PI XXXIV
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A*u ! Jut-Pa Ur.
MoMaillu médite , n* 2.
Nous ne connaissons que deux médailles frappées dans lîle de Sardaigne pendant l’époque romaine, parmi lesquelles une est inédite. La jig% 1 , PL XXXTV, représente celle déjà connue de -M. Atius B allas, portant an revers ht tête de Sardus-Paterj surmontée d'une coiffure toute particulière, et avec l’inscription SARD. PATER; jl y en a de plusieurs coins , qui donnent quelques variantes dans la manière dont le dernier nom est, écrit ; nous n’avons pas jugé à propos d’en multiplier les dessins dans notre planche , vu que ces différences'sont toutes insignifiantes. Nous avons eu occasion de remarquer, dans la riche collection de médailles faite it y à quelques années par feu le' baron Ifeyldecken , -consul général de Russie à Gênes , une médaille venant d’Afrique (de Mascara, si notre mémoire ne nous trompe pas), qui représentait une tète coiffée d’une manière analogue à celle de notre Sar dits- Pater-, nous regrettons vivement, que la mort de M. Heyldecken , qui suivit de près la communication que ce numismate nous avait faite de sa ■médaille, et la dispersion de son besfu médailler nous aient empêché de comparer ensemble ces deux monuments. V-A • >\ . ; •*, . '. -.N
La médaille sardo-romaine inédite est figurée dans la même planche n° S; elle représente . une tête humaine assez barbarement faite, au bas- dé laquelle on voit une charrue semblable à celle qui est encore en usage dans l île; tout autour sont quatre initiales, C, P, L, D, qu’il nous a été impossible d’interpréter d’une manière quel-
■ CH Al*. Il, *— MHBAIL1.ES SV U UES . 503 "
conque , et au dessous de la charrue- sC neuve un Alj'uu revers ou voit de.faée un temple, avec quatre colonnes, et autour de ce temple quatre autres initiales, l\.A, P, C, qui sont pour nous aussi inexplicables que les précédentes; quant à la lettre M répétée de nouveau dans le revers, nous pensons qu elle, doit indiquer le rfpm du pays où lq. médaille fut frappée. •
Parmi les anciennes villes dé la Sardaigne, mentionnées par l'itinéraire ou par Plolémée , nous n'avons que Macopsisa et Mctalla auxquelles on puisse rapporter lés' deux initiales en question; oous serions, embarrassé dans le choix, si la représentation du temple ne venait en quelque sorte nous fixer sur Met alla; en effet, en com- ' parant le revers de notre médaille avec lu teni(de figuré •
. PI. XXXVI, qui se trouve dans un endroit dit aujourd'hui *
A nt us, où , tf après l’itinéraire, nous croyons pouvoir pla- cer l'ancieune. M «lai la,* nous sommes autorisé adonner la préférence à cette dernière. . • ■ . • . v
Xous avonS déjà eu occasion d étahlir, dans notre pre- . mière partie .{â*1 édition , page 394), une comparaison ,
entre la charrue représentée par cette médaille et. celle qui est on usage dans le pays, comparée elle-même à . ’ . . K l'araire de VirgilO; c’eM pourquoi nous du nous éten- 1 .
drons pas davantage sur ce sujet; mais une charrue placée, apparemment comme symbole, au-dessous d’uue tète humaine, nous paraît indiquer ici un promoteur, un protecteur de l'ugrieullure ; nous pourrions en déduire que si Sardus-Pater, en 'sa qualité de chef d’une des pretnières colonies sardes, a eu les honneurs d’une me- , daille , on aura traité également la mémoire d'Aristée, qui ( sinon historiquement,' du moins d'après la fable ou la tradition), sé trouvait dans un cas semblable.
Arxstée fut considéré spécialement comme l’introducteur • de l’agriculture dans cette île , qui mérita dans la suite ,
504 LIVUK lit. — IIBUXIÈII F, PÉRIODE. MON. ROM.
le 'litre de Grenier de Rome; malheureusement les initiales'qui entourent celte tète ne paraissent pas vouloir indiquer un nom semblable à celui d’sëristëe; il v a dans la forme de cette tète, dont l'exécution est très barbare ,une certaine affinité, soit avec celle de Snrdus-Pater, soit avec la médaille- punico~romair\e , déjà bien connue, qui représente d’un côté deux tètes à peu près pareilles à la nôtre, avec l’inscription ARISTO. MVTVMBAL RICOGp, SVF, et au revers un temple également à quatre colonnes avec l’inscription COL. VEN. KAR. (1). . , Nous avons eu. occasion de voir trois de ces médailles-, toutes trouvées en Sarilaigne; deux d’-enfre elles, qui nous ont servi a faire le dessin de notre planche, se trouvaient dans le médailler de feu le chevalier D.-L. Baille , où elles sont probablement encore; la troisième apparte- • tenait à M. le chevalier D.-J.-B. Fois, de Cuglieri , en Sardaigne ; elle avait été découverte dans "les ruines de • Cornus; cettè médaille, que M, le chevalier Fois a bien • - voulu nous remettre , fait maintenant partie de la collection numismatique de S. E. le comte de Prà/ormo , ministre de l’intérieur à Turin, auquel nous l’avons cédée. Àrmurr» en Les -fig. 3 et 4 de la mémo planche représentent deux FiS. 3" 4 armures en bronze trouvées, il y a.une vingtaine d’années, dans un tombeau , à Sant-Antico ; elles sont remarquables par leur conservation et par l'élasticité que les cnémides ont conservéè; nous les avons chaussées avec la plus grande facilité. On peut voir, .relativement à ce6 armures * dont les formes sont grecques., oe qui a été dit par nous « et par feu M. Grassi , dans le tome XXV de l'Académie Royale des Sciences de Turin (2), où se trouve également
Ji).EcKKt., doct. mon. IV, pag. ij)8. Bayer palatog., tafi. III, ii“ a; Gt»smu«j PI. i(i,Jig.'c.
