‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 191 sur 218 · COPÉPODES D’AMBOINE · texte numérisé non relu

COPÉPODES D’AMBOINE

cale de l’exopodite de la patte gauche est toujours accompagnée, en dehors et en dedans, d’une épine (Fig. 7, 5). Le crochet falciforme du 2me article de Fexopodite droit porte, sur le bord concave, près de sa base, deux épines courtes mais fortes, dont la proximale peut être réduite à un petit tubercule arrondi. (Fig 6 tr.)

Çandacia catula Giesbr.

Les Ç d’Amboine portent, sur la partie distale du bord interne du dernier article de la 5me patte, seulement deux soies, tandis que Giesbrecht en indique et figure 3 h

Çandacia Bradyi Scott.

(Fig. S à 14).

C. pectinata part. Brady, Rep. Voy. Challenger. Copepoda, Vol. 8, p. 67, PI. XXX, fi g. 9, 1883.

C. Bradyi. Scott A. On sonie Red-Seaand Indian Océan Copepoda, Proc, and Transaet. Biverpool Biol. Soc., Vol. XIII, p. 406, PI. I, fig. 9-12,

Scott donne une description tout à fait insuffisante de cette espèce, dont il ne connaît du reste que le çf. Aussi les affinités de cette forme sont-elles moins, comme le croit Scott, du côté de C. pectinata que de C. catula.

Longueur Ç lmm,6.

Antennes antérieures n’atteignant pas l’extrémité de l’abdomen. Chez la Q , le 2me et le 3me articles sont soudés, de sorte que la partie basale plus épaisse de l’antenne est formée de 6 articles apparents; le 5me article porte 2 aesthétasques. L’antenne préhensile du ç? rappelle celle de C. curta par le développement des peignes ehitineux ; le 18me article en porte un très fort, le

J Loc. cit., Taf. 22. Fig. 28.

J. CARTj

17me un moins fort, mais occupant presque toute sa longueur. Celui du 19rae article est court et faible. Le 16me article est dépourvu d’ apophyses. Les articles 19 et 20 sont incomplètement soudés.

Antennes postérieures environ 2 fois aussi longues que larges, n’offrant pas de caractères spécifiques.

Mandibules. Lobe masticateur (Fig. 10) terminé par deux dents, dont la ventrale est un peu plus longue que l’autre, et simple, tandis que la dorsale se termine en deux pointes. Le 2me article du basipodite est presque triangulaire, relativement étroit au dessous de l’insertion de l’endopodite; son bord distal est presque droit.

1 re maxille. Le 2me lobe interne du B1 1 (L2 de Giesbrecht) est étroit, et dépasse sensiblement Fendopodite. B2 muni seulement de 2 soies courtes et faibles sur le bord interne; Fendopodite portant successivement 2(Ril), 3(Ri2) et 2(Ri3) soies.

2me maxille. Les soies du bord interne de B1 sont en partie transformées en épines comme chez C. catula. De même que chez cette espèce, le crochet basal est de beaucoup le plus fort des 2 grands crochets de B2,

Maxillipède. Les deux soies apicales internes de B1 sont très inégales, la plus longue atteint à peu près l’extrémité de B2. Les trois soies du bord interne de B2 (S1-S3) sont courtes, beaucoup plus courtes que la première soie interne de Fendopodite.

lre patte 9- Bl avec Si, B2 sans Si. Ri atteignant à peine l’extrémité de Re2, avec 3Si. La soie terminale de Fexpodite de la 3me paire est semblable à celle de la 2rae et 4me paire, atteignant les */s du bord interne de l’article.

5me patte Q (Fig. 8). Le 3rae article long et grêle, ayant plus de deux fois la longueur des 2 articles précédents pris ensemble, légèrement courbé, fendu à l’extrémité pour former 5 dents

1 Nous nous servons des abréviations employées par Giesbrecht dans sa Monographie des Copépodes pélagiques du Golfe de Naples.

COPEPODES D AMBOINE

courtes et obtuses; le bord interne porte, au dessous du milieu, 2 soies.

5me patte çf (Fig. 11). Patte droite forcipiforme, presque aussi longue que les 3 premiers articles de la patte gauche. Dernier article de la patte gauche plus long que l’avant-dernier, et portant à l’extrémité 2 épines courtes. Le 3me article se prolonge sur la face postérieure en une apophyse courte, mais forte, tronquée, et fortement chitineuse.

Dernier segment thoracique symétrique dans les 2 sexes; son bord postérieur émarginé au milieu, plus fortement chez le çf que chez la Ç>, obliquement tronqué et faiblement excavé sur les côtés; angles aigus, dirigés en bas et en arrière, visibles sur la face dorsale de ranimai.

