IDOLES. PL. XXXI
apparemment des ornements de l'étoffe qui la recouvre , si elle est censée habillée; ou des signes de tatouage, si elle doit être considérée comme nue , ce qui nous parait difficile ; nous ne saurions rien dire de plus sur cette divinité probablement solaire.
Figure humaine , sans indication de sexe , armée de deux cornes , sur lesquelles se trouve une espèce de nimbe qui entoure toute la tète; elle tient dans sa main droite un serpenta bec d’oiseau, et dans la gauche un bâton surmonté d'un disque plart avec trois rayons ; par derrière on lui voit une queue.
Bronze du Musée royal de Cagliari.
L’attribut de la main droite rappelle celui que tient la fig. 33; ce qu’elle a dans la main gauche peut être comparé à uu objet à peu près semblable que porte la fig. 44. L’ensemble de toute la composition nous parait représenter une divinité solaire.
Figure humaine , de sexe incertain , armée de cornes ; elle tient dans la main un bâton un peu tortueux qui pourrait être un serpent ; dans la main gauche se trouve un serpent à deux tètes , avec la queue fourchue ; ou , si l'on veut, un serpent dont le corps se termine en un bâton fourchu; tout le devant du corps de la statue est parsemé de petits disques disposes sans ordre.
Bronze du Musée royal de Cagliari.
Si , comme nous le pensons , l’attribut de la main droite doit être considéré comme un serpent , nous pouvons rapprocher cette statue des n°* 58, 66, 68, 72, etc. , etc. ; le serpent à deux tètes, et à queue fourchue est encore un symbole de dualisme.
Figure humaine armée de deux cornes sur le devant , et d'une troisième qui sort de l’occiput; son sein (probablement celui de femme) est à découvert ; le reste du corps, excepté les extrémités des bras et des jambes , est orné de plusieurs bandes formées par des petits boutons; ces bandes
Fif. ij3.
h'tg. 175.
3*0 LIVRE I. — MONUMENTS DE LA l“ PÉRIODE, semblent représenter des rayons partant de là poitrine du personnage ; on pourrait peut-être les considérer comme des plis d’une espèce de tunique qui couvrirait le corps, à moins qu’on ne veuille considérer tout cela comme un tatouage.
La main droite tient un bâton surmonté d'un demidisque échancré, et terminé par une tête de serpent; la gauche tient un serpent assez long et développé.
Bronze du Musée royal de Cagliari.
Les 'trois cornes que porte cette figure pourraient la rapprocher de celles que nous avons cru être des représentations du dieu soleil. Le sceptre terminé par un disque ferait allusion à la lune ; quant au serpent , voyez ce qui a été dit ci-dessus.
Fig.irf. Figure humaine sans indication de sexe , portant sur sa poitrine une tète humaine avec la barbe; elle tient dans sa main droite une espèce de serpent dont la tête se termine par trois pointes comme l'attribut de la fig. 173; dans la main gauche se trouve un objet qui pourrait être un serpent mutilé, et sur lequel on remarque huit pointes ou dentelures.
Bronze du Musée royal de Cagliari.
Nous croyons reconnaître dans cette statue la réunion des deux principes ; quant à ses attributs , ils ne sauraient , à notre avis , être susceptibles d’une interprétation.
Fig. 177. Tête humaine coiffée d’un pileus conique.
Ce fragment de statue ne doit probablement pas figurer parmi les idoles sardes ; nous le croyons romain.
Fif. 178. Figure humaine revêtue d’une longue tunique qui lui
va jusqu’aux pieds , et garnie de deux rangs de boutons ; elle est coiffée d’une espèce de modius.
Bronze du Cabinet royal de Cagliari.