‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 76 sur 218 · ECHINODERMES DE LA BAIE DAMB01NE · texte numérisé non relu

ECHINODERMES DE LA BAIE DAMB01NE

serrées et régulières, sans tendre aucunement à former des lamelles, son sommet n’est pas cupule, et elle ne porte pas d’épines isolées, comme on le voit souvent dans les exemplaires d’Australie. Çà et là un tubercule présente des traces de crénelures. Les paires de pores sont séparées par une cloison saillante et chaque pore est uni à son voisin par un sillon sans aucun granule intermédiaire. Le Rh. annulîfera est certainement très voisin du Eh. baculosa et M. Dœderlein paraît disposé à admettre leur identité. Je crois cependant que ces espèces sont distinctes. Si l’on compare deux exemplaires de taille à peu près égale, ainsi, un Rh. baculosa de 57mm de diamètre, et un Eh. annulîfera de 49mm> on verra que, dans le premier, l’appareil apical est beaucoup plus étendu, 26mmau lieu de 18™; les aires ainbulacraires sont presque deux fois aussi larges au lieu de 2 V4mm) la zone miliaire est notablement plus large et non enfoncée au milieu, tandis que les scrobicules sont moins étendus ; de plus, dans le Rh. annulîfera , les granules de la tige des radioles sont plus fins, moins épineux et disposés en séries beaucoup plus régulières ne tendant point à devenir des lamelles, et les verrues qui se trouvent dans les aires ainbulacraires, entre les séries de granules marginales, sont moins nombreuses et éparses.

Je ne sais voir aucun caractère de quelque importance qui permette de séparer le Schleimtzia crenularis Th. Studer, du Ehabd. annulîfera , et l’étude d’exemplaires plus nombreux m’a montré que M. Al. Agassiz a eu raison de réunir à cette dernière espèce mon Gîdaris Lutkeni.

Rhabdocidarîs imperialis Lamarck.

Cidai'ites imperialis Lamarck, 1816. Hist. des anim. sans vertèbres , t. III, p. 54. Leiocidaris imperialis Desor, 1854. Synopsis des Échinides foss., p. 48. Phyllacanthus imperialis Al. Agassiz, 1872. Révision of the Echini , p. 151 et 391, pl. I, e, fig. 1-6, pl. 1, î, üg. 6.

Rhabdocidaris imperialis P. de Loriol, 1883. Catalogue raisonné des Échinodermesde Vile Maurice , p. 11, pl. I, lig. 2. Mém. Soc. de phys. et d’hist. nal. de Genève, t. 28.

Un exemplaire de 34™ de diamètre, avec des radioles de

P. DE LORIOL

50mm de longueur au maximum. Il est tout à fait identique à l’individu de l’île Maurice que j’ai décrit et fait figurer ( loc . cit), et à celui qui a été figuré per M. Al. Agassiz. Cet échantillon ne me fournit donc aucun document nouveau pouvant m’aider à découvrir les différences qui séparent le Rhabd. imperialis du Rhabd. dubia , et je m’en réfère à ce que j’ai écrit ailleurs à ce sujet (loc. cit.).

Echinothrix Desori (Agassiz) Peters.

Âstropyga Desori Agassiz, 1847. Catalogue raisonné des Échinides, p. 41. Echinothrix Desori Peters, 1853. Seeigel von Mozambique, p. 117.

Echinothrix annellata Peters, 1833, » » p. 117.

Savignya Frappieri Michelin, 1862, in Maillard. Notes sur l’île de la Réunion, Annexe A, p. 4, pl. 15.

EcMnothrix scutata Al. Agassiz, 1863. Bull. Mus. comp. Zoology at Harward College, I. p. 19.

Echinothrix Desorii Al. Agassiz, 1872. Révision of the Echini, p. 120 et 145.

» » P. de Loriol, 1883. Catalogue raisonné des Échinodermes

de l'île Maurice , p. 14. Mém. Soc. de phys. et d’hist. nat. de Genève, vol. 28.

Un exemplaire de 43mm de diamètre a 19mm de hauteur. Les aires ambulacraires , un peu renflées, portent, a la face supérieure, deux rangées marginales de petits tubercules qui sont très régulières, et deux rangées internes de tubercules plus petits et moins régulièrement disposés. A la face inférieure les deux marginales subsistent seulement. A Fambitus on compte six rangées verticales de tubercules, dont les deux externes, avec dix tubercules au moins, arrivent à l’appareil apical. Les radioles sont grêles, flstuleux, cylindriques; les plus longs ont éS"1111 de longueur. L’appareil apical est légèrement enfoncé, et relativement peu étendu, les plaques génitales, relativement grandes, sont entièrement séparées par les plaques ocellaires ; ni les unes ni les autres ne portent des granules, sinon un ou deux seulement ; l’area anale est peu étendue, couverte de plaquettes polygonales ; au milieu s’élève le tube anal entièrement revêtu de

ÉCHINODERMES DE DA BAIE d’AMBOINE. 123

petites plaques calcaires arrondies et assez épaisses, relativement, l’orifice est un peu latéral. La plaque madréporique est bien plus grande que les autres. A la face inférieure les petits radioles des derniers tubercules interambulacraires sont arrondis et fortement costulés à leur extrémité. La couleur du test est verdâtre; les radioles, d’un lilas pâle, blanchâtre vers l’extrémité, sont rouges ou annelés de rouge à la face inférieure. Ce petit exemplaire présente bien les caractères de YEch. Desori , et il est identique aux individus de diverses localités avec lesquels je l’ai comparé. Le nombre de ses tubercules interambulacraires est faible, car on compte 8 et 10 rangées dans les grands exemplaires; au diamètre de 28mm il n’y a encore que quatre rangées Dans VEchinothrix calamaria Pallas, tel que le comprend M. Al. Agassiz, l’area anale est beaucoup plus étendue, les tubercules ambulacraires sont plus nombreux, les radioles des jeunes exemplaires sont plus ou moins spatuliformes.

Plusieurs individus à peu près tous de plus petite taille que celui que je viens de décrire.

Diadema setosum Gray.

Echinometra setosa Rurnph, 1705, Amboin. Rarit. K animer, p. 35, pl. 13,

Diadema setosa Gray, 1825. Ann. Phil., p. 4.

Diadema Savignyi Michelin, 1845. Echinod. de l’ile Maurice , p. 15, Revue et mag. de Zoologie.

Diadema setosum Al. Agassiz, 1872. Révision ofthe Echini, p. 103, 274 et 408 ;

pl. II b, fig. 6-10; Ile fig. 6; IVa fig. 1 ; Via % 5.

» » P. de Loriol, 1883. Catalogue raisonné des Échinodermes de

Vile Maurice, I, p. 13.

» » Dôderlein, 1889. Die Echinod. v. Ceylan, v. Dr Sarasin ges.

Zool. Jahrbueh, t. III, p. 833.

Quelques exemplaires de petite taille que l’on doit envisager comme des jeunes. Dans l’un les radioles sont très longs et annelés de brun et de blanc, dans d’autres ils sont noirs et beaucoup plus courts. Ces modifications ont déjà été observées dans plusieurs autres localités.

P. DE LORIOL

Asthenosoma varium Crabe.

Axthenosoma varium Grube, 1867. Jahresbericht der Sehlesischeu Gesellschaft ftir 1867, p. 42.

» » Leackart, 1868. Archiv für Nalurgeschichte, 34 Jahrg.,

t. II, p. 231.

» * Al. Agassiz, 1872-74. Révision of the Echini, p. 93.

» » Lovén, 1892. Echinologica., p. 26, 27, (bois), 53 (bois),

p|. XII, fig. 161-166. K. Svenska Vet. Akad. Handli ngar, t. 18.

Dimensions. Diamètre: 97-120 millim.

Hauteur du plus grand exemplaire : 24 millim.

