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de chien; ils ont de bons chevaux, sont d'admirables cmaliers 44 d'adroits chasseurs, Leur amour pour la vie primitive est tel, qu'ils inclineni toujours vers les usages de leur sauvage existence, lors môm qu'ils possèdent les secours de la civilisation, Ainsi, malgré les instru ments de for que les compagnies de fourrure leur procurent, ils servent généralement d'instruments en pierre de leur fabrique pour couper le bois: en est de même des marmites de fer, auxquelles is pré férent les paniers de saule pour transporter l'eau et faire cuire leurs aliments. Les Shoshonies qui possédent des chevaux s'unissent quelque. fois aux Tètes-Plates pour des excursions sur leur ancien territoire, el dès qu'ils ont pu ramener de la viande de buffle en assez grande quantité pour leur consommation d'hiver, ils reviennent promptement dans leur malheureux pays pour éviter la vengeance de leurs puissants cnnemis.
Sounes. Ces Indiens ont un trait bien remarquable, c'est qu'ils sont presque tous albinos; ils demeurent près des sources du Rio-Salinas, dans des cavernes naturelles creusées par Ja main de la nature contre le flane des montagnes, À part cette coutume qu'ont les Sounes de vivre dans des cavernes, leurs mœurs et leurs usages ressemblent à ceux des Pimas.
Tahkalis. Cette grande famille vit dans le territoire appelé partieuliérement Nouvelle-Calédonie, Elle se compose des onze tribus suivantes : Babinis, Chileotins, Nascotins, Natliautins, Nikozliautins, Ntshaautins, Nulaautins, Talkotins, Tatshiautins, Thetliotins et Tsatsnotins, Toutes ces tribus parlent le même langage, mais avee des dialectes différents, Ces Indiens sont indolents, malpropres et sensuels; leurs mœurs sont aussi dégoûtantes que leurs personnes; leurs coutumes sont aussi sauvages que possible, et leurs traditions barbares n'ont aucun intérit historique.
Tumajabs. Geue Wibu compte environ trois tille individus établis sur la rive gauche du Colorado, entre le 34° et le 35° degré de lat. X. Ge soul les meilleurs, les plus polis, les moins dangereux et les moins voleurs de tous les Indiens qui habitent les bords de ce beau fleuve, Les hommes et les femmes vont à peu près nus; les uns ne portent le plus souvent qu'un petit tablier et les autres une espèce de jupon qui descend des hanches jusqu'aux genoux. Au plus fort de Fhiver ils manifestent le
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d'agir ainsi les endureit contre la rigueur des saisons, En effet, ils
jouissent d'une santé admirable; les femmes ont plus de grâce duns
leur tournure que celles des autres tribus. Les Tamajabs parlent une hngue très-étrange et toujours accompagnée de gestes violents.
l'équas où Téjuas. Ces Indiens, également appelés Tiguex, du nom de cette ancienne province, se donnent aussi le nom de Ki-o-wum-mi, qui veut dire deux, Waprès leurs traditions, ils apparurent pour là premicre fois à Shipap, source nord-ouest du Rio-Grande; mais d'où endient-is ? Ts n'en savent rien où ne veulent pas le dire, Pendant longtemps ils meurent d'autre abri que les cavernes des eañons baignés par de leuve; ils demeurèrent ensuite à Acoli, où fut le berceau de Montézuma, qui leur servit de guide dans leurs suivantes émigrations, I leur enseigna la manitre de se construire des puebles avec de grandes maisons et des estuffas, et leur fit allumer le feu sacré qui devait être conservé par des prêtres, Taos fut le premier paeblo ainsi établi, et de là Montézuma se dirigea vers le sud en formant divers établissements, dont Acoma était un des plus forts et Pécos un des principaux; les autres furent Pieuriès, San-Juan, Pajuague, Santa-Clara, Nampé, Temqué, San-Domingo, San-Felipe, Santa-Ana, Sandia, Isleta, Silla, Jèmez, Laguna, Zuni, Galisteo et Chili, Cest à Pécos que Montézuma planta Farbre, alluma le feu sacré et tit les prophéties dont nous avons parlé dans nos deseriptions. Les Tiguas assurent que les Comanches, les
Apaches et toutes les tribus indiennes appartiennent à la même race el
descendent de Montézuma. Naturellement cette tradition, qui a pour but
de donner aux Indiens une origine presque divine, doit être prise dans un sens figuratif, Les Téguas font le commerce avec les Comanehes et les habitants de Santa-Fé, Leurs cheveux noirs sont attachés par derdre en forme de queue avec des rubans de couleur, comme le pratiquaient encore il 4 à quelque temps les paysans de plusieurs provinces lanvaises,
l'épocas & Tiburones, Plus nombreux que les Seris, les Tépocas et les Tiburones sont aussi sanguinaires que leurs voisins et leur ressembleut par leur costume et leurs mœurs, Is vivent ordinairement dans Mile de Tiburon, qui est unie aux côtes de la Sonora pur un isthme onde, qu'ils traversent à la nage lorsque la marée est haute et à pied
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lorsqu'elle est basse. Ces Indiens sauvages viennent régulièrement sur le continent exercer leurs ravages et s'enrichir de rapines, et retournent ensuite avec leur butin dans leur île, où l'on n'ose pas aller les punir de
leurs déprédations. Il y a près de trente ans que le gouvernement mexi- à “ain avait ordonné une expédition pour détruire ces deux tribus, mais
elle n'eut aucun résultat.
