‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 153 sur 218 · L. indica Bgh. nov, sp · texte numérisé non relu

L. indica Bgh. nov, sp

Fig. i-4.

Nous n’avons eu entre les mains qu’un seul individu de cette espèce ; il n’était accompagné d’aucune note.

L’animal, conservé dans r alcool, était de couleur jaunâtre ; les papilles étaient olivâtres avec la pointe jaune. La longueur du corps est de 16 mm., sa hauteur de 2,5 mm. et sa largeur en avant de 3 mm.; la longueur des papilles atteint 4 mm., celle des rhinophores et des tentacules 2,5 mm. La largeur de la sole du pied est partout de 2,5 mm., sauf en avant où ce chiffre est un peu dépassé ; la longueur des expansions latérales du bord antérieur du pied est d’environ 1,4 mm., celle de la queue est de 2,5 mm.

La forme générale de l’animal est celle des genres voisins : le corps est un peu aplati, le bord du dos qui porte les papilles est un peu proéminent. Les côtés du corps, entre le bord du dos et celui du pied, sont, dans la partie inférieure, creusés d’une gouttière peu accentuée. La tête est assez grosse ; la bouche, tout à fait antérieure, est en forme de T. Les rhinophores (fortement rétractés) sont annelés ; les tentacules sont simples. Le dos porte, seulement sur son bord proéminent, les groupes de papilles ; il est aplati presque jusqu’à la queue et en arrière fortement aminci. Les papilles sont réparties en 5 paires de groupes allongés, dont les derniers ne sont pas bien délimités les uns des autres. Les groupes de papilles sont formés par plusieurs rangées, très serrées, obliques et un peu courbées (à peu près comme chez les Coryphelles et les Facélines). Le premier groupe de papilles est formé de 7 rangées, la première composée de 2 papilles, les deux suivantes de 3 à 4, les quatrième et cinquième de 5 et les deux dernières de 6. Le deuxième groupe contient 5 rangées de 3 à 5 papilles chacune. Le troisième groupe

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a 4 rangées de 4 papilles chacune. Le quatrième groupe a 3 rangées de 3 papilles. Le cinquième groupe a 5 à 6 rangées de 3 à 4 papilles ; enfin les 2 derniers groupes ne sont indiqués que par 1 ou 2 papilles. Les papilles, en forme de cône allongé, étaient du côté droit en général plus grosses que celles de gauche. — L’orifice génital est placé à gauche sous la dernière rangée du 1er groupe de papilles. On voit par transparence le rectum aller à la papille anale, située en dehors, entre la première et la seconde rangée du deuxième groupe de papilles. — Le pied est assez large, surtout en avant, avec les angles antérieurs fortement proéminents et en forme de tentacules, sur lesquels se prolonge la forte rainure du bord antérieur. Le bord libre du pied est assez fortement saillant. La queue est assez longue et pointue.

Sur une grande longueur, des deux côtés du corps, on voit par transparence la glande hermaphrodite granuleuse, jaunâtre et en avant, à droite, le rectum.

Le système nerveux central est rouge jaunâtre. Les ganglions cérébro-pleuraux sont ovales, un peu élargis en avant. Les ganglions pédieux, dirigés en bas, sont plus petits, également ovales; ils sont reliés entre eux par une commissure qui est aussi longue que le diamètre transversal des deux ganglions cérébro-pleuraux. Les deux ganglions rhinophoriaux, presque sphériques et longuement pétiolés, sont assez gros. Les ganglions buccaux sont ovales et reliés par une commissure assez courte. — Les yeux, très brièvement pédiculés, possèdent chacun un ganglion optique arrondi qui est plus petit que l’œil luimême ; le pigment est noir et le cristallin jaune. Les otocystes sont plus petits que les yeux et paraissent contenir un certain nombre d’otolithes.