Deux exemplaires. Test circulaire. Comme ils ne sont pas déformés on peut constater correctement leur hauteur, extrêmement faible, et leur pourtour arrondi et un peu renflé. Dans le plus grand les aires ambulacraires sont très légèrement renflées. A l’ambitus la largeur des aires ambulacraires est de 0,60 de celle des aires interambulacraires. Elles sont composées de plaques calcaires étroites, onduleuses sur leurs bords, séparées par une bande membraneuse très étroite, et imbriquées de bas en haut, ceci ne se distingue pas très nettement à cause de l’épaisseur de la peau. On compte, à l’ambitus, pour chaque plaque, 6 à 7 tubercules formant une série trans verse régulière, dont un ou deux de premier ordre 5 ils sont accompagnés de granules miliaires inégaux et peu nombreux et forment une série transverse régulière. Ces tubercules sont assez fortement mamelonnés, et très nettement perforés, de même que les granules miliaires. Les tubercules principaux sont très largement perforés et entourés d’un scrobicule elliptique lisse, mais non enfoncé. A la face inférieure les aires ambulacraires portent 5 à 6 rangées de tubercules principaux, accompagnés de nom-

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’âMBOINE. 125

breux tubercules secondaires, beaucoup plus petits, épars, serrés, perforés, et de nombreux granules miliaires. Aux abords du sommet les tubercules sont de faible dimension, mais presque égaux entre eux, nettement perforés, et alignés sur quatre séries verticales un peu irrégulières. Zones porifères fort larges, à fleur du test. Les paires de pores forment trois séries verticales régulières, écartées, équidistantes. Les plaques ambulacraires paraissent composées de plaques primaires ayant une paire de pores à leur extrémité et deux ou plusieurs petits tubercules perforés, alternant avec des demi-plaques percées de deux paires de pores, l’une interne et l’autre médiane. A la face inférieure les paires de pores se rapprochent et tendent à former une simple série sinueuse ; elles se continuent, très petites et écartées, sur une série unique, à travers toute la membrane buccale jusqu’à l’orifice buccal. Les tubes ambulacraires sont relativement courts.

Les aires interambulacraires, fort larges, sont composées de deux séries de plaques calcaires peu élevées, séparées par des bandes membraneuses lisses, fort courtes, et imbriquées de bas en haut. Au-dessus de l’ambitus elles portent de nombreux petits tubercules perforés, serrés, accompagnés de nombreux granules et formant une série transverse. A l’ambitus commencent à apparaître de gros tubercules principaux fortement mamelonnés, lisses, largement perforés, scrobiculés, qui deviennent toujours plus nombreux en approchant du péristome ; ils sont accompagnés de petits tubercules perforés et de granules espacés.

L’appareil apical est relativement grand. Les cinq plaques génitales, revêtues d’une peau molle, sont aiguës et rétrécies en fer de lance en dehors, les pores sont ouverts à une faible distance de leur extrémité externe ; la plaque madréporique est un peu plus grande que les autres; le corps madréporiforme est grand .et arrondi, plat, nullement renflé, et criblé de perfora-

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lions fort ténues, inégales, et un peu écartées. Lisses dans leur partie externe, elles portent quelques petits tubercules perforés, aux alentours de l’orifice anal. Les plaques ocellaires, dont on distingue fort bien les pores, paraissent petites, lisses et intercalées dans les angles externes des plaques génitales; leur contour ne saurait être tracé avec une parfaite précision à cause de la membrane qui les recouvre. L’orifice anal, au centre du disque apical, est entouré d’une membrane froncée un peu saillante. Il n’est pas possible de fixer les limites des plaques génitales du côté du périprocte, ni de s’assurer des limites de ce dernier, ce sont peut-être les plaques qui recouvrent sa membrane qui sont chargées de tubercules et de radioles, et non les plaques génitales.

Le diamètre du péristome égale 0,27 du diamètre du disque. La membrane buccale est revêtue de plaques calcaires dont les sutures ne sont pas visibles et qui portent des petits tubercules parfois disposés en courtes séries concentriques écartées. Les dents sont fort aiguës, triangulaires, et carénées sur leur face externe à leur extrémité.

Les petits tubercules de la face supérieure portent des radioles subulés, finement striés, enveloppés comme d’un étui par une peau molle et lisse qui, la plupart du temps, dans les plus grands de ces radioles, est deux ou trois fois contractée avec une tache foncée sur chaque étranglement. Les radioles des granules miliaires sont très fins, presque capillaires, finement striés, aciculés, tantôt libres, tantôt également enveloppés d’un étui membraneux. Les tubercules principaux portent des radioles dont la tige, légèrement arquée, est fort grêle, cylindrique, épaissie à son extrémité, où elle est un peu fistuleuse, et comme revêtue d’une couche d’émail lisse et brillante ; elle est couverte de petites côtes longitudinales d’une finesse extrême et légèrement échinulées. Pas de collerette. Bouton assez haut, épaissi et oblique en avant ; il est couvert de petites côtes plus écartées et

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’aMBOINE. 127

plus fortes que celles de la tige, nullement échinulées. Facette articulaire lisse, comme émaillée, et très largement perforée. Ces radioles sont verts, ou verts annelés de violet, l’extrémité émaillée est épaissie et toujours d’un jaune très marqué ; leur longueur ne dépasse pas 1 5mm, le bouton seul est enveloppé d’une membrane. Les radioles des petits tubercules de la face inférieure sont cylindriques, aciculés, striés, et non enfermés dans une membrane, pas plus que ceux qui coiffent les petits tubercules de la membrane buccale, lesquels sont aplatis, obtus et striés.

Les pédicellaires sont nombreux et de forte taille, un pédoncule très long et très grêle porte une tête oblongue à deux mâchoires munies de 2-3 fortes dents.

On distingue, à la face inférieure, sur la membrane excessivement fine qui revêt toute la surface, de nombreuses taches de pigment violet.

La couleur générale du test est un violet plus ou moins foncé, les bandes membraneuses rosées, un peu violacées.

j Rapports et différences. Les deux exemplaires recueillis à Amboine, à une faible profondeur, me paraissent devoir être attribués certainement à YAsthenosoma varium, qui n’avait pas encore été décrit avec quelque détail ; d’un autre côté on peut également les rapprocher de YAsthenosoma Grubei Al. Agassiz ( Voyage of the Challenger, Echini , pl. XV, XYI, XVII, XXXVIII, etc.) que M. Al. Agassiz lui-même envisage, avec quelque doute, comme différent de YAst. varium. Je n’ai pas des matériaux suffisants pour décider exactement cette question ; la réunion de ces deux espèces me paraît fort probable ; cependant les exemplaires d’Amboine paraissent différer de ceux que M. Agassiz a fait figurer, par leur forme circulaire, un arrangement des plaques un peu différent dans les zones porifères, et, aussi, par la structure de l’appareil apical qui, d’après le dessin, ne serait pas la même.

P. DE LORIOL

Asthenosoma varium? ? Jeune exemplaire.

Dimensions . Diamètre: 22 millim.

Hauteur: 10 millim.

Test circulaire, très aplati sur la face dorsale, fortement rentrant au pourtour, vers la face actinale, qui est très convexe.

Zones porifères étroites, légèrement enfoncées, composées de pores disposés par paires simples, régulièrement superposées, comme entourées par une très légère saillie ovale, et, ainsi, nettement séparées les unes des autres; à la face inférieure elles dévient de leur régularité, et elles se dédoublent Vers le péristome.

Aires ambulacraires étroites, garnies de tubercules de petite taille, serrés, inégaux, perforés, formant quatre séries verticales serrées, un peu irrégulières. Je ne distingue aucun granule intermédiaire. Les plaques coronales sont fort grandes, chacune porte de deux à cinq tubercules ; elles sont séparées par une bande extrêmement étroite, de couleur plus claire, qui paraît être membraneuse, mais elles ne paraissent aucunement imbriquées. Les tubes ambulacraires sont épais et terminés par un large disque.

Aires interambulacraires relativement larges; leurs tubercules, perforés comme ceux des aires ambulacraires, sont plus développés, plus écartés, et ils forment, à Tambitus, six séries verticales régulières qui disparaissent entièrement à quelque distance du sommet; les tubercules secondaires, très petits, également perforés, forment des séries irrégulières, mais cependant distinctes, entre celles des tubercules principaux, et ils garnissent la zone miliaire, qui est large, tout en demeurant fort écartés. Toute la partie supérieure de Taire est entièrement nue jusqu’à l’appareil apical, sauf une rangée de très petits tubercules perforés le long de chacune des zones porifères. Dans cette

ÉCHINO DERMES DE LA BAIE d’aMBOTNE. 129

région les plaques coronales sont, relativement, très élevées et distinctement imbriquées; peu à peu, à mesure que l’aire s’élargit, les plaques deviennent beaucoup plus larges et moins hautes, et elles finissent par ressembler beaucoup à celles de YAsthenosoma adulte, portant chacune trois tubercules principaux sur une série transverse; elles paraissent imbriquées de bas en haut, mais nullement séparées par des bandes membraneuses.

