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oug, plein d'aven pntré un Viciliard au “espoir, Ce vivillard
il devait enfermer lis, heureux de sa encens quel ne e dans Le pays des conjoncture, Taren avoit en lui donnant MANCHE SA Sur, pris se fit entendre 6, etla foüté indienne nses, L'effet de cette herent pour com ha seaur, el, pence et enfer duns sa Aorts pour regagner \ fardeau. De retour nt pour assister à li s de fa défunte et le s a calebasse, Mal dcuse que prudente, vit séparé du corps, st ainsi que Pinlor-
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arrations indicnnes, riques où purement nine renfermentau si car dans les récits hoses d'un guerrier, el, terrible et puis génies, des esprits où d'une amulette e ces récits quelque
is les brillantes pro
ductions de la fantusieou de Pinaginationtndienne, L'histoire de Moowis, où l'homme fuit avec des chiffons et de la boue, dénote évidemment qu'elle fut inventée pour instruire les jeunes gens des deux sexes des fautes qu'ils doivent éviter et des vertus qu'ils doivent pratiquer pour dre heureux, Dans Moowis les dangers de li coquetterie sont exposé avec une simplicité, une originalité vrannent remarquables, et prous out qu'au désert comme dans le monde civilisé lex mêmes défunts ont tes MES CONSÉUENCES.
Dans un grand village du Nord il existait une jeune fille du nom de Ma-mon-dh-go-kwa, tellement belle qu'elle exeita l'admiration de tous les guerriers et de tous les chasseurs qui la virent. Un de ses plus fervents admirateurs était un jeune guerrier dont la noble figure, la richesse et le soin qu'il prenait de son costume le firent surnomme Mae mon-da-gin-éent, c'esth-dire Le beau, Un jour, ayant fait part à son meilleur ani de l'amour qu'il ressentait pour Macmon-da-go-kwa, fl dit: Viens avec moi, nous irons voir celle qui est si belle, peut-être choisirast-elle l'un de nous deux pour époux, Mais rien ne put séduire la coquette, qui renvoya ses deux adorateurs avec tn peste de mépris, Cette mésaventure bientôt connue de tout le village devint le sujet de toutes les conversations, Ma-mon-da-ginen, qui étut tressensible, Futosi mortitié d'avoir été éconduit pabliquement de celte maniere, qu'ilen tomba malade, devint taciturnes passait des jours entiers les yeux hacards où fixés en terre et ne prenant plus de nourriture; ilse erut déshonoré, et malgré tous les efforts de ses parents et de ses amis, il ne voulut plus sortir de cette espèce de léthargie dans laquelle se trouvait, Aussi, lorsque sa famille se préparait pour lémigration annuelle en usage dans la tribu, resta-t-it dans son Hit pendant que lon enlevat la lente pour la charger sur les chevaux.
Quand tout le monde lat parti et que Ma-mon-da-gin-èn-i n'entendit plus rien, il se leva et résolut de faire usage du pouvoir que lui avait donné son esorit, ain de punir et d'hüamilier la jeune fille qui Wrailuit tout le monde comine il l'avait été, Acet effet, ramassa tous les chiffons qui se trouvaient dans le cup et qu'on avait jetés dans la boue comme inutiles; puis, avec de la neige et des 08 d'animaux, il lt un homme qu'il revêtit de tous ces mauvais haillons, en ayant eu
soin de les arranger en forme de mocassins, de guôtres, de robes, ete,
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et qu'il garnit de perles et de plumes, afin de leur donner une belle
apparence. Enfin, après avoir animé cette singulière statue, il lui mit
un are et des flèches dans les mains. Telle fut l'origine de Moowis.
