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L. JOTJBIN

OCTOPODES

Octopus areolatus de Haan, 1835.

1835. Octopus areolatus de Haan (d’après d’Orbigny).

» membranaceus Quoy et Gaimard.

1849. » ocellatus Gray.

1886. » » Appellôf.

1886. » areolatus Hoyle.

1887. » pulcher Brock.

J’ai examiné deux échantillons d’assez petite taille de cette espèce de Céphalopode qui est facile à déterminer, grâce à la description de Hoyle et de Brock. Il est étonnant que ce Céphalopode ait donné lieu à des interprétations variées, car ses caractères sont bien nettement établis, surtout à cause des deux grandes taches ovales qui se remarquent au-dessus des yeux.

DIMENSIONS EN MILLIMÈTRES f« éthantiltou. ï”* (femelle).

Longueur de la 1« paire de bras 68 65

» ® 3me » Mutilé 85

» » 4me 9 80 95

* du corps jusqu’à la racine des bras 32 33

9 du sac jusqu’à l’ouverture palléa le 19 21

Largeur maximum du sac viscéral 15 15

Longueur totale du corps 118 123

Hauteur de l’ombrelle (face ventrale) 15 11

» » (face dorsale) 7 8

Longueur de la tache oculiforme, non compris le cerele blanc. . 5 o1/*

Il n’est pas possible de vérifier le sexe dans le premier échantillon, car le bras génital a été brisé, et un nouveau bras n’ayant encore que 7 millimètres de long est en train de repousser sur le moignon.

Le sac viscéral est lisse sur la partie postérieure du dos et sur le ventre, mais, à mesure que l’on s’approche des yeux, sur la

CÉPHALOPODES d’aMBOINE.

face dorsale, les papilles et les rugosités augmentent et deviennent très fortes sur la base des bras et sur la membrane de l’ombrelle ; celle-ci est lisse sur la face ventrale.

On observe sur la paupière supérieure et sur divers points du corps les papilles dont parle Bkock ; il y en a aussi quelquesunes dorsales entre les .yeux et les bras.

La tache oculiforme, ovale, ayant 5 à 5 7, millimètres dans sa plus grande longueur, est entourée par un cercle blanc, puis par une zone plus foncée commençant nettement après le cercle blanc. Ce détail a été figuré par divers auteurs, en particulier par Quoy et Gaimard, par Hoyle et par Appellôf. Elle existe aussi dans la figure de Céphalopode tirée d’un livre chinois par d’Orbigny et qu’il dénomme Odopus sinensis.

Les yeux sont très saillants, mais l’orifice limité par les paupières est extrêmement petit.

La couleur générale de ces animaux conservés dans l’alcool est d’un brun verdâtre, comme l’indique Brock ; on y remarque des marbrures irrégulières dues à l’inégalité de répartition des chromatophores.

La figure 6 de la planche X de Hoyle, qu’il rapporte à Odopus areolatus de Haan, est bonne comme ensemble, mais la tache oculiforme est située bien plus haut sur la membrane que dans les échantillons que j’ai examinés; elle est aussi plus petite ; les détails qui la représentent dans la figure 7 du même auteur sont un peu différents de ce que l’on observe dans les exemplaires de Pictet et Bedot. Il y avait un bien plus grand nombre de chromatophores sur cette tache que dans l’individu de Hoyle.

La disposition de cette tache me paraît plus exactement représentée dans la figure d’ Appellôf (. Japanska Cephalopoder, pl. VIH, fig. 2 et 4); mais l’ensemble de l’échantillon représenté dans la figure 1 me paraît plus grêle et plus allongé que ceux que j’ai examinés.

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