Appareil apical pentagonal, avec un diamètre égal à 0,28 du diamètre de l’oursin. Il est revêtu d’une membrane rugueuse et finement granuleuse qui empêche de distinguer les pièces calcaires. Les pores génitaux sont très grands, circulaires, couverts d’une fine membrane au milieu de laquelle saillit la papille génitale. Je ne puis distinguer les pores ocellaires. La plaque madréporique est très grande, renflée, et très finement granuleuse. On ne peut apprécier le pourtour du périprocte ; le tube anal est allongé et recouvert de pièces calcaires d’une extrême petitesse.

Péristome relativement grand, car son diamètre égale 0,45 de celui de l’oursin ; son pourtour est subdécagonal et assez fortement entaillé. La membrane buccale est couverte de plaques calcaires très larges et fort peu élevées, inégales, imbriquées, et séparées par des bandes membraneuses, mais très irrégulièrement; quelques-unes, dans l’alignement des zones porifères, sont distinctement percées de pores. Les dix tubes buccaux sont très apparents.

Radioles de la face supérieure fort courts, très grêles, cylindriques, très finement striés en long ; leur base seule est enveloppée d’un sac membraneux. A la face inférieure les radioles ont disparu, deux ou trois, qui subsistent encore, sont semblables à ceux de la face supérieure.

Il me paraît extrêmement probable que le petit exemplaire que je viens de décrire, qui est un jeune d’une espèce de la famille des Échinothuridées, peut être envisagé comme celui de YAsthenosoma varium Grube ; toutefois je ne saurais l’affirmer

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positivement. Il sera figuré plus tard. Sa forme rentrante vers la face inférieure, qui le fait ressembler à VEchinostrephus moiaris BL, est fort remarquable, et bien différente de celle des grands individus. Le test n’est nullement élastique, cependant les plaques interambulacraires, une partie d’entre elles tout au moins, paraissent positivement imbriquées.

Salmacis rarispina Agassiz.

Salmacis rarispinus Agassiz, 1847. Catalogue raisonné des Échinides, p. 55. Salmacis varias Agassiz, 1847., » « » p. 55.

» » Dujardin et Hupé, 1862. Hist. nat . des Échinodermes , p. 516.

y Salmacis rarispinus Dujardin et Hupé, 1862. » » »

Melebosis rarispina A!. Agassiz, 1863. List of Echinoderms sent. etc. Bull. Mus. Comp. Zooïogy, t. I, p. 24.

Salmacis pyramidata Troschel, in v. Martens, 1866. Ueber Ostasiatische Echinodermen. Archivfür Naturgesch., 32. Jahrg., s. 159.

Salmacis festivus Grube, 1868. 45es Jahresbericht der Sehlesischen Gesellschaft, p. 43.

Salmacis rubrotinctus Grube, 1868. 45es Jahresbericht der Sehlesischen Gesellschaft, p. 43.

Salmacis rarispina Al. Agassiz, 1871-74. Révision of the Echini , p. 156 et 475, pl. VIII b, fig. 4-6.

» » Tennison Woods, 1878. The Australian Echini. Proc. Liirn.

Soc. of New South Wales, t. II, p. 161.

» » Tennison Woods, 1879. Proc. Linn. Soc. of New South

Wales, t. IV, p. 289.

» » Jeffrey Bell, 1880. On the Temnopleurideæ. Proc. Zool.

Soc. of London 1880, p. 429.

» » Th. Studer, 1880. Echinoiden der Gazelle. Monatsber. der

Berliner Akad. 1880, p. 873.

» » Al. Agassiz, 1881. Report on the Echinoidea of the Chal-

lenger Exped. p 113.

* » Tennison Woods, 1881. On the habits of some Austral.

Echini. Proc. Linn. Soc. of New South Wales, t. V,

» » Ramsay, 1885. Catal. of the Echinod. in the Australian

Muséum, p. 17 et 48.

» » Rathburn, 4886, Catal. of the Echini of the U. S. National

Muséum. Proceed. Nat. Mus. 1886, p. 277.

» » J. Bell, 1888. Echinod. fauna from Tuticorin. Proc. Zool.

Soc. London 1888, p. 388.

» * Sluiter, 1889. Evertebrata aus der Sammlung in Batavia ,

ÉCHINODERMES DE LA BATE d’aMBOINE.

Dimensions. Diamètre :

43 millim.

33 millim, 14 millim.

Hauteur :

Diamètre du péristome :

Test relativement élevé, conique. Face inférieure assez convexe, déprimée autour du péristome.

Aires ambulacraires étroites, avec deux rangées de tubercules principaux relativement de petite taille ; elles sont régulières , et tout à fait marginales ; à l’ambitus se trouvent encore des tubercules secondaires, notablement plus petits, situés à l’extrémité interne des plaques, et formant deux rangées internes qui disparaissent peu à peu vers le sommet pour devenir de simples granules. Sauf un ou deux tubercules supplémentaires très petits, le reste de la surface des plaques est tout à fait dénudé. Les sutures sont bien distinctes sans être canaliculées, et le pore qui les termine sur la suture médiane de Faire est relativement jirand. Zones porifères larges et tout à fait à fleur du test. Chaque plaque porte trois paires de pores formant deux séries verticales, dont l’externe, qui compte la moitié moins de paires que l’autre, est bien plus régulière. On remarque une série de petites impressions poriformes le long du bord externe des plaques inter- ambulacraires, et un pore bien ouvert à Fextrémité de chacune des sutures de ces plaques.

A l’ambitus, chacune des plaques des aires interambulacraires porte trois tubercules sur une même ligne horizontale, un principal, qui est un peu plus rapproché des zones porifères que le milieu, un secondaire externe, et un secondaire interne un peu plus rapproché de la suture interne que du tubercule principal; les séries verticales qu’ils forment ne sont pas très régulières ; on voit encore quelques autres tubercules très petits et clairsemés. Les pores suturaux médians sont grands et triangulaires. Les sutures horizontales, qui séparent les plaques, sont bien marquées, mais nullement canaliculées.

P. DE LORIOL

Appareil apical pas très étendu, relativement, mais le périprocte est très grand et couvert de nombreuses petites plaques tuberculeuses. Plaques génitales plutôt petites, celle qui porte le corps madréporiforme est renflée et plus grande que les autres. Plaques ocellaires petites, un peu renflées, subrhomboïdales ou irrégulières ; elles sont logées dans les angles entre les plaques génitales, et ne touchent pas le périprocte. Toutes ces plaques portent plusieurs petits tubercules mamelonnés.

Péristome petit et enfoncé. La membrane buccale est nue et très finement ridée.

Radioles courts, aciculés, très fins, finement striés en long, verdâtres, avec cinq ou six anneaux d’un pourpre foncé. Ceux que portent les tubercules qui entourent le péristome sont aplatis et tronqués à l’extrémité, sans toutefois se dilater beaucoup ; ils sont un peu plus longs que les autres, sans dépasser toutefois 10 mm. La couleur du test est verte, avec des taches plus claires le long des sutures médianes et dans les zones porifères ; les tubercules sont blancs.

Rapports et différences. J’ai cru devoir décrire l’exemplaire d’Amboine que j’ai sous les yeux, car il est parfaitement conservé dans l’alcool, et il est parfois assez difficile de bien reconnaître les espèces du genre Salmacis. Cet individu n’a pas encore atteint tout son développement, aussi les pores suturaux sont-ils plus ouverts que dans les grands exemplaires de l’espèce, de 70mm de diamètre, par exemple, les tubercules aussi sont un peu moins nombreux. Du reste, tous les caractères sont ceux qui ont été indiqués pour le Salm. rarispina et j’ai pu comparer plusieurs individus de Singapore qui me paraissent lui appartenir certainement.

Dans sa description M. Bell ( bc . cit.) dit que l’appareil apical est «enormous», je ne le vois pas très grand; dans l’exemplaire d’Amboine, le diamètre de l’appareil apical est de 0,17 du diamètre de l’oursin ; dans un exemplaire de Singapore

ÊCHINODERMES DE LA BAIE d’àMBOINE.

de 63mm de diamètre il a 0,19 du diamètre. M. AL Agassiz a réuni le Salmacis rubrotînctus Grube, et le Salmacis festivus Grube, au Salm. rarispinus et, je pense, avec raison. Grube, dans les diagnoses de ces deux espèces, mentionne les impressions poriformes qui se trouvent le long du bord externe des plaques inter-ambulacraires, le long des zones porifères, et que j’ai observées, très marquées, sur l’individu que je viens de décrire ; je les ai vues sur tous les exemplaires de l’espèce que j’ai examinés, mais les auteurs cités ne les mentionnent pas dans leurs descriptions du Salm. rarispina.

Tripneustes variegatus (Klein) Agassiz.

Cidaris ( assulata ) variegata Klein, 1734. Nat. disp. Echin. p. 21, pl. 10, fig. 3 e.

