‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 14 sur 137 · ART · texte numérisé non relu

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les plateaux de l'Asie centrale et orientale, auxquels une grande élévation donne une température plus froide que celle qui règne vers l'ouest, sous la même latitude, Les Thibétains, les Mongols, les Mantchoux et les Kalmouks ont done reçu d'un pays plus méridional le zodiaque, que l'on appelle trop exelusivement le eyele tatare, Les ancôtres des Mexicaina sont venus du Nord vers le Sud; dans leurs régions septentrionales n'habitent pas non plus les tigres ni les singes, par conséquent les signes Osomatli et Ocelotl rendent singulièrement probable que les z0diaques des Toltèques, des Aztèques, des Mongols, des Thibétains et de tant d'autres peuples, qui sont séparés aujourd'hui par une vaste étendue de pays, ont pris naissance sur un même point de l'ancien continent,

Pourtant, pour comprendre l'Amérique telle que nous l'a révélée la découverte de Christophe Colomb et telle que nous la font supposer les anciens et nombreux monuments que nous y trouvons, nous n'avons pas besoin de recourir à une antiquité fabuleuse, c'est-à-dire il n'est pas nécessaire d'admettre que l'Amérique ait été peuplée dès le commencement du monde, M, Albert Galatin, en parlant de l'augmentation des individus comme nombre, nous montre combien les changements peuvent être rapides lorsque les moyens de subsistance n'arrôtent pas le développement naturel de la propagation du genre humain. «On doit se rappeler, dit ce savant écrivain, que la raison de l'accroissement est à a fois de dix périodes de duplication comme un à plus de mille, et à la fin de vingt pareilles périodes, comme un à plus d’un million. Si l'humauité avait augmenté depuis le commencement selon la proportion de un à deux en vingt ans, et continué d'augmenter dans la même proportion pendant vingt-cinq périodes successives, la postérité vivante de six personnes atteindrait au bout de cinq cents ans le chiffre de près de deux cents millions. »

L'Amérique, dans ce moment, comme toutes les autres parties du globe seraient bien plus peuplées qu’elles ne le sont, si les produits de l’agriculture avaient augmenté dans la même proportion que les besoins du genre humain. En faisant la part du manque d'instruments, de la répugnance à travailler la terre et de toutes les causes qui peuvent rendre un peuple inerte et nonchalant, l'empêcher de se développer moralement et physiquement, on comprend facilement qu'il a suffi de quelques familles qui aient abordé l'Amérique cinq ou six siècles après la période

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duvionne pour couvris de leurs descendants toute lu surface du mous veau mionde,

Pour expliquer le phénomène do la civilisation den Péruviens et dus Mexicnins, de la demi-chilisation des tribus habitant les pueblos du Nouveau-Mexique, de l'état comparatif de barbarie des tibus de l'est de l'Amérique et de l'état d'abratisenent dos tribus californiennen et en général de tout le littoral de l'océan Pacitique dans sa partie septentrio nale, nous avons qu'à examiner l'histoire de homme dans ce qu'elle a de plus caractéristique, ie développement de son intelligence,

Noun avons vu que la disparité intellectuelle des races ne provient pus d'un vice radical d'organisation physique, eur un être ne saurait donner la vie à ses descendante de Ja mime espèce que lui sans leur commun quer les mines attributs dont la nature Pa doué, Cette disputé, quand elle existe, out donc tout accidentelle ot ne prend un caractère typique que lormque con accidents extôrieses ne porpétuent pendant un laps de Lenpe anses long pour s'acelhnater, pour ainsi dire, dans les individus, Len hommes laisén à eux-indmen dans le principe des sociétés Ignos raiout den arte ot les noiencens ia ne sont parvenun au degré de civilisaon qu'ils ont atteint par la suite des nièéles que par une accumulation progrennive de leur puissance intellectuelle, par le développement gras duel de leurs facultés, des besoins nouveaux, les resources offertes par la nature, Len nécensités de situation et la conscience de leur supériorité sur les dtren créés,

