CHANT MEXICAIN
| 11 Yentauh, ye ninohuica Ma diablo cuicaz quia in amores, Je m'en vais, je m'en vais Que le diable emporte l'amoun Ma Dios monahuac mocahua Thaan cquin oquit la li Que Dieu avec toi reste; Et celui qui l'imagine, Rantlen nimitztlatlauhtia Para tleyez quit lalia Seulement je te prie A quoi bon l'inventer Macaie œinech il eau. Tlazau teca mahuiltia.
De ne jamais m'oublier. Seulement pour se réjouir des gens,
Les mots espagnols Dos, diablo, amores, para, ne prouvent rien contre l'antiquité tant des paroles que de Pair, parce que les indigènes ont mêlé le castillan à leur prose conne à leur poésie, Voici une autre chanson plus courte et plus ancienne que la précédente et dont on a fait un cantique,
Ltstntlau ce tepetontl Ontquitlae ce tonantsin *
Sous cette colline J'ai vu notre mère Campa æochill mohuilana Noyolotzin quitilanu.
Où les fleurs s'étendert Qui mon cœur attire, Campa tihualla Not ompa maya,
A l'endroit d'où tu viens, Moi j'y allais.
Le troisième air indien que nous publions iei est moderne, comme on peut s'en convaincre par la mesure finale qui dénote une époque peu ancienne, Le chant qui Faccompagnait fut composé, d'après le témoignage de M. William Simonise de Charleston, en l'honneur de la belle Onacoana ou la Fleur-d'Or, qui fut si cruellement et si injuste-
ment mise à mort par les Espagnols de Haïti, qu'elle avait si souvent
1 Ou malintsin, Marie, ou ichpeehtzin, une jeune Alle, Tonantzin, notre mère, est le nom d'une divinité aztèque, dont le culte attirait un concours immense, à une liene de Mexico, Les Espagnols érigèrent en cet endroit une chapelle sous l'invocation de Notre-Dame de Guadeloupe, et le eulte de tonantzin s'est perpétué sous Le nom de la mère de Dieu, Le pré Sident de la république, le premier jour de l'an, va faire ses dévotions dans ee sinetnaire, on grande cérémonie, au milieu des danses costumées des indigènes suivant l'usage antique, y a même la fête des Indiens, et celle des Espagnols est renvoyée À un autre jour, pour laisser plus de latitude aux naturels,
C'est pour prouver l'apparition de Nots:4-Dame de Guadeloupe que Sigüenza, puis Bottuvini, et après eux Veytia, Gama et Puhardo, ont entrepris leurs recherches sur l'antiquité mexicaine,
Malintzin (captive) remplace le nom do Marie (pour les Mexicains qui, n'ayant pas de? dans leur langue, mettent un £ à la place), et désigne en général une jeune Jille, Mais les jeunes gens disent ichpechtzin (fille) au lieu de tonantzin et de malintzin,
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