Naja tripudiam Merr. var. paucisquamis n. var
Je rapporte ce sujet de Bornéo à N. tripudiam, d’après le conseil de mon ami le Dr Boulenger à qui j’ai envoyé en communication le spécimen. X. t/ripudians est l’espèce du genre dont les limites de variation sont les plus étendues. Notre sujet (une femelle) étend encore ces limites en ne présentant que 1 9 séries d’ écailles sur le cou et 15 sur le corps dans sa région moyenne (A. 1 . SC tandis que la forme typique (A) (telle qu’elle est admise par l’auteur du Catalogue du Muséum britannique) présente 25 à 35 séries d’écailles sur le cou et 23 à 25 sur le dos et la var. miolepis (F) dont notre sujet exagère encore les caractères. présente 21 à 23 séries d’écailles sur le cou et 17 à 19 séries sur le corps.
Le T)r Boulenger admet que, n’était l’absence presque absolue des lignes de séparation constantes et marquées, plusieurs des formes réunies par lui provisoirement sous l’ancienne dénomination de N. tripudiam, pourraient être élevées au rang d’espèces distinctes.
Tel serait peut-être le cas pour l’intérèssante forme rapportée par MM. Bedot et Pictet, s’il ne s’agissait malheureusement d’un exemplaire unique.
Je suis donc F exemple du Dr Boulenger en ne créant pour cet intéressant sujet qu’une variété.
La coloration de la var. paucisquamis est presque identique
REPTILES ET BATRACIENS
à celle de la var. midepis . C’est-à-dire que l’animal est d’un noir bleuté en dessus et en dessous, tandis que la gorge est d’un blanc jaunâtre sans taches et le dessus de la tête d’un brun fauve avec les côtés plus clairs.
Le diamètre de l’œil égale environ la moitié de la longueur du museau. La rostrale est plus large que haute, sa largeur dépassant d'un tiers environ sa hauteur. La longueur de la partie visible de la rostrale. en regardant la tête d’en haut, égale à peu près le tiers de la distance qui sépare la rostrale de la plaque frontale. Les plaques préfrontales sont fondues en arrière avec la plaque frontale, qui est environ deux fois plus large que les plaques susoculaires. On remarque une préoculaire, trois postoculaires et 1 -f- 3 plaques temporales dont celle du premier rang très allongée. Les labiales supérieures sont au nombre de 7. dont la 6me dépasse toutes les autres en hauteur et en largeur et les 3me et 4me bordent l’œil en dessous.
11 n’y a que trois plaques labiales inférieures en contact avec les plaques intersousmaxillaires de la première paire, qui sont considérablement plus longues (pie les plaques de 1a, deuxième paire.
BATRACHIA 33. Rana labialis Blgr.
Buclengeh. Ann. Mag. N. H. (5) XIX. pag. 345, pi. X. lig. i.
Un seul sujet, femelle, de Deli (Sumatra). La ligure donnée de cette espèce n’est pas très exacte: le premier doigt est représenté positivement plus long que le deuxième, tandis qu’en réalité il est plus court.