HUistmzinne di alcu/ie armature antiehe, etc: ,.i8aa.
CHAI*. U. — AKMUHKS. •' . ' . 505
une analyse du hronze qui décèle la présence d’une partie remarquable d’étain dans U composition dn métal. ' • Ces armures étaient eu certain nombre dans le tombeau de l’ancienne Sulcis, où on les découvrit. Quelques-, unes d’entre elles se trouvent au Musée iloylal de Cagliari; d’autres ayant été' mises à notre disposition', nous les avons données à l’Académie Royale des Sciences de Turin, qui les conservait dans ses magasins ; peut-être sont-icllés passées en ce moment dans la belle collection d’armures de S. M. le Roi actuel, à Turin ? • . •
La Jig. 6 représente une petite hache en bronze à double tranchant, trouvée dans un Nur-hag de Sardaigne,- et contenant également de>l’étain dans sacomposition ; le Musée Royal de Cagliari possède plusieurs instruments de ce genre, et du même métal, ainsi qu’un ciseau plat, creusé au milieu (dont il y a plusieurs espèces). Nous n’avons pas eru nécessaire d’en donner un dessin , vu le'défaut d’espacé.
L’o-bjet représenté par la \fig. 6 fut trouvé dans un ton»- . beau (nous croyons même une sépulture de géant) ; il y en avait deux pareils , tous les deux placés- -à chaque épaule du mort; ils formaient ainsi une espèce d’omeraentqu’on pourrait comparer aux aiguillettes que portent de nos jours les militaires; on les plaçait par le .moyen . de l’anneau qui a conservé une espèce d’élasticité; ces denx ornements, en bronze, se trouvent au Cabinet Royqt de Cagliari. • •#’.'■ < • . ’ .*•
Il est à remarquer qu’on en a trouvé en.Frahce d’à peu près pareils, avecd’autres objets analogues, mais d’une plus grande dimension, ce qui fait supposer que cès derniers étaient des ornements de cheval, et cela d’autant plus qu’on a trouvé également en France , dans un tombeau , * plusieurs anneaux liés ensemble trois par trois , avec des débris d’anneaux semblables aux nôtres; ils étaient accompagné de. grosses boucles qui ne peuvent avoir appartenu
t'ig. 5-
Fig. S.
Fig . 6 bit.
Fig . 7.
5t>6 LIVRE III. — DEUXIEME PÉRIODE. MON. ROM.
qu'à des harnais de chevaux. On peut voir ces ornements au Cabinet des Médailles de Paris , où ils sont conservés dans la salle supérieure. . . • . ;
Parmi les objets en bronze trouvés dans les tombeaux de la Sardaigne, nous signalerons un petit chariot, ou plutôt un petit coffret de forme carrée oblongue , avec un couvercle, et supporté par quatre roues ; il fut tiré eu notre présence d'un tombeau creusé au pied du iVurhag Lunghenia, d’üschiri ; nous en avons' fait hommage au Musée de Cagliari ; nous regrettons infiniment que le dessin que nous en avons fait d’après l'Original se soit égaré nous le reproduisons ici de réminiscence; nous pouvons cependant assurer le lecteur que notre dessin ne peut pas s’écarter beaucoup dé k vérité ; ce qu’il y a de remarquable dans ce monument , c'est que les quatre roues qui le supportent sont pleines et qu’elles sont à axe mobile, et tournant autour d’une espèce de fourche, absolument comme sont faites les roues des ■plaustra des agriculteurs actuels de Pile; et que monts avons figurés dans l’atlas de notre première partie, PI. U, ■fie. 5 -, le couvercle du coffret est surmonté d’une anse. Nous pensons que la sépulture d’eù l’on a tiré ce, petit chariot, qui est à peu près grand quatre fois comme notre dessin , appartenait à un enfant, avec lequel an aura enterré un jouet qui lui était cher %. on pourrait encore croire.ee petit coffret destiné ,à renfermer des bijoux, des ornements de femme.
Le monument en bronze représèhté parle n# 7 aurait dû figurer dans Jtss planches des idoles ; nous l’avons inséré ioi , faute d’espace convenable dans l’antre série , d’autant pfus que la réduction que nous avons faite de l’original est d’une moitié seulement* au lien de celle d’un quart .que nous avons adoptée pour tcnités. les idoles. Cette pièce, paraît être qne espèce dé. lampe formée par