millim
0,65-0,85 millim.
0,32-0,35 millim.
Entrenœuds, longueur :
Hydrothèques, longueur :
diamètre : 0,10-0,12 millim.
Longueur entre les orifices
d’une paire d’hydrothèques : 0,4-0, 5 millim.
Habit. Amboine, sur des Fucus. Zoue des Coralliaires. Mers d’Europe. Williamstown, Australie (Bale). Mer des Sargasses (Marktanner).
La variété d’ Amboine diffère de la Sertularia gracilis typique par la plus grande longueur des entrenœuds et la forme des hydrothèques qui sont appliqués l’un contre l’autre sur une plus grande étendue. Un des exemplaires figurés par Hincks(1oc. cit. pl. 53, fig. 2a) s’en rapproche beaucoup.
Cet hydraire paraît offrir de nombreuses variétés, qui ont été décrites par plusieurs auteurs comme des espèces distinctes. Nous pensons que c’est a tort qu’on les a séparées, vu que nous trouvons tous les termes de passage entre ces différentes formes. MARKTANNERen décrit deux variétés, dont l’une coïncide presque exactement avec la Sertularia tenais Baie. La Dynamena distans d’Audouin, figurée par Savxgny dans sa description de l’Égypte, qui ne correspond évidemment pas avec la Dynamena distans de Latnouroux, mais que Bale considère avec raison comme identique à sa Sertularia tenais, est certainement aussi une simple variété de la Sertularia gracilis Hassal.
La forme décritepar Marktastner sous le nom de Dynamena distans Allm. nous paraît également n’être qu’une variété de Sertularia gracilis , se distinguant par les dimensions un peu plus grandes des hydrothèques; elle ne doit pas être confondue avec la Sertularia distans Allm. typique. Cette dernière, en effet, se reconnaît à plusieurs particularités, entre autres à l'écartement des hydrothèques qui ne se rejoignent pas sur la
Rev. Suisse de Zool., T. I. 1893. 4
CAMILLE PICTET
ligne médiane; elle ne paraît donc pas être une espèce distincte de Sertularia gmcilis Hassal.
Sertularia moluccana Pictet.
PL I I, %. 42 et 43.
Sertularia divergens Baie (nec Lamouroux), Catal, Amtralian HydroidZoophytes, 1884, p. 81, pi. 5, fig.3; pl. 19, fig. 16.
Trophosome . Hydrorhize ramifiée, d’où s’élève un hydrocaule en forme de tronc émettant des rameaux alternant dichotomiquement et situés presque à angle droit avec le tronc. Entrenœuds courts, portant chacun une paire d’hydrothèques subopposés sur le tronc et entièrement opposés sur les rameaux. Hydrothèques allongés et soudés ensemble par paires sur les trois quarts de leur longueur, avec la portion libre très courte dépassant à peine les bords de 1a, partie inférieure ; ouverture munie de deux dents contre lesquelles s’applique un opercule formé de deux valves.
Gonosome?
Dimensions. Hauteur totale :
Entrenœuds, longueur :
Hydrothèques, longueur :
diamètre :
Largeur entre les deux orifices d’une paire d’hydrothèques :
24 millim.
0,65-0,70 millim.
0,65-0,75 millim.
0,15-0,18 millim.
0, 5-0,6 millim.
Habit. Baie d’Amboine. Zone des Coralliaires. Australie \Bale).
Cette espèce ressemble à la Sertularia complexa Clarke, mais elle s’en distingue par sa tige ramifiée et par ses hydrothèques appliqués l’un contre l’autre sur les trois quarts au moins de leur longueur et remplissant complètement les entrenœuds.
HYDRAIRES d’aMBOINE. 51
La partie libre des hydrothèques est très courte et les orifices ne dépassent presque pas le bord inférieur. Les entrenœuds sont courts et portent chacun une seule paire d’hydrothèqûes, subopposés dans la partie inférieure de la tige et exactement opposés dans le reste de la colonie.
Les exemplaires récoltés à Amboine correspondent bien à la description que donne B ale de la Sertularia cliver gens. Cependant, dans nos échantillons, les hydrothèques sont un peu plus longs et moins divergents et ressemblent surtout à la paire supérieure d’hydrothèques figurée par Bale (loc. cit.,pl. 5, fig. 3). Le genre de ramification correspond exactement à celui qui a été décrit.
Il est évident que nous n’avons pas affaire ici à la Bynamena divergens de Lamouroux, car bien que l’aspect général de la colonie soit le même, les hydrothèques de la S. divergens sont beaucoup plus courts et plus séparés de la tige que dans notre espèce. Celle-ci se rapproche davantage de la Bynamena divergens de Sayigny’, mais cette dernière possède aussi des hydrothèques plus courts et soudés ensemble sur une beaucoup moins grande étendue.
La forme que nous avons trouvée à Amboine paraît être une variété de la Sertularia divergens de Bale, mais comme cette dernière est une espèce différente de la Bynamena divergens Lmx., nous lui donnerons le nom de Sertularia moluccana.
Sertularia tubitheca Allman.
PI. IL %. 44 et 45.
Sertularia tubitheca Allman. Mera. Mus. Comp. Z. Harvard College, vol. 5, no 2, 1877, p. 24, pi. 16. fig. 5-6.
Trophosome. Hydrorhize filiforme, rampante. Hydrocaule droit, ramifié, portant dans la règle chacun une paire d’hydro-
1 Savigny. Description de l’Egypte . Poljpes, pL 14, fig. 2.
CAMILLE PTCÏET.
thèques, quelquefois deux paires. Hydrothèques opposés, longs, cylindriques, appliqués contre la tige sur la moitié environ de leur longueur, la partie libre s’écartant presque à angle droit. Orifice circulaire, entier, presque parallèle à la tige, formé généralement de deux tubes emboîtés l’un dans l’autre, quelquefois de trois ou de quatre, avec le bord légèrement replié en trompette.