Abdomen. Le segment génital du çf est asymétrique, saillant du côté droit dans sa partie postérieure et muni d’un tubercule rond denticulé. Le 2me segment montre une asymétrie du même ordre, mais beaucoup moins accentuée. Les segments abdominaux de la Ç> sont symétriques ; le 2me s’élargit fortement vers la partie postérieure où il est beaucoup plus haut et plus large qu’à la base ; le 3rae est très court en dessus et saillant sur le côté ventral.

Af finit és. G. Bradyi se distingue de toutes les espèces du genre sauf G.catula, par les proportions des 2 crochets de l’article moyen de la mâchoire postérieure, dont le basal est beaucoup plus fort que le distal. Elle se distingue aisément de G. catula par les pattes de la 5nle paire dans les deux sexes et par l’antenne préhensile du qL dont les peignes chitineux sont plus fortement développés et dont les articles 19 et 20 sont soudés.

Brady a confondu cette espèce avec G. pecünata. Sa figure 9 de la planche XXX, représentant la 5me patte du çÿ' se rapporte en effet, comme l’a reconnu Scott, à la Gandacia Bradyi ; mais l’organe est vu de la face antérieure et l’apophyse caractéristique du 3me article de la patte gauche est invisible.

J. CA RL

Acartia erythrœa Giesbr.

Chez un exemplaire Ç), l’angle postérieur du dernier segment thoracique n’est pas prolongé directement en épine triangulaire, mais forme un mamelon qui porte une petite épine au bout.

Âmrtia amhoinensis n. sp.

(Fig. 3 à 5).

çf. Front muni de filaments rostraux. Antennes antérieures n’atteignant pas l’extrémité du thorax. Longueur des articles 18, 19-21, 22-25 de l’antenne droite dans la proportion de 4: 3: 5.

Angles latéraux du dernier segment thoracique prolongés de chaque côté en une forte pointe. Au dessus de celle-ci, sur le bord postérieur, se trouvent quelques pointes très petites, et plus haut, de chaque côté du dos, 2 épines rapprochées et légèrement courbées. 2me segment abdominal muni, sur le dos, de 2 grandes épines et, de chaque côté, d’une petite épine latérale. 3me segment abdominal avec 2 à 4, 4me segment abdominal avec 4 à 6 petites pointes sur le bord postérieur dorsal. Fourche courte, à branches arrondies ; la soie interne coudée près de la base, insérée sur une papille assez grande autour de laquelle se trouvent de nombreuses petites épines.

Pattes de la 5me paire (Fig. 4) trapues, le B2 de chaque patte muni d’une soie externe ciliée, longue et forte. Re 1 de la patte droite portant, sur le bord interne, une soie courte et, dans sa moitié distale, une expansion hyaline arrondie ; Re 2 avec 4 denticules sur le bord externe et une apophyse large, rhomboïdale sur le côté interne; Re 3 avec une épine apicale et une autre épine sur le bord interne près de l’extrémité. Rel de la patte gauche avec une soie apicale externe beaucoup plus courte que

COPÉPODES d’aMBOPNE

l’article suivant.. Re 2-3 de la longueur de Re 1, avec 2 épines apicales et une apophyse interne tronquée.

Longueur: lmm,3.

Les pattes de la 5me paire du çf ressemblent à celles de A. Clausi Giesbr., Lilljeborgi Giesbr,, bifilosa Giesbr. 1 ; mais elles ont la soie externe des R2 plus longue et plus forte, des denticules externes sur Re 2 droit, et une soie apicale externe sur Re 1 gauche. Enfin l’arrangement et le nombre des épines du dernier segment thoracique et des segments abdominaux est différent de celui que l’on trouve chez les espèces citées.

Accirtia bispinosa n. sp.

(Fig. 1 et 2).

G*. Espèce très voisine de la précédente. Elle s’en distingue par les caractères suivants:

Longueur des articles 18, 19-21, 22-25 de l’antenne antérieure droite dans la proportion de 3,5: 3 : 5,2.

Angles postérieurs du dernier segment thoracique arrondis, munis de chaque côté de 2 épines subégales insérées l’une à côté de l’autre, le bord postérieur avec une épine recourbée en bas de chaque côté du dos. 2me segment abdominal avec une épine dorsale plus grande et une épine latérale plus petite de chaque côté; les autres segments abdominaux inermes, le 1er et le 5me couverts de soies fines sur les côtés. Les soies de la fourche relativement plus courtes que dans l’espèce précédente ; la soie interne non coudée à la base, et insérée sur une papille beaucoup plus petite.

