CHAPITRE V
| Premier voyage.
? Le 91 mai 1851, six ans presque jour pour ; jour après le départ de sir John Franklin, la À goëlette le: Prince - Albert montée par dix | huit hommes y compris les offiiers, rit à la voile, le Cap au nord-ouest, pour aller | toucher au Groënland, cette Scandinavie américaine. un | | « Peu de temps après avoir dépassé le cap Farewell, à l'extrémité sud du Groënland, le 92 juin, le Prince- Albert entra dans les glaces et commença à s'y frayer un Passage dans la direction de l'établissement danois d'Uppernavich, où nous nous proposions d'a.
cheter ‘des chiens et des traînear i
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; Un coup d'œil jeté sur la carte montre que, 1 la baie de Baffin devenant plus étroite en 1 descendant eu sud, les Slaces qui sont d’a- 1 bord mises en mouvement dans le haut de Ai baie par les brises du nord, tendent à É s'accumuler à cette gorge et à bloquer le dé- A troit de Davis, même quand le sommet est 1 dégagé, Ce n’est que par une série de vae jour pour ; et-vient que les glaces passent ce barrage, ranklin, la Æ et vont se dissoudre dans l'océan Atlantique, e.par dix Cette mobilité des glaces, nécessaire à la na
ers, mit à D vigation, en forme précisement le danger, pour aller | puisqu'on se trouve placé entre les glaces qui navie us. Ê viennent du côté où souffle la brise, et la côte où les glaces solides ne sont pas encore dé-
8sé le cap | tachées. - A roënland, Le 12 juillet, le Prince-Albert touchait à dans les Upper vich sur la côte onest du Groënland, n passage JD dont cette ville est-en quelque sorte la capint danois tale, Le Groënland, dont: nos jeunes lecteurs
sions d’ "
pourront voir la are la carte, estceom-
ronseneennenén pentax
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40 VOYAGES A LA RECHERCHE 4 Terre-Verte. C'est platôt Terre- Blanche qu'on Ë __ aurait dû nommer ce pays perdu sous les | 8laces et les neiges, où ne croissent que quel:
—-ques-maigres “bouleaux;-des- saules nains ; où, : ; me
” dans l’hiver, le thermomètre centigrade des- F cend jusqu'à &5° au-dessous de zéro. On y voit, pourtant, comme sous des climats plus fa- | vorisés, Ja populationaugmenter dans les rares | étblidemante que les Danois ont sur la côte.
. De-5,122 habitants qu’elle était en 1789, elle À est arrivée, en 1850, à 8,499, et iest pro- | bable qu'aujourd'hui. (1860) elle atteint, si elle ne le dépasse pas, le chiffre ee 10 ,000 habitants. es En quittant Uma, je > Je Prince-Albert rencontra une flottille de baleiniers qui lui donnèrent des nouvelles de l’escadre américaine. Les deux navires qui la composaient, saisis par les glaces, au mois d'octobre 1850, à l'entrée du canal de Wellington , avaient été entraînés malgré eux, pendant l'hiver, au
milieu des plus grands dangers, et n ’avaient
lanche qu’on ; ‘du sous les ; nt que quel: 1
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DE SIR JOHN FRANKLN. (3 De
été relâchés qu’ en 1851. Bellot prend |
mème temps, avec un vif intérêt, que l’es- ne # {
éadre arctique avait trouvé , dans l’île Bee-
8 nains ; OÙ, À chev des nt
igrade des- | zéro. On y mats plus fa- ans les rares | sur la côte. | 1789, elle | iest pro- |
atteint, si 10,000 ha-
rince-Albert ers qui Jui dre amérimposaient, bre 1850,
avaient été
hiver, au tn avaient
chey, des preuves authentiques du séjour de Le
Franklin dans la baie formée) pär cette île et le cap Riley, pendant l'hiver de 1845 à 1846. Le Prince - Albert remonta au nord vers Ja baie de Melvill, en compagnie des baleiniers. |
« Au sortir de la baie de Disco, nous étions tombés au milieu de montagnes flot-
‘tantes de glace, dont nous pûmes souvent compter plus de deux cents en vue à la fois,
la moyenÎe ayant cent à cent cinquante pieds
de hauteur ; mais quelques-unes atteignaient