Autour de la partie extérieure de la bouche se trouve une forte couche de cellules glandulaires. Le bulbe pharyngien volumineux, assez haut, a une longueur de 1,5 mm. environ ; la

R. BERGH

gaine de la radule est très peu proéminente. Les mandibules, de couleur cornée claire, sont ovales et un peu plus courtes que le bulbe pharyngien (fig. 1 et 2), avec la partie cardinale (fig. 1 a) assez forte et un prolongement masticateur allongé et un peu recourbé. Le bord masticateur porte une rangée de 12 à 14 denticules (fig. 2b) émoussés, atteignant une longueur de 0,02 mm. La cavité accessoire de la bouche a une large entrée (fig. lp). La langue, courte et épaisse, a son bord antérieur arrondi, portant 9 plaques dentaires ; plus en arrière il y en a 10, complètement développées et 2 plus jeunes ; leur nombre total est donc de 21. Les dents sont d’un jaune clair ; leur longueur (mesurée sur le côté dorsal) est de 0,11 mm. et leur largeur atteint 0,12 mm. Elles sont semblables par la forme à celles des Facélines (fig. 3 et 4). De chaque côté du crochet, assez long et pointu, se trouvent 5 à 8 denticules allongés et acérés, — Les glandes salivaires blanchâtres sont assez allongées.

L’œsophage est court. L’estomac, situé sur la masse génitale antérieure, est assez gros et présente à sa face interne des plis accentués qui se continuent dans le canal hépatique principal (cæcum stomacal). — L’estomac reçoit de chaque côté un canal hépatique provenant du groupe antérieur de papilles ; à droite, il donne naissance à l’intestin qui est aussi muni de forts replis longitudinaux. Les lobules hépatiques remplissent presque toute la cavité des papilles ; leur surface est assez égale. Les sacs urticants, longs de 0,03 à 0,04 mm., sont brièvement pédiculés et remplis de cnidocystes et de cnidæ ; ces dernières ont en général 0,005 à 0,007 mm. Les canaux hépatiques possèdent de forts replis à l’intérieur.

La glande hermaphrodite, très allongée et jaunâtre, présente la structure ordinaire; dans les follicules périphériques des lobules se trouvent de grandes cellules ovariennes. La masse génitale antérieure a 2 mm. de long ; l’ampoule du canal herma-

EOLIDIENS d’aMBOINE.

phrodite est brunâtre ; la vésicule séminale, sphérique ; le pénis, conique et inerme.

Habitat . — Mer des Indes. Amboine.

Fam. TERGIPEDIDÆ

•Comp. : R. BergHj System der nudibranchiaten Gasteropoden. 1892, p. 1024-

Myja Bgh. nov. gen.

Papillæ (dorsales) plurisenatfe, apice inflatœ. Margo masticatorius lœvis. Pénis inermis.

Par leur forme générale, les Myies 1 se rapprochent des vrais Tergipes; mais elles n’ont pas, comme ces derniers, un seul rang de papilles; celles-ci sont disposées par petits groupes. Les Myies se distinguent de la plupart des Tergipèdides ( Tergipes , Capellinia Forestia , Amphorina , Galvina) par le bord masticateur des mandibules qui est lisse. La radule présente quelque ressemblance avec celle des Forestia.

M. longieornis Bgh. nov. sp.

Fig. 5 à 13.

Les trois exemplaires de cette espèce, vivant sur des Pennaria , ont été pêchés le 6 août 1890 près d’ Amboine.

Un dessin de l’animal, fait d’après le vivant (fig. 5), était accompagné des notes suivantes: « Longueur 15 mm. Le corps transparent laisse voir une masse de petits globules blancs, au dessous desquels on aperçoit le canal hépatique (?) qui est vert. Cœur très gros. Tache brun-chocolat à la base du premier bouquet de papilles à droite. Tache rouge à la base des premiers tentacules. Petites lignes rouges sur les côtés du corps.