Pattes de la 5me paire du çf très semblables à celles de A. amboinmsis, mais la soie apicale de Re 1 de la patte gauche beaucoup plus longue; le dernier article de la même patte (Re

1 Giesbrecht. Fauna u. Flora d. Golfes von Neapel, Copepoden, Taf. 30, .Fig* 30, 36, Taf. 43, Fig. 23.

J. CARL

2-3) plus long par rapport à l’article précédent, son bord interne crénelé, sa base munie d’un tubercule hyalin.

Longueur lmm,3.

Corycaeus longistylis Dana.

(Fig. 15 à 18).

C. longistylis. Dana, Crustacea Pt. IL; U. St. Expi. Exped. etc., Vol. XIII, 1852 ; p. 1212, PI. 85, fig. 5a-5d.

C. longistylis. Giesbrecht, Fauna u. Flora d. Golfes v. Neapel XIII. Pelagische Copepoden, p. 674-737, Taf. 51, fig. 36-37.

C. varius part. Brady, Rep. Vog. Challenger, Zool. T. VIII, 1883, p. 111, PI. LII, Fig. 1-4, 8.

Giesbrecht 1 ne donne qu’une courte diagnose du çf de cette espèce; la Ç> lui était inconnue. Cependant, il suppose (pag. 663) que ce pourrait être le C. ïautus Dana1 2 Nous trouvons dans le matériel d’Amboine des çf et des Q qui appartiennent sans doute à la même espèce et dont les premiers correspondent à la diagnose de Dana et de Giesbrecht du C. longistylis , les dernières à une des formes décrites et figurées par Brady sous le nom de C. varius. Ces Ç> ne peuvent pas être identifiées au C. lautus Dana à cause de la conformation différente de leurs antennes postérieures.

Nous donnons du C . longistylis la diagnose suivante :

Tronc composé, chez le çf, de 3 segments 3 distincts : Ce + Thl, Th2, Th3 -|- Th4, et chez la Q de 4 segments : Ce, Thl, Th2, Th3 + Th4. Chez la Ç les pointes latérales de Th3 dépassent en arrière le segment génital. Les lobes latéraux de Th4 vus de dessus sont obtus et vus de côté sont arrondis. Thl bordé

1 Loc. cit,, pag. 674.

2 Loc. cit., pag. 1219, PI. 85, Fig. 12*-12®.

* Giesbbecht figure une ligue de démarcation entre le Ce et le Th 1, qui est complètement effacée dans nos exemplaires cf.

COPÉPODES D’AMIîOINE

postérieurement dans les 2 sexes d’une membrane étroite, hyaline, denticulée.

L’antenne postérieure de la 9 est large (Fig. 16), à troncature distale presque droite, son arrête interne prolongée à l’extrémité en une longue dent; à côté de celle-ci, sur le bord distal, une seconde dent plus courte, très variable, parfois absente. Les soies de El et B2 simples, celle de B1 dépassant celle de B2 du l/A de sa longueur.

Antenne postérieure du çf (Fig. 17): B2 étroit, 2 */a fois aussi long que large, muni d’une dent dans la partie distale de son bord interne; la soie de B1 simple, à peine plus longue que celle de B2, celle-ci ciliée d’un côté sur toute sa longueur.

Maxillipède postérieur de forme semblable dans les 2 sexes ; son doigt, chez leçf, est deux fois aussi long que chez la Q.

La dent, entre les branches des pattes natatoires 2-4, a sa pointe dirigée vers l’endopodite. Ri IY représenté par une soie, insérée sur une petite papille.

Carène sternale arrondie.

Abdomen formé, chez la Q , de 2 segments de longueur égale, chez le çf, d’un seul segment, ovoïde dans sa partie antérieure, à bords parallèles dans sa partie postérieure. Fourche 1 1/3 à 1 */* fois aussi longue que la partie précédente de l’abdomen, à branches étroites.

Longueur: çf 2ram,l à 2min,4 ; Q 2mm 8 à 3mm.

C. bngistylis rappelle par la longueur de la fourche le C. furtif er Claus, mais s’en distingue par la membrane hyaline dentelée du Th 1 qui est présente dans les deux sexes \ par la forme des lobes latéraux de Th 4, par les antennes postérieures q* et Q et surtout par la fusion du segment génital avec le segment anal chez le qL Chez des Q immatures, la membrane de Th 1 est très distincte, mais pas encore dentelée, et la troncature de B 2

Chez les exemplaires jeunes cette membrane n’est pas toujours ‘dentelée.

