SPONGIAIRES DE LA BAIE I)’ AMBOINE
même espèce que celle de Port-Darwin, Reniera sp. , décrite par Ridley.
Distribution — Europe occidentale; Port Darwin; Amboine.
Spinosella confœderata Ridley.
PI. XXII, fïg. 20.
1884. Tuba confœderata, Ridley (19, p. 400).
188T. Siphonochalina confœderata, Lendenfeld (15, p. 803).
Deux spécimens, dont l’un formé de deux tubes unis par la base. Les longs conules dont se hérisse sa surface 1 engagent à rapporter cette espèce au genre Spinosella Vosmaer.
Les oxes m’ont présenté les dimensions suivantes : 100-110 ^ de longueur sur 3-5 p- d’épaisseur.
Quoique peu charnue, l’Éponge n’en possède pas moins du tissu conjonctif assez développé, représenté par de longues chaînes de cellules sphéruleuses qui sécrètent chacune un petit ligament élastique. Lai déjà fait remarquer ailleurs (33) que ce type de tissu est le plus répandu chez les Chalininœ.
Distribution. — Australie occidentale ; détroit de Torrès ; Amboine.
Spinosella melior Ridley et Dendy.
1886. DasycMlina melior, Ridley et Dendy (A. N. H., vol. XVIII).
1887. Pachychalina melior, Ridley et Dendy (20, p. 20).
Bien que ses conules, nombreux encore, soient moins hauts, et malgré sa structure plus dense et sa consistance plus ferme, cette Éponge doit aussi prendre rang parmi les Spinosella.
Je n’en ai vu que deux fragments, provenant peut-être d’un même individu. L’un d’eux, digitiforme, épais de 12 à 15 mm., est percé à son sommet d’un oscule large (5 mm.) et profond; par ce caractère, il diffère un peu des deux spécimens types, où les oscules, plus étroits, sont dispersés.
Voir la photographie publiée par Lendenfeld (l. c., pl. XXY. fig. 60).
E. TOPSENT.
Par leurs dimensions, les oxes confirment davantage l’exactitude de ma détermination ; j’ai noté sur eux : 175 à 180 ^ de longueur sur 8 à 9 y. d’épaisseur.
Distribution . — Iles Philippines ; Amboine.
Pachychalina Joubini n. sp.
PI. XXII, fig. 19.
Éponge dressée, droite et haute, composée de rameaux pleins, épais, inégaux et informes, concrescents entre eux et couverts de puissants conules. Forme générale, par conséquent allongée, fort irrégulière, étrangement hispide. Couleur jaune ou brun très clair dans l’alcool . Consistance ferme, compressible, flexible. Surface revêtue d’une membrane très mince, transparente, unie, suivant les points, ou traversée par les terminaisons des fibres spiculeuses. Pas d’oscules visibles. L’entrelacement des rameaux ménage sur la longueur de l’Eponge et à son sommet des anfractuosités profondes, sans la moindre homologie avec le tube cloacal des Spinosella. Conules robustes, coniques, longs de 2 à 8 mm., épais de 1 à 4 mm. à la base, pointus, avec extrémité fréquemment bifide. Fibres squelettiques réticulées, solides, polyspiculées, riches en spongine, épaisses de 50 à 110 [x. Spiculés: oxes, légèrement courbés, à pointes acérées coniques, à tige épaisse jusqu’à peu de distance des extrémités ; dimensions, 120 g. sur 7 ; il arrive assez fréquemment que l’une des pointes s’émousse ; quelques oxes passent même à l’état de strongyles.
J’ai le plaisir de dédier cette jolie Chalinide à mon ami M. le Dr L. Joubin, le distingué professeur de zoologie de la Faculté des Sciences de Rennes, dont cette Revue a récemment publié une étude sur les Céphalopodes d’ Amboine, recueillis par MM. Bedot et Pictet.
La collection contient trois spécimens de Pachychalina Joubini: l’un, qui a été figuré pl. XXII, haut de 95 mm., épais de 25 envi-
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ron; un autre, haut de 65 mm. et large aussi à peu près de 25 mm.; un troisième, à Fétat de fragment haut de 35 mm., aussi épais que les précédents, mais avec des conules émoussés; ce dernier a pris une teinte rouge dans le bocal où il avait été plongé avec des Iotrochota.
Pachychalina lobata Ridley.
PL XXII, fig. 18.
1884. Pachychalina lobata Esper? var., Ridley. (19, p. 404).
1887. Chalinissa oblata, Lendenfeld (15, p. 774).
Deux spécimens, brun clair.
Distribution. — Australie septentrionale (Port-Darwin) ; Amboine.
Cacochalina mollis n. sp.
C’est une Éponge massive, très molle, longue de 50 mm., large de 30, haute de 10, sans support, pourvue sur une face de deux oscules déprimés, de 2 mm. de diamètre. Une partie du spécimen est jaunâtre; le reste a pris dans Falcool une teinte rose ou violacée aux dépens d 'Iotrochota conservées dans le même bocal et qui ont déteint. Surface irrégulière, crevassée, frisée, le réseau de fibres la dépassant longuement presque partout. Fibres polyspiculées, pauvres en spongine, flexibles, épaisses de 100 (a, disposées en un réseau à mailles très lâches. Oxes peu courbés, à pointes assez courtes et acérées ; dimensions : 210 p. sur 7.
