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Voyages aériens au long cours

Grâce à rapplicatiw rs^i&onnée d'un système de navig^tiç»! déjà pratiqué maintes fois p^r les» ^^éroûautes depuis xnxk quart de si^le^ uu t)alloii de vQlume mQytjx peut, saui^ s^voip be^oiri d'être regoaflé,, se soutenir assez longtemps en Tair pour permettre d'aocQn^pUr k son bord des voyages au long cours ^ f^r Tittilisation de^ venls généraux soufflant pégulièrewent et avec une constance presque absgilue à la surfacëi du continent afr^çaii^, des aérasU^ts lougs courrkrs pourraient être e^mplpyés k l'explorti^liai^ du SaJaara» du Souda» et aussi de File de Madagascar V Far i'utilisatiûa des vents généraux d'Europe, ils pourraient, saus méwe user de cet artifice de navigatiou re^iidu inutile par 1» faiblesse des disitauces à parcourir, peryir à TétabUssepieut de relations par voie aérieune entre les^ frpntières^ russes et françaises ^ Tels sont les services le& plus in^pprtf^uts qu#

* Voir : De la pottibilité des voyaga aérisnt au long court. E. Deburaux^ lieutenant à la 1'« compaguie (laérostiers, 1891. • ^

* Voir ' Le» Aérostats et VExploration du continent africain, L* Dex-Deburaux et M. Dibos, 1892. . . , > . ,

' Voiv : Les commMnieatitms #ti(ff h Fram^e ei la Umsi^ en ea$ éê gfiêrr^ mtro^ péenne. E. Deburaux, capitaine du génie^ 1894.

4 LES AÉROSTATS ET LA TRAYERaiÈE DE L*AFRIQUE AUSTRALE.

les aérostats longs courriers so^t capables de rendre h la France, en temps de paix en servant h parachever l'exploration de son empire africain, en temps de guerre en assurant la liberté de ses communications avec la Rudsier

En nous plaçant à un point de vue plus général, en ce qui a trait aux intérêts de la science, nous avons déjà montré * comment leur utilisation pourrait permettre de parcourir les régions équatoriales du continent africain non comprises dans la zone d'influence française; mais à cette dernière exploMion ne se borne pas leur rôle international, et, parmi les puissances amies, parmi celles qu'une communauté d'origine lie d'une affection plus étroite à notre patrie, il en est une, fière de son beau titre d'ancien pionnier de la civilisation, qui pourrait retirer des avantages incontestables de l'utilisation d'aérostats longs courriers employés à établir des comniunications rapides entre deux de. ses colonies les plus importantes : le Mozambique et l'Angola, et à explorer les contrées encore peu connues de cette Afrique australe soumise en majeure partie à son influence.

Le ballon de 14 mètres de rayon dont la constitution et le mode de navigation ont été étudiés en détail dans Touvrage : Les Aérostats et rExploration du continent africain, déjà cité, étant capable de se soutertîr 68 jours en l'air eh naviguant au guide-rope, pourrait être utilisé pour effectuer des traversées aériennes de plusieurs 'milliers de lieues au-dessus de toute contrée remplissant les trois conditions suivantes * : '

lo La direction du voyage sera celle vers laquelle portent les vents régnants des régions traversées, ces vents de directions peu variables (45<> au maximum) soufflent âu moins trois jours sur quatre avec une vitesse moyenne de 30 à 35' kilomètres à l'heure;

2® Les contrées parcourues posséderont une liature de sol ou de végétation permettant à l'ancre de l'aérostat de mordre faciletoent ;

S^ Les surcharges riiaxima imposées au ballon par les influences extérieures ne dépasseront, dans aucun cas, les surcharges dues au brouillard ou à la pluie. ...

Nous avons montré* comment un ballon de 14 mètres de rayon, naviguant au guide-rope, c'est-à-dire en laissant reposer à terre des

* Voir : Les Aérottalt et VExploration du continent africain, ' Voir: Conclvjsion du chapitre I« de la U» partie de l'ouvrage Les Aéroilatt et VExploration du continent africain^ page 63.

câbles d'une longueur moyenne de 300 mètres, marchant par les vents portant dans la direction générale de son voyage et jetant Tancvepar les vents contraires, pourrait franchir dans une direction donnée plus de 10,000 kilomètres. La largeur maxima de l'Afrique australe anglo-portugaise étant très inférieure à cette dernière distance, sa traversée par un aérostat, semblable à celui dont Tétude a été faite dans l'ouvrage précédemment cité, est possible si les contrées comprises entre la côte du Mozambique et celle de l'Angola remplissent les trois conditions ci-dessus énoncées.

L'étude générale de la constitution géologique et de la météorologie de ces pays au moyen des renseignements fournis par les postes qui y sont établis et par les voyageurs qui les ont parcourus, suivie d'une étude spéciale de l'itinéraire le plus probable que suivrait un aérostat partant d'un point convenablement choisi de la côte de Mozambique, montre combien sont grandes les présomptions de réussite de son voyage.

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