‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 141 sur 218 · II. CRINOIDES · texte numérisé non relu

II. CRINOIDES

Anteclon Ludovici. Carpenter.

P. H. Carpenter. Description of new or little knoivn Comatulæ. Journ. Soc.

Linn. London. Vol. XVI. 1882.

Antedon acutidrra. Carpenter 1882. Ib.

Antedon Ludovici. Hartlaub 1891. Beitrag zur Kennlniss der Comatulidenfauna des Indischen Archipels. Nova Acta Leop. Carol. Akad. Natur. Bd. LVIII p. 29.

L i’Ant. Ludovici a été décrit pour la première fois par Carpenter d’après un exemplaire provenant de Hong-Kong. Hartlaub l’a décrit de nouveau d’après des exemplaires provenant d’Amboine, un peu différents de l’échantillon qui avait servi de type à Carpenter. Cette espèce paraît sujette à présenter des variations et les échantillons que m’a communiqués M. Bedot ne sont pas absolument identiques à ceux que Hartlaub a étudiés. La plaque centrodorsale est grande, convexe ; les cirrhes, au nombre de 25 à 28, ont rarement plus de 35 articles et souvent ils n’en présentent que 33 ou 34. Les distichales ont tantôt deux, tantôt trois articles, et, dans ce dernier cas, le dernier article porte

ÉCHINODERMES DE LA RAIE d’amBOINE. 3 45

une syzygie. Les palmaires, qui sont rarement présentes, n’ont que deux articles, le deuxième sans syzygie. Contrairement à ce que dit Hartlaub, je trouve, assez rarement il est vrai, des séries palmaires de deux articles qui suivent des distichales de deux articles. Au point de réunion des deux radiales externes, ainsi qu’au point de réunion des premières distichales et palmaires avec l’axillaire qui les précède, on observe une proéminence très marquée.

La première syzygie se trouve sur la troisième brachiale et la seconde vers la huitième sur les bras de premier ordre, mais cette dernière est reportée vers la seizième ou la dix-septième brachiale sur les bras de deuxième ou de troisième ordre. La première pinnule est courte ; la seconde, beaucoup plus longue, est un peu plus petite que la suivante qui est la plus longue ; la quatrième a à peu près la taille de la seconde, puis la longueur décroît brusquement à partir de la cinquième.

La couleur est pourpre- violet foncé. Les bras atteignent 15 centimètres de longueur.

Plusieurs échantillons dont le nombre des bras varie de 14 à 22.

Antedon Andersoni. Carpenter.

P. H. Carpenter. Comatulæ of the Mergui Àrchipelago. Journ. Linn. Soc. London.

Vol. XNI.

Antedon Andersoni. Hartlaub 1891. Beitrag zur Comatululenfauna. p 78.

Un seul échantillon de cette magnifique espèce. La couleur est d’un pourpre foncé presque noir; les bras atteignent 17 à 18 centimètres de longueur. Cet échantillon répond absolument à la description de Hartlaub qui est plus complète et plus exacte que celle de Carpenter. Il présente, en particulier, ces différences considérables qui existent entre les pinnules des plaques axillaires palmaires sur les bras externes et internes, différences qui ont été signalées par Hartlaub et que Carpenter n’avait pas indiquées. Carpenter avait placé VAnt. Andersoni dans le

R. KCEHLER.

groupe Megans , mais Hartlaub estime qu’elle ne peut y rentrer et qu’elle doit même constituer un groupe à part dans le genre Antedon. Je me range absolument à cette manière de voir.

Antedon imparipinna. Carpenter.

F. H. Carpenter 1882. Descriptions of new or Utile known Comatulœ. Journ. Linn. Soc. London. Yol. XVI.

Antedon protecta. Carpenter. Report of the « Challenger ». Vol. XXVI Comatulæ p. 225.

> æquipinna Carpenter. Journ. Linn. Soc. London. Vol. XVI.

» conjungens Carpenter. Report of the «Challenger». Vol. XXVI Comatulæ. p. 233.

Antedon imparipinna, Hartlaub 1891. Beitrag zur Coniatulidenfauna p. 63.