1 Nom d’une poète grecque.

R. BERGH

Le canal central des papilles est vert ; au sommet des papilles qui sont terminées par une poche à nématocystes se trouvent des renflements pigmentés en brun. »

D’après le dessin mentionné ci-dessus, l’animal est allongé et étroit. Les tentacules et les rhinophores sont simples et assez longs; ces derniers plus grands que les premiers. Les papilles, placées sur le bord du dos, sont distribuées en 7 paires de groupes, séparés par des intervalles à peu près égaux. Les deux premiers groupes contiennent chacun 3 papilles ; les trois suivants en ont 2 et les deux derniers ne se composent que d’une seule papille. Les papilles, dans chaque groupe, sont placées les unes à côté des autres sur une ligne transversale ; elles sont allongées, minces, munies d’une tête renflée et terminée par une pointe (fig. 6). La queue est courte.

Les individus conservés à l’alcool étaient d’une teinte uniforme, jaune. La longueur de l’animal est de 9,5 à 10 mm., la hauteur de 1,5 mm., la largeur de 1,2 à 1,5 mm. Les papilles atteignent 2,5 mm. de long. — Le corps est très allongé, étroit et bas. La tête est assez grosse, avec une bouche polygonale. Les tentacules et les rhinophores sont longs et simples. Sur les bords du dos qui se continue graduellement dans les côtés du corps, se trouvent les groupes de papilles placés à égale distance les uns des autres. Les papilles sont disposées sur des lignes transversales. Chez l’un des individus il y avait 6 groupes de papilles, chez les autres 8 à 9 groupes. Le premier groupe était formé de 3 à 4 papilles, dont la plus externe était toute petite; les deuxième et troisième groupes comprenaient 3 à 4 papilles, le quatrième (2) 3, .les cinquième et sixième 1 à 2, dont la plus externe était très petite, les suivants une seule papille et le dernier également une seule papille très réduite. Comme cela a déjà été dit plus haut, en arrière du premier groupe de papilles se trouve une proéminence médiane formée par le péricarde, à travers lequel on voit le cœur donnant naissance à un

EOLIDIENS d’aMBOINE.

vaisseau médian, dirigé en arrière au milieu. A droite, au dessous du premier bouquet de papilles se trouve l’orifice génital, à bords contractés. L'anus est situé à droite, sur le bord du dos, immédiatement derrière le premier groupe de papilles; chez F un des individus il était saillant, en forme de coupe, avec la papille rénale à sa base en avant et en dedans (fig. 86). — Le pied est beaucoup plus étroit que le dos; son bord libre est mince ; en avant il est un peu plus large, avec un sillon sur son bord et ses angles antérieurs arrondis. La queue est courte.

Sur les côtés du corps et sur le dos on voit par transparence des grains ténus et jaunâtres qui sont les lobules de la glande hermaphrodite. En avant on voit le cœur et le système nerveux central jaunâtre. On aperçoit le bulbe pharyngien en arrière des rhinophores, et à la base de ces derniers, extérieurement, les yeux qui sont noirs.

Les ganglions cérébro-pleuraux (fig. lOu) sont ronds, à peine plus grands que les ganglions pédieux ; ces derniers sont subtriangulaires, reliés entre eux par une courte commissure (Fig. 10 6). Les ganglions olfactifs (rhinophoriaux) sont assez grands, arrondis et brièvement pédîculés. Les ganglions buccaux, ovalaires, ont à peu près la moitié de la taille des précédents et sont reliés entre eux par une courte commissure (tig. 106). — Les yeux, à pigment noir et à cristallin jaune, sont presque sessiles et ont un diamètre de 0,04 mm. Les otocystes, de même grandeur que les yeux, possèdent un otolithe arrondi, de 0,016 mm. de diamètre (fig. 10).

