‹ Voyages aériens au long cours (volume 2)Chapitre 2 sur 6 · I. — Vents dominants de l'Afrique australe · texte numérisé non relu

I. — Vents dominants de l'Afrique australe

Au-dessus de l'Afrique^^quatoriale, comme d'ailleurs au-dessus de toutes les régions du globe immédiatement voisines de l'équateur, l'action du soleil se faisant sentir d'une façon particulièrement intense produit un échauffement très grand de la surface du sol. La température des couches inférieures de l'atmosphère augmente beaucoup plus que celle des masses d'air plus élevées, et elles montent, créant au-dessous d'elles un vide aussitôt comblé par les colonnes d'air voisines venant de zones plus tempérées. Ainsi se produisent constamment vers l'équateur, ou plutôt vers un anneau d'aspiration parallèle à la Ligne et correspondant à l'équateur thermique, deux courants aériens allant du pôle vers lui. Ces courants constants, déviés par le mouvement de rotation de la terre autour de son axe, soufflent du nord^est dans l'hémisphère boréal et du sud-est dans l'hémisphère austral. L'anneau d'aspiration suivant le déplacement annuel du soleil entre les tropiques, ces courants aériens ou vents alizés se déplacent avec lui, et l'alizé du sud-es^, en particulier, remonte vers le nord pendant la saison d'été de l'hémisphère boréal, redescend au sud pendant la saison chaude de l'autre hémisphère.

6 LE8 AÊilOSTATS BT LA TRAVBRSÂB DE L' AFRIQUE AUSTRALE.

De plus, à la surface même du 6ol, ces couraats se trouvent déviés par des influences locales, telles que le voisinage de côtes élevées ou leur passage dans les détroits, et se transforment en moussons du sud ou du nord, dérivation ou prolongeaient des «liaés. C'est ainsi que la présence du littoral montagneux 4u Damara et de l'Angola au sud-ouest de l'Afrique M la conformation de ces dernières terres transforment Talité du s«KUerîen raoui^son du sud et du sud* ouest, tandis. que de l'autre oôlé de TAfriqiie australe Tétroit canat du Mozambique, dans lequel s engouffrent les alizés du eord-est et du sud*estt redresse la direction de marcbe de ces vente vers le sud et vers le nord, en proloage>aat à certaines époques i'aclion du pre^ jinier d'entre eux Inen au delè de sa 20.0e d'action normale. , Si la direction générale da souffle des v«nts alizés se trouve ainsi altérée par des inQuences locales» ils n'en suivent pas moins leur route normale hors de la zone d action de ces causes perturbatrices^ ainsi la mousson du sud et du sud-ouest, qui règne fréquemment sur les côtes de l'Angola, séteint à une faible distance des côtes, et les navires qui s'écartent de la terre d'Afrique, en cinglant vers le large de rA^lantîque, ne tardent pas h retrouver l'alizé du sud-est peu après avoir perdu de vue le littoral*. Si les influences perturfcatfièesdu fouflle régulier des vente alieés se fôat sentir faorisontalement à une aussi faibèe dist^nee» il est à présumer que, suivant h verticale^ leur action s'étend encore bien moins loin, et, n'eût-on f»aa, pour faire de ceDbe présouàption une certitude, le rapport de .maints observateurs que l'élude de la direction suivie par les nuages, celle d^ plui<es de pou&sières et les «onstatatioas faites par eux au lOOurs die ieurs aâceoâion:s de pics isolés, ont conduits à affirmer rexisience de Tiavartabiiitéde voUte de ralieé dans les régions supé- {fiieures de Tatoosphère, que l'on pourrait néanmoins espérer qu'un i^allon, placé par sa ^itaatioa élevée au-dessus des dénivellations du sol» naviguerait constammi^^it dani^ le courant de l'alisé.

A la surface des mer#, ik où rien ne vient dévier sa roué*?, l'aliié règne en maître, d'une faço« invariable et constante, entre les troipiqnes ^ la région des calmes équaloriauK, due à la présence de Xmnei^^ d'aspiration. Dans le voi^irtage et à la surface même des içoatiuents ilnest^troublé^ qu^quefoiis profofidément, dans sa marche

' ImêtueHimt fiaM4i^ue$ du Minittère 4e la Matin*, iUk k 1690.

