C. corrugata nob
35 mm.
12 mm.
noire
munie de 3 plis assez étalée
carénés à la partie supérieure
1 Hinds. Voy. Sulphur Moll. T. X, fig. 17-18.
MOLLUSQUES d’aMBOÏNE.
Gerithium (s. str.) pulchellum nov. spec.
Fig. 4.
Coquille allongée, grêle, turriculée, à sommet aigu, complètement blanche, munie de côtes longitudinales et de très fines stries spirales. Tours de spire au nombre de 9 a 10, convexes ; je dernier occupant le tiers de la hauteur de la coquille. Suture peu accentuée. Ouverture ovale, droite. Canal antérieur oblique, profond; canal postérieur également bien accentué. Lèvre externe fortement épaissie. Tubercule dentiforme de la columelle à peine visible.
Dimensions. — Hauteur 9 mm.
Diamètre 3 »
Hipponyx minutus nov. spec.
Coquille épaisse, conique, à sommet tout à fait postérieur, munie de côtes bien accentuées rayonnant du sommet. Apex arrondi. La surface externe de la coquille est rugueuse, érodée et percée d’une quantité de petits trous. La bouche est ovale, à péristome droit, épais. La couleur de la coquille est brunâtre à l’extérieur ; l’intérieur est blanchâtre avec le fond violacé.
Dimensions . — Longueur 6 mm.
Largeur 4,5 »
Hauteur 3 »
L’animal n’avait pas sécrété de support. Il était fixé sur la deuxième valve d’un Cryptoplax oculatus; celle-ci portait l’impression en fer à cheval, à concavité tournée en avant, du muscle adducteur de V Hipponyx. Bien que l’animal ne fût pas en bon état de conservation, nous en avons cependant fait des coupes dans lesquelles nous avons pu constater la présence d’œufs ayant atteint leur maturité ; on se trouve donc bien en présence d’un individu adulte.
EMILE ANDRÉ
Opisthobranchiata Casella atromarginata Cuv.
Doris atromarginata Cuvier. Anu. du Mus. 1804, p. 473, pi. 2, Fig. 6.
Quoy et Gaimard 1 lui attribuent 5 lamelles branchiales ; dans le dessin qu’ils donnent de cet animal il y en a un plus grand nombre. Le dessin de Brock 5 en figure à peu près 1 1 , dont quelques-unes bifides. Nous en avons trouvé 15 à 16 non bifurquées; leur nombre est donc variable.
Chromodoris funerea Collingwood.
Collin gwood . On some new species of Nudibranchîata Mollusca from the Eastern Seas. Trans. of the Lirmean Soc. London. 2 sériés, vol. II, 1888.
Trois exemplaires. Les lignes longitudinales jaunâtres qui courent sur le dos et les côtés du pied, nous paraissent un peu moins nombreuses chez les individus que nous avons sous les yeux que chez celui qui a été figuré par Collingwood. A la diagnose donnée par cet auteur, nous ajouterons que les dents de la radule sont disposées sur environ 80 rangées transversales et sur un nombre égal de rangées longitudinales. Nous donnons (fig. 8) la cinquième dent, comptée à partir du rachis, d’une rangée transversale médiane.
Cette espèce a été signalée à Bornéo, Labuan, Pulo Pappem, mais pas jusqu’à présent à Amboine.
Chromodoris Elisabethina Bgh.
Bergh. Loc. cit., p. 466, Taf. LI, fig. 6.
Chez les exemplaires rapportés d’ Amboine par MM. Pictet et Bedot, les taches foncées qui se trouvent sur le notæum, de
' Quov et Gaimard. Loc. cit., T. II, p. 251, pl. 16, fig. 6 et 7.
2 In : Bergh. Malacolog tsche Untersuckungen . Bd. III, Taf. 76, fig. 2. Semper. Reisen im Archipel der Phüippinen. Wiesbaden, 1880-92.
MOLLUSQUES d’amBOINE. 419
chaque côté de la bande noire médiane, sont plus développées que chez l’individu représenté par Bergh.
