‹ Voyages aériens au long cours (volume 2)Chapitre 4 sur 6 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

On vient de voir que les régions de. l'Afrique australe comprises entre, les 5« et 25® parallèles remplissent les trois conditions exigées d'une contrée pour pouvoir être traversée par un aérostat de 14 mètres de rayon employant la méthode de navigation et ayant la constitution définie dans la première partie de notre ouvrage : Les Aérostats et l'Exploration du continent africain, que nous prions le lecteur de consulter pou* \es points de détail concernant les condi-

tt UES AâHOSTATSl BT LA TRAYSBSÊE DE L'AFBIQXJE AtJSTRALE.

6wift à» marche du Bftirire aérie» et les mancHitre» a^ostatique» à dxâcuter au eaiirs du voyage. Nous avons dû, es effet, nous boraer m I eitef les plus impotrtants des résultats aeqnis au cours de cet ouvrage, sans entrer k nouveau dans des descriptions déjà données sons une forfne explicative frilus étendue, la présente étude n'étant, à proprement parler, qu'une anQeie de cet ouvrage, clestiné à montra que l^Àfriqne australe peut être, elle aussi, et comme l'Afrique boréale, traversée en ballon avec de nombreuses chances de succès.

Le voyage d^un aérostat long courrier non dirigeable allant #Inbambane à la c6te océanique de rAngota pourrait donc s'effecv tn^ en moins de â jours si l'aérostat naviguait en aseension libre, et en 7 jours si les aéronanles adoptaient lé mode de navigation mixte indiqué précédemment, mode de navigation préférable an point de vue de Téconomie du lest et, par èitite, augmentant (kins une forte proportion les chances de réussite de l'expéditien. Or un navire à vapeur effectuant le même trajet par la route maritime la plus courte, celle du cap de Bonne-Espéranc^, mettrait, pour attendre Saint-Paul de Loanda, un minimum théonque de d ii 40 jours, i^ns compter les escales possibles et en admettant que les redontables tempêtes du cap ne forcent pas le steam^ à s'arrêter ou à fuir devant le temps. En réalité, la traversée par mer d'Inbambane k Saint-^Paul de Loanda exige une quinzaine de jours en moyenne ; la même traversée exécutée par voie aérienne serait donc notaUe* ment plus rapide et, à ce titre, pourrait offrir dans certaines circon* stances» en temps de guerre par exemple, des avantages, précieux aux deux colonies portugaises du Mosambique et de l'Angola pour communiquer entre elles au moyen d'aérostats qui ipaient du Moaambique à l'Angola en se laissant porter par les venls alizés, c'esl-àdire en se maintenant au-dessous de 3,000 mètres de hauteur et qui utiliseraient, pour le retour de la côte Atlantique à celle de Tocéan Indien, le courant inverse du conlre-alizé dont le souffle régulier se fait sentir aux altitudes supérieures.

11 y a là une application de Taérostation analogue à celle qui permettrait d'établir des communications par voie aérienne entre la France et la Russie en se servant des vents régnants d'Europe ; mais un voyage fondé sur TutiHsation des alizés et des contre-alizés présenterait des garanties de succès beaucoup plus nomln^euses par suite de la grande fixité de ces vents.

LBft AÉROSTATa BT LÀ TRAinUtlÉK DB L'AFRIQUB AU8TRÂ.LX. 19

En temps de paix, la traversée de l'Afrique australe par voie aérienne pourrait fournirau PoMugal, comme !a tMivei'séë de l'Afrique septentrionale peut le fournir â la France, un procédé rapide et puissant d'exploration (Je territoires peu conniis'et un moyen efficace 4'assur^..sa' domiçation dans tes parties de son immense empire africain encore seulement de nom soumises k son autorité; aussi (levoQs-nûufi soubailer» autant dans l'ijatérét de la scieuc^ique dans delui d'un peupla ami, voir prochainement de hardii^ eiplarateurs lusitanien» chereher» par le chemin si commode des airs, à faire Ijénéfîcier ausfli leur patrie d'un mode d'exploration peu coûteux et itBndtt {àeile par le faible 'éloignemeilt des deux edtes «hiMozambique et de l'Angola. . Leur distance, inférieure de plus de moitié à oelle qui sépare ks rivages orientaux de l'Afrique septentrionale de aes rivagdft occidentaux, désigne, en eSet, les régions australes du (Continent «oir parcourues par des vents réguliers comme les contrées à préférer pour exécuter en grand une expérience de voyage aérostatique au longeours avant d'entreprendre les travejîsées'beau- Ooup plus longuea dont t*objet serait Texprloration de l'Afrique frangaise. ...

24 LES AÉROSTATS ET LA TRAVERSÉE DE l' AFRIQUE AUSTRALE.

Tableau de renseignements snr le régime des vents dans TAfrique australe (pendant la saison d'été).

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