Un seul échantillon portant 33 cirrhes qui ont de 23 à 25 articles. Ce dernier nombre est identique à celui que donne Hartlaub et il diffère un peu de celui de Carpenter qui indiquait 25 à 28 articles. Les piquants dorsaux des derniers articles sont peu apparents. Tous les rayons se divisent exactement deux fois chacun, ce qui fait que le nombre des bras est de quarante. L’inégalité des pinnules inférieures des bras externes et internes est très marquée. Le disque a environ un centimètre de diamètre et les bras ont 8 à 10 centimètres de longueur.

L’échantillon qui a servi à Carpenter pour établir cette espèce était de provenance inconnue. Hartlaub a eu entre les mains des espèces provenant des localités suivantes : Àmboine, Iles Tonga, Batjan, Hong-Kong, Nouvelle-Guinée et Ovalan. Cette espèce possède donc une répartition géographique assez vaste.

Antedon Miîberti. J. Millier.

Antedon Müberti. Carpenter 1888. Report of the « Challenger », Vol. XXVJ . p. 194 K

» ■> Hartlaub 1891 . Beitrag zur Coniatulidenfauna .

'> « Bell 1894. On the Echinoderms collected during the voyage of

« Penguin. »

Un échantillon de très grande taille dont les bras atteignent

1 La bibliographie antérieure à 1888 est donnée dans le Report de Carpenter.

ÉCHINOJDERMES DE LA BAIE d’aMBOINE. 347

20 centimètres de longueur. Le nombre des cirrbes qui est de 31 centimètres et celui des articles qui les composent et qui s’élève jusqu’à 40 et même 42, est un peu plus élevé que celui qu’on attribue généralement à cette espèce. Cette différence tient sans doute à la grandeur de l’échantillon. Les premiers articles des bras sont aussi plus larges et plus renflés que d’habitude.

La couleur des échantillons est très foncée, presque noire.

Actinometra parvicirra . Müller.

Actinometra parvicirra. Carpenter 1888. Report ofthe « Challenger ». Vol. XXVI.

» Bell 1888. Echulonenn F auna ofthe Bay of Bengal. Proceed. Zool. Soc. London.

» » Bell 1894. On the- Echinodenns coHected dtiring the

voyage of « Peuguin » .

Plusieurs échantillons.

Actinometra divaricata. Carpenter.

P. H. Carpenter. Report of the « Challenger ». Vol. XXVI. p. 332.

Deux échantillons. Dans l’un d’eux la plaque centrodorsale est plutôt pentagonale que stellée. La forme de cette plaque paraît sujette à certaines variations. J’ai en ce moment sous les yeux trois spécimens à’Act. divaricata recueillis dans les mers de Java par M. Korotneff, dont l’un présente une plaque centrodorsale pentagonale, tandis qu’elle est stellée dans les deux autres, mais les échancrures sont un peu moins profondes que ne le figure Carpenter. La couleur de l’échantillon, probablement décoloré par l’alcool, est grise.

Le deuxième échantillon, de plus grande taille, a la plaque centrodorsale franchement stellée, mais il diffère de VAct. divaricata type par deux caractères assez importants : la bouche est interradiale et la première pinnule est, sur presque tous les rayons, plus longue que la seconde. La position interradiale de

R. KCEHLER.

la bouche m’avait d’abord fait penser que cet échantillon était peut-être une Ad. magnifica, et comme le cas m’embarrassait beaucoup, j’ai soumis l’exemplaire à M. Hartlaub qui a eu l’obligeance de l’examiner et qui a été d’avis qu’il s’agissait simplement d’une Ad. divaricata , estimant que la position de la bouche était sujette à des variations chez les Adinometra. Un nouvel examen de cet échantillon m’a fait adopter cette manière de voir. La coloration, qui est d’un violet foncé, est bien celle qu’indique Carpenter.

Adinometra robustipinna. Carpenter.

P. H. Carpenter. The Camatulæ ofthe Leyden Muséum. Antes from Leyden Muséum Vol. III. p. 201.

Cette espèce a été décrite en 1882 par Carpenter d’après un exemplaire en fort mauvais état, et je ne sache pas que depuis cette époque elle ait été revue. L’échantillon recueilli par MM« Bedot et Pictet n’est malheureusement pas complet : il y manque une partie du disque et les bras sur tout un côté du corps ; les autres bras sont brisés vers leur extrémité et il est impossible d’évaluer leur longueur. Cet exemplaire paraît plus grand que celui qui a servi de type à Carpenter ; son disque a quatre centimètres de diamètre. Il n’est pas parfaitement identique à. l’autre échantillon ; ainsi il possède des séries postpalmaires que ne possède pas ce dernier ; mais l’énorme développement des pinnules est si caractéristique qu’il ne peut y avoir de doute sur la détermination.