CJiromodoris Annœ Bgh.
Bergh. Loc. cit., p. 473, Taf. LI, fig. 21.
L’un des deux exemplaires que nous avons entre les mains est identique à la C. Annœ décrite et figurée par Bergh, l’autre en diffère par certains points ; nous en ferons le type d’une nouvelle variété.
Yar. unitœniata. Par sa forme, par ses couleurs, par ses dimensions, par la structure de sa radule, elle se rapporte à la C. Annœ typique ; elle en diffère par la disposition des taches noires qui sont sur les côtés du pied et sur le notœum. Tandis que la C. Annœ de Bergh possède trois bandes noires de chaque côté du pied, notre variété n’en possède qu’une, assez large, commençant à la tête où elle se réunit à sa congénère, et se terminant à environ 3 millimètres de l’extrémité postérieure du pied. En outre, la bande noire qui fait le tour du notæum est, chez la variété unitœniata , interrompue en avant et en arrière ; dans la solution de continuité antérieure se trouvent deux petites taches noires, placées l’une derrière l’autre.
Phlegmodoris areolata A. et H.
Doris areolata Aider et Hancock , Notice of a collection of Nudibranckiata Molluscu mode in India by W. Eliot. Trans. zool. Soc. London. Vol. V, p. 119, pl. XXX, fig. 1, % 3.
Les auteurs de cette espèce font remarquer qu’elle est voisine de la Doris (Phlegmodoris) spongiosa Kelaart 1 ; nous nous demandons même si ces deux espèces ne sont pas identiques.
1 Kelaart. Descriptions of neio and Utile known species of Ceylonese Nudibranchiate Mollusks. Ann. of nat. hist, 3 séries, vol. 3, 1859, p. 488.
EMILE ANDRE
PlmrophyUidia Cuvier i cTOrb.
Diphyllidia Cuvieri D’Orhigny. Voyage dans l'Amérique méridionale, 1835-43.
Page 199, pl. 17, fig. 1-3.
Deux individus, en assez mauvais état de conservation ; nous croyons cependant pouvoir les rapporter à la P. Cuvieri de d’Orbigny.
La dent rachidienne de la radule est munie de 6 denticules de chaque côté de la cuspide médiane. Les dents latérales sont lisses (fig. 5).
L'animal est allongé, étroit, un peu plus haut et plus large à la partie antérieure. Le notæum a partout la même largeur ; il est moins large que le pied sur l’animal vivant, tandis que, chez les individus conservés à l’alcool, il déborde le pied de tous les côtés. Le voile labial est bien développé; sur le vivant il dépasse de beaucoup le bord antérieur du notæum. Ce dernier est jaunâtre, marqué de points bruns irrégulièrement distribués ; le reste du corps est blanc. Les exemplaires conservés dans l’alcool ont pris une teinte générale olivâtre ; les points bruns sont encore visibles. Les rhinophores ont la forme typique du genre ; la partie renflée est jaune foncé et le pédoncule blancjaunâtre.
La radule a pour formule 3 +1 + 1 + 1 + 3. Nous en avons représenté (fig. 6) les différentes dents, prises dans une des rangées du milieu ; nous nous dispenserons donc d'en donner une description plus détaillée.
Pleuroleura Pideti nov. spec.
Fig. 6 et 7.
Animal vivant
Animal conservé à l’alcool
Dimensions. — Longueur 20 mm.
Largeur 2 »
10 mm.
MOLLUSQUES d’aMBOINE.
Phyllirhoë bucephalum Pèr. et Les.
Pèron et Lesüeur. Mollusques. Ann. du Mus. d’hist. nat. T. XV, 1818.