. LB6 APOSTATS BTCA'TRKVÏRSlgffi D^ t'Xï'RIJI^Ufe A^St^HAtË. '7

(par lès inégalités du sol e[t les fi^yere secondaires d'Qspiratiofn nés •de la nature de ce f»l; mais à une certaine Hanteui» il reprend m régularité parfaite,! oômnie en témoignant les obseryati^ns multiples rde maints observateurs S { ')-

La chasse d'idri produite dans k») régions élôvées^de Fatmosphère équatorialilB pur.l^aseenaion des inaéles' atmosphériques de^> Tatineau fd*afepiration, le vide causé au-dessus des régions tempérées par •llappeld'aâr inférieur Ters l^éi|uateur,Kléterminent un courant supé- ' rieur) de fc*e(i>ur nomoié coair^alfté qui^ 'dé\M é^atetnent^màis en <se]is» inverie^ par la rotation du gibbe, souffld entre '8,900 ie^- 6^,000 ^mètres de hailteijir, du sud-eueèt dans l'hémisphère borëal^.et dti -nôrd-ouest dans rbéinisphère austral. Ces courants, ne rencontratit qu'en des points très rares des ehaiiies assee élevées pour leur barrer la route, eonservent à «es hauteurs une direction et une force invariables et ne sont plus soumis, comme raltsé dans le 'voisinage du •sol, à:des pérttirbations causant des modifications momentanées dans leur 4>rientatioii de marche. . i ^ /. | ;

D'une façon généilale , ' on peut ; donc ^ire qu^'un aérostat* nav(- .guant auHlessous de 3)000 mètres, à uhe hantear supérieure auK plus fortes dénivellations voisines • du sol, serait porté plif Tali^é austral invariablement « du sud^estvers le nord-oùest, tandis que le même aérostat, se maintenaUt au-dessus de 3,000 mètres de hauteuf, serait eatraiué par lé cout^e^^alisé austral du nord-ouest vers le sudest* Il est dès lors possible de coûoevoir comment des communications aller et retour par voie aérienne ^pourraient être établies entue .certaiues régions intertropicales, aax> époques de l'année où la^position de Tanneau d'aspiration place l'une de ces régions sous le vent alizé et en même temps aur le vent contre^alizé de l'autre;

La preuve de L'e&istenoe des alizés et des contre-altKés à la surface dea mers, au-dessus et aussi, en un gi^and nombre de régions, h ki surface même des continents, n'est p^us à faire aujourd'hui ; cepeildant, puisque la présente étude a pour objet la recherche des conditions métédtol6giquea dè)la. possibilité d;^ traverser par voie^aérienne l'Afrique austvale portugaise,. il est intéressant xleoiettre. en lumière les points de cette contrée où k& voyageurs ont constaté, à certaines époques, l'existence de l'alizé à la surface du sol. Cette dernière

* Voir S* partie de Touvrage : Les Aéroitati et V£xploration dm gw rti wiiil n/Wdaln.

étude détaillée trouvera d'ailleurs son application immédiate dans la détermination des époques de l'année pour lesquelles ia position de l'anneau d'aspiration est la plus, favorable h la régularité du.souifle de l'alizé proprement dit et, partant, à l'exécution plus rapide d'un trajet direct par voie aérienne des côtes du canal de Mozambique à celles de l'océan Atlantique. Si, en certains lieux et à certaines dates, les rapports des explorateurs ou des marins signalent à la surface du sol des vents de direction diflérente de celle de l'alizé austral, il sera facile de «conclure de la configuration de la contrée en ces lieux ou d^ la position de l'anneau d'aspiration à ces dates pourquoi ces anomalies locales ont été constatées, et comment elles ne sont nullement en contradiction avec les lois générales des déplacements atmosphériques réguliers dont la constance seule peut permettre à des navires aériens non dirigeables de tenter la traversée des grands continents intertropicaux.

