cirrhes; rayons tout à fait libres. A . duplex. Carp
2. 45-20 cirrhes; premières ramifications des rayons soudées.
A. regalis Carp.
fl. Pas de cirrhes ; rayons soudés. A. nobilis Carp.
Actinometra stelligera. Carpenter.
L’échantillon unique que je rapporte à cette espèce, et qui est malheureusement très incomplet, s’écarte de la description de Carpenter par le nombre de ses cirrhes dorsaux. Bien que
ÉCHENODERMES DE LA BAIE d’aMBOINE.
la plupart de ces organes soient tombés, on peut s’assurer, en comptant leurs cicatrices d’insertion, que leur nombre n’était pas supérieur à 16 ou 17, au lieu de 30, chiffre indiqué par Carpenter. Les articles sont particulièrement allongés et les derniers portent de petits tubercules dorsaux.
Les deuxièmes radiales sont en grande partie visibles ; elles sont unies latéralement. Il y a deux distichales, deux palmaires, et, sur certains rayons, deux post-palmaires ; aucune de ces séries ne porte de sygygie. Les deux premières brachiales sont unies par syzygie et les bras externes de chaque ramification (mais non les bras internes) portent en outre une syzygie sur la troisième brachiale. La syzygie suivante se trouve vers le quinzième article.
La première pinnule est la plus longue, puis la longueur des pinnules suivantes décroît régulièrement jusqu’à la quatrième ou la cinquième.
L’échantillon portait au moins 44 bras qui sont brisés pour la plupart. La bouche est radiale; le disque a 3 centimètres de diamètre.
Cette espèce, qui a été découverte par le « Challenger ,» se trouve en différents points du Pacifique, aux îles Tonga, Fidji et Samoa, où elle est littorale ; elle peut descendre à d’assez grandes profondeurs, puisque le Challenger l’a capturée dans des fonds de 210, 255, et peut-être 610 brasses.
Carpenter rapporte à la même espèce une Adinometra que le Muséum Godefroy avait mise en vente sous le nom d 7 Ad. tenaxy ainsi que Y Adinometra recueillie par Semper aux Phillipines et à laquelle il avait d’abord appliqué le nom ftAct. nigra, ainsi que des Adinometra provenant du Zebu que possèdent les musées de Vienne et de Dresde. Ces différents échantillons ne sont pas absolument conformes au type. Je ne crois pas que les différences que j’ai constatées sur l’échantillon d’Amboine soient suffisantes pour justifier la création d’une espèce nouvelle.
VOYAGE DE MM. M. BEDOT ET C. PICTET DANS L’AKCHIPEL MALAIS