La plaque centrodorsale est fortement excavée et elle porte 38 cirrhes disposés en trois rangées (au lieu de deux rangées d’après Carpenter) ; ils comprennent chacun 26 à 28 articles, aussi larges que hauts, dépourvus de tubercules dorsaux. Les premières radiales sont à peine visibles. Les rayons se divisent quatre fois et toutes les séries distichales, palmaires, post-palmaires, ainsi que les séries qui suivent les post-palmaires,

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sont toutes à trois articles, l’axillaire avec une syzygie. Sous ce rapport, l’échantillon d’Amboine diffère de celui des Moluques dont les rayons ne se divisaient que trois fois et chez lequel, en outre, trois des séries distichales n’étaient qu’à deux articles, l’axillaire sans syzygie.

Les premiers articles qui suivent un axillaire sont unis latéralement comme l’indique Carpenter. Les pinnules qui s’insèrent sur le deuxième article qui suit un axillaire, atteignent une taille et une longueur considérables ; elles ont plus de quatre centimètres de longueur et elles sont aussi grandes, et plus grosses, à la base, que les cirrhes dorsaux. Il en résulte, comme l’a déjà remarqué Carpenter, que les articles qui les portent sont fortement élargis et qu’ils paraissent être eux-mêmes des axillaires. La plupart des pinnules sont brisées à l’extrémité ; j’en trouve cependant quelques-unes d’entières qui ont une soixantaine d’articles ; le peigne terminal est peu développé. Je retrouve aussi sur ces pinnules le caractère indiqué par Carpenter, à savoir que le côté ventral présente des protubérances qui ressemblent à des plaques dirigées un peu en dedans vers le sillon ambulacraire.

La bouche est interradiale. La couleur de l’échantillon est vert olive.

La découverte à Amboine de l’ Ad. robustipinna est très intéressante, puisque cette espèce n’était encore connue qu’aux lies Moluques. Il est vraiment dommage que l’unique échantillon rapporté par MM. Bedot et Pictet ne soit pas dans un état plus satisfaisant ; il est néanmoins plus complet que celui de Carpenter et il m’a permis, d’abord de confirmer le classement de l’espèce dans le genre Actinometra , et de déterminer ensuite la position de la bouche et le nombre des articles des cirrhes.

R. KŒHLER.

Actinometra regalis. Carpenter.

P. Il Carpenter. Report of the « Challenger». Vol. XXVI. p. 347.

Actinometra regalis. Hartlaub 1891. Beitrag zur Comatulidenfauna, p. 99.

» » Bell 1 894. On the Echinoderms collected during the voyage

of « Penguin, »

Plusieurs échantillons exactement conformes à la description de Hartlaub que je puis confirmer sur tous les points, notamment en ce qui concerne le nombre de pièces qui entrent dans la constitution des séries palmaires. Contrairement à ce que dit Carpenter, d’après lequel toutes les séries palmaires seraient formées de trois pièces, ces séries ne comprennent que deux pièces sur les ramifications externes qui partent de la distichale axillaire, tandis qu’elles comprennent trois pièces, dont l’axillaire porte une sygygie, sur les ramifications internes. Si, pour déterminer cette espèce, on suivait la clef analytique du groupe Parvicirra que donne Carpenter dans le Report of the « Challenger », p. 330, on ferait fausse route, car on se trouverait conduit à choisir entre les espèces Act. Belli, duplex et nobilis. Il y a lieu de modifier l’alinéa II de cette clef de la manière suivante :

IL Les séries palmaires comprennent deux articles seulement, sans sygygie, sur les ramifications externes des rayons; elles comprennent trois pièces, l’axillaire avec sygygie, sur les ramifications internes.

a. Post-palmaires à deux articles, l’axillaire sans syzygie; pinnutes carénées. A. Belli. Carp.

h. Post- palmaires à trois articles, l’axillaire avec syzygie.

*. Des cirrhes,

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