CHAPITRE VI
Retour en France. *
Bien qu'il ne SranLor UE que des indications
fort douteuses sur la direction a avait suivie Franklin, Bellot n'en fut pas moins accueilli en Angleterre avec un. véritable enthougiasme.
La Société géographique de Londres s'em-
” pressa de l'admettre dans son sein. La. France lui fit un accueil non moins sympathique.
. Le gouvernement, qui suit d’un regard plein
de sollicitude ses enfants éloignés pour le service de leur patrie, n'attendit pas son retour pour le récompenser. Le 5 février 1852, au moment où Bellot était comme perdu dans
sur 80!
grande
Tou lui off pays, passé |
Nord,
jet fay
‘trouve
de sex d'une
+ VOYAGES A LA RECHERCHE, rc. - 47 | attaché au Dépôt des cartes et plans de la.
marine, «afin, disait la dépêche qui contenait :
[sa nomination, de le mettre à même de com-
pléter le travail dont il avait recueilli les documents pendant éa campagne dans les mers © du Nord: » Dans les salons, daps les cercles, t Bellot était l'objet d’une ardérité, \curiosité. 11
était partout fêté, encouragé et Yon fondait sur son âge et sur ses états ar les plus .
grandes espérances. | Le.
indications
vait suivie
8 accueilli
Toutefois les distractions et.les plaisirs que jui offrait naturellement la tale de son pays, après deux ans d'absence dont il avait passé plus de la moitié dans les glaces du Nord, ne pouvaient le détéurner de son pro jet favori. Il révait à la possibilité de re-
hougiasrne.
ires s'em- La. France pathique.
gard plein
\ pour le “trouver où Franklin lui-même où les débris. 1 son re- do ses équipages. il prépar it les bases | ier 1859, 1
erdu dans
ur, il fut de à 'expétitine Et puis’ pet, 5 Par une ré-
. 8erve que l’on comprendra, craignait qu’ en
se mettant. de nouveau aux ordres de lady
Franklin, il ne froissät l'orgueil britannique, si chatouilleux sur tout ce qui touche la marine. Mais, d’une part, le gouvernement fran-
‘çais, que d’autres soins occupaient, ne se
pressait point de répondre au désir de BeJlot ; d un autre côté, lady Franklin elle-même i insistait. pour qu “il vint lui-même se mettre à la tête de la nouvelle ok qui se préparait.
C'est au milieu de ces circonstances qu il écrivit, le 30 mars 1853, au ministre de la
marine une lettre où il exposait les raisons .
qui-le portaient à croire que Franklin pouvait se trouver vivant dans quelque coin de
la région arctique. 11 se trompait sue à n
ment lorsqu'il supposait que l'illustre m
anglais avait. franchi le détroit de Behring; mais cette noble erreur a été payée d’un a
grand sacrifice pour n'avoir pas été
aux yeux du savant. Voici le passage de cetté
èt s'é sont .
polais
rables
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détroi
l'impo aient ; d'une.
BE 2 gnait qu en res de lady.
ritannique,
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ement fran-
ent ,. ne se | r de BeJlot ; le-méme i inse mettre à qui se pré-
ances qu'il
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nklin pou-
1e coin de
t évidems tre ms. | Behring ; :
d'un trop
“Pàge :
À. APP ". ' k
ne DOCS SIR JOHN F ET in | lettre qui tient les nouvêlles vues de Bellot
sur Ja desti inée de Franklin et de son ae
« fa estion, en ce qui concerne Franklin
ee!
et ses ‘hommes, se réduit à savoir où ils peu-
vent se trouver en ce moment. Or, aujour- | d' hui, on n’est encore qu’au seuil des décou-
| vertes où il s'engageait, et il ya une’étendue | & terrain non exploré infiniment plus consi-
dérable que ce. qui a'été parcouru jusqu'à présent. Mes vues particulières, qui concor-
- dent ,'du reste, avec celles de lady Franklin,
et s'étaient de l'opinion de Plusieurs savants, sont .que l'amiral a pénétré dans Je bassin
polaire, et que, dans des-circonstances favo- | | L: 2 | rables qui ne se sont pas représentées depuis, | il a peut- être atteint un point à l'ouest du détroit de Bebring, et qu'il sy trouve dans.
l'impossibilité de revenir, soit que ses navires aient . fait naufrage, ou qu'ils soient retenus d'une façon irrémédiable parles glaces du No rd.
L' expérience de ces mers reponse d'ailleurs |
59 VoraGEs À LA RECHERCHE
l'idée d’une catastrophe” qui aurait tout englouti, sans laisser au pois nn vestiges (1). » |
© Bellot croyait donc à l'existence de l'in-. fortuné* Franklin. 11 ajoutait que le voyage qu'il allait entreprendre ‘pourrait être utilisé pour obtenir de précieux renseignements
sûr la géographie des mers polaires et sur EE
l'existence du fameux passage nord-ouest. Îl : entrevoyait la possibilité de former es établissements coloniaux dans ces parages inconnus. Îl rêvait, en un mot, uné ère nouvelle pour le commerce et l’industrie de sa patrie. Ainsi Bellot@spirait à oire des Ross et des. Parry, à celle des Cer! ier et des Graf plain. :
Onze jours après hé de " lettre,
© WE œ ne Fulst, Bellot avait raison; mais ces
| -vestiges, il fallait, encore une fois, les chercher non âu
nord ou à l'ouest, mais bien au sud du détroit du Princs- Le “ohne. = —
it tout enelques ves-
Bellot écrivait de nouveau au ministère de la - marine, pour solliciter l'autorisation d'embarquer à bord du Phœnix , commandé par le Capitaine Inglefield. Presque aussitôt il partait: pour Londres, et, le 10 mai 1853, il étaità "Wolwich, à bord du Pheniz. Re
ce de l’in-.
: le voyage être utieignements ; res et sur. W