Le bulbe pharyngien est court (0,8 mm.) et assez haut; la gaîne de la radule ne fait qu’une faible saillie. Les mandibules sont d’un jaune clair et ont leur partie cardinale assez proéminente ; la partie masticatrice est courte et recourbée, avec son bord libre finement strié. La langue (fig. 11), courte et haute, présente respectivement, chez les 3 individus, 10, 20 ou 24 plaques dentaires dont une n’est pas encore développée. Les

R. BERGH

plaques sont d’un jaune clair; la première a une hauteur de 0,007 mm., les autres s’agrandissent graduellement de hauteur jusqu’à la dernière qui a 0,04 mm. pour une largeur de 0,038 mm . Elles ont une plaque basale assez large (fig. 11 et 12), sur laquelle s’élève le crochet recourbé qui porte de chaque côté 10 denticules très fins et pointus. Dans certains endroits il semble que les bases des dents soient réunies entre elles, comme cela se rencontre chez les Forestia (fig. 12).

Les lobules du foie dans les papilles (fig. 7 a ) sont noueux et plus larges à l’extrémité. Les sacs urticants (des grandes papilles) sont plus ou moins contractés et ont une longueur de 0,26 à 0,56 mm. Les cnidæ sont rondes ou ovales d’un diamètre de 0,007 à 0,012 mm. (fig. 9) \

Les lobules de la glande hermaphrodite sont jaunes, avec les cellules spermatiques au centre et les cellules-œufs dans les follicules périphériques. La masse génitale antérieure est d’un blanc jaunâtre, longue de 0,8 mm.; la vésicule séminale est arrondie; le pénis, conique et inerme.

Habitat. — Mer des Indes. Amboine.

Ennoia Bgh. nov. gen.

Caput sat latum , processibus lateralibus rotundatis. Rhinophoria sicut tentacula simplicia. Margo masticatorius lævigatus. Pénis inermis.

Les Ennoia1 2 ressemblent aux Embletonia , mais s’en distinguent tout de suite par les tentacules qui manquent aux Embletonies chez lesquelles ils sont remplacés par des expansions latérales aplaties.

1 Une des papilles (fig. la) présentait une anomalie; elle contenait deux lobules du foie dont l’un plus grand que l’autre.

2 G. Flaubert, La tentation de Saint- Antoine. Bibl. Charpentier. 1895, p. 134.

EOLIDIENS ü’amBOINE,

E. briareus Bgh. n. sp.

Fig. 14 et 15.

Un seul individu de cette espèce a été pêché le 22 juillet 1890 près d’Àmboine ; il a été fixé au liquide de Flemming.

L’animal vivant a une longueur de 13 mm. Le dessin (fi g. 14) fait d’après le vivant, montre que l’animal est d’un brun clair avec beaucoup de taches sombres; les rhinophores, la région nucale à leur base, le bord antérieur du pied sont beaucoup plus clairs et non ponctués. Les tentacules sont beaucoup plus longs que les rhinophores ; les uns et les autres sont simples et cylindriques. 11 y a quatre groupes de papilles dorsales ; les deux antérieurs sont rapprochés l’un de l’autre. Les deux premiers groupes contiennent chacun 2 à 3 papilles, le troisième 2 et le quatrième 3. Les papilles sont grandes, plus longues que les tentacules ; celles du dernier groupe seulement sont plus petites; elles sont droites, en forme de massue. Le bord antérieur de la tête est large, s’étalant de chaque côté en deux expansions triangulaires. La queue est courte.

L’animal conservé dans l’alcool était malheureusement très durci; il était d’une couleur uniforme, olivâtre foncé. La longueur du corps atteignait 8,5 mm., sa hauteur 2 mm. et sa largeur, mesurée sur le dos, 1,5 mm. ; la longueur des papilles montait à 4,5 mm. Les rhinophores et les tentacules étaient fortement contractés et annelés, les derniers plus longs que les premiers et recourbés en arrière en forme de corne. La tête est large, avec la bouche en forme de T. Le dos est convexe et se continue graduellement dans les côtés du corps. Le premier groupe de papilles en contenait 2, le deuxième 3, le troisième 2, le quatrième 3. Les papilles, unies et lisses, étaient placées, comme sur le vivant, en lignes transversales assez courtes. La papille anale, contractée, est située sur le bord du dos entre

R. BERGH

le 2me et le 3me groupe de papilles ; l’orifice génital se trouve sous le premier groupe de papilles à droite. La largeur du pied atteint à peine la moitié de celle du dos ; le bord libre du pied est saillant ; sa partie antérieure plus large, creusée d’un sillon marginal ; la queue est courte.