Tiransgapuis. À cent vingt kilomètres environ du lac des Timpauotsis, vers le sud, se trouvent les Tiransg:puis qui portent une longue barbe comme les anciens anachorètes; ces sauvages ont les cartilages du nez perforés et s'y introduisent un os de cerf ou de tout autre animal, II ! ont également une grande ressemblance avec les Espagnols, non-seulement dans le système pileux du visage, mais encore dans toute leur physionomie. Leur caractère est doux et sensible comme celui de leurs voisins les Zaguaganas.
Utahs. Les Indietis de l'Utah sont les êtres les plus misérables, sinon les plus dégradés que l'on rencontre dans les grands déserts américains, Ils appartiennent aux Shoshonies proprement dits, aux Serpents etaux Utahs, ou Pah-Utahs appelés Payuches par les Espagnols. Is ne vivent la plupart du temps qu'avec des racines, des graines qu'ils récoltent sur les plantes indigènes, des lézards et des grillons; dans certaines saisons ils pèchent une grande quantité de poisson; c’est l'époque de l'abondance, qui, une fois passée, laisse ces malheureux Indiens dans le plus profond dénûment.
W'allahvwailahs. C'est sur les bords du Colombia et de la Wallah-
wallah que demeure la tribu hospitalière des Wallahwallahs. Bons cavaliers et hardis chasseurs, ces Indiens sont encore honnètes, gais, aimant la danse et les chansons. La selle et la bride de leurs chevaux sont tout ce qu'il y a de plus grossier et d'incommode dans ce genre; néanmoins,
une fois en selle, le cavalier galope avec une effrayante rapidité dans les
endroits les plus dangereux, sans crainte pour lui-même et sans pitié
pour son coursier. Comme les Sahaptins ils s'aplatissent un peu la tôte,
mais beaucoup moins que les tribus qui longent l'océan Pacifique.
Winnebagaes. Les auteurs français, des l’année 1669, font mention
de ces Indiens qu'ils appellent Puants. Le mot Winnebago vient d'un
nom algonquin composé des deux mots pluriels wi-ni-bi-gog (de wr-
nud, trouble et niber, eau), qui veulent dire eau trouble, et que l'on
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doit traduire par peuple vivant près d’un lac ou d’une rivière dont l'eau est blanchâtre ou bourbeuse, D'après leur langage, les Winnebagoes ont dû appartenir à la nation des Dacotas de l'ouest. Ce sont de vrais Peaux- Rouges pour la couleur de leur épiderme, leurs yeux et leurs cheveux noirs, leur stature imposante et leur air martial. Depuis longtemps avant l'arrivée des Francais ils demeuraient sur la Baie-Verte (Green-Bay) du Wisconsin. D'après une de leurs traditions, ils furent presque compléteent anéantis en 1640 par les Illinois. Leurs autres traditions historiques se rapportent à une époque plus iécente que celle-ci. Les Winnebagoes surent garder les liens d’une amitié solide avec toutes les tribus qui les environnaient, te qui pronse une grande sagacité parmi leurs chefs : décimés par les maladies et le wiskey ils ne comptent aujourd'hui guère plus de quatre mille âmes,
umas. Le mot Yuma sigaifie fils de la rivière et ne s'applique qu'aux Indiens nés sur les bords di: Colorado. Cette nation se compose de cinq tribus qui vivent sur les deux bords du Colorado, parmi lesquelles nous citerons les Yabipais (Yampais ou Yampaos), que M. de Humboldt décrit comme portant de li barbe. Ces Indiens ont une figure large, un nez romain, des yeux petits et ressemblent aux Diégeños de la Californie. Leurs cheveux sont coupés court au-dessus du front et pendent derrière la iète presque jusqu'à la ceinture. Les Yumas eultivent la terre et façonnent leurs ointes de flèches en obsidienne, quartz ou agate, comme le feraient les meilleurs lapidaires du continent américain.
Yutahs. Ces Indiens se divisent également en plusieurs bandes, qui sont les Noaches, les Payuches, les Soyups, et les Tabiachis; tous vivent en parfaite harmonie et occupent des terres dans l'intérieur du Nouveau-Mexique, du côté du nord et du nord-est. A près de huit cents kilomètres plus au nord des Yutahs habite la grande tribu des Zaguganas, que le P. À. Dominguez appelle Yutas-Zaguaganas, ce qui ferait supposer (car cet écrivain est une autorité sérieuse) que ces Indiens appartiennent à la nation des Yutahs. Les Zaguaganas possédaient dans leur territoire plusieurs villes et trois lacs alimentés par de belles rivières. Ces Indiens, d'un naturel fort doux, se nourrissent des produits de la chasse et de la pêche et se couvrent avec la peau des animaux qu'ils tuent dans leurs expéditions.
Zuñis. Comme dans le courant de cet ouvrage nous aurons à reparler
th; Ka !