‹ Voyage pittoresque dans les grands déserts du Nouveau-Monde [microforme]Chapitre 59 sur 137 · SR ARE IN ME TE RARES TEE · texte numérisé non relu

SR ARE IN ME TE RARES TEE

encore et les riches fourrures qu'il trouve dans les solitudes Gu üouvean monde,

Les Indiens sont tellement opposés à ces émigrations lorcess, qu'un chef, du nom de Hicks, fut mis à mort par les guerriers de sa tribu pour avoir plaidé avec les blancs le changement de territoire. Le célèbre Oseola déclara dans un conseil de sa nation que celui qui parlerait en faveur de l’émigration serait considéré comme un ennemi de sa tribu, Ce que tes Indiens ne voulaient pas faire de leur plein gré, ils furent obligés de s’y soumettre, car la force et la trahison furent employées pur les agents du gouvernement avec toute la constance d’une volonté inébranlable; mais ce ne fut pas sans crimes de ce côté et sans résistance de la part des Peaux-Rouges. Deux mille quatre cents Cherokies furent embarqués en une seule fois à Montgomery (Alabama) pour l'Arkansas: dans une telle réunion d'individus obligés de s'exiler du pays de leurs pères, il n'était pas possible que quelques-uns ne montrassent de la répugnance à s'embarquer. On ne sait pas de quelle manière cette répugnance s’est manifestée, mais douze ou quinze Indiens furent chargés de fers pour les empêcher de fuir. Un d'eux, ne voulant pas subir une telle avanie, se débarrassa des mains de ses bourreaux, et saisissant une massue il en frappa la tête de ceux qui le tourmentaient, puis poussa le cri de guerre ot voulut se sauver, mais il fut tué d’un coup de fusil, et un de ses compagnons reçut un coup de baïonnette dont il mourut, Le même soir, trois Indiens s'échappèrent, un des trois fugitiis fut rattrapé et préféra se couper la gorge que de suivre le convoi et ses cruels guides. Mais jetons un voile sur ces scènes de barbarie et de désespoir qui révoltent et soulèvent le canir 0 Jégoût, en pensant que ces choses ne se voient que sur la terre où à lierté a, dit-on, son plus grand développement et son application la plus complète.

Il est difficile de donner un chiffre exact de la population actuelle des Indiens de l'Amérique septentrionale, car toutes les données à cet égard ne sont qu'approximatives. Les recensements officiels sont incomplets pour les tribus qui n’habitent pas l’intérieur ou le voisinage immédiat des États-Unis, aussi bien que pour celles avec lesquelles le gouvernement américain n'a aucun rapport. L'État nomade de la plupart des Peaux-Rouges, la méfiance qu'ils conservent contre les blancs, et la difficulté qu'on éprouve à bien comprendre tous les dialectes indiens, font

des du monvean

s lorcess, qu'un ïers de sa tribu toire. Le célèbre qui parlerait en emi de sa tribu, é, ils furent ohliat employées pur une volonté inéans résistance de Cherokies furent pour l'Arkansas:

du pays de leurs ontrassent de la nivre cette répuurent chargés de s subir une telle et saisissant une ‘nt, puis poussa h coup de fusil, dont il mourut, fugitifs ut ratvoi et ses cruels et de désespoir t que ces choses blus grand déve-

tion actuelle des iées à cel égard sont incomplets inage immédiat es le gouverne-

li plupart des lances, et la dif-

es indiens, font

que les renseignements puisés auprès des chefs sont exagérés ou insrif-

lisants. Après avoir étudié toutes les statistiques, tant générales que par-

ticulières, qui ont été dressées, nous croyons pouvoir affirmer que le

nombre actuel des Indiens s'élève à un peu moins de deux millions

d'âmes.

La seule statistique générale que nous ayons trouvée dans les Annales

de la propagation de la foi donne les chiffres suivants :

A l'est du Mississipi.

A l’ouest du méme fleuve.

Au sud, Texas et Mexique.

Au nord, possessions anglaises et russes.

Page 1