Le système nerveux central ressemble à celui des formes voisines. Les yeux, d’un diamètre de 0,06 mm. , sont brièvement pédonculés ; le pigment est noir et le cristallin jaune. Les otocystes ont un diamètre de 0,08 mm.; leur otolithe est de petite dimension.

Le bulbe pharyngien est ramassé ; sa longueur est de 0,75 mm. ; la gaine radulaire est peu proéminente. Les mandibules sont d’un jaune corné clair, avec le bord masticateur presque lisse. Dans la radule il y a en tout 23 plaques dentaires (fig. 15) qui sont d’un jaune clair, d’une longueur de 0,14 mm. et possèdent une longue rangée de 40 à 50 denticules fins et pointus, allant presque jusqu’à la plaque basilaire. — Le canal biliaire principal court le long du dos et reçoit, des groupes de papilles, de courts rameaux. Les papilles sont presque entièrement remplies par les lobes hépatiques qui sont noueux. Les sacs à cnidoblastes paraissent faire défaut.

Les follicules de la glande hermaphrodite sont assez grands ; les cellules spermatiques sont placées au centre de la glande, tandis que les cellules-œufs sont dans les follicules périphériques. La masse génitale antérieure est allongée, longue de 3,5 mm.; la glande à mucus est d’un blanc laiteux ; la vésicule séminale, arrondie; le pénis, inerme.

Habitat. — Mer des Indes. Amboine.

VOYAGE DE MM. M. BEDOT ET C. PICTET DANS L’ARCHIPEL MALAIS

MOLLUSQUES D’AMBOINE

PAR

Emile ANDRÉ

Premier Assistant an Laboratoire d’anatomie comparée de rUniversité de Genève

Avec la Planche XX.

Les Mollusques récoltés à Amboine par MM. Pictet et Bedot peuvent être rapportés pour la plupart à des espèces connues. Nous n’en donnerons donc pas l’énumération, nous bornant à décrire les espèces nouvelles ou celles dont l’étude a pu nous fournir quelques renseignements nouveaux.

AMPHINEURA

Cryptoplax oculatus Q. et G.

Quoy et Gàimard. Voyage de V Astrolabe. Zoologie. T. III, p. 410, pl. 73, fig. 37-38.

Un individu portait sur la deuxième valve un exemplaire de VEipponyx minutus nob.; la valve était érodée et portait l’empreinte en fer à cheval du muscle adducteur de VEipponyx. (Voir p. 399.)

Chez le C. oculatus le cercle noir entourant les valves peut n’être que très peu apparent; par contre, les deux bandes trans-

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versales foncées qui se trouvent, Pune en arrière de la 4me valve, l’autre en arrière de la 5me, sont constantes \

Cryptoplax laevis Blainv.

Blainville. Manuel de malacologie. Paris 1827, p. 603, pl. 87, fig. 5.

L’espèce figurée par Haddon a sous le nom de Cryptoplax larvaeformis Blainv. qu’il homologue au C. laevis Blainv., n’est pas semblable à ce dernier. Voici les différences qui existent entre ces deux espèces :

G . larvæformis Blainv. (d’ap. Haddon) C. læcis Blainv. Ecusson de la l«s valve triangle isocèle demi-cercle

Ecusson de la SNe valve » trapèze

Ecusson de la 3me valve » deux trapèzes juxta-

posés par leurs bases

Pour les 5 valves suivantes les différences sont moins frappantes. B y a donc lieu de considérer comme espèces distinctes le (7. laevis Blainv. et le C. larvaeformis Blainv.

