‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 85 sur 218 · L. JOUBIN · texte numérisé non relu

L. JOUBIN

mâles, à très peu de chose près de la même taille. Leur diagnose a été facile à établir avec la description de Brock (page 603), dont ils ne s’écartent que par des détails secondaires.

DIMENSIONS EN MILLIMÈTRES

Longueur totale du corps y compris les bras 160

» du corps jusqu’à Ja naissance des bras 37

» du sac viscéral jusqu’au bord palléaL. 22

Largeur maximum du sac . . 19

Longueur de l’entonnoir 18

» du 1er [jras (dorsal) 72

» 4me s (ventral) 85

Hauteur de l’ombrelle 12

Longueur de la partie hectocotylisée du 3me bras 3

Dans un des échantillons la neuvième ventouse du bras hectocotylisé, en comptant à partir de la bouche, est beaucoup plus grande et plus plate que celles qui la précèdent, et un peu plus grande que celles qui la suivent immédiatement. C’est d’ailleurs à partir de ce même point que, sur les autres bras, les ventouses s’accroissent beaucoup en diamètre. On peut comparer cette disposition à celle qui a été figurée par Férussac et d’Orbigny pour Odopus Fontanianus d’Orbigny (voir Céphalopodes acétabuliferes , pl. XXVIII, fig. y).

Il n'y a pas grand’chose à ajouter à la description de Brock, si ce n’est l’aspect gélatineux et semi-transparent de la peau chez ce Céphalopode. Cela est si marqué sur les bras que les ventouses sont enfoncées jusqu’à leur orifice dans ce tissu d’aspect infiltré et aqueux. Cette peau est molasse, et rappelle un peu l’aspect de ce même tissu chez VAlloposus mollis Verrill. C’est ce qui donne au sac et aux bras de cet animal un aspect ramassé et trapu qu’il n’aurait pas sans cette peau tuméfiée. Cette disposition n’est qu’assez vaguement indiquée par le profil de l’animal donné par Brock dans la figure 4 de sa planche XVI.

CÉPHALOPODES d’aMBOIKE.

Octopus marmoratus Hoyle, 1886.

C’est encore avec un certain doute que je me décide à rapporter à cette espèce un poulpe d’Amboine qui lui ressemble par beaucoup de points, mais s’en écarte par quelques caractères dont le principal est la longueur des bras, qui sont, proportionnellement au corps, beaucoup plus longs dans les exemplaires de Hoyle que dans le mien. Il est vrai que les individus observés par Hoyle provenaient des îles Sandwich, et que l’on peut admettre que ce sont deux variétés locales d’une même espèce. Peut-être eût-il été préférable d’établir pour mon individu une nouvelle espèce, mais je laisse à d’autres, mieux informés, ce soin.

Le corps, arrondi, un peu allongé, est blanchâtre sur la face ventrale, et plus foncé sur la face dorsale, où il est aussi fort grenu, tandis que le ventre est lisse. Les verrues sont tantôt rondes, entre les bras et les yeux, sur le milieu du dos, tantôt allongées, sur la limite entre le dos et le ventre, en arrière des yeux. On voit très nettement sur cet échantillon les marbrures que Hoyle a figurées, et qui sont dues à des chromatophores plus ou moins serrés, ce qui donne l’apparence d’une sorte de réseau. Sur le dessus des yeux sont deux cirrhes que Hoyle mentionne dans sa description, mais ne donne pas sur la figure ; ce sont les seuls du corps.

La membrane ombellifère n’existe pour ainsi dire pas entre les bras dorsaux, tandis qu’elle est très haute entre les bras latéraux et ventraux. Elle envoie un prolongement membraneux seulement sur les bras ventraux.

Une tache foncée se trouve entre les deux yeux, en avant, assez près de la racine des bras dorsaux ; mais ses limites sont difficiles à déterminer à cause de la disposition chagrinée que la peau a prise à la suite de l’immersion dans l’alcool.

L’ouverture palléale ne va pas jusqu’au bord interne des yeux.

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