‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 98 sur 218 · L. JOUBIN · texte numérisé non relu

L. JOUBIN

Elles sont plissées, pins épaisses à leur insertion, molles et membraneuses sur leur bord libre (PL XI, fig, 6). A leur base on remarque un amas de très gros cliromatophores serrés, qui ne s’étendent pas sur la partie marginale ; on les rencontre sur les deux faces.

La tête , à peu près sphérique, dépasse le bord supérieur du manteau. Entre les deux yeux, sur les faces dorsale et ventrale, deux enfoncements allongés la séparent en deux masses symétriques.

L’entonnoir y détermine seulement une très légère dépression; il est bas, large et fortement incurvé vers le dehors (PL Xï, fig. 9). Il est marqué de cliromatophores.

Un sillon peu profond indique la naissance des bras, dont la couronne est courte, et surmonte la tête sans qu’aucun semble dépasser les autres très notablement.

Les yeux ne sont pas saillants et sont dirigés vers le haut, si bien que la paupière supérieure touche le bas des bras latéraux.

Les bras sont très caractéristiques chez ce Céphalopode. Les trois premières paires de bras dorsaux diffèrent très peu entre elles, et on peut les considérer comme de forme semblable, leur taille cependant est légèrement variable, ainsi que le nombre des ventouses, qui augmente ou diminue un peu comme la longueur. Le deuxième bras gauche, qui a été représenté (PL XI, fig. 2), donne une idée très suffisante de ces six bras.

Les deux bras ventraux sont absolument différents des autres. Celui de droite est transformé en hectocotyle (Pl. XI, fig. 4) et celui de gauche est dépourvu de ventouses, sauf une rudimentaire à sa base (PL XI, fig. 5).

L’hectocotyle est court, large, couvert de gros plis circulaires depuis sa base jusqu’à son sommet, interrompus par un profond sillon extérieur que l’on voit dans la figure 1 de la planche X. Ces plis sont au nombre de douze environ, si l’on y compte le plus inférieur de tous, qui est mal marqué, et le plus terminal, qui est un simple bouton.

CÉPHALOPODES d’aMBOINE.

Deux des plis de la région moyenne sont écartés l’un de l’autre et simulent une sorte de rudiment de ventouse. Enfin à la base, près de la bouche, on voit une vraie ventouse, peu développée, et tout à fait sessile.

Le bras ventral gauche est cylindrique, entièrement dépourvu de ventouses dans toute sa longueur, sauf à son insertion sur la membrane buccale, où il y en a une petite, très réduite, analogue à celle de l’hectocotyle (PL XI, fig. 5). A la pointe de ce bras, vers la face interne, se trouve une petite expansion membraneuse aplatie, à bord arrondi, qui donne à la pointe de ce bras un aspect bilobé.

Il ne me souvient pas avoir lu dans aucun mémoire la description d’une semblable structure des deux bras ventraux chez d’autres Céphalopodes.

Les tentacules sont courts, rétrécis à leur base, terminés en pointe recourbée, dans la concavité de laquelle sont cachées, dans une fossette étroite, des ventouses excessivement petites. Le bord de cette palette tentaculaire est légèrement denté (PL XI, fig. 7) et un peu élevé, de façon à masquer presque complètement les ventouses, qui semblent enfoncées dans une rainure.

Les ventouses sont assez différentes, selon le point où on les examine.

A la base des bras, autour de la bouche, elles sont plates et sessiles. Dans les deux tiers inférieurs (PL XI, fig. 8) elles sont à peu près sphériques, mais assez irrégulières, pourvues d’un petit pédoncule grêle, et de leur partie supérieure émerge une pointe cornée noirâtre terminée par un bouton jaune. Cette pointe coudée est entourée d’un sillon peu profond. Ces ventouses sont comparables à des crochets d ' Onychoteuthis dont la pointe serait très réduite.

Dans le tiers supérieur des bras, où les ventouses sont beaucoup plus petites, elles sont de forme différente, très creuses, en

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