri Ml ' I A i dont il était parvenu à la possession du Tyrol, en épousant lLJLLlXiJ^^ TS

liée par les nœuds d'un mariage antérieur. L'électeur avoit , dis-je, cédé 7u roi dT^ T ' ^ **

Bautzen et de Gœrlitz, et payé en outre 20 ,ooo marcs d'argent. P t 'ce II " t resÏnli Z *""***" f

Tyrol et de sa nouvelle épouse, et la paix de l'empire a oit été rétablie Md M Lu te T^ ^^^ "

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vers laide' 6l T ^"^ f*^ aU ^T de SeS Posions bavaroises et tyroliennes. Il mourut vers un de iôbi , a Zorneting , près de Munich, ne laissant qu'un seul fils le A n( . m/î, l, I. n . j

Marguerite. Meinhardt , âgé de dix-huit ans, à la mort de son père remnl'* f fcmlum,t » q u ' jl eut de

dépourvu de cette vigueur qui commande le respect , et d'm ji eX dr^ui eTd 7T ^ ^ * ,563 (Le l5 février) ; un breuvage très-froid qu'e sa nière eut l'impTu n et M mésenS 3 7 ? ir™? ^ beaucoup , lui causa la maladie dont il mourut'- Marguerite assembla aS^S lT* Zn^Z ments que le duc Etienne de Bavière avoit fait éprouver à MeinhavMt „«■■»'■ • - « mamais traiteé.oignement pour la Bavière. Elle prodigua les LS èXich" ^nXlTcela SES. T "^ ,ours après la mort de son fils, qui avoit épousé Marguerite sœur de Rodolnï 1 " J a ,7^

voulant mettre à profit les dispositions favorables de la eon te se d^Ttrol ? V A t d Autriclle ' 1Wol P h e pressa de faire à sa maison donation de ses pri^^T^Sl^" ^ " ^ * * W ' et k

deBrandebourgellese f e„ga g ée^^

prince qui connassoit le caractère mobile et capricieux de Marguerite Peu»,™ » 1, J , R< "" >l I >lle - V"

Tjrol ce ,„* «,, e, eile le suivi, , Vie„»e.La peinture *£ r^Wi^rJET^! sedn.t l., m , s ,„au„„ de cette princesse. EIU se reserv, cependant les revenus du Ï>„1 f, vie durant. S bë fe fi

dmg, quelle avoit engagé à 1 Autriche, et on lui paya 116,000 florins. C'est ainsi que le Tyrol & pe du P ur la Bavière , par l'influence prépondérante de l'empereur Charles IV. P T

3° Le général Ney fit attaquer ce passage le 5 novembre 1806 : les François y firent des nrodWs d P «1 a

uéralCeKn,, a, Bq „„ie„, avec „„„ „Ls ^^^^^^^^^J^

Si La Scharnitz a été appelée porta Claudia, du non, de Claudia de Médicis, épouse de LéonnlM V 1 d'Autriche. En qualité , de ; tutnce de ses deux fils, Ferdinand-Charles et Sigismond-F^/^uSdlt^ faon duTyro de i63 2 a i643. Ce fut dans cet intervalle , pendant la guerre de trente ans, qu'elle fit construire la forteresse de la Scharnitz , qui porte aussi le nom de sa fondatrice.

L'empereur Joseph II l'avoit laissé tomber en ruines : mais en 1796 elle avoit été solidement reconstruite. Les François après s en être emparés, l'ont détruite.

* Ces statues ont été fondues par ordre et du vivant de Maximilien 1", qui vouloit les faire servir à la cérémonie a un tnomphe qu'il se destinoit à lui-même. La plus grande partie est d'un artiste nommé George Lœffler les autres sont de : Uodt et Langenstranch. Je cite ces noms , parce qu'ils peuvent faire juger que les arts étaient à retlo époque, loin d être négligés en Allemagne.

33 Les bas ne forment point un sac comme ceux dont nous faisons usage. C'est une longue bandelette de tricot dontles femmes environnent leurs jambes , de la môme manière dont on employoit nos rubans de queue.