D'une façon générale, Talizé, vent froid, souffle à la surface de l'Afrique australe pendant Tété dont il diminue les chaleurs, ces vents sont infléchis vers les plateaux par les foyers de chaleur secondaires créés par les terres*; ainsi, sur la côte occidentale, ils viennent franchement de l'est et du sud-est, tandis que sur le littoral sud ils soufflent souvent du sud et que sur la côte occidentale ils soufflent généralement du sud-ouest.

Dans le canal de Mozambique, à hauteur de la région sud-occidentale de l'île de Madagascar, c'est-à-dire à hauteur de la ville portugaise d'Inhambane, les cartes marines indiquent comme vents dominants pendant presque . toute Tannée des vents de sud-est et d'est*.

Dans la baie de Delagoa, au sud d'Inhambane, prédominent, de septembre à mars, de grandes brises de mer de l'est-nord-est avec beaux temps coupés de pluies abondantes (le semestre d'été, septembre-mars, est en efiet compris dans la saison des plaies de cette région).

Plus au nord, dans la partie médiane du canal de Mozambique, les vents principaux sont au contraire des vents du sud tournant fréquemment au sud-est, et d'après le lieutenant de vaisseau Brault

' E. Reclus. Géographie univettelle, s Iniirueiiim$hautiquet.

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LES AÉROSTATS ET LA TRAVERSÉE DE l'aFRIQUE AUSTRALE. 9

les vents soufflent presque toujours de là sur la côte même de cette partie du Mozambique.

L'alizé du sud-est, contrarié dans sa marche par la rencontre des parties montagneuses de Madagascar méridionale, se divise donc à la pointe de Tîle; il souffle avec sa direction première sur les parties du littoral africain voisines du tropique du Capricorne, il s'infléchit vers le nord dans la partie resserrée-du canal de Mozambique, et au contraire, recourbe sa route légèrement vers le sud, au sud dlnhambane, dévié dans cette direction par la configuration de la côte d'Afrique qui, à hauteur du 25® parallèle est orientée du nord-est au sud-ouest. Le point de cette région le plus favorable au départ d'un aérostat désireux de profiter des vents d'est et de sud-est pour pénétrer dans l'intérieur des terres est donc la partie du littoral portugais comprise entre le cap Corrientes au sud et la baie Mazangzani au nord.

' Dans l'intérieur du Mozambique, les navires à fort tirant d'eau, soutenus par le vent d'est, peuvent facilement remonter le bas Zambèze jusqu'au pied du Morambala*, c'est-à-dire à une distance de 150 kilomètres de la côte, jusqu'au confluent du Zambèze et du Chiré, et le vent normal est celui du sud-est qui amène rarement des pluies *.

Plus au nord, dans les bassins du Rou-Fidji et du Ouami, la direction moyenne des vents est normale à la côte. Que les alizés du sud-est l'emportent, ce qui a lieu pendant la plus grande partie de l'année ou que les vents du nord-est aient la prépondérance comme en janvier quand le soleil a ramené au sud tout le système atmosphérique, c'est toujours vers le littoral que se pressent les airs •.

Dans la partie centrale de l'Afrique australe qui sépare la colonie portugaise du Mozambique de l'Angola et du Daniara et qui, depuis peu, a été placée sous le protectorat anglais, on trouve des alternances assez nettes, revenant à époques fixes, de saisons des pluies dues aux vents d'ouest et de saisons sèches dues aux vents d'est; les rapports des nombreux voyageurs* qui ont exploré ces contrées

' E. Reclus. Géographie universelle,

' Thomas. EUven Yeart in Central South Afriea.

* Handbueh der KUmatologie.

* LiTingstone, Serpa Pioto, Capello et heos, AoderssoOy ete.

10 LES AÉROSTATS ET LA TRAYERSÉJS DE l'aFRIQUE AUSTRALE.

sont unanimes à cet égard. Ils signalent les alizés du sud-est, qui sont les vents froids de l'Afrique australe, comme soufflant principalement durant l'été dont ils atténuent les chaleurs.

Pendant la saison d'hiver de l'hémisphère austral, les alizés remontent vers le nord en suivant la marche du soleil, et leur action se fait plus rarement sentir sur les plateaux de l'intérieur.