Chalina similis n. sp.
Trois spécimens.
Cette espèce ressemble beaucoup à Chalina limbata et à *0. finitima par sa couleur pâle, sa texture fibreuse, sa consistance compressible, souple et élastique. Comme elles, elle
E. TOPSENT.
possède un tissu conjonctif formé de files de cellules sphéruleuses qui produisent chacune un ligament élastique. Sa charpente se dispose en réseau à mailles rectangulaires et larges. Ses fibres sont surtout composées de spongine; les primaires, uni, bi ou trispiculées, ont 60 de diamètre, les secondaires, unispiculées, en mesurent 16 à 40.
A en juger par deux des spécimens de la collection, Chalina similis a plus de tendance que C. limbata à devenir massive. L’un d’eux, dressé sur le support, est cylindrique, haut de 18 mm., avec 6-8 mm. de diamètre. La surface est lisse; les oscules, larges, simples ou composés, s’ouvrent au sommet des lobes. Je n’ai pas découvert de gemmules à la base.
C’est par les dimensions de ses spiculés, surtout par leur épaisseur, que Chalina similis se distingue le mieux des espèces précitées. Ses oxes, presque droits, à pointes acérées courtes, mesurent, en effet, 4^ d’épaisseur pour une longueur de 80^ seulement.
Hircinia variabilis var. dendroides O. Schmidt.
Plusieurs spécimens.
Distribution. — Méditerranée ; îles Mascareignes ; côtes d’Australie et de Nouvelle-Guinée ; Amboine.
Hircinia sp.
Trois morceaux massifs, indéterminables.
Spongelia fragilis , Schmidt var.
Un petit spécimen encroûtant, probablement de la variété irregularis.
Dysideopsis palmata n. sp.
PI. XXIII, 6g. 2o.
Éponge dressée, aplatie, mince, découpée sur son bord supé-
SPONGIAIRES DE LA BAIE d’amBOINE.
rieur en digitations obtuses, comprimées, inégales. Surface couverte de très petits conules serrés, lisse dans les intervalles. Couleur blanche. Consistance ferme, souple, un peu élastique. Orifices invisibles.
L’unique spécimen recueilli, incomplet par le bas, est un peu enroulé sur lui-même ; il est large de 30 mm. à la base et se découpe vers le haut en cinq digitations plates, obtuses, longues de 3 à 15 mm., larges de 2 à 6 mm. Son épaisseur, partout la même, est seulement de 1 mm, 5. On ne voit d’oscules ni sur ses bords, ni sur ses deux faces. Les pores eux-mêmes, de 30 à 50 ji de diamètre, restent invisibles à l’œil nu. Les conules, très nombreux et répandus sur toute la surface, ne dépassent pas 0mra,2 de hauteur; ils sont distants les uns des autres de 0mm,5, L’ectosome est couvert de corps étrangers, grains de sable et spiculés divers. Les fibres sont blanches, cassantes, épaisses de 50 à 200^, réticulées, et chargées partout de corps étrangers, autour desquels la spongine déborde fort peu.
Une Algue cyanophycée, semblable à une Oscillaire est répandue dans toutes les régions du corps.
Phyïlospmgia foliascens Pallas.
Un spécimen.
Distribution . — Afrique orientale ; Océanie.
Stelospongia sp.
Fragments, appartenant peut-être à plusieurs espèces, mais informes, petits et indéterminables.
? Pkspongia septosa Lamarck.
Les Éponges que je rapporte à cette espèce sont des plaques bien plus étendues que celles du détroit de Torrès décrites par
E. TOPSENT.
Ridley (19, p. 381). Il serait bon qu’un spécialiste, mieux documenté que moi en ce qui a trait aux Éponges cornées, en reprît l’étude, car je ne suis pas sans concevoir des doutes au sujet de l’exactitude de ma détermination.
Euspongia irregularis var. mollior O. Schmidt.
Plusieurs spécimens desséchés et un autre conservé dans l’alcool.
Distribution. — Méditerranée; Océan Indien; détroit de Torrès ; Amboine.
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VOYAGE DE MM. M. BEDOT ET C. PICTET DANS L’ARCHIPEL MALAIS
REPTILES ET BATRACIENS
PAR
Le Dr M.-G. PERACCA
Assistant, au Muséum de Zoologie de l'Université de Turin
Avec la planche XXV.
M. le professeur Bedot a bien voulu me confier l’étude des Reptiles et Batraciens qu’il a récoltés avec le Dr Camille PiCTET pendant un voyage à Çeylan et dans l’Archipel malais.
C’est une collection faite- en passant, mais qui malgré cela est très intéressante, puisqu’elle contient une espèce (Ccdamaria Picteti) et une variété (Naja tripudians var. paucisquamis) nouvelles.
Mon savant collègue du Muséum britannique, le Dr Boulenger, a bien voulu m’assister de ses conseils dans la détermination de quelques espèces douteuses, avec son obligeance habituelle, et je le prie de vouloir bien accepter ici tous mes remerciements.
REPÏILIA
Emydosauria.