Gonosome ?
Dimensions . Hauteur totale : 3-4 centim.
Entrenœuds portant une paire d’hydrothèques, longueur : 1-1,5 millim.
Hydrothèques, longueur: 0,9-1 millim.
diamètre : 0,3 millim.
Longueur entre les deux orifices d’une paire : 1,2-1, 6 millim.
Habit. Baie d’Amboine, sur des pierres et des débris de Coraux. Profondeur : 70 mètres. Tortugas, 16 brasses (Allman).
Les échantillons de cette espèce récoltés à Amboine se rapprochent beaucoup du type décrit par Allman et s’en distinguent seulement par le fait que la tige est généralement un peu moins amincie au-dessous des hydrothèques. Cependant ce caractère est variable et l’on trouve aussi des entrenœuds exactement semblables à ceux du type. Dans la plupart des cas, l’orifice des hydrothèques est formé de deux pièces emboîtées, mais on en remarque souvent aussi trois et même quatre, comme l’avait déjà prévu Allman; d’un autre côté, chez les hydrothèques jeunes, l’orifice est quelquefois formé d’une seule pièce.
Cette espèce se reconnaît en outre facilement à ses branches, qui sont opposées au lieu d’être alternantes comme chez la plupart des Sertulaires.
H YDRAIKES 1) ’ AMIiOIN E .
Famille Plumularidae Plumularia Lamarck (in part).
Plumularia secundaria Linné.
Pl. I, fig. 46.
Plumularia secundaria Linné, Sysl. nat., éd. Gmelin. p. 3854, n°6i.
Plumularia secundaria Kirchenpauer, Plurnutaridæ. Abhandl. Naturw. Verein
Hambiirg-Altona. 1876, Bd. 6, n» 2, p. 28, pl. 1. fig. 18.
Trophosome. Hydrorhize filiforme, rampante. Hydroclades naissant directement sur Hiydrorhize, composés de segments de deux sortes ; les segments principaux portent l’hydrothèque surmonté d’une paire de nématothèques, avec un nématothèque audessous. L’hydrothèque est situé au milieu du segment. Les segments intermédiaires sont de même longueur que les principaux et portent généralement un nématothèque à chaque bout; quelquefois l’un de ces nématothèques manque. Le nœud situé audessus des segments principaux est perpendiculaire à la tige et peu marqué; le nœud situé au-dessous est oblique et très visible.
Gonosome P
Dimensions. Hauteur des hydroclades : 6-10 militai.
Longueur des segments principaux : 0,30-0,40 mil.
Longueur des segments intermédiaires : 0,30-0,40 mil.
Habit . Baie d’Ainboine, sur Algues, Éponges. Profondeur : 0-20 mètres. Méditerranée.
Cette espèce se reconnaît facilement à l’absence de tige, les hydroclades naissant directement sur la racine. Les exemplaires récoltés à Amboine appartiennent certainement à la Plumu-
CAMILLE PICTET
laria seeundaria L . bien que chez l’espèce typique le segment intermédiaire ne porte dans la règle qu’un seulnématothèque, tandis que sur nos échantillons, on en trouve généralement deux. Ce caractère est du reste assez variable et nous observons souvent, sur une même colonie, des cas où le nématothèque supérieur existe seul comme chez le type ; tandis que dans d’autres cas, mais plus rarement, c’est l’inférieur qui subsiste tandis que le supérieur manque. Les exemplaires de cette espèce que nous avons récoltés dans la Méditerranée sont du reste identiques à ceux d’Amboine et varient aussi quant au nombre et à la position des nématothèques.
Plumularia kalecioides Aider, Ann. Mag. i\. H. (3), vol. 3, p. 353, pl. J 2. Plumularia kalecioides Hineks, Prit. Hydr. Zoophytea , p. 306, pl. 67, fig.2.
Trophosome. Hydrocaule peu élevé, ramifié dichotomiquement. Hydroclades courts, portant chacun un ou deux hydrothèques, rarement trois. Segments de deux sortes : les principaux portant toujours un némathothèque au-dessous de l’hydrothèque et généralement, mais pas toujours, un au-dessus; segments intermédiaires dépourvus de nématothèques. Longueur des segments très variable, mais les principaux toujours plus longs que les intermédiaires.
Gonosome ?
Dimensions. Hauteur totale : 5-10 millim.
Plumularia kalecioides Aider.
Longueur moyenne des hydroclades :
0,8-0, 9 millim.
Longueur des segments principaux :
0,35-0,55 millim.
Longueur des segments intermédiaires :
0,10-0,30 millim.
HYDRAIRES d’aMBOINE.
Habit. Baie d’Amboine, sur Algues, en compagnie de Clytia mliformis M’Crady. Profondeur : 1 mètre.
Cette espèce est facilement reconnaissable, d’abord à ses hydroclades courts, portant un ou deux hydrothèques seulement, quelquefois trois au maximum, en second lieu à la rareté des nématothèques. En effet, les segments intermédiaires en sont toujours dépourvus et les segments principaux n’en portent, outre le nématothèque inférieur, qu’un seul au- dessus de l’hydrothèque, ce dernier nématothèque pouvant même manquer quelquefois. Nous 11e donnerons pas de figure de cette espèce, nos exemplaires étant identiques au type représenté par Hincks (loc. cit., pl. 67, fig. 2a). Remarquons seulement que les échantillons d’Amboine sont un peu moins grands et moins robustes que ceux d’Europe.
Plumai aria strictocdrpa nov. sp.