Sur les bords du lac Ngami, il se produit journellement un phénomène curieux tenant à la faible profondeur du lac et dont Livingstone avait été frappé lors de ses remarquables voyages dans ces contrées : tous les matins, la brise régulière d'est déplace les eaux du Ngami et les pousse vers l'occident ^

Dans le Damara-Land, les vents du sud et du sud-ouest dominent et on ressent quelques vents du nord-est*. Sur la côte, les dunes ont une direction sud-ouest-nord-est et leur pointe ouest moins friable indique l'orientation des vents régnants.

Dans l'Angola, si les alizés se font sentir régulièrement sur le vçrsant oriental des montagnes, on les re>sent, par contre, rarement avec leur direction normale sur le versant occidental, car ils sont contrariés dans leur marche par les chaînes de hauteur qui traversent la colonie du sud au nord. Ainsi, dans le nord-ouest de l'Angola, entre les caps Padron et Palmarinhas, les vents du sud-est dominent bien en mai; mais pendant la période où l'alizé souffle avec le plus de régularité dans l'intérieur des terres, c'est-à-dire d'octobre à avril, on ne les ressent plus que fort rarement. En octobre et novembre, ce sont les vents du sud-ouest qui régnent presque exclusivement, et de novembre à février, ces. mêmes vents tournent parfois à l'ouest-sud-ouest pour devenir variables en oscillant du sud-ouest au sud-est durant les' mois suivants*. Dans le voisinage des côtes, les alizés se transforment en effet en moussons du sud-ouest*; cependant, en novembre et décembre, on observe dans la partie centrale de TAngola de petites pluies fines, surtout le matin : alors le vent vient franchement du sud-est avec tendance au sud ; en mars et avril les brises du sud-est deviennent irrégulières et amènent des pluies plus abondantes*. En mer, les vents alizés

* Cltapman. Traveh into the interior of Africa.

* Andersson. Ngami-river.

' Inslruclions nautiques.

* Bibeiro.

' Instructions nautiques.

I/ES AÉROSTATS ET LA TRAVERSÉE DE L*AFRIQDE AUSTRALE. i 1

qui se font sentir d'une façon constante à 80 ou 100 milles des côtes sont secs; ils ont déposé leur humidité dans les montagnes ainsi que le prouve le grossissement des rivières aux époques où ils soufflent, c'est-à-dire d'octobre à avril.

En résumé, près de la côte même de l'Angola, domine la mousson venant en direction moyenne du sud-sud-ouest et produite par la haute barrière des monts, puis uiie région de calmes de 20 à 2S lieues de largeur la sépare de la pleine mer où règne h nouveau l'alizé du sud-est qui après avoir franchi les montagnes redescend à la surface de TOcéan. On peut donc conclure qu'un aérostat, après avoir traversé le Mozambique et le centre de l'Afrique australe, poussé par l'alizé du sud-est, pourrait arriver jusqu'à la côte même de VAllantique, à la condition de se maintenir au-dessus de l'Angola, à une altitude assez grande pour que les couches d'air en contact avec lui n'aient pas eu leur direction changée par les monts. Les montagnes de l'Angola ayant une altitude moyenne de 1000 mètres*, il suffirait aux aéronautes de »se maintenir au-dessus de l'Angola occidental, à une hauteur comprise entre 1000 et 1500 mètres pour se trouver dans le domaine de l'alizé du sud-est dont l'existence à cette hauteur au-dessus de ces contrées est prouvée par la direction suivie par les nuages et par ce fait que hors de la zone d'influence perturbatrice des monts, c'est-à-dire à 80 milles en mer, on retrouve son souffle régulier. Avant d'atteindre cette région montagneuse, l'aérostat naviguant au guide-rope se trouverait sans doute constamment dans le courant alizé dont les rapports des voyageurs accusent l'existence d'octobre en avril chaque année à la surface même du sol, de la côte de l'océan Indien aux monts de l'Angola *.

A titre de confirmation de cette régularité des vents alizés à la surface de l'Afrique australe, il est intéressant de constater que, au

* i)'après Ribeiro (A Colonisaçao Luto-Afrieana).

