L. JOUBIN
Voici le tableau des mesures que j’ai relevées sur cet échantillon, qui est un mâle, pourvu de son hectocotyle.
DIMENSIONS EN MILLIMÈTRES
Longueur totale 145
» du sac viscéral (face ventrale) 33
Largeur maximum du sac viscéral 24
» » de la tête 14
» » entre les deux yeux 16
Longueur du 1er bras 81
» 2me » 92
» 3mo » 86
» 3me » hectoeotylisé 72
» 4me » 92
Hauteur de l’ombrelle dorsale 2 à 3
» » ventrale 18
Longueur de l’entonnoir 15
» de l’hectoeotyle 3 à 4
Octopus Duplex Hoyle, 1885.
Voici encore un poulpe auquel je ne me décide à donner le nom d 'Octopus Duplex qu’après de nombreuses hésitations. Il n’a en effet aucun caractère bien tranché; il est, pourrait-on dire, dans la « moyenne » pour toutes ses mesures et les rapports de ses dimensions entre elles . J’ai pensé d’abord en faire une espèce nouvelle, mais, en comparant avec grand soin ses principaux caractères, je me suis décidé pour le nom que l’on vient de lire. Ce n’est pas qu’il concorde rigoureusement avec la description de Hoyle, mais comme il n’a observé que des individus de petite taille, que, d’autre part, les miens ne sont vraisemblablement pas adultes, il me paraît sage d’en conclure que nous avons examiné tous les deux des jeunes qui peut-être se rattacheront plus tard à quelque autre espèce.
J’ai observé cinq individus de cette espèce. Je donne ci-dessous les mesures du plus grand, qui est une femelle, et du plus grand mâle.
L’aspect général est assez bien celui qu’a figuré Hoyle pour
CÉPHALOPODES d’aMBOIKE.
son Octopus Duplex (pi. VII, fig. 5). C’est aussi à peu près la taille du plus grand de rnes échantillons. Le corps est violet foncé sur le dos, plus clair ou jaunâtre sur le ventre et dans l’intérieur de l’ombrelle. Les chromatophores sont très serrés, surtout sur le dos. Sur la face ventrale et sur le dos des bras on observe des chromatophores isolés de distance en distance, plus noirs, e.t régulièrement répartis. Ils tranchent nettement sur le fond plus clair du sac, sur les bras ils forment deux lignes alternantes. Plus les échantillons sont petits, plus ils sont nets ; sur le plus grand de ceux d’Amboine ils sont masqués par le grand nombre des chromatophores violets, et on peut à peine les distinguer. Il est fort possible que dans les échantillons arrivés à une taille supérieure ils ne soient plus du tout perceptibles.
La peau est toute garnie de très petites pustules basses, visibles seulement sur le dos, la tête et la base des bras dorsaux. Leur centre est blanc, grâce à un tout petit point excessivement réduit et un peu en relief; c’est en quelque sorte une papille tuberculeuse si peu marquée que la peau semble lisse. Les bras sont réguliers, sensiblement de la même dimension, et reliés à leur base par une ombrelle peu élevée. J’avais tout d’abord pensé que ce poulpe pourrait être V Octopus Indiens Rapp, mais n’ayant pas trouvé sur l’ombrelle les poches que figure d’Orbigny j’ai renoncé à cette interprétation; cependant il y a un aspect général commun à ces deux espèces.
Les yeux sont assez saillants, et surmontés, comme l’indique Hoyle, de trois petits tubercules dont le postérieur est le plus développé.
Les ventouses sont de taille moyenne, les trois premières sur un seul rang, l’alternance ne commençant à être perceptible qu’à partir de la quatrième.
On remarque sur la ligne médiane ventrale du sac un sillon dû à la contraction par l’alcool.
Le bras hectocotylisé ne présente rien de remarquable; sa