deux cents et même-deux cent cinquante pieds de hauteur. Cette baie est, pour ainsi dire, le chantier où se forment et d'où sont lancées ces masses énormes, à cause des glaciers dont
elle est non. et dont les îles flottantes ne
#3 VoyrAGzs À LA RECHERGHr
. Cause agissant sur les 1hontagnes dé re |
| ne ioebergs), détruit'souvent l'équilibre par l'al- D;
tération de leurs formes, et plus d’une fois nous fûmes témoins de la scène i imposante de ces maëses qui ‘se brisent avec des ‘détona- |
‘. tions semblables à celles de la foudre, et qui |
| » renversent subitement sur elles-mêmes au milieu des vagues, qu'elles font: Jaillir à une grande hauteur. » , RO | Après vingt jours d'une attente pleine d'inquiétude, le Prince-Albert essaya des ouvrir
un passage à l’ouest, par le détroit de Lane
cètre, et, après de pénibles efforts » parvint à
la baie de Pond (Pond's Bay), à l’ entrée-de œ détroit, Puis il pénétra plus avant. dans célni du Prince Régent ; en explora les deux côtes,
toucha à Fury-Beach et à Port-Neil, Mais les glaces leur intéreeptèrent souvent le Passage, et il arriva même qu'un jour elles séparèrent hi - rte une ibarontioi montée par
il n i Le
DE SR JOHN En #3 milles de. l'embarcation, Ce ne fut qu u'après | Ne six semaines de labeurs et de tourments que . & Bellot put, avec quelques hommes d'équi-
8 dé glace | re par l'ald’une fois |
xposante de -page, “parvenir inqu ses infortunés comes délona- À pagnons. ii dre, et qui Æ A son tour, le Prince-Albert fut pris par les 0
-mêmès au aillir à une
8laces et y resta enfermé pendant trois cent trente jours, près d'üne année entière. Pendant le rude hivernage qu’il faliuüt subir, on
tenta une excurèion pour voit si Frapklin ou è quelque’ autre s'était rendu à la plage où h { : L Furie s'était perdue en 1824 (1). D'autres :Yoyages furent entrepris, tout aussi infruc- +. tueux. Pôurtant on était dans la bonne voie... ; En traversant les glaces des baies de Creswell
line d’in- |
le s'ouvrir
it de Lan.
Parvint à.
trée-d6 œ
jans celui
ux côtes, et de Brentfort, on était arrivé au détroit qui 0 + Maisles | porte 1e nom de Bellot. Mais là on s'arrêta. 2 Passage, D Si l'on avait poussé plus loin; ei, traversant ss éparèrent Le détroit, on avait contourné la presqu'île |
Boolhis, gagné la pointe Victory et visité la
nm Voir le Pôle nord, de M. Henri Lebrun, pages 98 et : suiv, «
“terre du Roi-Güillaume le problème" était résolu , la destinée de Franklin était mise au jour huit ans plus tôt, Bellot n'allait pas | chercher t une mort prématurée dans le: canal a Wellington. PRÉ De & ©. Tien fat pas ainsi. Délivré ‘des glaces qui l'emprisonnaient, le Prince- Albert sortit ,: le 6 août 1852, de la baie de Batty, A après qu’ on en ouvert un canal en sciant les glaçons qui s’ ‘opposaient à sa marche. Le 7 oc-, tobre suivant, il môuillait au port d' Aberdeën, seize mois et qize'jours après son départ.
« Notre tâche était. remplie; dit Bellot:
| nous avions démontré que Franklin n'a pu passer au sud du cap Walker, puisque la:
terre s'étend là où l’on Supposait jadis que la mer existait. L'expédition du Prince. Albert. a donc contribué à rétrécir de e pis en plus le cercle des. directions prot prisés par Franklin, et aujourd’hui il semble démontré
s qu'il a pris la routehan nord à du chenal V »
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Fatale erreur! qui devait enfrainer- le jeune et hardi. navigateur vers des plages éloignées ‘du théâtre du sinistre de l'Erebus et de la
bième “était lait mise au
n'allait ‘pas
ans le:canal : Terror, et où il devait trouver une mort assez DT. | US semblable, par le mystère qui PAT ppt se 4 glaces qui
Ed celle. ce Franklin! : -. |
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, sn : sciant les e. Le 7 oc- ‘Aberdeën, départ.
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dis que la ce- Albert 18 en plus prises par démontré