Tripneustes sardicus ) . . lf),. . . n . i

m . , , f Agassiz, 1847, in : Agassiz et Desor, Catalogue rai-

Tripneustes subcœruleus J 5 . , ....

m , \ sonne des Echmides . p. 59.

Tripneustes pentagonus ]

Hipponoè variegata Al. Agassiz, 1872. Révision of the Echini, p. 135 et 501, pl. IV b, fig. 5-6, pl. XXV, fig. 6-7.

Tripneustes angulosus J. Bell, 1879. On the Speciex of the Genus Tripneustes.

Proeeed. Zool. Soc. of London 1879, p. 661, fig. 1, la, 1 b.

Tripneustes variegatus P. de Loriol, 1883. Catalogue raisonné des Échinodermes de ÏUe Maurice, p. 25, pl. IV, fig. 1. Mém. Soc. de phys. et d’hist. nat. de Genève, t. 28.

Les exemplaires de cette espèce, très répandue, qui ont été rapportés d’Amboine sont nombreux, mais de petite taille. Ils ne présentent rien de particulier. La couleur des aires interambulacraires, parfois aussi celle des aires ambulacraires, est violette, plus ou moins foncée.

Echinometra lucunter (Leske) Gray.

Cidaris lucunter Leske, 1778. Âdditam. ad Klein nat. disp. Echinod. p. 109, pl. IV, G. D.

Echinus lucunter Lamarck, 1816. Animaux sans vert. t. III, p. 50 (non Linné). Echinometra lucunter Al. Agassiz, 1872. Revis, of the Echini, p. 115 et 431.

pl. IV b, fig. 4 ; pl. VI, fig. 12 ; pl. XXXVI, fig. 1.

« » P. de Loriol, 1883. Cat. raisonné des Échinodermes de

l’ile Maurice, p. 33.

P. DE LGRIOL.

Cette espèce bien connue n’est pas rare à Amboine. Les exemplaires sont de taille moyenne, avec des radioles rosés ou violets. J’envisage l’espèce de la même manière que M. AL Agassiz (loc, cit). Dans son remarquable ouvrage sur les espèces d’Échinides décrits par Linné, M. Loyén s’est efforcé d’expliquer l’interprétation de Linné, et il affirme que le vrai Ech. lucunter Linné, est l’espèce des Antilles à laquelle Desmoulins a appliqué le nom à' Ech. subangularis , et Blainville celui à' Ech. lobata. Cela est possible, mais ne me paraît pas absolument certain, et l’interprétation de M. Lovén, très ingénieuse, n’est cependant pas réellement correcte, car il faut s’aider de quelques suppositions. Comme l’on sait parfaitement quelle est l’espèce que Leske et Lamarck ont appelée Cidaris lucunter , il me semble qu’il vaut mieux continuer à l’envisager comme eux, sans plus se préoccuper de ce que Linné entendait sous ce nom. M. Loyén a montré ( On thespeciesof Echinoidea described by Linneus , p. 156) que c’est à tort que Desmoulins, après Leske, a appliqué le nom de Ech . subangularis à l’espèce des Antilles, il faudra donc lui conserver celui de Ech . lobata Blainville, qui ne donne prise à aucune équivoque.

Reterocentrotus mamillatus (Brandt) Klein.

Cidaris mamillata Klein, 1734. Natur. disp. Echinod. p. 19, pl. VI, fig. A. B. Heterocentrotus mamillatus Brandt, 1835. Prodr.descr. anim.a Mertensio obs., p.66. Acrodadia mamillata Agassiz, 1847. Catalogue raisonné des Échinides, p. 70. Heterocentrotus mamillatus À!. Agassiz, 1872. Révision of the Echini, p. 133

et 428, pl. III c, XXVI, fig. 1, 2 et 14, XXXVI, fig- 8

* » P. de Loriol, 1883. Cat. raisonné des Échinodermes

de Vile Maurice, I. p. 35. Mém. soc. phys. et hist. nat. de Genève, t. 38.

Exemplaires de petite taille, mais bien typiques.

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’amBOINE.

Echinodiscus auritus Leske.

Echinus planus (pars) Rumph, 1705. Amb. Rar. Kammer, pi. 14, fig. F. Echinodiscus auritus Leske, 1778. Additamenta ad Kleinii nat. disp. Echinod.

Echinodiscus in auritus Leske, 1778. id. id. id.

Scutella bifissa Lamarck, 1816. Anirn. sans vert. t. III, p. 281.

Lobophora bifissa ) Agassiz, 1841. Monogr. des Scutelles, p. 67 et 70, pl. 13. Lobophora aurita \ pi. 14.

Echinodiscus auritus Al. Agassiz, 1872. Révision of the Echini, p. 112, pl. XI a, fig. 9-13. pl. XIII c, fig. 1-3.

» » P. de Loriol, 1883. Cat. raisonné des Échinod. de Vile

Maurice, p. 36.

etc., etc.

Espèce déjà citée à Amboine par Rümph. Les échantillons rapportés par MM. Pictet et Bedot sont de petite taille, mais absolument identiques aux individus de même dimension provenant de la mer Rouge.

Laganum depressum Lesson.

Laganum depressum Lesson, in Agassiz, 1841. Monogr. des Scutelles, p. 110, pl. 23, fig. 1-7.

Laganum tonganense Quoy et Gaymard, in Agassiz, 1841. Monogr. des Scutelles, p. 114, pl. 26, fig. 7-19.

Laganum ellipticum Agassiz, 1841. Monogr. des Scutelles , p. 111, pl. 23. fig. 13-15.

Laganum angulatum Agassiz, 1847. Cat. raisonné des Echinides, p. 75. Laganum depressum Al. Agassiz, 1872. Révision of the Echini, p. 138 et 518, pl. XIII f, fig. 5-8, pl. XXXIII, fig. 3-4.

» » Lovén, 1874. Etudes sur les Echinoidées, pl. VIII, fig. 70-

71, pl. XVI, fig. 137-138, XLV.

» » P. de Loriol, 1883. Cat. raisonné des Échinodermes de

Vile Maurice, p. 37.

» » Dôderlein, 1889. Die Echinod. v. Ceylon von Dr Sarasin

gesammelt. Zool. Jahrbiicher, t. III, p. 288.

Un exemplaire de petite taille (longueur B6min? largeur 33mm) a une forme suborbiculaire, légèrement rostrée en arrière ; son pourtour est un peu polygonal. Avec l'âge la forme tend toujours à s’allonger, celle de cet individu, plus orbiculaire que de cou-

P. DE L0R10L

tume, est certainement due à son jeune âge, car tous ses caractères concordent avec ceux des nombreux exemplaires d’autres provenances avec lesquels je l’ai comparé. Quatre pores génitaux très ouverts. Périprocte ovalaire ; son bord postérieur est séparé du pourtour par une distance égale à 0,20 de celle du péristome au pourtour, La longueur des aires ambulacraires est un peu plus courte que la moitié de la distance qui sépare le sommet du pourtour. La couleur dans l’alcool est verdâtre.

Arachnoïdes placenta Agassiz.

Rumpf, 1705. Amboinsche Rariteits Kamer, pl. 14, fig. g. Echinus placenta Linné, 1758, Syst. Naturæ, ed. 10, p. 666.

Scutella placenta Lamarck. 1816. Anim. sans vert , t. III, p. II.

Arachnoïdes placenta Agassiz, 1841. Monogr. des Scutelles, p. 94, pl. 21, fig. 35-42.

» » Al. Agassiz, 1872. Révision of the Echini , p. 90 et 530,

pl. XIII b, fig. 1-4.

» » Lovén, 1874. Études sur les Échinoïdèes, p. 34, pl. VIII,

fig. 77-78, pl. LI, pl. LU.

Echinus placenta ) Lovén, 1887. On the species of Echinoidea described Arachnoïdes placenta $ by Linnæus, p. 177, 178.

Exemplaires bien caractérisés. Les aires ambulacraires sont relativement renflées.

Metalia maculosa (Gmelin) Agassiz.

Rnmph, 1705. Amb. Rariteits Kamer, pl. XIV, fig, 1.

Brissus maculosus A. angustus, Klein, 1734. Nat. disp . Echinod., p. 36, pl. XXIV a, b.

Echinus maculosus Gmelin, 1788, in Linné. Syst. naturæ , n° 3199.

Metalia maculosa Al. Agassiz, 1872. Révision of the Echini, p. 144 et 598 ; pl. XXI b, fig. 8-9 ; pl. XXVI, fig. 39 ; pl. XXXVIII, fig. 29.