* Le major Scrpa Pinto, dans sa belle traversée de l'Afriqad australe, de l'occident à Torient, en suivant un itinéraire peu différent de l'itinéraire probable de l'aérostat, a parcouru l'Angola, de l'Atlantique au royaume de Barotsc, en hiver, à une époque oîi les alizés se font rarement sentir ; aussi, dans ses descriptions de ces régions, est-il surtout fait mention de vents du sud-ouest et d'orages venant du nord-nord-est. Du royaume de Barotsé au Limpopo, son voyage s'étant effectué en été, ses notes ne parlent plus de vents provenant de directions exceninqucs à Test, et en septembre, dans le royaume de Barotsé, il décrit un incendie dont l'ii^tensité était accrue par le souffle du vent d'est. ->- Serpa Pinto Comment fat travené V Afrique (le Tour du Monde, 1881).

sud comme au nord de la région que parcourrait un ballon allant du Mozambique à l'Angola, régnent également des vents du sud-est pendant le semestre octobre-avril.

Ainsi, au sud de cette région :

Vers la pointe Rahoon les vents dominants sont ceux du sud-sudest*.

Sur la côte du Natal le souffle violent des alizés est accompagné parfois de pluies de mer qui ne tombent que dans le voisinage do littoral tandis que les pluies ordinaires sont des averses d'orages*.

Dans la baie d'Algoa les vents d'est et de sud-est, les plus redoutés des marins, soufflent fréquemment d'octobre à avril'.

Dans la baie de Simon's les vents de sudest soufflent fréquemment durant la même période, alternant avec des vents venant de directions variables *.

Dans la baie de la Table et auprès du cap de Bonne-Espérance, les vents qui soufflent le plus fréquemment pendant Tété sont ceux du sud-est, qui, souvent en janvier, février et mars, s'engoufl*rent avec une grande force dans les gorges qui séparent les montagnes de la Table \

Au nord de la région du Zambèze :

Le bassin du Congo se trouve tout entier dans la zone des alizés du sud-est *.

Dans le Congo méridional soufflent des vents fréquents du sudest '.

Sur les plateaux des grands lacs on retrouve aussi des vents fréquents d'est et de sud-est *.

Ces vents ne sont autres que les alizés méridionaux rappelés vers le nord par le déplacement de Tanneau d'aspiration au moment de la saison d'été de l'hémisphère boréal, à une époque où ces mêmes alizés ne se font plus sentir dans le bassin du Zambèze par suite du trop grand éloignement des centres d'aspiration équatoriaux.

* Inttructiont nautiquet,

* É. Reclus. Géographie univeriellem ' Instructions nautiques,

* Instructions nautiques.

* Elisée Reclus. Géographie universelle,

' Goquilbat, capitaine d'état-major de Tarmée belge (Noies manuscrites). "* Burton. Voyage aux grands lacs (1862). — Stanley. Dans les ténèbres de V Afrique, — W^ilson and Feaklin. Uganda and the Egyptian Soudan, etc.

* Instructions nautiques.

Quant aux vents plus irréguliers du sud-est que l'on retrouve au sud (iu tropique du Capricorne, ils sont dus vraisemblablement à des prolongements momentanés des alizés du sud est, sortant de leur domaine habituel et étendant leur action jusqu'aux régions tempérées australes, quand la force de l'appel produit par le soleil à Téquateur devient suffisamment grande, pour se faire sentir à des milliers de kilomètres de distance, ce qui est exceptionnel aussi bien dans cet hémisphère que dans le nôtre.

D'après les observations faites par différents explorateurs ', la vitesse moyenne des alizés à la surface du sol serait de 12 à 12,5 kilomètres h l'heure. Or^ d'après les renseignements fournis par les observatoires de la tour Eiffel, le vent à terre a une vitesse inférieure de 6 mètres par seconde, en moyenne, à celle qu'il possède à une altitude supérieure à 200 mètres. La vitesse moyenne d'un aérostat libre entraîné par l'alizé serait par suite de 32 à 36 kilomètres à l'heure, et celle d'un aérostat naviguant au guide-rope dans les mêmes conditions, et dont par conséquent la marche se trouverait retardée par le frottement de ses câbles à la traîne, serait voisine de 15 kilomètres à l'heure.

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