Moowis , accompagné du pauvre désolé, s'en alla au nouveau campement de la tribu. Introduit dans chaque tente par celui qui l'avait formé. il fut recu avec distinction. La variété des couleurs de ses vêtements, Ja profusion de ses ornements et la noblesse de ses manières attirèrent tous les regards; jeunes et vieux voulaient l'avoir sans cesse auprès d'eux. Le chef l'invita à venir dans sa loge et lui donna un festin SOMptueux. Mais personne ne fut aussi charmé de l’arrivée du bel étranger que Ma-mon-dà-go-kwa; elle s'éprit de lui dès la première vue, et il devint l'hôte de sa mère. Ma-mon-da-gin-èn-i, toujours aussi amoureux, l'avait introduit auprès de celle qu'il aimait dans l'espérance. qu'elle reviendrait à lui; mais ee fut en vain. Moowis, ne pouvant s'approcher trop près du feu de crainte de fondre, mit un garcon entre lui et le foyer, et par son esprit il sut éluder toute invitation qui aurait pu compromettre son existence fragile; il sut éluder avec tant d'à-propos les pressantes sollicitations qu'on lui faisait de se chauffer, qu'il évita une dissolution immédiate de tout son être,
Cette visite prouva que Ma-mon-da-gin-èn-1 avait bien calculé les effets de son plan, il se retira de la loge laissant Moowis triomphant assis aux pieds de sa belle. Le mariage fut bientôt résolu, et la jeune fille, à son tour captivée, épousa Moowis. Le lendemain matin des noces, Moowis arrangea ses plumes de guerrier, prit ses armes et dit à son épouse : — Je dois partir pour une affaire importante, et bien des collines et des ruisseaux se trouvent encore entre le but de mon voyage et moi. — Je partirai avec vous, lui répondit la belle désolée à cette annonce. == (est trop loin, répliqua Moowis, et vous ne pourriez pas supyorter les fatigues et les dangers de la route. — 1] n'est aueune distance que Je ne puisse parcourir, aucun danger que je ne puisse partager avec vous, ajouta la jeune femme. Moowis alors retourna vers son maître et lui raconta tous ces détails. Celui-ci, ému un moment’ par le chagrin de Ma-mon-dà-go-kwa, sentit ses résolutions s'évanouir; mais, dit-il, c’est sa faute. Pourquoi at-elle rejeté tous les conseils de la prudence et de la raison pour épouser une image de neige, de boue et de chiffons ?
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Le même jour, Moowis partit suivi de sa femme. La route était dure, mauvaise, encombrée d'obstacles, et Ma-mon-dà-go-kwa avait de la peine à suivre son mari, qui fuyait rapidement devant elle. Lorsque le soleil parut sur l'horizon, Moowis avait disparu devant ses yeux. Peu à peu il fondit et tomba en morceaux. À mesure que sa femme avancçait, elle trouvait les débris de ses mocassins, de ses vêtements qui reprirent leur première forme; elle vit des plumes, des perles, des ossements, mais elle ne revit plus Moowis; en vain le chercha-t-elle jusqu'à la nuit, Moowis n'était plus. Alors, épuisée par la fatigue et la douleur, elle pleura et gémit en disant : Moowis, Moowis, tu m'as perdue ! Puis, tout éplorée, elle continua sa course dans la forèt, en répétant les mêmes mots. Depuis ce temps, on entend souvent les jeunes filles du village chanter le soir :
Moowis! Moowis! qui erres dans les bois, où es-tu? Oh! mon brave ct joyeux amoureux, guide-moi maintenant.
Moowis! Moowis! Oh! crois-moi, écoute mes pleurs, ne me laisse pas toute seule, cœur généreux.
Moowis! Moowis! Tes traits s' honnie, délestée, dois-je mourir?
évanouissent partout où je vais. Perdue,
Moowis! Moowis! Où vas-tu, amoureux aux veux brillants, Je te connais, barbare oiseau, je te vois voltiger.
Tu tournes, tu tournes à mesure que j’avance; c'est pour guetter le moment où je tomberai, afin de t'engraisser sur mon sein.
L'originalité de ce chant méritait bien une place à la suite de l'histoire que nous venons de raconter.
On à dit que les Indiens ignoraient l'harmonie et la mélodie musicales. Cette opinion repose sans doute sur l'observation qui à été faite que la musique indienne est essentiellement rhythmée. Quoique ceci soit assez exact en principe, il y à néanmoins de nombreuses exceptions. Une chose digne de remarque, c’est que, parmi les Peaux-Rouges de l'Amérique septentrionale, comme chez tous les peuples plus ou moins barbares du globe, la musique est une espèce de baromètre indiquant le degré de leur civilisation morale, Les tribus, dont les facultés sont plus développées, soit naturellement, soit à cause de leurs croyances religieuses, ont une instrumentation et une vocalisation plus douces et plus
perfectionnées que les tribus entièrement sauvages, lesquelles ne connaissent, en fait de musique, qu’un tapage affreux, un vrai tintamarre de discordances. Les premitres tribus ont des instruments à vent, quoique grossierement faits, dont elles se servent avec beaucoup d'habileté pour représenter leurs passions ou leurs impressions ; les dernières, au contraire, ne possèdent que des instruments à percussion, qu’elles frappent ordinairement avec une certaine mesure. Ce sentiment de la mesure, que l’on retrouve chez tous les sauvages, n’est pas le résultat de l'étude ; il est dû à l'instinct naturel et à limitation du mouvement, ou rhythme vital, qui est toujours impressionné par un rhythme sonore, On peut donc dire, sans crainte de se tromper, que les Indiens, qui, sensibles à l'harmonie des sons, ont introduit une mélodie quelconque dans leurs chants, et font usage des instruments à vent, sont moins barbares et plus civilisés que ceux qui ue connaissent et n'apprécient que la musique rhythmée et les instruments à percussion.