Lepidopleurus Ballii Haddon.

Haddon. Loc. cit. p. 19, pl. 1, fig. 6.

Dans l’exemplaire que nous avons sous les yeux, les verrucosités qui se trouvent sur les parties du manteau non recouvertes par les valves, sont moins apparentes que dans l’espèce typique figurée par Haddon et, dans les valves intermédiaires, il n’y a que deux séries de tubercules sur les aires latérales, tandis qu’il y en a trois chez le spécimen de Haddon. Ces petites différences ne légitiment cependant pas la création d’une espèce nouvelle.

1 Voir aussi Haddon. Report on the Polgplacophora collected by H. M. S. Challenger during the years 1873-76. In : Report on the scientifics results of the exploring voyage of H. M. S. Challenger 1873-76. Vol. XV. Part. 43, pl. 1, fig. 10.

2 Loc. cit., pl. III, fig. 10.

MOLLUSQUES d’âMBOINE.

SOLENOCONCHA

Dentalium bisinuatum nov. spec.

Fig. 9.

Coquille conique, à section transversale parfaitement circulaire, peu courbée, mince, translucide, brillante, de couleur jaune corné, présentant de fines stries transversales régulières et légèrement obliques. Bouche circulaire, un peu oblique par rapport à l’axe de la coquille. Péristome tranchant, irrégulier. Apex muni de deux petites échancrures, l’une ventrale, l’autre dorsale, un peu plus profonde que la première.

Dimensions . — Longueur 33,5 mm.

Diamètre (à la bouche) 3 »

Diamètre (à l’apex) 0,5 »

L’animal conservé dans l’alcool est brunâtre.

Cette espèce est voisine du D. splendidum Sow.; la taille de ce dernier est cependant plus grande et les échancrures de l’apex se prolongent en une fissure de longueur double de celle de l’échancrure. Le D. bisinuatum se rapproche également du D. erectum Sow. jun., mais il est plus petit, beaucoup plus courbé et ses échancrures postérieures sont moins profondes.

GASTEROPODA

Prosobranchiata Columbella (Strombina) corrugata nov. spec.

Coquille allongée, fusiforme, grêle, munie de cannelures longitudinales accentuées et de fines stries qui sont parallèles à ces dernières. La coquille présente en outre un second système de cannelures, perpendiculaires aux premières ; ces cannelures

EMILE ANDRÉ

sont surtout développées à la partie inférieure du dernier tour de spire, où elles sont très serrées. Le sommet est aigu. Les tours de spire, au nombre de 9, sont droits, carénés à leur partie supérieure, séparés les uns des autres par une suture bien accentuée. Le dernier tour est très grand et occupe à peu près les s/3 de la hauteur de la coquille. L’ouverture est allongée, anguleuse à la partie supérieure, terminée à la partie postérieure par un canal. La lèvre externe est tranchante et présente une échancrure au niveau de la carène. La columelle est munie de 3 plis transversaux dont le supérieur est le plus saillant et l’inférieur très peu marqué.

La coquille est d’un brun très foncé, presque noir. Le dernier tour de spire présente deux lignes plus claires, l’une un peu audessous de la carène, l’autre médiane, et les lignes en saillie, laissées entre les cannelures transversales à sa partie inférieure, sont également plus claires. Les autres tours n’ont qu’une ligne claire spirale, à peine visible dans les premiers tours. L’intérieur de la bouche est; blanc bleuâtre, nacré, sauf au bord des lèvres où il est de la couleur générale de la coquille.

Dimensions. — Hauteur 35 mm.

Diamètre 12 »

Hauteur de la bouche 21 »

Largeur de la bouche 5 »

Cette espèce est assez voisine de la Columbella fusiformis Hinds 1 ; elle en diffère assez cependant pour qu’il soit légitime d’en faire une nouvelle espèce. Yoici les différences qui existent entre ces 2 espèces :

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