34 Ces armures ont été rassemblées par les soins de l'archiduc Ferdinand d'Autriche II y a entre trente armures qui ont effectivement appartenu à des princes des quinzième et seizième siècles! '

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10 11 12 13 14 15 16 17 li

NOTES

Ily avoit dans le château des collections d'anciennes monnoies romaines, d'objets d'histoire naturelle, d'ouvrages travaillés en ivoire, de portraits, de miniatures; une partie de tout cela s'y voit encore. A la bibliothèque d'Inspriuk, ou voit une collection de dessins de grands maîtres allemands , et la carte originale duTyrol, par P. Anich. P. Anich étoit le fils d'un paysan des montagnes. Les Jésuites, qui démêlèrent son génie , firent son éducation. Sa vie entière a été une continuité de travaux assidus, ingénieux et utiles. Il n'a point été récompensé en raison de ses mérites. Epuisé parles fatigues que lui avoil causées son travail pour la grande carte du Tyrol, il mourut à quarantetrois ans. Il n'avoit reçu pour tout traitement que 3o sous de France, environ , par jour. 11 fut obligé de vendre ses instruments pour vivre. Après sa mort, son mérite fut tardivement reconnu. On lui fit, par ordre de l'impératrice Marie-Thérèse , de superbes obsèques ; et on donna à Elasius Hubert , parent d'Anich , et paysan comme lui , 5oo florins de pension.

35 Ce plateau (d'après les mesures prises par le comte de Sternberg , auteur d'un voyage très-intéressant dans une partie de la Bavière, du Tyrol et des états vénitiens) est à 4,i6a pieds d'élévation au-dessus dn niveau de la mer. Il est dominé à droite et à gauche par des montagnes encore fort hautes, et couvertes de neiges éternelles; de sorte que ce n'est, à proprement parler , qu'une gorge très-élevée qui se prolonge dans deux directions opposées , en s'inclinant vers Inspruck et vers Stoerziug.

56 Le Mûhlbach vient du Pusterthal , l'une des principales vallées du Tyrol. Il porte sur les cartes le nom de Rienz.

3 7 Ses mérites, justement appréciés l'ont fait élire président de la Société impériale du musée de Prague, et il vient d'être nommé conseiller-privé actuel de S. M. l'empereur d'Autriche.

Cet ouvrage a paru et est traduit en françois. Il est fait pour intéresser sous toutes sortes de rapports.

39 Les plantes les plus remarquables que nous recueillîmes étoient : Salix herhaçea, Doronicum bellidiastrum Dor. pardaliancher , Sibaldia procumbens , Primula minima, Ranunculus aconitifolius , Senecio incanus', Feromca saxatilis, Satyriumnigrum, Sempervivum rabrum, Semperv. arachnoideum, Semperviv. teciorum, les quatre sortes de Vaccinium, A zalea procumbens , Pinus larix , en bas, Pinus csmbra , en haut, Gentiana hwàlis, Sanchus alpinus , Juncus triglumis , Chrysanthemum alp. , Aconitum napellus , Hypochœcris umfiora, Polygala chamaebuxus , par, etc., etc.

40 Fils du célèbre auteur de Y Abrégé chronologique de l'Histoire d'Allemagne, neveu du poète, et digne luimême de porter un nom si honorablement illustré. M. de Pfeffel est dans ce moment ministre de Bavière à la diète de Francfort.

4» Il me semble que la marche de la température n'a rien ici qui soit en sens inverse de ce que l'on observe habituellement. L'effet de la chaleur du jour sur la température des eaux ne se manifeste ordinairement que le soir , et jusque vers le milieu de la nuit. Il n'est donc pas étonnant que les eaux de l'Arve soient plus chaudes à dix heures du soir qu'au lever du soleil.

« De là le nom de Gau ajouté à celui des contrées qui forment ces préfectures; Vintschgau, Sundgau, Breis^au Burgau.

43 Le premier comte de Tyrol dont l'histoire fasse mention est Adalbert, (en n5o) fils du comte Adalbert Prévôt ( Schirm-Vogl} de Trente.

4 * Les comtes d'Eppan (Gaugrafen in Etschthal), comtes de Botzen, Eppan, Ulten, Altembourg et Greifenstein. Après ses malheurs sous Henri-le-Lion , cette famille s'est établie en Souabe, où elle a contracté des alliances très-inférieures à sa première splendeur.

