‹ Voyage SardaigneChapitre 171 sur 205 · CHAI*. II. — LAMPE BN BRONZE · texte numérisé non relu

CHAI*. II. — LAMPE BN BRONZE

la tète d’un animal, qui se termine par derrière en un bâton fourchu ou queue bi-partie ; -deux autres têtes 1res' informes sont sur le devant, et font probablement allusion au dualisme. * >

Ce monument assez remarquable, dont une, partie est bien mieux exécutée que l’autre, parait nous indiquer quelles formes barbares de plusieurs des bronzes sardes dont il a été question ci-dessus , ne doivent pas toutes être y attribuées à l’ignorance des artistes qui les ont faites-; mais qu’elles sont plutôt dues à une espèce de style religieux.et traditionnel. • .

Bronze du Musée royal de Cagliari. , .

La fig. 8 représente. la réduction de moitié d'un petit /V-8monument en terre cuite, dont le Musée royal de Cagliari possède. plusieurs exemplaires qui n'offrent entre eux que de légères différences ; un de ces objets à déjà été décrit par M. Raoul -Rochette (1). Nous avons choisi, pournotre figure, celui qui s’écartait le plus de l'exemplaire communiqué par nous au savant antiquaire' de Paris; mais nous n’en regardons pas mqins avec lui ce buste «

eu terre cuitè comme une représentation de la grande Déesse, ou de la Denteler,' coiffée du modifia* et formant en même temps un petit autel à parfums; ce qui est indiqué assez clairement, soit par les trois ou quatre petits trous, qu’on voit, et au-dessus, et au-dessous, sans doute destinés à laisser passer la cendre , soit par les traces évidentes de feu que nous avons cru reconnaître dans quelques uns de ces petits autels du Musée de Cagliari.

- Les fig. 9 et 10- représentent également des bustes eu < 1 o.

terre cuite , dont le Musée de Cagliari possède un assez

’ fci) Mémoires de t Academie des Inscriptions et BeUes-Lctipcs , i838 , V strie , tom. XIII , pag. 548 , PI. I , ou si l’on Veub, Troisième Mémoire sur les Antiquités chrétiènnes des Catacombes pag. ào et si , ••"•••

grand nombre d’exemplaires ; nous eu avons aussi envoyé un à M. Raoul-Rochette; il se trouve figuré dans la planche citée ci-dessus. Les épis que porto sur sa tête cette divinité féminino ne laissent pas de doute qu’elle lie doive être considérée comme une déesse de la nature , une Cérès, et peut-être encore une A s tarte; son voile rappelle celui dé la déesse de Carthage ,• les deux étoiles que l’on remarque à chaque côté des épis de la fig.- lO, donnent à cette Cérès un caractère de la Celestis Carthaginoise. Au reste i. comme nous trouvons , avec' M. Raoul- Rochette, dans ces bustes, un type asiatique, nous ferions assez porté à croire que si leur exécution appartient à 1 époque romaine , leur composition doit remonter à celle de la domination carthaginoise dans l’île. On a trobvé plusieurs de ces statuettes dans les tombeaux , et d'autres dans les Nur-hags. //,•

t'ig- La pièce représentée fig. 11, et réduite à la moitié de

l’original, est également en terré cuite; sa formé, et la composition même de la matière nous indiquent une date très éloignée ; nous serions porté à l’envisager comme une représentation très barbare; il est vrai, de l’antique déesse de la nature ; son bras gauche manque , op ne voit que la main ses mains ont une pose analogue à 'celles de plusieurs statues qui représentent Vénus, entre autres celle dite de Médicis , et celle connue sous le nom de Vénus du Capitole. Le parallèle qu’on peut faire entre oes compositions si opposées en matière d’art-, nous fait voir les deux points- extrême^ de l’échelle , où , si l’on veuti, l 'alpha et Iomega de la sculpture.L’ouverturequi se trouve sous le nombril de cette composition nous empêche de la comparer aux vases canopçs, avec lesquels elle a une espèce de ressemblance. Cette (erre -cuite appartient, au Musée royal de Cagliàri.

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