‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 59 sur 218 · C. ÉMERY · texte numérisé non relu

C. ÉMERY

ce sujet avec M. Forel montre quïl admet, comme moi, la nécessité de cette dissolution.

Si l’on sépare de l’ensemble des anciens Cryptocérides, d’une part les Gryptocerus et Procryptocerus (groupe des Cryptocerini), d’autre part les Gataulacus (formant à eux seuls un groupe distinct), si, en outre, l’on rattache les Memnoplus et Calyptomyrmex aux Tetramormm et genres voisins, ce qui reste des Attini de M. Forel peut être partagé en deux groupes, d’après les nervures des ailes. Dans les genres Attay Sericomyrmex, Gyphomyrmex , Glyptomyrmex , Apterosügma , la cellule radiale est fermée et il n’y a aucune trace de cellule discoïdale ni de nervure récurrente, le tronc de la nervure cubitale étant droit ou faiblement sinué. Dans les genres Bhopalothrix , Strumigenys et Epitritus , la cellule radiale est ouverte; chez Rliopalothrix petiolata Mayr Q , je trouve un rudiment de nervure récurrente et, chez le çf de Stnmigenys imitator Mayr, le tronc de la nervure cubitale est fortement arqué en arrière à la base, ce qui paraît indiquer le lieu d’insertion d’une nervure récurrente disparue. D’après les figures de Smith, Daceton qui a une cellule discoïdale, se rattacherait à ce dernier groupe ; il en est probablement de même pour Acanthognathus , Geratobasis et Oredognatkus, dont les ailes sont inconnues.

Le premier de ces deux groupes que nous pouvons appeler Attini genuini est exclusivement américain, tandis que le deuxième qui peut prendre le nom de Dacetini est représenté dans toutes les régions zoologiques, sauf la région éthiopienne. Ces deux groupes sont du reste fort voisins l’un de l’autre et le genre fossile Hypopomyrmex, qui se rapproche sans doute beaucoup des ancêtres des Strumigenys, a une cellule radiale fermée et une discoïdale. La cellule radiale fermée est un caractère archaïque et ne se retrouve que dans un petit nombre de genres de Myrmicides, tels que Cryptocerus , Atopomyrmex , Myrmecina , Pheidologeton , Aeromyrma, Garebara, Lophoniyrmex et certains

FOEMICTDES.

Tetramorium. Je ne pense pas qu’il faille lui attribuer une haute valeur taxonomique ; toutefois sa constance chez les Attini vrais mérite d’être prise en considération.

Les races de Myrmicaria fodiens Jerd.

L’étude que j’ai faite de cette espèce me conduit à établir la synonymie suivante, peu différente de celle que j’ai publiée dans le Catalogus hymenopterorum de v. Dalla Torre.

Myrmicaria fodiens Jerd.

a. race typique. M. fodiens Jerd, i. sp.

Myrmica fodiens Jerdon. Madras Journ. etc., 1852, p. 115.

Heptacondylus carinatus Mayr, Tijdschrift v. Entora. 1807, p. 111. Myrmicaria subcarinata Forel. Journ. As. Soc. Bengai, LIV. 1885, p. 178.

— — Émery. Ann, Mus. Civ. Genova, XXVII. 1889.

Physatta crinita F. Smith. Catal. Brit. Mus. Formicid. p. 171.

? Myrmicaria brunnea W. Saunders. Trans. Eut. Soc. London. III. p. 54, 1839 >.

Patrie : Inde continentale, Ceylan

b . race subcarinata F. Sm.

Heptacondylus subcarinatus F. Smith. 1. c. p. 142.

Heptacondylus subcarinatus Mayr. I. c. p. 112 excl. syn.

Physatta gibbosa F. Sm. I. c. p. 172.

Patrie : Bornéo, Java, Sumatra.

c. race carinata F. Sm.

Heptacondylus carinatus F. Smith. 1. c. p. 142 [nec Mayr].

? Physatta dromedarius F. Sm. L. c. p. 171.

? Myrmicaria dromedarius Émevj. Ann. Mus. Civ. Genova, XXV, p. 455.

Patrie : Bornéo, Sumatra.

d. race eumenoides Gerst.

Heptacondylus eumenoides Gerstâcker. Peters, Reise Mozamb. V, p. 514. Physatta natalensis F. Sm. I. c. p. 172.

Heptacondylus sulcatus Mayr. Verh. Zool. Bot. Ver. Wien 1862, p. 756.

Patrie : Afrique australe orientale.

1 S’il était prouvé que M. brunnea Saund. est le mâle de fodiens, la race type et l’espèce même devraient prendre ce nom.

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