L. .TOUBIN
forme de cupules, et si près placées les unes des autres qu’elles se recouvrent un peu par leur fond et semblent emboîtées les unes dans les autres. La tige qui les porte s’insère presque sur leur bord libre (PL XL fig. 12). Dans l’intérieur de cette cupule on aperçoit des séries de stries obliques très régulières, cornées, qui portent entre leurs intersections de petits boutons saillants, très minces sur le bord, plus gros vers le fond. Ils dépendent du revêtement corné interne de la ventouse et constituent, sur le bord interne de la cupule, un semis de petites perles rondes très régulièrement espacées.
Les plus grosses ventouses des bras ont 40 à 50 centièmes de millimètre de diamètre, les plus petites n’ont guère que 14 à 16 centièmes.
Sur les tentacules les ventouses sont encore plus petites ; elles ne dépassent guère 1 centième de millimètre de diamètre. Elles sont ovales, aplaties, insérées dans la fossette tentaculaire par un pédoncule court et large; elles ont un revêtement corné autour de leur orifice, où l’on remarque des ornements saillants en forme de pièces irrégulières emboîtées. Il y en a plusieui s plans en relief, s’enfonçant de plus en plus dans la cavité, au fond de laquelle on aperçoit, comme une légère éminence, le piston charnu. La figure 11, PI. XI, donne mieux qu’une description l’idée de cette disposition.
Les figures 9 et 10 (PL XI) donnent l’aspect de l’entonnoir vu de profil à l’extérieur, et ouvert pour montrer l’intérieur. On y remarque de légers plis transversaux, dont l’un d’eux, supérieur, est un peu plus marqué, mais sans cependant arriver à mériter le nom de valvule. Des deux côtés sont les deux paquets de cellules épithéliales muqueuses, plus élevées que celles que l’on observe ordinairement chez les Loligo.
Je n’ai pas fait d’observations sur l’anatomie interne de ce Céphalopode.
VOYAGE DE MM. M. BEDOT ET C. PICTET DANS L’ARCHIPEL MALAIS