(Voir la synonymie.)

Metalia maculosa Tennison Woods, 1878. The Australian Echini. Proc. Lin. Soc, New South Wales, t. II, p. 175.

Brissus carinatus var B. compressas Ramsay, 1885. Catal. of the Echinoidea in the Australian Muséum, p. 39.

Echinus spatagus Linné, 1758. Syst. naturæ, Ed. 10, p. 665 (voir Lovén, cidessous.)

Metalia spatagus Lovén, 1887. On the species of Echinoidea described by Linnæus, p. 160, 162.

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’aMBOINE.

Un jeune individu, de 28mm de longueur et de 22mm de largeur, me paraît être certainement un jeune de cette espèce dont il présente tous les caractères généraux.

Selon toute apparence M. Loven a réussi à découvrir ce que Linné entendait par son Echinus spatagus , mais je pense que le nom donné par Klein, qui est antérieur, accompagné d’une bonne figure, et consacré par l’usage, doit être préféré.

Maretia planulata (Lamarck) Gray.

Spatangus planulatus Lamarck, 1816. Hist. des anim. sans vertèbres > t. III, p. 327.

Maretia planulata Gray, 1853. Catal.ofthe Ech. in the British Muséum, Echini. p. 48.

Hemipatagus Mascareignarum Michelin, 1862, in Maillard. Notes sur Vile de la Réunion, annexe A, p. 6, pl. 16, fig. 2.

Maretia variegata Gray, 1866. Proceed. Zool. Soc. London , 1866, p. 170. Maretia planulata Al. Agassiz, 1872. Révision of the Echini , p. 140 et 570, pl. 19 b, fig. 7-12, pl. 25, fig. 33, 34, pl. 26, fig. 21-22, pl. 37, fig. 13-14.

» » Lovén, 1874. Études sur les Ëchindidèes, pl. IV, fig. 40,

pl. XLII.

> » Al. Agassiz, 1881. Report on the Echinoidea of the voyage of

the Challenger , p. 173; pl. 38, fig. 23; pl. 40, fig. 54, 55 ; pl. 41, fig. 17-20.

» » P. de Loriol, 1883. Cat. raisonné des Échinodermes de l’ île

Maurice, I. p. 48.

Plusieurs exemplaires (dont l’un a 48“™ de longueur), appartenant à la variété à laquelle Gray avait donné le nom de 1 Maretia variegata , mais qui ne s’éloigne du type que par des différences de coloration. Les aires ambulacraires sont d’un violet presque noir, de même qu’une grande tache dans chacune des aires mterambulacraires paires. Les soies des tubercules qui entourent le périprocte sont annelées de brun et de jaunâtre, comme celles des tubercules principaux de la face dorsale qui sont fort longues, très fines, et un peu arquées ; les soies des autres tubercules sont blanchâtres.

P. DE LORIOL

IL STELLÉRIDES Archaster typicus Millier et Troschel.

Archaster typicus Müller et Troschel, 1840. Monatsber. der Akad. d. Wm. Berlin, 1840 (April) p. 104.

Astropecten stellaris Gray, 1840. Syn. of the yen. andsp. of Hypostoma. Ann.

and mag. Nat. hist., ser. I, vol. VI, p. 181 (november.)

Archaster typicus Müller et Troschel, 1842. System der Aster îden, p. 65, pl. V,

fig. 2.

Archaster nicobaricus Behm in Môbius, 1859. N eue Seesterne des Hamburger Muséums, p. 13. Abh. d. Nat. Ver. Hamburg, t. IV.

Archaster typicus Lütken, 1864. Krit. Bemerk. om forskjell. Sôstjerna. Medd, Videusk. 1864, p. 135.

» » v. Martens, 1866. Ueber Ostasiat. Echinod. II. Archiv f.

Naturg. 32. Jahrg. p. 83.

» » Ed. Perrier, 1875. Révision de la Coll, de Stellêrides du

Muséum de Paris, p. 345.

(Voir la synonymie.)

» » Th. Studer, 1884. Verz. der v. d. Gazelle ges. Asteriden,

p. 48. Verh. d. Berliner Akad. 1884.

» » J. Bell, 1887. Echinod. from the Andaman lsl. Proc. Zool.

Soc. London, 1887, p. 140.

» » J. Bell, 1888. Echinod. from Tuticorin. Proc. Zool. Soc.

London, 1888, p. 388.

» » P. Sladen, 1889. Report on the Asteroidea of the Voyage of

the Challenger, p. 123, etc.

» » P. Sladen, 1888. Asteroidea of the Mergui Archipelago.

Linn. Soc. Journal, vol. 21, p. 322.

» » Sluiter, 1889. Evert. aus d. Sammlung des Naturn. Ver. in

Batavia, Echinod. Natuurkund. Tijdschr. voor Ned. Indie, vol. 48, p. 309.

Plusieurs exemplaires. Parfois un petit piquant conique se trouve sur quelques-unes des plaques marginales dorsales, ainsi que l’ont déjà fait remarquer plusieurs auteurs. Dans un individu dont R = 52mm on en compte 8 à 10 sur deux des bras, 3 ou 4 sur deux autres, et point sur le cinquième. Dans ce même individu un pédicellaire en pince se trouve presque régulièrement entre les deux piquants tronqués de la rangée externe des piquants des plaques ambulacraires. Cette régularité ne s’observe nulle-

ÉCHINODERMES DE LA BAIE ü’aMBOINE.

ment dans tous les exemplaires ; là où le pédicellaire manque il est remplacé par un piquant. M. Sladen (Challenger, loc. cit) a fait observer que l’absence ou la présence de piquants sur les plaques marginales dorsales n’ayant aucune constance ne peut présenter ici aucune importance au point de vue d’un caractère spécifique. L’espèce a déjà été signalée à Amboine par M. de Martens (loc. cit.). M. Sluiter (loc. cit.) cite YArchaster typicus de l’île Maurice; je n’en ai vu aucun exemplaire dans les envois si nombreux que nous avons reçus de M. de Kobillard, tandis que Y Ar ch. angulatus Mull. et Tr. a été envoyé très souvent.

Astropeden polyacanthus Millier et Troschel.

Astropecten polyacanthus Millier et Troschel. 1842. System der Asteriden , p. 69, pl. V, fig. 3.

Astropecten armatus Millier et Troschel, 1842. » » p. 71.

Astropecten hystrix Millier et Troschel, 1842. » » p. 70.

Astropecten vappa Millier et Troschel, 1843. Archiv für Naturgeschichte, 9. Jahrg., p. 119.

Astropecten polyacanthus Ed. Perrier, 1875. Révision de la Coll, de Stellèrides

du Muséum de Paris, p. 354.

» P. de Loriol, 1885. Catal. raisonné des Échinodermes

de l’île Maurice, II, Stellèrides, p. 76. Mém. Soc. Phys, et Hist. nat. de Genève, t. 29.

» » P. Sladen, 1889. Reports on the Scient, results of the

Voyage of the Challenger, Asteroidea, p. 201.

Un exemplaire très typique dans lequel R = 57““.

Luidia maculata Millier et Troschel.

Luidia maculata Müller et Troschel, 1842. System der Asteriden, p. 77.

» » Ed. Perrier, 1875. Révision des Stellèrides du Muséum de

Paris, p. 338.

* » Walter, 1885, Ceylon’s Echinodermen, Jenaische Zeitsch. für

Naturgesch., t. XI, p. 368.

» » J. Bell. 1887, Echinod. fr. Ceylan, Trans. Dublin Acad.

Sér. III, v. 2, p. 648.

» » J. Bell, 1888, Echinod. fr. Tuticorin, Proc. Zool. Soc. Lon-

don, 1888, p. 384 et 388.

» » P. Sladen, 1888. Report on the Asteroidea of the Voyage of

the Challenger, p. 742, etc.

Luidia maculata P. Sladen, 1888. On the Asteroidea of the Mergui Arch. Linn. Soc. Journal, vol. 21, p. 327.

» . Sluiter, 1889. Die Evertebraten ans der Sammlung d. Na-

turw. Ver. in Batavia, Echinodermen, Natuurk. Tijdschrift v. Ned. Indie, vol. 48, p. 333.

» » Doderlein, 1889. Echinod. von Ceylon von Dr Sarasin ges.

Zool. Jahrbüeher, t. III, p. 810.

Un exemplaire à neuf bras inégaux. Couleur brun clair avec de nombreuses macules foncées. Une grande tache brune arrondie au centre du disque, entourée de taches allongées dont une dans l’alignement de chaque bras.

Pentaceros turritus Linck.