Sur les cinq exemplaires que nous avons eu entre les mains, quatre pourraient se rapporter au P. rubrum Q. et G., un au P. bucephalum Pèr. et Les.. De même que Mac Donald \ nous estimons que le P. rubrum Q. et G., ainsi que les P. Lichtensteinn Escholtz, P. punetulatum Q. et G. et P roseum d’Orb. ne sont que de simples variétés individuelles du P. bucephalum Pèr. et Les.. Nous avons été confirmé dans cette opinion, en comparant et en étudiant les Phijllirhoë de Quoy et Gaimard de la collection du Muséum de Paris, que nous avons pu examiner grâce à l’obligeance de M. le Dr Félix Bernard. Nous avons donc réuni nos cinq individus sous le nom de P. bucephalum Pèr. et Les.,
Certains naturalistes auront peut-être de la peine à admettre que des Phyllirhoë d’Amboine puissent être identifiés avec ceux de la Méditerranée; mais la qualité des Phyllirhoë d’être des animaux pélagiques peut expliquer leur immense aire d’extension. MM. Pictet et Bedot * ont en effet observé et cherché à démontrer: « 1° Que les courants entraînent la faune pélagique et la promènent indifféremment dans tous les océans et les mers. 2° Qu’il n’existe pas d’espèce eupélagique propre à une région ou à une mer particulière, mais que tous ces animaux peuvent changer de localité et s’adapter à une région quelconque de l’océan.
1 Mac Donald. Observations on tke anatomy and affinities of the Phyllirhoë bucephala Pér. et Les.. Ann. magaz. nat. hist. 2 s., vol. XV, 1855.
2 Pictet et Bedot, Compte rendu d’un voyage scientifique dans l’ Archipel malais. Genève 1893.
EMILE ANDBÉ.
Tornatina (Uriculus) sub fnsea nov. spec.
Fig. 3.
Coquille allongée, subcylindrique, mince, lisse, translucider brunâtre, munie de très fines stries longitudinales, à spirepresque nulle et à sommet aigu. L'ouverture est allongée, large^ à la partie inférieure, s’atténuant à la partie supérieure ; la lèvre externe est mince et tranchante ; la columelle est arquéeet munie d’un pli longitudinal à peine marqué.
Dimensions. — Longueur 13,5 mm.
Diamètre 6
L’animal est noirâtre.
Cette espèce diffère des Tornatina connues jusqu’à présent par la moins grande transparence et par la couleur brunâtre de sa coquille ; la forme générale et surtout l’absence de radule ia font cependant rentrer incontestablement dans le genre Tornatina A. Adams.
Nous pouvons encore mentionner parmi les Opisthobranches récoltés à Amboine par MM. Pictet et Bedot les espèces suivantes: Doriopsis pustulosa A. et H., Platydoris ( Doris ) sordida Q. et G., Platydoris ? Bossiteri Crosse, Phyllidia postulosa Cuv., Phyllidia trilineata Cuv., Aplysia dactylomela Rang; et Dolabella Bumphii Cuv..
HETEROPODA
Cardiapoda placenta Less.
Fig. 2.
Lesson. Voyage de la coquille.
Pour faciliter les comparaisons et pour compléter les diagnoses que nous possédons, nous donnerons la description de la radule.
MOLLUSQUES ü’aMBOINE. 423
La radule a la formule typique des Hétéropodes ; le nombre 4es rangées de dents est de 31. La dent centrale est munie de 3 cuspides médianes d’égales hauteurs (fig. 2 a). Les 3 dents latérales sont falciformes ; la première est la plus forte et porte une sorte de lame latérale ; les deux dernières sont unicuspidées (fig. 2, b et c).
PTEROPODA
Cymbuliopsis calceola Verrill.
Fig. t.
*Cymbulia calceola. Verrill. Notice of the remarkable marine fauna occupying the outer bank of the Southern coast of New England. Amer. Journ. sc. and arts. Série 3, vol. XX, p. 344.
Pour les mêmes raisons que ci-dessus nous donnerons un -dessin d’une paire de plaques stomacales. Celles-ci sont au .nombre de 2 paires.
VOYAGE DE MM. M. BEDOT ET C. PICTET DANS l’archipel MALAIS