AUX
ÉGHIN O DERME S
DE LA
BAIE D’AMBOINE
PAR
P. de LORIOL.
Ave c les planches XVI et XVII.
Afin de ne pas trop retarder la publication de mon travail sur les Échinodermes de la baie d’Amboine, j’avais été obligé de remettre à plus tard la publication des figures qui devaient accompagner la description de YAsthenosoma varium , et celle d'un jeune exemplaire rapporté à cette espèce. Je suis maintenant en mesure de donner ces planches, qui ont été dessinées fort exactement par M. Lunel, d’après le plus petit des deux exemplaires adultes rapportés par MM. Pictet et Bedot. Cet individu a une forme un peu plus pentagonale que l’autre, mais il n’en diffère que par le nombre maximum des tubercules des plaques des aires ambulacraires etinter-ambulacraires qui est un peu plus faible. Son appareil apical présente une particularité qu’il importe de noter, c’est la transformation
P. DE LORÏOL.
en petite plaque madréporique de la plaque ocellaire antérieure impaire.
Un nouvel examen, très attentif, des pédicellaires, a montré qu’il s’en trouve parmi le nombre dont la tête a trois valves un peu gibbeuses à leur base, et armées de deux ou trois fortes dents sur les côtés latéraux ; près de la base se trouve une échancrure formant une vacuole avec l’échancrure de la valve voisine. Ils ne ressemblent pas aux pédicellaires à trois valves de VAsthenosoma Grubei figurés par M Al. Agassiz. Iis sont portés par un long pédicelle extrêmement grêle, la plupart du temps coudé, avec un renflement. Je n’ai, du reste, rien à ajouter à la description que j’ai donnée précédemment.
Il n’est pas facile de rendre, par le dessin, le léger recouvrement des plaques coronales des aires inter-ambulacraires du jeune Asthenosoma ; les sutures des plaques, dans les aires ambulacraires, sont à peine visibles. La membrane qui recouvre la région apicale, lorsqu’elle est un peu sèche, laisse apercevoir comme des taches un peu autrement colorées qui représentent probablement les plaques calcaires. J’ai fini par apercevoir des pores ocellaires. On ne distingue aucune suture permettant d’apprécier le contour des plaques génitales; on ne voit que les pores génitaux arrondis, relativement très grands, recouverts d'une membrane avec une petite papille au centre.
VOYAGE DE MM. M. BEDOT ET C. PICTET DANS L’ ARCHIPEL MALAIS