Pentaceros gibbus turritus Linck, 1733. De Stellis marinis , p. 22, pl. 2 et 3, n*> 3.

Asterias nodosa (pars) Linné, 1788. Syst. naturæ (Gmelin) p. 3163.

Oreaster turritus Muller et Troschel, 1842. System der Asteriden, p. 47. Pentaceros turritus Ed. Perrier, 1875. Révision des Stellèrides du Muséum , p. 240.

Oreaster modosus Jeffrey Bell, 1884. On the Species of Oreaster, p. 62 et 70. Proc. Zool. Soc. of London, 1884.

Pentaceros turritus Th. Studer, 1884. Verzeichniss der wàhrend der Reise der Gazelle gesamm. Asteriden, p. 39. Abh. der Berliner Akad. 1884.

» » P. Sladen, 1889. Reports on the Sc. Results of the Voyage

of the Challenger, Asteroidea , p. 346 et 762.

La taille des exemplaires varie, R — SO™111 à 132mm. Dans les plus petits il y a cinq tubercules coniques, très élevés, au centre du disque, et une série unique sur la ligne lophiale des bras ; dans les plus grands la face dorsale du disque est très relevée, renflée, et surmontée de six tubercules élevés dont un central. Outre les tubercules très saillants de la ligne lophiale de chaque bras, il s’en trouve encore quatre à cinq semblables dans chaque espace interradial. La face dorsale du disque et des bras est couverte de granules coniques, accompagnés de très petites verrues et de pédicellaires. Des granules aplatis, polygonaux, couvrent les tubercules, parfois entièrement, parfois en laissant

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’aMBOINE. 141

lisse la pointe extrême à laquelle une ou deux autres viennent souvent s’ajouter. Point de pédicellaires sur les plaques marginales dont on compte, suivant la taille, 36 à 42 pour chaque arc interbrachial. Chaque plaque adambulacraire porte un faisceau interne de 6 à 7 piquants plats et inégaux, et une série externe de 3 à 4 piquants plus ou moins prismatiques ; ceux qui avoisinent la bouche sont très épais, plus ou moins fortement sillonnés, et même granuleux du côté externe. M. Th. Studer (i loc . tit.) s’est assuré que les individus très renflés et turriculés sur la face dorsale du disque sont des femelles ; il leur attribue aussi l’absence d’un tubercule central ; ceci ne paraît pas être constant, j’ai sous les yeux un exemplaire, qui serait un mâle, dépourvu de tubercule central, tandis qu’un autre, turriculé à la façon des femelles, en possède un très saillant.

Pentaceropsis obtusatus (Bory St- Vincent) Sladen.

Asterias obtusata Bory St-Vincent, 1827. . Encyclopédie méthodique, p. 140, pi. 103. /

Oreaster obtusatus Müller et Troschel, 1842. System der Astèriden. p. 50. Pentaceros obtusatus Ed. Pc trier, 1875. Révision des Stellérides du Muséum, p. 249.

Pentaceropsis obtusatus Sladen, 1889. Reports on the scient. Results of the voyage of the Challenger, Asteroidea, p. 350.

Un exemplaire normal et un autre à quatre bras seulement.

M. Perrier (loc. cit.). mentionne trois rangées de piquants ambulacraires. Je n’en distingue que deux, soit sur les exemplaires d’Amboine, soit sur ceux des îles Philippines que j’ai acquis de M. Laglaise. La rangée interne se compose, pour chaque plaque adambulacraire, de huit à neuf petits piquants courts, plats, s’élevant graduellement, depuis le premier aboral, jusqu’au médian, et décroissant de même, un pédicellaire en pince, assez développé, se montre du côté adorai ; la rangée externe comprend trois ou quatre piquants plats, bien plus longs et plus larges, qui, vers l’angle buccal, deviennent polygonaux et

P. DE LORIOL

très épais. Dans un exemplaire cependant, çà et là, mais point d’une manière continue, on remarque, en dehors de la seconde rangée de chaque plaque, une petite série de deux à cinq granules plats et allongés qui méritent à peine le nom de piquants.

Dans le plus grand exemplaire R = 95mm.

Culcita grex Muller et Troschel.

Eulcita grex Muller et Troschel, 1842. System den Asteriden, p. 39.

» » Gray, 1866. Synopsis of the spec. of starfishes , p. S.

» » Perrier, 1875. Révision des Stellérides du Muséum, p. 5.

» » J. Bell, 1887. Echinod. from the Andaman Islands. Proceed.

zool. Soc. of London, 1887, p, 140, 141.

» » J. Bell, 1888. Echinod. from Tuticorin, Proc. zool. Soc. London.

» » P. Sladen, 1889. Reports on the sc. Results of the Challenger

Exped ., Asteroidea, p. 352 et 764.

Un exemplaire bien typique : R = 106 mm, r — 86 mm.

La forme est pentagonale avec les bords rectilignes et les angles très peu saillants. Presque partout six piquants ambulacraires par plaque, plats et assez longs, l’aboral ordinairement plus petit; la série externe se compose de deux à trois gros piquants prismatiques ou polygonaux disposés peu régulièrement. De très petits tubercules arrondis et des granules extrêmement serrés, accompagnés de pédicellaires en pince, revêtent uniformément la face ventrale du disque. Vers le pourtour les petits tubercules tendent à disparaître et il ne reste qu’une surface couverte de granules homogènes extrêmement fins et serrés qui, brusquement, fait place aux aires porifères. Celles-ci sont, relativement, peu étendues, et forment, sur la face dorsale, de petites saillies arrondies entourées de bandes couvertes de granules homogènes, excessivement fins et serrés. Dans les aires porifères les pores sont accompagnés de granules d’une finesse extrême et de nombreux pédicellaires, avec quelques tubercules très petits et arrondis. Partout où les granules ont été frottés la peau apparaît absolument noire. L’orifice anal,

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’âMBOINE.

presque central, est entouré de cinq à six petits tubercules coniques. La plaque madréporique, très saillante, est située au tiers environ du diamètre. Dans le Gulcita novœ Guineœ Muller et Troschel, les côtés du disque sont un peu excavés, les tubercules de la face ventrale sont beaucoup plus gros et plus serrés, et les granules d’autant moins abondants. Sur la face dorsale les aires porifères, beaucoup moins circonscrites, sont couvertes de petits tubercules coniques et pointus comme de vrais piquants; il n’y a que quatre à cinq piquants ambulacraires internes pour chaque plaque.

Asterina Cepheus Valenciennes.

Savigny, 1809. Description de l’Egypte . Echinodermes, pi. IV, fig. 2.

Asteriscus Cepheus Valenciennes, in Müller et Troschel, 1842. System der Asteriden, p. 41 .

Asterina Cephea Ed. Perrier, 1873. Révision des Stellérides du Muséum de Paris,

(Voir la synonymie.)

Asterina Cephea P. de Loriol, 1885. Catalogue rais, des Echinod. de Vile Maurice , II, Stellérides, p. 69.

Asterina Cepheus P. Sladen, 1888, Asteroidea of the Mergui Arch. Linn. Soc. Journal, t. 21, p. 230.

» » J. Bell, 1888. Echinod. from Tuticorin. Proc. zool. Soc.

London, 1888, pp. 384, 388.

Asterina Cephea Sluiter, 1889, Die Evertebrata aus der Saniml. des naturw.

Vereins in Batavia. Nat. Tijdschr. v. lied. India, t. 48, p. 307.

Asterina Cepheus P. Sladen, 1889. Report on the Asteroidea of the voyage of the Challenger, pp. 393, 772, etc.

Asterina Cephea Doderlein, 1889. Echinod. von Ceylan , v. Dr Sarasin ges. Zool. Jahrbücher, v. III, p. 825.

Asterina Cephea Meissner, 1892. Aster, v. Dr Sander ges. Archiv. f. Naturgesch. 1892, I, p. 187.

Quelques exemplaires très typiques, correspondant parfaitement à la description donnée par Muller et Troschel du type provenant de Batavia, et à celle, plus récente, que nous devons à M. Sluiter (loc. cit.), d'après des exemplaires de la même localité, où l’espèce est très commune sur les récifs de polypiers.