« L'OErteles est une des montagnesles plusdifficiles a monter à cause del'immense étendue de ses glaciers. Un officier des mines au service d'Autriche, nommé Gebhardt , encouragé par les promesses de S. A. I. monseigneur l'archiduc Jean , avoit entrepris de le gravir en i8o4, mais il tomba malade à Mais; et ce fut un chasseur de chamois nommé Joseph Pichler , qui tenta cette périlleuse entreprise avec un seul compagnon. Us parvinrent au sommet t y plantèrent une haute perche avec un drapeau pour servir de signal trigonométrique. Ces deux hardis montagnards pensèrent être gelés au sommet de l'QErteles , et ils coururent vingt fois risque de la vie. Ils avoient n ' 1

vallée de Drofuy et les Trois-Fontaines. Personne n'a , à notre connoissance , tenté depuis ce même vova^e

Nous donnons ici les hauteurs , au-dessus du niveau de la mer , des montagnes des Alpes et des divers lieux dont nous avons fait mention dans cet ouvrage.

Mont-Blanc ^688 pieds.

Mont-Rosa i458o

OErtler-Spitz * ^gg pieds#

Finster-Ahorn i5256

* M. At \elilcn, ilans son voyage au mont Rosa, rabaisse beaucoup trop la hauteur de l'Œillet ou Œrteles:

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NOTES

Fungfrau

Horn .

Le GJokner

pieds.

Le Moncervin io5oo

Passage du Petit-Saint-Bernard 67 5o

— du Grand-Sainl-Bernard 6378

— du Saint-Gothard 65qo

— du Simplon 6174

— du Brenner 448 1

( suivant M. de Buch , 4370. )

Le Steirach 3389

La Poste de Schœnberg 5267

Starzing 5 5

Brixen 190 3

Botzen , q^.

Trente ?1 q

Iuspruck ^n

HallenTyrol (la saline) 5o68

La ville de Hall ig34

La poste de Seefeld 4°66

Mittenwald en Bavière 3089

Le Wallersée 2860

Trauenstein 2076

sds.

Munich

Le Tegernse'e 2524

Salzbourg i4i 2

Reichenhall 1 64g

Berehtesgaden 1925

Hallein 2607

Ischel (Autriche) 3565

Le célèbre ge'ologue baron de Buch a publie' sur le Pyrol des observations géognostiques et physiques dont l'exactitude ne peut être conteste'e.

11 estime la profondeur du lac Achen au-dessus de l'Achental à quatre mille pieds. Toute la partie des Alpes bavaroises du côté de Benedicten-Bayern, de Tegernse'e, et celles des environs de Salzbourg sont calcaires et renferment des carrières de très-beau marbre qu'on exploite entre autres à Tegernse'e et à L'Untersberg. La chaîne des montagnes que l'on descend pour se rendre à Seefeld , dans Vlnnlhal est également calcaire.

Dans la vallée de l'Inn on rencontre beaucoup de débris des montagnes primitives , entr'autres du schyste micacé avec de beaux grenats, du chlorite schysteux, du schiste argileux, de la roche calcaire noire, quelques grosses masses de granit et beaucoup de hornblende.

A Schwatz et Hall , la chaîne centrale consiste en schiste argileux de deuxième formation.

Les salines de Hall sont à cinq mille quatre-vingt-huit pieds de hauteur; c'est le roc salin le plus élevé que l'on connoisse.

La masse du Brenner de Griès jusqu'à Starzing , est une roche calcaire blanche à petits grains. Après Mittenwald (dans le Tyrol), on rencontre le granit jusqu'à Brixen.

Le vieux château situé près de Kollmann s'appelle Trastbourg ; il appartient aux comtes de Volkenstein.

Dans les environs de Botzen , le porphyre se montre dans diverses directions.

Dans la vallée de PAdige , le porphyre occupe la droite et le calcaire la gauche. A Salurn l'Adige a percé la roche calcaire. On rencontre le radelflè'che (roche à clous) dans les environs d'Inspruck et de Botzen. Le schiste micacé est au sud , la roche calcaire au nord du Siler. A Schœnberg , de la serpentine.

