APSTEIN
constate des différences absolument tranchées. Elle montre, en effet, des relations de parenté plus étroites avec S.punctata Forsk.
Forme agrégée : Fig. 2-6.
Le manteau est, comme chez S. maxima, pourvu d’un appendice aux deux extrémités. Ces appendices, chez les individus bien développés, sont sur la ligne médiane (Fig. 6), tandis que, chez les jeunes individus, ils se trouvent placés de côté (Fig. 2) et de telle façon que, dans la chaîne, deux individus contigus sont « enantiomorphes » c’est-à-dire symétriques par rapport à un plan (comme un objet et son image vue dans un miroir). Le même fait s’observe chez S. maxima.
Dimensions. Le plus grand exemplaire mesurait, avec ses appendices, 32mra; la plupart de ceux qui étaient réunis en chaîne mesuraient 1 lmm.
Muscles. Il existe 6 muscles disposés en 2 groupes (1-4 et 5-6. Voir fig. 2).
Le premier et le second sont complètement fusionnés sur le dos ; ils commencent à se séparer, sur les côtés, et leur séparation est complète sur la face ventrale. Le troisième et le quatrième muscle sont unis aux deux premiers sur la ligne médiane. Les quatre muscles s’avancent sur la face ventrale, jusqu’à l’endostyle et forment, par conséquent, un anneau presque complet.
Le cinquième et le sixième muscle sont unis sur la face dorsale. Le dernier se rend directement en arrière, mais il envoie de chaque côté un rameau qui vient se réunir au rameau opposé, au-dessous de l’orifice cloacal. Cette ramification de ce dernier muscle n’existe pas chez S.punctata. En outre, chez cette espèce, les muscles ne s’avancent pas aussi loin, sur la face ventrale et leur disposition est asymétrique2. A part cela, la disposition
1 Voir: C. Apstein. Die Thaliacea (Salpen) der PlanMon-Expedition, 1894, p. 7-8.
2 Voir: C. Apstein. Salpen der berliner zoologischen Sammlung. Arch. f. Naturgesch., 1894, Taf. V, Fig. 14.
SALPES ü’aMBOINE
des muscles de ces deux espèces présente une grande ressemblance.
Le ganglion nerveux est ovale (fig. 4, 5) et porte l’œil en forme de massue dont le pigment est disposé en demi-cercle. Le ganglion nerveux est placé sur la fossette vibratile, loin du premier muscle (fig. 2) tandis que, chez S. punctata cet organe est placé immédiatement au-dessous du bord antérieur du premier muscle.
La foss ette vibr atile (fig. 3) a une forme ovale et allongée, tandis que, chez S. maxima elle est plus allongée encore et forme une anse.
Un embryon se trouve placé du côté droit, au-dessous du cinquième muscle.
Les orifices extérieurs sont placés dorsalement; le dernier est oblique.
Les caractères principaux de cette espèce sont la disposition des muscles et la position du ganglion nerveux.
Habitat : Amboine. Environ 60 exemplaires.
Forme solitaire. Fig. 7-10.
Cinq exemplaires, dont trois bien développés mesurant 25-28mm de long, deux, plus jeunes, de llnim et de gros embryons de T™11. L’aspect général est le même que celui des formes solitaires de 8. maxima et punctata et est semblable, chez les formes adultes et chez les embryons (fig. 7).
Muscles. On trouve 11 à 12 muscles (chez S. maxima , 9; chez S. punctata, 10). Les cinq premiers entourent presque complètement le corps en laissant un étroit espace libre sur l’endostyle. (Chez& maxima , ils s’avancent seulement un peu sur la face ventrale et chez S. punctata tous les muscles forment un anneau complet). Les autres muscles avancent moins sur la face ventrale. La disposition des muscles est très particulière et semblable à celle que j’ai décrite chez S. magalhanica1 . En exami-
1 Ç. Apstein. Die Thaliacea (SalpenJ der Plankton-Expedition, 1894, p. 21.