Disons un mot des instruments de musique en usage parmi les Peaux- Rouges. Pour les chants, les danses et les jeux, les Indiens ne s’accompagnent qu'avec des tambours et des raquettes, Ces raquettes sont des espèces de cornues en cuir de buffle, remplies de petites pierres, qui font du bruit lorsqu'on les agite. Il est assez singulier de retrouver ce même instrument chez les Koholanes de Tombouctou et chez plusieurs autres peuplades africaines, qui s’en servent pour battre leur roumroum, où long tambour. Trois différents genres de tambours sont en usage parmi les tribus de l'Amérique septentrionale. Les uns, longs ct ressemblant beaucoup aux nôtres, sont faits ordinairement avec des barils recouverts d’une peau tendue. D’autres ont la forme d’une timbale, et les derniers ne sont autre chose qu’une espèce de tambour de basque; ils sont faits d’un morceau de cuir attaché sur un cercle orné de plumes, de fourrures et de crins de cheval, Dans les danses et les cérémonies religieuses, ce sont les prêtres-magiciens-docteurs qui battent le tambour, soit avec des baguettes armées d’un tampon, soit avec des raquettes. Ce monopole musical et religieux vient sans doute de ce que les prêtres seuls connaissent ‘les chants sacrés qui accompagnent ces cérémonies ou réjouissances publiques.
Les instruments à vent sont également de trois sortes, savoir : la flûte, le flageolet et le fifre de guerre. La flûte est longue de trente à qua-
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rante centimètres; elle a de trois à six trous pour les doigts; les sons ont assez de douceur et d'harmonie, mais les notes n’ont pas une gradation régulière. Le flageoïet a des notes aiguës et criardes, comme nos ifres en général; nous n'avons pourtant aucun instrument qui lui ressemble, Les Indiens s’en servent avec beaucoup de facilité et même avec quelque talent, mais les blanes ont la plus grande difficulté à en tirer des sons. Le fifre de guerre est plus court que la flûte; il est fait avec un os de chevreuil ou de dinde sauvage, et orné de piquants de pore-épie. I W'appartient qu'aux chefs d'en faire usage; ils le portent suspendu à leur cou, sous leur vêtement, et ne s'en servent que dans les combats, En soufflant par un bout, il en sort une note perçante, aiguë, qui sert de signal pour l'attaque; en soufflant par l’autre bout, l'instrument produit un son plus doux indiquant le ralliement ou la retraite. Des écrivains distingués assurent que les Dacotas ont aussi des instruments à cordes, ou lyres rustiques; mais nous avons lieu de douter de ce fait.
Outre une espèce de flûte pastorale, dont ils tirent d'agréables sons, les Moquis se servent encore dans leur modeste orchestre de deux petits bâtons avec lesquels ils frappent en mesure une pierre creuse, Les Peaux-Rouges et les anciennes populations de l'Amérique du Nord ne connaissent pas le tinya des Péruviens, sorte de guitare à cinq ou six cordes, et le cyveppa, ou trompette. Ils ne connaissent pas davantage le Auayra-puhura, genre de flûte de Pan ou de chalumeau en usage chez les Incas, et qui se composait d’une série de petits roseaux attachés ensemble par des fils. On sait que les compositions en vers des Incas se chantaient ; différentes données nous font croire que les poëtes cuxmêmes composaient la musique aussi bien que les chansons. Quelquesuns de ces airs appelés haravis ont été conservés parmi les Péruviens actuels, qui les chantent encore. Ils sont très-mélodieux et d’une originalité remarquable, Nous publions ici un des trois Aaravis que nous avons trouvés dans l'ouvrage sur les antiquités péruviennes de MM. Mariano-Edward Rivers et John James von Ischudi. Les airs qui accompagnaient ces compositions étaient la propriété exclusive de leur auteur, et ne pouvaient être transmis à aucune autre chanson.
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