L. OÀLVET
j Uetepora denticulata Busk 1884.
(Fig. 2 à 9).
1884. Retepora denticulata. Busk, Rep. on the Polyzoa coll. by H. M. S.
Challenger. Cfmlostomata, part. XXX, p. 109, pl. 26 fîg. 1.
L’échantillon d’Amboine se rapproche beaucoup de Retepora denticulata telle que cette espèce a été décrite par Busk, mais je n’aurais pu l’identifier avec cette dernière, si je n’avais fait appel à la compétence si notoire de Sir Arth. W. Waters, qui a bien voulu comparer notre échantillon avec ceux de R. denticulata du British Muséum, et auquel j’exprime mes vifs remercîments.
D’après Waters, en effet, la diagnose de Busk pour R. denticulata n’est pas tout à fait exacte en ce qui concerne la situation de l’aviculaire qui n’est pas compris dans le sinus de l’orifice zoécial, sur un des côtés de ce sinus, mais qui est situé hors de ce sinus et porté par le péristome et en dehors de ce dernier. Cette correction faite et bien que Waters n’ait pas vu les ovicelles de R. denticulata, que Busk n’avait pas observées non plus, je crois pouvoir rapporter l’échantillon d’Amboine à l’espèce de Busk. Les caractères en sont les suivants :
Zoécies rhomboïdales ou légèrement allongées et sub-tubuleuses, limitées par une dépression plus ou moins accusée, occupée par un fin liséré calcaire. Orifice zoécial sub-semicirculaire, à anter concave et à poster droit, fermé par un opercule de même forme, mais à face supérieure légèrement concave, et surmonté par une péristomie plus ou moins accusée, subtubulaire, présentant inférieurement un sinus bien marqué, et dont le bord libre est légèrement festonné, surtout dans les zoécies marginales. Frontale zoéciale, unie, sans ornementation autre qu’un, deux ou trois pores marginaux, circulaires ou ovales, assez grands. Sur beaucoup de zoécies, un aviculaire frontal,
BRYOZOAIRES d’amBOINE
plus ou moins grand, placé dans le voisinage immédiat de la péristomie dans une direction oblique, formant une proéminence conique dont la face latérale supérieure, celle qui regarde Fondée zoécial, porte la mandibule de forme quelquefois simple et triangulaire, le plus souvent bifide ou trifide à pointes incurvées. Ovicelles peu saillantes, de forme ovale allongée, avec une fissure frontale supérieure, et un labelle inférieur se projetant dans l’orifice zoécial et portant un orifice en forme de croissant à convexité inférieure. De très grands aviculaires existent aussi dans les angles inférieurs des mailles de la colonie, plutôt frontaux que latéraux ou dorsaux, à mandibule spatulée et incurvée dont le bord distal est constitué par 2, 3 ou 4 digitations se terminant chacune par une pointe incurvée en forme de griffe.
Surface dorsale du bryarium recouverte de dépressions peu profondes lui donnant un aspect martelé, découpée par des vibices, les unes longitudinales, les autres transversales et obliques, en espaces polygonaux comprenant rarement un avi cul aire à mandibule triangulaire, et quelques petits pores circulaires marginaux peu nombreux.
Bryasium dressé, ramifié, à rameaux s’anastomosant entre eux et formant une colonie cupuliforme, réticulée, à mailles très inégales de dimensions.
Distribution géographique. Cette espèce n’avait été encore signalée qu’aux îles Sandwich (Honoruru) où le « Challenger » Fa draguée par 20 à 40 brasses.
J. CARL
fait rentrer dans le genre Paracalctnus. En effet, ces rf possèdent la plupart des caractères que Giesbrecht et Schmeil1 indiquent comme distinguant les Paracalanus des Acrocalanus. La partie proximale du bord externe du 3me article del’exopoditelY a plus de deux fois la longueur de la partie distale lisse de ce bord; l’épine terminale de l’exopodite III est presque aussi longue que le 3me article; le 3me article de l’endopodite delà 2me paire porte 7 soies ; les pattes de la 5me paire existent des deuxcôtés. Seule, la série d’épines sur le bord externe du 2me article des exopodites rappelle le genre Acrocalanus, mais cette rangée n’occupe que la partie distale du bord et se compose d’épines isolées et courbées, connue c’est aussi le cas sur les faces des articles, tandis que chez Acrocalanus elle revêt plutôt l’aspect d’une lame de scie. Il ne s’agirait donc ici que d’un déplacement des épines de la face vers le bord de l’article ; cette origine des épines marginales du 2me article de l’exopodite se reconnaît surtout sur les pattes de la 2me paire.
La Q décrite par Cleve sous le même nom spécifique rentre, par contre, dans le genre Acrocalanus et gardera le nom d}A. pediger Cleve.
Si, contrairement à ce que nous admettons ici, le ç? et la Q décrits par Cleve appartenaient réellement à la même espèce, les caractères génériques de Paracalanus et de Acrocalanus correspondraient à des différences sexuelles et il y aurait lieu de réunir les deux genres sous le nom plus ancien de Paracalanus.
Centropages furcatus (Dana).
(Fig. 6 et 7).
Sur nos individus çf, les pattes de la 5me paire diffèrent quelque peu de celles figurées par Giesbrecht2. L’apophyse api-
1 Tierreich, Copepoda, I. Gymnoplea, pag. 23-25.
2 Fauna und Flora d. Golfes v. Neapel, Taf. 17. Fig. 33-34.