Si l'on pouvait étudier sérieusement l'histoire du progrès intellectuel des peuples, on parviendrait sans doute à signaler l'époque approximu tive des promitres émigrationn en Amérique, et à donner un nom aux ancdtres des Indiens du nouveau monde, en comparant l'état plus ou moins barbare des émigrés avec celui des nations dont ils tirent ! 4e or gine, Los découvertes avehéologiques faites récemment sur tout lo con linent américete seraient des données précieuses, des jalons importants pour guider le savant dans ses recherches scientifiques, Ces découvertes nous montrent d'ailieurs que les premières émigrations en Amérique ont eu lieu dans un temps où la mère patrie n'était guère plus civilinéo que lex Indiens de nos jours, Malheureusement, l'histoire des popululions asiatiques à bien des pages perdues où qui n'ont jamais été enre-

giatrées dans des annales du monde, existe dans le nord-est de l'Anie

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otientale des tribus qui he sont pus plus civilisées que celles de P'Ainée rique, mais des lacunes dont nous venons de parler ne nous permettent pus de tirer de ce fait aucune conclusion historique,

La beauté dé ln nature, ln douceur du eéliat, la fécondité du sol, l'abondance des ressources naturelles d'un pass influencent cotisidéslement le moral dés habitants, en diminuant leurs besoins physiques et laissant h leurs facultés intellectuelles plus de loisir et plus de force pour sû développer, Nous voyons, en effet, ce progres naturel s'opérer chez des Mexicains et chez les Péraviens d'une manière frappnnte, Au quinséine miecle, des Américains ne coltivaient que le route et quel ques légumes également d'origine amérienine, Ni a civilisation était venue de Phurope où de Asie, elle aurait mené avec elle la culture des céréales, telle que de blé, l'orge, de vie, le millet, ete, ainsi que ln nn mire de forger le fer et les connaissances de plusieurs inotraments utiles aux grandes populations policées, En nstronotste, les Mexicsins cos ineneerent à Conpler le: tettipre dune maniere partieuliere hoetik, tiyant aucun rapport avec les révolutions de la one et apparent mouvement annuel du soleil, Plus tard, is ncqiurent li connaissance de Panniée solaire de trois cent soixante jours, puis de trois cent soiante-citi etenfin de trois cent sobmante-t di et tities fraction, fa einarque qu il firent du passage du soleil par le éoith de Mexico nous prouve que de telles obmervations ne pouvaient être faites origiuurement que dans le: contrées situées entre les tropiques, Test assez curieux de constate que les Mexienins, dont l'origine est indübitablement asiatique, ont point apporté leur civilisation de la inère patrie, qui sans doute était encore barbare, et que cette civilisation leur est propre, Les peuplides non agricoles et moins favorisées du reste de l'Amérique n'ont jarnnis pris le développement social et intellectuel des tribus adonnées à lagriculture et au progrès; trop indolents pour travailler, is ne tirent leur subsistance que des produits naturels du paye, tels que la chasse, la péché et les racines alimentaires, M, Albert Galatin dit à ce sujet: « Dour mille kilometres carrés de terres cultivées qui pourraient nourrir ut million d'hommes en nourrissent à peine dix mille lorsqu'elles restent en friche, n

Ainsi dofie, nous concluons en répétant qu'il est inutile de recourir

“une création particuliere en Amérique, une nouvelle intervention

u4 VOYAGE PITTORESQUE, ETC.

divine, ni même à rien d'extraordinaire pour comprendre l'origine des

animaux et des Indiens, leurs différences, le nombre des populations

disparues, leur antiquité, leur civilisation, la variété des langues amé-

ricaines, et nous sommes obligés de reconnaître que les Indiens d'au-

jourd'hui sont les descendants dégénérés d'émigrés de l'ancien monde, \ 8

qui, à des époques successives et très-roculées, sont venus on Amérique

volontairement où accidentellement par groupes de familles ou isolé-

ment, Notre croyance est en même temps celle dos savants les plus

éminents qui ont traité cette question: lea divers systèmes qui ln com-

battent, disons-le encore une fois, sont basés sur des suppositions gra-

tuites et arbitraires, des remarques locales, superficielles, incomplètes et des préjugés que la science ne saurait admettre.

l'origine des : populations angues amé- Indiens d'auicien monde, en Amérique les ou isoléants les plus s qui la comositions gra-

complètes et

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