ENT RE
tie
Rire
deux vallées sont fort belles, quoique d'un aspect singulièrement sanvage; des massifs de saules (sa/x longifolia) sont gracieusement disséminés dans le voisinage de l'eau; des champs de lin et de mauves (alu rotundifolia) s'étendent dans les bas-fonds ; des aubépines (cratæqus) et des aulnes (a/nus viridis) élèvent leurs branches touftues au-dessus des prairies émaillées de fleurs, parmi lesquelles s'étalent de grandes corbeilles d'eupatortum purpureun. Des montagnes de plus de mille mètres de hauteur sélancent perpendiculairement dans les airs avec leurs cimes dentelées par les orages, et quelquefois couronnées de cèdres et de sapins; elles complètent toutes ces richesses de la nature en faisant ressortir leurs merveilleuses beautés.
Aussitôt après avoir débouché de la vallée de la Rivière-à-l'Ours, où se trouve en présence du grand lac Salé, qui constitue, avec le lac Utah, un des traits les plus curieux de a physionomie du Grand-Bassin. Tous les deux sont situés à l'est; le premier est saturé d'une solution de sel et le second ne contient que de l'eau douce.
L'existence du grand lac Salé paraît avoir été connue depuis plus d'un sivele et demi, En mai 1609, le baron La Hontan, commandant la colonie française de Plaisance à Terre-Neuve, écrivit une relation des découvertes faites récemment dans l'ouest de la Nouvelle-France, qui fut publiée par la suite en anglais en 1735, Cette relation, depuis le départ de auteur de Missilimakinac jusqu'à son arrivée sur le Mississipi, est assez chaire, mais le reste de l'ouvrage est obscur et paraît apocryphe. Des Indiens, que La Hontan rencontra sur sa route, lassurèrent que leur nation était très-puissante, et qu'elle demeurait dans un pays peu éloigné, où se trouvait un grand lac salé de trois cents lieues de circonférence, Mais ces reuscignements sont tellement vagues qu'ils n'ont aucune autorité historique. Le célèbre Moncachtape, Indien Yazoo, qui fit un voyage dans le nord et l'ouest de l'Amérique jusque sur les bords de l'océan Pacifique en 1760, ne fait nullement mention dans son itinéraire du lac Salé; probablement il'aura traversé les montagnes Rocheuses plus au nord,
Le grand lac Salé à quatre-vingt-quinze kilomètres de longueur: sa hauteur au-dessus du niveau de la mer est de quatorze cents mètres; ses eaux, cn s'évaporant, laissent partout des traces de sel; les rochers dont
iles! environné sont blanchis par des matières salines qui se forment en
‘cment sau-
ment disséuves (zaleu (ratæqus 8 au-desstis de grandes us de mille es airs avec es de cèdres
re en faisant
à-l'Ours, on avec le lac rand-Bassin.
une solution
is plus d'un ut la colonie s découveries L publiée par
t de l'auteur
assez cure, Des Indiens, nation était igné, Où se érence, Mais une autorité
un voyage s de l'océan itinéraire du
cheuses plus
metteur; Si s mètres; ses "ochers dont
» forment en
L'ACESANIET