‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 15 sur 137 · CHAPITRE IN · texte numérisé non relu

CHAPITRE IN

Divisions de l'Amérique du Nord, — Prairies soptentrionales du Texas, Désert, — Serpenta, — Inaretos, — Néchoronsos, Rivière Nouge, Lacs, — Cross-Timber, — Monts Wit chitn, = Anecdote, = Collines de sable, = Sources de la rivière Rouge, — Mirage, — Chiens des prairies, = Llano estacado, Aapect des solitudes par une nuit d'été, Déserta du aud-oat, — Port Smtth, — Prairies ondulécs, Los Chactas, Vallée de In Canadienne, — Le matin dans les olitudes, — Village des Shawnlies, — Le roîr sur les collines des Antilopes, — Grotle-musée de la vallée Rocheuse, — Villages du Nouveau- Mexique, Légendes sur Montézuman, — Arrivée à Santa-Fé,

Los Poaux-Rouges des États-Unis nous ont été parfaitement révélés paf les missionnaires du sièele dernier, par les romans de Fenimore Cooper et par les savants écrits de plusieurs auteurs américains, Mais ces peuplades, presque anéanties, sont plus dignes de la sympathique pitié de l'historien que de l'attention de l'écrivain moderne; car les Anglo- Saxons les ont ensevelis vivants sous les haïillons d'une civilisation factice, qui rend ces sauvages répulsifs autant sous le point de vue physique que sous le point de vue moral.

L'originalité primitive des Indiens ne 8e retrouve que dans les grands déserts, c'est-à-dire loin du whiskey, de la petite vérole et des plantations américaines, Cest dans ces vastes solitudes, comprises entre le Texas, au sud, la vallée de Mississipi à l’est, les possessions anglaises au nord, et l'océan Pacitique à l’ouest, qu'il faut aller les étudier; c’est Tà qu'on les rencontre avec leur caractère primordial, leurs facultés natives, leurs mœurs originelles, au milieu d'une nature à la fois grandiose, triste et poétique, dont le cachet s'imprime si profondément dans les déserts aux hommes et aux choses.

Décrire pas à pas ces vastes solitudes qu'habitent pourtant des myriades d'hommes de couleurs variées, aux coutumes étranges, aux habitudes singulières, si différentes de ce que nous voyons habituellement, où la

96 VOYAGE PITTORESQUE nature change cependant d'aspect à chaque instant, où des phénomènes extraordinaires frappent tour à tour le voyageur d'admiration ou de stupeur, serait un travail aussi fastidieux que sont pénibles ces longs voyages à travers des prairies sans horizon ou au milieu de montagnes d’une majesté écrasante. C’est donc à vol d'oiseau que nous parcourrons ces immensités sauvages, ne nous arrêtant que dans quelques sites exceptionnels dignes d'attirer nos regards par des détails origi-

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