J. CAHL

de l’antenne postérieure porte une seule dent, moins développée que chez les exemplaires mûrs.

Liste des espèces récoltées.

Fam. Calanidæ.

Calanus vulgaris (Dana).

» darwini (Lubb.)

» Caroli Giesbr.

» minor (Claus) çf.

» pauper Giesbr.

Eucalanus attenuatus (Dana).

» subtenuis Giesbr.

» mucronatus Giesbr.

» crassus Giesbr.

BJüncalanus cornutus (Dana).

Paracalanus Clevei nov. nom.

» aculeatus Giesbr.

Acrocalctnus longicornis Giesbr.

gracilis Giesbr.

Clausocalanus arcuicornis (Dana).

Euchaeta marina (Prestand.)

» concinna Dana.

Scolecithrix Danae (Lubb.)

Fam. Centropagidæ.

Centropages furcatus (Dana) et var.

Temora stylifera (Dana).

» discaudata Giesbr.

» turbinata (Dana).

copépodes d’amboine

Fam. Candaci dæ.

Candacia pachydactyla Dana.

» curta Dana.

» truncata Dana.

» catula Giesbr.

» bradyi Scott.

Fam. PONTELLIDÆ.

Calanopm elliptica (Dana).

Labidocera acuta (Dana).

» Krôyeri (G. Brady).

» detruncata (Dana).

Acartia erythraea Giesbr.

» amboinensis n. sp.

» bispinosa n. sp.

» spinicauda Giesbr.

» negligens Dana.

» danae Giesbr.

Fam. Cyclopidæ.

Oithona setigera Dana.

Fam. Harpacticidæ.

Setella gracilis Dana.

Clytemnestra rostrata Poppe.

Fam. Oncaeidæ.

Oncaea conifera Giesbr.

» venusta Pliil.

J. CARL

Fam. CORYCAEIDÆ.

Saphirina nigromaculata Claus.

» lactens Giesbr,

» opalina Dana.

» metcdlina Dana.

» stellata Giesbr.

Copüia mirabilis Dana.

Corycaeus ovalis Claus.

» Banae Giesbr.

» speciosus Dana.

» obtusus Dana.

» venustus Dana.

» longistylis Dana.

» concinnus Dana.

» gïbbulus Giesbr.

Explication des planches 1 à III.

Les figures représentant les liydraires grossis ont été dessinées à la chambre claire d’après des matériaux fixés généralement au sublimé et conservés dans l’alcool. Parmi les figures de grandeur naturelle, celles qui sont coloriées, ont été dessinées sur place d’après des individus vivants, les autres ont été faites d'après des matériaux conservés.

Fig. 1. Dendroclava Dohrni Weism. Colonie de grandeur naturelle.

Fig. 2. » Une branche avee gonophores. Grossissement 20/1 .

Fig. 3. Syncoryne crassa Pictet. Grandeur naturelle.

Fig. 4. » Un hydranthe avec gonophores. Grossissement 17/1.

Fig. 5. Sphaerocoryne Bedoti Pictet. Grandeur naturelle sur une éponge.

Fig. ti. » Un hydranthe avec gonophores. Grossissement 20/1.

Fig. 7. Pennaria Cavolinii Ebrbg. Grandeur naturelle.

Fig. 8. » Un hydranthe. Grossissement 20/1.

Fig. 9. » Un hydranthe mâle avec 4 bourgeons médusoïdes

mûrs. Grossissement 20/1.

Fig. 10, Tubularia viridis Pictet. Grandeur naturelle, sur un morceau d’éponge. Fig. 11. » Un hydranthe avec gonophores. Grossissement 17/1.

Fig. 12. Myrionema amboinensis Pictet. Colonie entre deux ascidies. Grossissement 2/1 .

Fig. 13. » Deux hydranthes. Grossissement 15/1.

Fig. 14. Halecium halecinum Linné, var. minor, grandeur naturelle.

Fig. 15. » » Une branche. Grossissement 25/1.

Fig. 16. Halecium simplex Pictet. Grandeur naturelle.

Fig. 17. » Grossi 27 fois.

Fig. 18. Halecium humile Pictet. Grandeur naturelle.

Fig. 19. » Grossi 25 fois.

Fig. 20. Obelia bidentata Clarke. Grandeur naturelle sur une Clavelina.

Fig. 21. » Une branche. Grossissement 25/1.

Rev. Suisse de Zool. T. 1. 1893

Planche L

LitkAnst.v.A.Giltsch, Jena

M.Pictet deL

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