46 Le Tyrol a fourni peu de sculpteurs dignes d'être cités, mais plusieurs peintres d'un grand mérile. Horazio Giovanelli, Joseph d'Alberti, les deux Unterbergers , Martin Knoller, Jos. Scœhff. , Michel Kœch , sont les plus fameux.

Horatius Giovanelli, du village de Cérano , dans le val de Flemis , fut élève des deux Palmes. On voit de ses ouvrages dans l'église de Cavalese et à Val-Floriane. -j- i636.

François Fontanelli, de Tesere. étoit élève du précédent : meilleur dessinateur que son maître, il fut moins bon coloriste. Il a travaillé à Cavalese , dans l'église paroissiale. -J- 1686.

Joseph d'Alberti de Cavalese , élève du cavalière Liberi de Venise , a peint la belle chapelle du Crucifix , dans la cathédrale de Trente. Dessinateur correct, il réussissoit surtout dans les têtes de vieillard. Il a été le maître du célèbre Martin Knoller, qui a peint à fresque toute la grande et magnifique voûte de l'église de Bénédict-Bayern, et celle de Neresheim, en Souabe, un des plus magnifiques ouvrages à fresque de toute l'Allemagne; Joseph Schœff auteur du beau crucifix qu'on admire dans la cathédrale de Brixen , et Michel Kœch, à qui la même église doit plusieurs fort beaux ouvrages , étoient aussi ses élèves.

Alberti a beaucoup travaillé à Welsch-Michael et à Cavalese.

Michel Unterberger, oncle du célèbre Christophe, étoit aussi élève d'Alberti : il a peint deux tableaux d'autel pour la cathédrale de Brixen : l'un représente la transfiguration de Notre -Seigneur Jésus-Christ sur leThabor ; l'autre le martyre de sainte Agnès.

François Unterberger, frère de Michel, étoit un bon peintre : il a beaucoup travaillé à Brixen. On aimoit sa société. Son caractère étoit aimable et gai , autant que celui de Michel étoit sérieux

Christophe Unterberger, frère des précédents, fut le père du fameux Christophe, qui naquit à Cavalese en 1732.

Ignace Unterberger a aussi été un excellent peintre. Il a beaucoup travaillé à Vienne. Il étoit très- goûté du prince Kaunitz : il étoit en même temps grand mécanicien. — 1787. H a laissé de nombreux écoliers, parmi lesquels plusieurs Tyroliens , entr'autres Ant. Vicenzi de Cavalese.

Christophe Unterberger, neveu de Michel, et né à Cavalese , comme nous venons de le voir, a travaillé à Rome

conjointement avec Mengs, dans la chambre dite des Papyrus, au Vatican, et au Museo Pio-Clementino.

Les loges de Raphaël, que l'impératrice Catherine a fait placer à l'Ermitage, et qui éternisent ce charmant ouvrage, que l'air, la pluie et le soleil dégradent chaque jour davantage dans la galerie ouverte du Vatican, sont

NOTES

l'ouvrage d'Dnterberger. Il a travaillé en Allemagne. Il a fait les tableaux du maître-autel dans les cathe'drales de Spolette , de Macerata, de Subiaco et Urbino.

Revenu dans sa patrie en 1796, l'invasion des François l'effraya : il s'enfuit à Trieste, à travers les neiges, et s'embarqua pour Rome. Les François ne tardèrent pas à le poursuivre dans ce dernier asile. La révolution qu'ils excitèrent à Rome , en 1798 , entraîna la banqueroute de la banque, où il avoit placé les 45, 000 florins qu'il avoit reçus de Russie pour les Loges. La mort de ses deux frères survint à cette même époque. Tant de coups le plongèrent dans un profond chagrin, dont il mourut à Rome le 25 janvier 1798.

Il a laissé un fils unique , qui a étudié sous Camucini , et qui a excellé surtout clans la perspective aérienne.

Antoine Pichler, fils du fameux J. Pichler , étoit de Brixen. 11 se maria à Naples. Ainsi J Pichler est né à Naples, ctL. Pichler est né à Rome, de même que Joseph; tous deux fils de Jean, et graveurs en pierres fines comme lui. J. Pichler est mort à Rome en 1779. La femme du célèbre poète Monti est une Pichler.

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