P. DE LOR.IOL.

J’ai examiné à nouveau, en les comparant avec ces exemplaires,, les individus de l’île Maurice, et je ne sais pas trouver des différences suffisantes, et présentant assez de constance, pour permettre d’en séparer VAst. Burtoni Gray, c’est-à-dire l’espèce de la mer Rouge que Savtgny a figurée (voir Cotai, de Vîle Maurice , loc. cit.). Dans les exemplaires d’Araboine, les piquants internes des plaques adambulacraires sont, le plus souvent, inégaux, c’est-à-dire, comme l’indique M. Sluiter, que les deux ou trois piquants externes de chaque groupe sont bien plus petits, et les trois ou quatre médians égaux entre eux et bien plus longs, mais je vois aussi, dans un même exemplaire, des groupes dans lesquels les piquants sont sensiblement plus égaux. Dans les individus de l’île Maurice l’égalité des piquants dans les groupes est beaucoup plus générale, cependant on en trouve qui présentent une inégalité très marquée, comme dans le type. On peut faire une remarque analogue au sujet des piquants des plaques ventrales, qui, dans le type, et dans les exemplaires de Batavia, examinés par M. Sluiter, sont disposés en groupes, en paquets (Haufen). M. Sluitee dit même que jamais il ne les a vus s’étaler en éventail. Or, dans les exemplaires de File Maurice, ils sont presque toujours disposés en éventail, tandis que dans ceux d’Amboine ils sont en éventail sur une partie des plaques et en paquets sur les autres. Il faut donc continuer à admettre, avec M. Peekier, que l’espèce de la mer Rouge est bien Y Aster ina Ce/pheus.

Asterina exigua Lamarck.

Encyclopédie méthodique, pl. 400, fig 3

Asterias exigua Lamarck, 1816. Anim. sans vert., t. IL p. 654.

Asteriscus pentagonus Millier et Troschel, 1842. Syst. der Asteriden, p. 42. Asterina exigua Ed. Perrier, 1875. Revis, des Stellèrides du Muséum de Paris r p. 302.

Asterina exigua Studer, 1884. Verz. der wahrend d. Reise d. Gazelle ges, Asteriden, p. 41. Abh. d. Berliner Akademie 1884.

» » P. Sladen, 1889. Report on the Asteroidea of the Voyage of the

Challenger, pp. 392, 774 et passim.

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’aMBOINE. 145

Un seul exemplaire, absolument pentagonal, de 1 6 mm de diamètre total. Il est identique à des individus d’Australie, de l’île St-Paul, des îles Carolines, avec lesquels je Fai comparé, mais -on voit assez rarement des échantillons dans lesquels R soit aussi parfaitement égal à r. Il m’est difficile de croire que VAsterina Kraussi de Gray et de Muller et Troschel, soit la même espèce, car ces deux auteurs lui rapportent les fig. 4 et 5 de la pi. 100 de F Encyclopédie méthodique, qui paraissent bien différentes; cependant M. Perrier et M. Sladen admettent l’identité.

Linckia miliaris (Linck) v. Martens.

■Pentadactylosaster asper. var. miliaris Linck, 1733. De stellis marinis, p. 34, pl. XXVIIL no 47.

Asterias lœvigata (pars) Linné, 1766. Syst. naturæ, ed. XII, p. 1100.

Linckia typus Gray, 1840. Ann. and ma g. of nat. hist., ser., I, vol. YI, p. 284. ^Linckia miliaris v. Martens, 1866. Ueber ostas. Echinod . Archiv filr Naturgeschiehte, vol. XXXII, p. 64.

» P. de LorioJ, 1885. Cad. rais, des Echinod. de l’Ile Maurice. p. 36.

* Sladen, 1889. Report on the Asleroidea of the voyage of the Challenger, p. 410.

Plusieurs exemplaires à différents degrés de développement. Ophidiaster purpureus Ed. Perrier.

•Ophidiaster purpureus Ed. Perrier. 1869. Recherches sur tes Pédicellaires,

’ B Ed. Perrier, 1875. Révision des Stellèrides du Muséum

de Paris , p. 127.

P. de Loriol, 1885. Cat. rais, des Echinodermes de l’Ile Maurice, II, p. 22, pl. XIV, fig. 3.

» P. Sladen, 1889. Report on the Asteroidea of the voyage of the Challenger, p. 782.

Un exemplaire absolument identique à ceux de Fîle Maurice (j’en connais deux maintenant) avec lesquels je les ai comparés. R — 43 mm, r = 7mm. Le nombre des petits piquants accessoires

P. DE LORIOL

entre chacun des piquants de la série ambulacraire interne est de un ou souvent deux, rarement trois. J’ai mentionné (loc. cit.) le peu de constance de ce caractère. Jusqu’ici l’ Oph. purpureus n’était connu que des îles Seychelles, de Maurice et de la Réunion. Le Linckia pustulata v. Martens, que cet auteur cite d’Amboine, est très voisin et c’est peut-être bien la même espèce, mais, d’après la description, R = 9 r (au lieu de R = 6 r dans l’exemplaire d’Amboine), et il y aurait deux rangées de piquants ambulacraires très courts, plats et serrés; peut-être M. de Martens entend-t-il par là les piquants ou granules accessoires, mais alors il ne dirait pas que V Oph. cylindricus diffère par « ses papilles ambulacraires.» En tous cas je voudrais avoir plus de renseignements avant de réunir les deux espèces.

Nardoa tuberculata Gray.

Nardoa tuberculata Gray, i840. Ann. and mag. of nat. Hist. t. IV, p. 240. Ophidiaster tubereulatus Millier et Troschel, 1842. System der Asteriden , p. 32. Linckia tuberculata v. Martens, 1868. Ueber ostas. Echinodermen II. Archivf. Nalurgesch., 32 Jahrg., p. 61.

Scytaster tubereulatus Perrier, 1873. Révision des Stellérides du Muséum de Paris, p. 157,

(Voir la synonymie.)

Nardoa tuberculata P. Sladen. 1889. Report on the Asteroidea of the voyage of the Challenger, pp. 413, 788.

Scytaster tubereulatus Sluiter, 1889. Die Eoertebr. aus der Sammlung des na tiirw. Vereins in Batavia. Nat. Tijschr. voor oed. Indie, vol. 48, p. 300.

Deux beaux exemplaires très typiques, r — . 15mm, R— 85mm. Les tubercules ne présentent qu’une faible disposition à l’alignement; ils sont coniques, aussi larges que hauts. La couleur, dans l’alcool, est jaune bran, on n’aperçoit pas les bandes rouges transversales mentionnées par M. de Martens qui a déjà signalé l’espèce à Amboine ; M. Sluiter ne les reconnaît pas non plus sur les exemplaires de Batavia.

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’aMBOINE.

Acanthaster echinites (Ellis et Sollander) Lütken.

Stella marina quindecim fadiorum Riimph, 1705. Amboinsche Rariteit Kamer, p. 39.

Asterias echinites Ellis et Solander, 1786. The natural history of Zoophites .

pl. LX. Copiée dans Y Encyclopédie méthodique, pl. CVII a. b. c.

Asterias echinites Lamarck, 1816. Anim. sans veid. t. II, p. 559.

Echinaster Solaris Millier et Troschel, 1842. System der Asteriden, p. 25. Echinaster (Heliaster) Solaris, v. Martens, 1866. Ueber ostasiatische Echinodermen.

Arch. für Xaturgeschichte, 32 Jahrg., p. 60.

Acanthaster echinites Lütken, 1871. Bidrag til Kundskab om Sostjerne. III. p. 68. Yidensk. meddels. Kjobenhavn, 1871. )

» » Ed. Perrier, 1875. Révision de la collection de Stellèrides du

Muséum de Paris , p. 96.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie).

Acanthaster echinites Bell, 1887. Report on a coll. of Echinod. from the Andaman Islands. Proceed. of the zool. Soc. of London. 1857, p. 141.

» » Sladen, 1889. Report on the Asteroidea of the Challenger

Exped . p. 537, etc.

» * Doderlein, 1889. Echinod. v. Ceylon, von Dr Sarrasin ges .

Zoologische Jahrbücher, t. III, p. 822.

Un exemplaire, avec quinze bras et sept plaques madréporiques, présente une particularité remarquable; trois des bras ne sont pas développés et sont représentés seulement par un sillon ambulacraire normal qui s’arrête au bord du disque, où il est simplement clôturé par la peau. Les autres bras sont très inégaux, les uns étant beaucoup plus petits et plus étroits que les autres; le plus petit n’a que 35“™ de longueur à partir du disque, le plus long a 70mm. Les rayons du disque (r) sont également inégaux, leur longueur variant de 40mm à 50mra. La valeur de R n’est pas moins variable, se trouvant entre 60mm et 110mm.

En général chaque plaque ambulacraire porte trois piquants internes, dont le médian est le plus long; ils sont cylindriques, obtus et entièrement lisses. Souvent deux d’entre eux ont une longueur égale et le troisième est beaucoup plus petit ; parfois aussi il y en a quatre, deux égaux au milieu et un très petit tout à fait rudimentaire, de chaque côté ; presque sur chacune des

P. DE LORIOL

plaques ils ont un arrangement un peu différent, mais on ne voit jamais quatre longs piquants comme cela arrive très souvent dans VAcanth. mauritiensîs P. de Loriol. Dans l'intérieur du sillon un pédicellaire en pince se trouve presque sur chaque plaque, et un autre se voit, en général, sur la ligne des piquants du côté adorai, ces pédicellaires ont environ 2mm de longueur. Sur chaque plaque s’élève encore un piquant externe de 6mm de long, cylindrique ou légèrement aplati, obtus au sommet, couvert à sa base d’une granulation extrêmement délicate, invisible à l’œil nu, qui peut remonter plus ou moins haut sans dépasser le milieu, le reste est lisse. Aux abords du pérîstome les piquants de la rangée interne disparaissent, et le bord du sillon est, dès lors, garni d’une rangée unique de piquants, plus longs que les externes, aplatis et évidés en cuiller à l’extrémité. Une rangée de. piquants, semblables aux piquants ambulacraires externes, accompagne ceux-ci jusque vers l’extrémité des bras. Les piquants de la face dorsale du disque, aciculés et très pointus, ont, en tout, une longueur de 20 à 25mm. Ils reposent sur une base très élevée, cylindrique, perforée, sur laquelle ils peuvent se plier, aussi paraissent-ils souvent comme géniculés; ils sont enveloppés d’une membrane molle sur laquelle apparaissent, surtout après la dessiccation, des granules d’une grande délicatesse, à peu près invisibles à l’œil nu, mais très distincts à la loupe, qui couvrent d’abord la base, puis une partie plus ou moins longue du piquant lui-même. Une granulation semblable recouvre les parties très restreintes que laissent libres les aires porifères, elle est un peu plus apparente sur la peau des bras. Ceux-ci sont armés de piquants semblables à ceux du disque, vaguement alignés sur cinq ou six rangées. Sur toutes les aires porifères s’élèvent de nombreux pédicellaires en pince dont les mâchoires portent dix à douze dents sur chaque bord; leur longueur peut atteindre 3mm. La peau de la face ventrale est couverte de granules extrêmement fins, mais cependant plus réguliers et plus

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’amBOINE, 149

accusés que ceux de la face dorsale. La couleur dans l’alcool est brun clair. Cet exemplaire me paraît pouvoir être rapporté certainement à VAsterias echinites d’ELLis et S glander, dont les figures ont été copiées dans Y Encyclopédie méthodique , et dont l’original provenait de Batavia. Je possède un autre exemplaire absolument identique provenant des îles Samoa qui m’a été envoyé dans l’alcool par le musée Godeffroy, il est plus grand, r = 70mm, R = 150mm, il a quinze bras, tous, sauf un, à peu près également développés. Cinq plaques madréporiques seulement placées vers le centre de la face dorsale du disque. Dans cet exemplaire plus grand il y a naturellement plus de piquants dans les aires interambulacraires et sur la face ventrale des bras que dans celui d’Amboine; ils sont assez généralement aplatis et évidés en cuiller vers le sommet. La disposition des piquants ambulacraires dans le sillon présente les mêmes irrégularités que l’exemplaire que je viens de décrire, mais dans les mêmes limites. On voit distinctement, que les grands pédicellaires en pince sont portés par une petite saillie arrondie. Les piquants de la face dorsale atteignent 39mn de longueur totale.

L’espèce est distincte de YAcanthaster de l’île Maurice que j’ai décrit sous le nom d ’Ac. mauritiensis , par les piquants de la face dorsale du disque relativement beaucoup plus longs et couverts d’une granulation à peine sensible et non de gros granules coniques, par la granulation de la peau à peine apparente, par la disposition et le nombre des piquants ambulacraires, la structure et le nombre relatif des piquants de la face ventrale. On s’assurera de ces différences en comparant les figures et la description que j’ai données de l’espèce de l’île Maurice, et on pourrait encore ajouter que sa couleur est un rouge très foncé. La synonymie des espèces YAcanthaster n’est pas facile à établir, c’est pourquoi j’ai cru devoir entrer dans quelques détails au sujet de l’individu d’Amboine.

M. Perrier me semble avoir compris parmi les exemplaires

P. DE LQRIOL.

dè V Acanthaster echinites qu’il décrit et qu’il cite, des individus qui appartiennent à VAc. mauritiensis, et il se pourrait que les exemplaires qu’il rapporte à V Ac. Ellisii soient de vrais Ac. echinites; dans l’alcool les granulations des piquants de cette espèce ne sont guère sensibles. Sous le nom iïAc. Ellisii , Gray indique une espèce des côtes de l’Amérique du Sud, mais en l’envisageant comme étant l'espèce d’ELLis et Solander, c’est-à-dire le vrai Ac. echinites , ce qui n’est nullement prouvé. M. Sladen (Challenger, loc. cit.) fait observer qu’il n’existe au British Muséum aucun type de Y Ac. Ellisii , et que l’interprétation que Gray donnait à cette espèce reste extrêmement douteuse. 11 me parait probable qu’il faudra laisser le nom d ’Ac. Ellisii Gray, à l’espèce de la côte ouest de l’Amérique que M. Verrill a décrite, mais d’une manière un peu trop sommaire pour qu’on puisse établir, avec une complète certitude, si elle est réellement différente de VAc. echinites. Ce dernier nom devra rester à l’espèce que je viens de décrire, qui est certainement celle d’ELLis, et qui a été trouvée à Batavia, à Amboine, aux îles Samoa, aux Philippines. L’espèce de Maurice, et probablement de la mer Rouge, pourra conserver le nom d ’Ac. mauritiensis . Je ferai observer, en passant, qu’elle a été recueillie souvent à l’île Maurice par M. de Robillard, mais qu’il n’a jamais envoyé un seul exemplaire d’une autre espèce d Acanthaster. B resterait à savoir ce qu’est VAc. Solaris, du détroit de Magellan ( Naturforscher . XXVIII, f. 1-2). M. Dœderlein ( loc . cit.) exprime les plus grands doutes sur la nécessité de séparer de VAc. echinites VAc. mauritiensis de Maurice, tandis que M. Sladen (Challenger loc. cit.) admet les deux espèces. M. Dcederlein donne un tableau de diverses mensurations opérées sur divers exemplaires, qui montrent qu’il ne saurait y avoir des différences assez grandes dans la longueur des différents piquants, etc. Mais il faudrait, pour que les résultats fussent concluants, que les mesures aient été prises

ÉCHINODERMES DE LA BAIE d’aMBOINE.

dans la même région pour chaque individu, car les dimensions des piquants ambulacr aires diminuent ordinairement graduellement vers l’extrémité des bras. On peut voir que, malgré ces chances d’erreur, le tableau de M. Dœdeklein, en général, ne détruit pas la valeur des caractères distinctifs que j’ai indiqués. L’exemplaire des îles Viti, à grosse granulation, est probablement un Ac. mauritiensis. Quant au nombre des bras et à celui des plaques madréporiques, il est évident qu’ils ne fournissent aucun caractère spécifique, par contre, la granulation des deux espèces, soit celle de la peau, soit celle des piquants, est si différente qu’il est impossible de n’en pas tenir compte.

Echinaster eridanella Valenciennes.

Echinaster eridanella Valenciennes, in Millier et Troschel, 1842. System der

Asteriden, p. 24.

Othilia eridanella Gray, 1866. Synopsis of the Starfishes, p. 12.

Echinaster affinis Ed. Perrier, 1869. Recherches sur les Pèdicellaires, p. 57.

Echinaster eridanella Ed. Perrier, 1875. Révision des Stellèrides du Muséum de Pai'is, pp. 105.

. » P. Sladen, 1889. Report on the Echinoidea of the Voyage

of the Challenger , p. 555 et 810.

» » Sluiter, 1889. Die Evertebraten der Sammlung des Na-

turw. Vereins in Batavia. Nat. Tijsch. f. Ned. Indien, vol. 48, p. 298.

Exemplaires à six bras et deux plaques madréporiques. Un individu n’a que deux bras normaux, trois autres inégaux sont courts et en voie de développement, le sixième est tout à fait rudimentaire et dépasse à peine le disque. Je possède une « comète * de l’espèce, avec un seul bras développé et quatre autres absolument rudimentaires, provenant des îles Carolines. En dehors des piquants ambulacraires, deux ou trois séries de piquants sont souvent à peu près régulièrement alignées sur une portion du bras.

P. DE LORIOL

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